Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 04:27

Le Qatar a pris 2% de Total, devient l’un des principaux actionnaires

14 mars 2012 Posté par benji sous Argent et politique

La France continue à être vendue par petits morceaux, et ce sont maintenant 2% de Total qui appartiennent aux qataris… Achetez français qu’ils disaient…

 


http://www.qrec.gov.qa/CMS/userfiles/image/News_27Mar2011.jpg

PARIS – L’émirat du Qatar a pris discrètement depuis l’été 2% du capital du groupe pétrolier Total, première société française par la valorisation boursière, dont il figure désormais parmi les principaux actionnaires, affirme le quotidien économique les Echos de mercredi.

Au cours actuel, cette participation –qui n’est pas soumise à une obligation de déclaration car inférieure à 5%– vaut plus de deux milliards d’euros, ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources. 

Le Qatar figure désormais parmi les principaux actionnaires de Total, derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère, et à égalité avec le fonds chinois State Administration of Foreign Exchange (Safe), présent au capital du groupe pétrolier depuis 2008. Le cinquième actionnaire est la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), une holding de M. Frère.

Cet investissement est une nouvelle preuve de l’intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France, après son rachat en deux temps de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Montceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports.

Dans l’industrie, il possède déjà 5,6% du constructeur Vinci, 5% du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement et 7,5% du constructeur aéronautique EADS (Airbus). Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1% du capital.

 

Source: AFP via Romandie

 

.

.

La crise de la zone euro s’offre un répit

Posted: 14 Mar 2012 12:55 AM PDT


Hier, le CAC 40 a atteint 3550 points, son point le plus depuis le mois d’août, une progression de plus de 25% par rapport au plus bas atteint l’automne dernier, en plein crise financière. La question est de savoir combien de temps ce répit peut-il durer.
Une pause qui pourrait durer
Pourtant, bien des choses devraient déprimer les marchés : la zone euro est en récession, le prix du baril s’envole, la dette de la Grèce s’échange largement sous sa valeur, indiquant un probable nouveau défaut, le déficit de l’Espagne est bien plus élevé que prévu. Bref, théoriquement, il y a suffisamment de mauvaises nouvelles pour provoquer une nouvelle crise. Pourtant, les indices boursiers grimpent et les taux sur la dette italienne et espagnole sont tombés à 5%.
La principale raison qui explique le calme retrouvé des marchés est bien sûr l’intervention de la Banque Centrale Européenne. En effet, mi-décembre, le dernier plan européen semblait avoir échoué et les bourses étaient reparties à la baisse. Le point de départ de la reprise est le premier prêt de 489 milliards de la BCE aux banques privées. Et le second prêt de 529 milliards a permis d’apporter encore un peu plus d’air frais aux banques, prolongeant la reprise boursière.
Ces interventions démontrent que les autorités européennes sont prêtes à tout pour essayer de faire fonctionner cette construction monétaire baroque et artificielle qu’est l’euro, quitte à engager des sommes délirantes au nom des peuples européens. C’est pour cela que je crois depuis longtemps que la fin de l’euro pourrait tarder, même s’il est vrai qu’une crise en Grèce pourrait déclencher à tout moment le jeu de dominos qui mènera à la fin de la monnaie unique.
Une pause illusoire
 
Pourtant, il est bien évident que cette pause dans la crise de la zone euro, aussi longue soit elle (quelques mois ou quelques années), est totalement illusoire. Les fondamentaux de l’union monétaire européenne sont calamiteux. Même si sa vie est prolongée de quelques années par les largesses totalement inconsidérées de la Banque Centrale Européenne, cela ne corrige pas les déséquilibres majeurs provoqués par l’euro, et que la monnaie unique ne fait qu’amplifier.
En outre, les politiques d’austérité menées en Europe ne font qu’accroître le mal. On voit bien en Grèce que la rigueur sauvage ne mène nulle part. Le poids de la dette s’est littéralement envolé, passant de 113% du PIB en 2008 à 198% en 2012. Et le plan de refinancement de la dette d’Athènes est fondamentalement fantaisiste quand on étudie un peu sérieusement les hypothèses de la troïka. Comment l’Europe pourrait-elle croître en réduisant agressivement ses déficits ?
Le pragmatisme des Etats-Unis montre bien qu’il faudrait suivre une autre voie que celle qui consiste à réserver l’immense majorité du bénéfice des politiques monétaires non conventionnelles aux banques, comme en Europe, mais de l’utiliser au bénéfice de l’Etat et donc de la collectivité. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir été avertis par des économistes prestigieux, dont de nombreux prix Nobel comme Krugman et Stiglitz qui expliquent que l’Europe va dans une impasse.
Bref, la crise financière a peut-être pris fin temporairement dans la zone euro. Mais cette fin est doublement illusoire. Tout d’abord, le continent s’enfonce dans la récession (ou, au mieux, une croissance très faible) et surtout, la crise reprendra tôt ou tard…

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche