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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:36
grippe aviaire tamiflu

grippe aviaire tamiflu - http://www.humourenpj.net/pj/grippe-aviaire-tamiflu.jpg.html
Exceptionnellement, à la demande du Dr Marc Girard, nous diffusons ses messages portant sur l'escroquerie vaccinale et sur la surveillance des médicaments : l'escroquerie d'une pharmacologie renforcée.

Nous espérons que depuis le temps que nous prévenons sur les dangers de TOUTES LES VACCINATIONS, vous aurez compris que tous les vaccins sont des armes biologiques de destruction massive dirigées contre les populations ignorantes.

Il se pourrait que prochainement, une vaste campagne de vaccination soit lancée pour vous obliger à vous faire vacciner contre la grippe aviaire qui serait soi-disant transmise par les volatiles contaminés eux-mêmes par les vaccinations qu'ils subissent, la médication, la mauvaise alimentation et les maladies qu'ils développent dues aux conditions extrêmes d'élevage.
 
Nous espérons qu'avec tout le travail d'information effectué depuis juillet 2009 et les actions que nous avons menées, sans compter le travail fourni sans relâche par des médecins conscients et des groupes anti-vaccination, que nous n'aurons pas à revenir sur de nouvelles campagnes d'information ou de protection. Il serait temps sans doute que chacun se prenne en charge et prenne ses propres responsabilités dans le domaine notamment de la santé. Nous n'allons pas redire la messe deux fois !
 
Pour ce qui nous concerne, il ne faudra plus compter sur nous pour mener une quelconque action judiciaire ou une quelconque campagne d'information contre les vaccinations criminelles, car d'autres priorités et échéances importantes attendent l'humanité tout entière, auxquelles chacun de nous doit se préparer en conscience, en ne comptant que sur moi-même pour s'organiser en conséquence.

Dans cet objectif, nous ne souhaitons pas être condamnés à cause des ignorants et des inconscients, à faire de l'information jusqu'à la dernière minute ce qui serait contre-productif pour tout le monde.
Vous avez votre libre-arbitre pour vous informer et la connaissance est à la portée de tous ceux qui la recherchent. Exercez votre libre-arbitre, comme nous exerçons le nôtre en conscience.
 
En bas du présent mail vous avez des vidéos à visionner sur les dangers de la vaccination et nous remercions de transmettre ce message largement autour de vous.
 
Nous vous remercions pour votre attention.
 
Bien cordialement.
 
Mirella CARBONATTO

La grippe revient, nous non plus...

Le point sur la saison 2010-11
mercredi 26 janvier 2011 par Marc Girard

S’il était besoin d’une confirmation que la médiatisation extravagante du "scandale" Médiator n’est vraiment qu’un piège à cons, l’actuelle campagne des autorités sanitaires relativement à la grippe nous la fournirait : les mêmes vaccins toujours développés au mépris de la même exigence élémentaire de prudence, les mêmes passe-droits réglementaires, les mêmes experts - l’arrogance en plus -, les mêmes violations de la loi, la même promotion mensongère. Tout cela relativement à une histoire qui, en l’espace de quelques mois, a coûté bien plus cher au pays que le produit de Servier sur 35 ans [1] et concernant des vaccins dont on ne peut sérieusement soutenir qu’ils ne posent aucun problème de tolérance...

Difficile, dès lors, de prendre au sérieux les engagements officiels d’en finir avec un système dont l’extension tentaculaire ne cesse au contraire de progresser [2].

Les mêmes vaccins

On se rappelle, notamment, que lors de la saison précédente (2009-10), le vaccin Pandemrix, de GSK, était dérivé d’un "vaccin-maquette" (mock-up) autorisé en 2008 par les autorités européennes sous le même nom de marque. Cette année, les responsables ont cru subtil de modifier le nom de marque (Arepanrix), mais le mode de fabrication est resté exactement le même - et l’essentiel de l’expérience clinique disponible reste bien celle de la maquette autorisée en 2008. Or, ainsi que nous l’avions révélé l’an dernier, on reste toujours dans l’attente de la moindre explication crédible relativement aux complications gravissimes observées au cours de ce développement "de référence", à savoir notamment :

  • le décès d’une rate enceinte lors des essais de toxicologie ;
  • la survenue de sept décès lors d’essais cliniques regroupant un effectif relativement minuscule d’environ 2000 patients adultes ;
  • la survenue de deux hépatites auto-immunes lors d’essais cliniques regroupant quelque 400 enfants ;
  • la fréquence ahurissante (près de 80%) de réactions générales parfois intenses (syndromes pseudo-grippaux) chez les sujets recevant cette vaccination [3].

De plus :

  • sans la moindre vergogne, les autorités sanitaires ont osé associer le vaccin anti-H1N1 à celui contre la grippe saisonnière, obligeant les gens qui souhaitent s’immuniser contre la grippe saisonnière à s’exposer aux intolérables risques du premier ;
  • alors que la réglementation pharmacovigilance actuelle (pas celle "remaniée en profondeur" conjointement promise par Sarkozy et Bertrand) leur fait d’ores et déjà obligation d’opérer une ré-évaluation continue du rapport bénéfice/risque des médicaments sur le marché, elles s’obstinent dans le statu quo alors que le potentiel iatrogène déjà menaçant de ces composés s’est nettement aggravé en un an, puisque :
    • avec les morts inexpliquées, les accidents obstétricaux, les Guillain-Barré, les réactions d’intolérance chez l’enfant et les narcolepsies, la pharmacovigilance des vaccins anti-grippaux s’est très significativement alourdie ;
    • la collaboration Cochrane a actualisé dans un sens encore plus défavorable une évaluation déjà très critique des vaccins antigrippaux.

Par rapport à l’an dernier, par conséquent, le risque s’est aggravé et le bénéfice s’est réduit : en d’autres termes, le rapport bénéfice/risque des vaccins anti-grippaux s’est significativement dégradé - et si la pharmacovigilance n’était pas un vain mot, les autorités sanitaires seraient toutes sur le pont pour essayer de gérer un tel désastre. Au contraire, elles se contentent de resservir sur un plateau ces mêmes vaccins, sans un mot de justification relativement à l’évidence épidémiologique disponible : c’est, proprement, se moquer du monde [4]...

Il est utile de relever que, pour choquante qu’elle soit, cette situation est en rapport direct avec l’échec annoncé des commissions d’enquête parlementaires : ayant choisi de cantonner l’essentiel de leurs auditions aux principaux responsables du scandale (autorités politiques et administratives, experts corrompus, journalistes à la botte) tout en ignorant - voire en agressant - ceux qui avaient d’emblée dénoncé les mystifications des précédents, ces commissions en sont restées au rideau de fumée de l’OMS, laissant ainsi toute marge de récidive aux véritables responsables, à savoir les agences sanitaires - au premier rang desquelles l’Agence européenne du médicament.

Les mêmes passe-droits

On se rappelle peut-être que dès l’été 2009 (France-Soir, 26/08/09), j’avais dénoncé la précipitation qui présidait au développement et à l’enregistrement des vaccins anti-H1N1 : malgré les dénégations effrontées du ministre de la santé, il a suffit ensuite de se reporter aux données disponibles sur le site de l’Agence européenne pour constater que les autorités n’ont même pas fait mystère d’une telle précipitation, admettant que les autorisations avaient été délivrées dans des "circonstances exceptionnelles" : urgence oblige...

Or, tandis que même les plus timorées des commissions d’enquête ont admis que la pandémie porcine était une fausse alerte et que, a fortiori, on ne peut soutenir décemment que la perspective de la grippe saisonnière soit une exceptionnelle menace pour la santé publique, même les vaccins destinés à la saison 2010-2011 ont reçu une "autorisation conditionnelle" (conditional approval) signifiant, dixit les autorités européennes, que "des données supplémentaires sont attendues, en particulier les résultats d’études cliniques à venir chez les enfants, les adolescents et les adultes". Parmi nos concitoyens qui se sont vus ardemment incités à recevoir cette vaccination ou à y exposer leur progéniture, combien ont été clairement informés que les études cliniques adéquates n’étaient pas disponibles - notamment pour ce qui concerne cette "espèce protégée" de la recherche clinique que sont les enfants [5] ?

Indicateur complémentaire de la bonne foi des autorités sanitaires : même en admettant qu’elles aient été sincères l’an dernier en accordant une autorisation précipitée eu égard aux "circonstances exceptionnelles" d’une pandémie censément menaçante, il s’est depuis écoulé plus d’un an sans rien de plus "exceptionnel" que le retour tout ce qu’il y a de plus banal de la grippe dite "saisonnière". Dans la mesure où, au moins pour ce qui concerne la spécialité de GSK, on en est resté à la "maquette" d’antan, qu’est-ce qui a empêché, dans l’entre-temps, de procéder aux études et évaluations que les "circonstances exceptionnelles" de 2009 avaient conduit à court-circuiter ?

Donnée nouvelle s’il en fut, l’épidémie de narcolepsies - pédiatriques, notamment - est "à l’étude", nous dit-on. Dont acte : mais force est de comprendre que durant l’inventaire du désastre, la vente continue... Comme dit certain lanceur d’alerte actuellement à la mode : "pourquoi pas un troisième scandale" ?...

Pourquoi pas, en effet ?...

Les mêmes experts

Pourquoi se gêneraient-ils ? Ils ont beau s’être lourdement trompés [6], ils ont beau avoir systématiquement violé la loi (notamment l’art. L.4113-13 du Code de la santé publique qui leur fait normalement obligation de déclarer leurs liens d’intérêts avant toute intervention dans les médias), c’est vers eux que se sont spontanément tournées les "commissions d’enquête" prétendument soucieuses de faire la lumière sur ce qui s’était passé, ce sont eux qui ont été naturellement désignés pour définir la nouvelle "stratégie vaccinale grippe pour la saison 2010-2011", tandis qu’aucune autorité administrative, ordinale ou judiciaire ne leur a jamais donné le moindre motif d’inquiétude quant aux sanctions potentielles de leur mépris constant pour les dispositions légales en vigueur. Pourquoi se gêner, par conséquent ?

Les mêmes recommencent donc, avec exactement les mêmes mensonges. Mais chez eux aussi, toutes choses égales par ailleurs, les insuffisances se sont aggravées relativement à l’an dernier :

  • malgré l’évidence désormais incontestable de leurs tromperies, ils ignorent le passé récent qui les ridiculise pour se poser en références indiscutables : coauteur d’un livre paru en septembre 2009, modestement sous-titré "La vérité sur la grippe A/H1N1", et responsable d’innombrables interventions médiatiques dont l’alarmisme était assez ridicule pour se trouver réfuté en temps réel, l’un d’entre eux ne craint pas d’inaugurer la nouvelle saison grippale en dénonçant "les contre-vérités" (Le Figaro, 01/11/10) tout en clamant, sans la moindre considération pour l’évidence contraire [7], que "il est fondamental de répéter que ce vaccin réduit la mortalité lors des périodes épidémiques" (Le Figaro, 28/12/10) ;
  • mieux : ils n’hésitent pas à prétendre ridiculiser ceux de leurs contradicteurs qui ont été outrageusement confirmés par les faits. C’est ainsi que le tenant précité de "la vérité" grippale va jusqu’à dénoncer comme irresponsable d’avoir qualifié de "grippette" la pseudo-pandémie de l’an dernier (20 Minutes.fr, 20/12/10) !... Ce que faisant, il s’aligne sur la rhétorique de cet autre expert lui aussi sévèrement réfuté par les faits, mais qui s’autorise néanmoins à interrompre ses contradicteurs en soutenant sans rire qu’en pareille matière, "le droit à la parole n’est pas 50/50" et qu’il ne viendrait à l’idée de personne de contester "le théorème de Pythagore"...

Toujours au chapitre de l’expertise "officielle" et de sa crédibilité, on relèvera la révision déchirante de la mortalité grippale telle qu’estimée désormais par l’Institut de Veille sanitaire puisque, si l’on en croit Le Parisien du 11/01/11, "quelque 4 281 décès associés à la grippe ont été observés sur l’ensemble des saisons 2000-2009". Le problème, c’est que jusque voici peu, les chiffres "officiels" complaisamment diffusés (Le Monde, 05/11/09) sans soulever la moindre protestation du même InVS situaient la mortalité de la grippe entre 4000 et 6000 par an, soit environ 40 000 à 60 000 sur la période considérée de dix ans : on est donc là dans un ordre d’approximation de 1 à 10, qui en dit long sur la précision des évaluations opérées par les autorités sanitaires et sur la crédibilité de leurs chiffres en général. Réactualisant à la lumière de cette révision déchirante les contre-exemples que nous donnions récemment pour illustrer l’aberration de telles erreurs, imaginons aujourd’hui que :

  • la dernière réévaluation du SMIC oscille entre 500 € et 5000 € ;
  • lorsque vous irez déjeuner demain au restaurant ouvrier du coin, vous pourrez attendre une note oscillant - environ... - entre 12 € et 120 € (ce n’est pas encore La Tour d’Argent, mais on s’en approche) ;
  • le dernier recensement de l’INSEE évalue la population française entre 65 millions et 650 millions (soit environ deux fois plus que les USA).

Non contents de se vautrer dans une aussi grotesque variabilité d’estimation, l’InVS ne craint pas de fournir la dernière avec rien de moins que quatre chiffres significatifs (4281), ce qui en dit long sur la culture scientifique du personnel responsable : on se dit qu’ils ont même dû hésiter sur la décimale...

Les mêmes violations de la loi et de la réglementation

On se contentera de deux exemples, déjà évoqués dans mes textes de l’an dernier.

  • Loin d’être sanctionnés (ne serait-ce que par leur Ordre pour ceux qui sont médecins ou pharmaciens), les experts qui ont systématiquement bafoué les dispositions de l’art. L.4113-13 du Code de la santé publique (et qui continuent de le faire) se sont vu dérouler le tapis rouge par les commissions d’enquête parlementaires.
  • Oubliant que la réglementation qu’elles ont elles-mêmes mise au point fait obligation aux responsables de la pharmacovigilance de documenter les signalements d’effets indésirables qui circulent sur internet [8], les autorités sanitaires continuent de dénigrer ce support d’information et d’accréditer que plus de 90% des citoyens français seraient manipulés par des "sectes" [9]...

La même promotion mensongère

On hésite à aborder ce chapitre tant on répugne à se répéter platement pour contrer l’obstination bornée des autorités dans leur promotion vaccinale :

  • les mêmes mensonges pourtant aisément réfutables sur l’efficacité des vaccins ou la normalité de leur développement ;
  • les mêmes divagations sur la mortalité ou les "populations à risque" [10] ;
  • le même parti-pris grossièrement maximaliste dans l’imputation des décès à la grippe ;
  • les mêmes grosses ficelles de la manipulation pour dramatiser l’anecdotique (le bébé mort dans d’atroces souffrances laissant ses pauvres parents écrasés de chagrin) [11] ;
  • la même partialité dans le traitement différentiel des informations selon qu’elles concernent les complications de la grippe ou celles de la vaccination ;
  • les mêmes recommandations - criminelles - conduisant :
    • à inciter les gens à se faire hospitaliser pour un oui ou pour un non quand le risque infectieux de l’hôpital est probablement plus élevé que celui de la grippe ;
    • à promouvoir l’utilisation de Tamiflu quand il existe des raisons fortes de craindre que ce médicament puisse exacerber la virulence du virus H1N1 [12].

De nouveau, également, force est de considérer avec consternation que dans ce matraquage ultra-mensonger, on n’entend pas la voix des fabricants - qui se contentent de déléguer la promotion de leurs intérêts commerciaux à nos autorités, lesquelles, normalement en charge de sanctionner les excès de la publicité pharmaceutique, propagent en toute impunité des boniments avec dont l’excès refroidirait le plus cynique des visiteurs médicaux.

En fait, reprocher aux autorités de s’en tenir à la "même" promotion mensongère, c’est sous-estimer la gravité de la tendance observable. Car toutes choses égales par ailleurs, l’évidence du mensonge s’est largement renforcée depuis l’an dernier :

  • même les plus débiles de nos représentants sont forcés d’admettre le résultat minimum de toutes les commissions d’enquête, à savoir que la pandémie grippale et ses risques n’ont été rien de plus qu’une mystification - et une mystification téléguidée par l’industrie pharmaceutique ;
  • l’actualisation de la revue Cochrane a encore renforcé les doutes que l’on pouvait entretenir quant à l’intérêt - aussi bien collectif qu’individuel - des vaccins antigrippaux ;
  • il est de plus en plus difficile d’ignorer les nombreux signaux confirmant de graves problèmes de tolérance avec le vaccin anti-H1N1 [13] ;
  • si elle devait servir à quelque chose, l’affaire Médiator - qui alimente la dénonciation unanime d’une corruption [14] ancienne et généralisée - devrait confirmer, s’il en était encore besoin, que le scandale H1N1 n’était pas un simple accident de parcours et inciter, par conséquent, les responsables à une auto-critique drastique de leurs processus décisionnels.

En vérité, ce qui se passe actuellement est même un indicateur extrêmement préoccupant pour l’avenir. Car l’explication la plus probable du revirement statistique opéré par l’InVS sans crainte du ridicule est la suivante. Les autorités, qui prennent manifestement les citoyens pour des cons, n’avaient absolument pas anticipé que leur pitoyable alarmisme relativement à la menace du H1N1 (quelques centaines de morts - en cherchant bien) allait se heurter au scepticisme rigolard d’une majorité parfaitement informée que la mortalité attendue d’une grippe banale était bien supérieure. Dès l’an dernier, on a entendu des experts - parmi les meilleurs, évidemment - essayer de rattraper le coup en soutenant qu’après tout, il n’était pas normal de banaliser une mortalité aussi significative, fût-elle attendue : mais ils n’étaient guère crédibles d’avoir mis si longtemps à s’en aviser. La méthode qui s’esquisse à partir de cette année semble différente : on va réduire drastiquement la mortalité estimée de la grippe banale (dont tout le monde se contrefout, soit dit en passant), afin de donner plus de poids, par contraste, à toute nouvelle "pandémie". Gageons - c’est ma prophétie depuis longtemps [15] - qu’on entendra bientôt reparler de la grippe "aviaire" et que tous les Diafoirus d’internet qui ont cru bon, pour ridiculiser les fabricants, d’opposer la bénignité flagrante du H1N1 à la sévérité "bien connue" de la grippe aviaire vont bientôt se mordre les doigts de leur imprudence [16] - à moins que, cette fois, ils ne joignent leur voix à celles qui crient "au loup"...

Conclusion

Il est temps de conclure, quitte à se répéter au moins partiellement.

  • Les autorités sanitaires n’ont manifestement pas renoncé à organiser une immense panique autour de la grippe pour le plus grand bénéfice des fabricants au service desquels elles sont de plus en plus manifestement.
  • Les journalistes, surtout ceux de la grande presse, sont les relais complaisants - et intéressés - des mystifications conçues par les prédateurs qui exploitent le prestige naguère mérité de l’industrie pharmaceutique.
  • Aussi inamovibles que garantis dans leur impunité, les experts de l’administration et des politiques alimentent leur arrogance des démentis que leur inflige répétitivement l’expérience : usurpateurs de la science, ce sont les hommes de paille des lobbies.
  • Les décideurs (politiques, responsables administratifs, magistrats) ont beau jeu de mimer l’ouverture d’un débat sur l’expertise, considérée isolément, alors que ce sont précisément les premiers qui donne à la seconde tout son pouvoir et lui confèrent sa dangerosité. Ecrasante, la responsabilité des décideurs dans la crise de l’expertise se décline selon au moins quatre axes :
    • leur choix d’experts ;
    • leur décision de recourir à l’expertise ;
    • leur définition de la mission d’expertise ;
    • leur exploitation de l’expertise.

Il est facile, désormais, de répondre à ma question précédente : à qui profite l’affaire Médiator ? L’échec massif de la vaccination contre la grippe saisonnière pour la saison 2010-11 a manifestement pris les autorités au dépourvu : une fois de plus surprises par la sagacité des citoyens, elles se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas oublié l’escroquerie de la grippe porcine et qu’ils en avaient tiré des conséquences drastiques quant au bien-fondé des recommandations sanitaires. Médiator - goutte d’eau dans l’océan des scandales pharmaceutiques - fournit donc sans grand risque le prétexte pour organiser, dans un climat d’un hystérie politico-médiatique rarement égalé, une cérémonie expiatoire ou sacrificielle visant à convaincre les gens que les Autorités ont pris toute la mesure du problème, qu’on va voir ce qu’on va voir et qu’en conséquence, ils peuvent retrouver toute confiance dans le système - et suivre docilement toutes ses recommandations à venir.

Seul problème : les dispositions légales et réglementaires qu’on nous promet pour rectifier la situation (notamment celles concernant la gestion des conflits d’intérêts - pour ne point parler de la pharmacovigilance) existaient déjà - et depuis longtemps pour certaines d’entre elles. Ce qui manque, par conséquent, ce ne sont pas de nouvelles dispositions plus ou moins superposables aux anciennes, c’est un effort de réflexion critique sur leur échec.

Exactement ce que à quoi se sont obstinément refusé les récentes commissions d’enquête parlementaires...

[1] Alors que - exploit parmi d’autres - les commissions parlementaires d’enquête n’ont même pas été en mesure de fournir une estimation décente du coût direct de cette fausse alerte H1N1, que penser de son coût indirect, probablement exorbitant : les achats massifs de masques et de désinfectants jusque dans les écoles, la désorganisation des entreprises dans des réunions pluri-hebdomadaires supposées "faire le point" sur la situation épidémiologique, les arrêts de travail abusifs, les hospitalisations pour rien, les erreurs de diagnostic parfois gravissimes, la réquisition, les complications de la vaccination anti-H1N1, etc ?

[2] Comment croire Sarkozy, par exemple, lorsqu’il promet - et dans un délai de six mois, s’il vous plaît - une "refondation en profondeur de la politique du médicament" (Le Figaro, 21/01/11) ? Comment fera-t-il pour contourner une législation pharmaceutique européenne dramatiquement manipulée par les lobbies, cet homme qui n’a pas craint d’imposer à ses concitoyens l’humiliation d’une constitution européenne dont ils ne voulaient clairement pas, au plat motif qu’il n’était pas possible de faire autrement ? Comment d’autre part, croire en une hypothétique réforme des études de médecine alors que celles de pharmacie - jusqu’à preuve du contraire plus centrées sur le médicament - sont en train de subir une lamentable réforme visant à remplacer les matières les plus évidemment fondamentales (botanique, chimie) par des cours de "communication" ou de "management", dans le but évident de transformer nos collègues pharmaciens (en principe chargés de contrôler les prescriptions médicales) en super visiteurs médicaux parfaitement dociles ?...

[3] Dans la mesure où chaque année, seule une minorité de la population est atteinte par un "syndrome grippal", que les symptômes ne sont significatifs que chez une minorité de cette minorité et que, en tout état de cause, seule une minorité de cette dernière minorité doit effectivement sa maladie à un virus de type influenzae (ceux contre lesquels le vaccin est supposé actif), on en arrive à ce paradoxe qu’un projet de vaccination large - sinon universel - rendrait malades bien davantage de gens que le virus laissé à l’état sauvage !

[4] Bizarrement, un communiqué de l’Agence européenne daté du 20/12/10, nous apprend placidement que, à la demande du fabricant (!), l’autorisation de mise sur le marché de la spécialité Arepanrix a été retirée "pour des raisons commerciales". C’est bizarre : en janvier 2010, le fabricant soumet une demande d’autorisation pour un médicament qui, au mieux, ne peut être vendu avant septembre-octobre de la même année, pour brutalement s’apercevoir, en décembre de la même année, que "commercialement", ce médicament n’a aucune raison d’être...

[5] Et combien des pédiatres éclairés qui reprennent à leur compte des arguments de visite médicale indigents pour harceler les parents sont eux-mêmes informés d’une carence aussi incroyable dans le dossier d’enregistrement ?

[6] Si personne ne peut sérieusement se voir contester son droit à l’erreur, celles de nos meilleurs-experts se singularisent par le fait qu’elles ont toujours tiré dans le même sens : la maximisation du profit pour les fabricants avec lesquels ils entretiennent des liens aussi chroniques que profus. En statistiques, on appelle "biais" ce type d’erreurs...

[7] Les revues Cochrane, par exemple.

[8] VOLUME 9A of The Rules Governing Medicinal Products in the European Union - Guidelines on Pharmacovigilance for Medicinal Products for Human Use, section 4.3.3.

[9] Ce genre de secte que l’on appelle Démocratie et qui a déjà conduit nos concitoyens à rejeter la constitution européenne avec une nette majorité - et le résultat que l’on sait...

[10] Quand les autorités sanitaires ne contestaient pas, voici encore peu, que "il n’exist[ait] pas d’études françaises sur le taux d’hospitalisations et de mortalité de la grippe" (DGS-GTNDO, 13/03/03) - et que les difficultés à opérer des quantifications fiables en pareille matière sautent aux yeux de toute façon (on ne fait pas des tests viraux coûteux chez tous les vieillards qui décèdent d’infection respiratoire... plus ou moins compliquée d’infection nosocomiale).

[11] Alors que, la main dans la main, fabricants et responsables administratifs stigmatisent comme indicateur d’inculture scientifique cette même dramatisation lorsqu’elle concerne un accident iatrogène...

[12] Pour ne point parler des travaux compatibles avec un effet aggravant de la vaccination sur certaines formes de la maladie grippale (Monsalvo et coll, Nature Medicine, 5 Dec 2010) et qui, s’ils méritent confirmation, devraient entre-temps appeler un minimum de prudence réciproque dans la dissémination d’un vaccin qui n’a donné aucune preuve convaincante d’efficacité.

[13] D’ailleurs, les autorités sanitaires ne prennent même plus la peine de nier, par exemple, le risque de narcolepsie post-vaccinale, notamment chez l’enfant : elles se contentent de soutenir qu’il est "à l’étude". Mais cela ne les empêche pas, dans le même temps, de promouvoir le vaccin suspect d’une complication aussi grave (et aussi disproportionnée au risque naturel de la grippe) - ce qui confirme au passage la lucidité de tous les observateurs, experts, politiques ou journalistes, qui ont cru bon d’imputer le désastre de l’an dernier aux excès du "principe de précaution"...

[14] J’inclus dans le mot "corruption" l’idée de cette décomposition intellectuelle qui correspond à l’incompétence.

[15] Girard M. World Health Organization vaccine recommendations : scientific flaws, or criminal misconduct ? Journal of American Physicians and Surgeons 2006 ; 11 : 22-3

[16] En réalité, il existe, sur la sévérité de la grippe aviaire, exactement le même type de doutes que ceux que j’avais émis dès avril 2009 relativement à la grippe porcine.

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article182


Médicaments "sous surveillance"

L’escroquerie d’une pharmacovigilance "renforcée"
jeudi 20 janvier 2011 par Marc Girard
 
Depuis le retrait de Médiator, si l’on en croit la presse, "les autorités sanitaires ont désormais dans leur collimateur 59 médicaments particulièrement surveillés" (Le Parisien, 20/01/11). On nous dit également que le ministre de la santé "veut accélérer les procédures de retrait des médicaments jugés dangereux" (Le Parisien, 04/01/11).

Le problème, c’est qu’on ne retrouve pas les médicaments censément "dangereux" [1] dans la liste de ceux qui font l’objet d’une "surveillance particulière" tandis que les autorités s’époumonent à rassurer la population relativement à la sécurité de médicaments "sous surveillance particulière" - par exemple le vaccin Gardasil, pour ne citer que lui.

Faut-il comprendre qu’en France, alors que le "scandale" Médiator - unanimement dénoncé - était supposé mettre fin à une ère de corruption généralisée (hi ! hi !), on aurait encore des médicaments dangereux qui ne feraient pas l’objet d’une "surveillance particulière" ?...

Une surveillance particulière ?

En fait, les 59 médicaments complaisamment listés par la presse comme soumis à une surveillance prétendument renforcée font simplement l’objet d’un "plan de gestion des risques".

En application depuis le 20 novembre 2005, ce "plan de gestion des risques" (PGR) correspond à la transposition en droit national du règlement CEE n°726/2004 (art. 23) datant du 31/03/04.

Une présentation faite le 27/04/06 par l’AFSSAPS permet de constater que ledit PGR "devra être déposé avec le dossier d’AMM" et qu’il concerne notamment "toute nouvelle substance active" (diapo. 16).

En d’autres termes, le PGR est une disposition normale de toute nouvelle autorisation de mise sur le marché : il n’a rien de particulier - et c’est se moquer du monde que soutenir le contraire [2] Ainsi et pour répondre à notre question inaugurale : ce ne sont pas aux médicaments "dangereux" que l’AFSSAPS consacre sa surveillance "particulière" - et vice versa : cela va mieux en le disant...

Le vice fondateur de la "surveillance particulière"

Historiquement et comme dûment rappelé dans une autre présentation de l’AFSSAPS, le concept de plan de gestion des risques - supposé renforcer la surveillance des médicaments après commercialisation - est né en réponse à "l’affaire Bayer", à savoir le retrait précipité de l’hypocholestérolémiant cérivastatine (Cholstat, Staltor) au mois d’août 2001.

C’était déjà une première tare - et déjà rédhibitoire à elle seule : car comme il a été depuis lors démontré (APM, 10/12/04), loin de correspondre à la révélation tardive d’une intolérance indétectable au cours du développement (appelant à ce titre un renforcement de la surveillance après l’autorisation de mise sur le marché), le problème de la cérivastatine avait bien été celui d’une défaillance généralisée de toutes les autorités sanitaires (américaines et européennes, notamment) qui avaient totalement ignoré les signes pourtant patents d’une toxicité évidente depuis le tout début et dont l’expression réitérée avait scandé toute la durée du développement. Selon le Moniteur des pharmacies (18/12/04, p. 10) [3], "le risque de rhabdomyolyse grave était décelable dès 1991" [4].

  • De plus et pour défaillants qu’ils aient clairement été en l’espèce, le développement, l’enregistrement et la commercialisation tels que menés avec la cérivastatine en particulier représentaient "l’état habituel des pratiques en matière pharmaceutique" en général.
  • Toujours selon la même source, l’histoire de la cérivastatine permettait aussi de remettre en cause les leaders d’opinion, fonctionnant "tout aussi bien comme consultants pour l’industrie, rapporteurs des agences sanitaires et responsables de formation continue".
  • Enfin, on y trouvait également une dénonciation des prescripteurs qui se voyaient reprocher leur imprudence "face à la promotion tellement grossière [du fabricant]".

On admettra qu’il faut une certaine impudence (inconscience ? incompétence ?) aux autorités sanitaires pour présenter le "plan de gestion des risques" comme la solution au problème posé par Médiator, quand il apparaît que rien n’a changé par rapport à un scandale vieux de dix ans dont ledit plan prétendait être l’antidote...

Car ce qui est intensément ridicule, avec ce "plan de gestion des risques", c’est qu’il consiste à demander au fabricant d’anticiper sur les modalités permettant de reconnaître dans l’avenir une toxicité tardive potentielle quand il a été démontré - sur l’exemple de la cérivastatine comme sur bien d’autres - que ni lui, ni les autorités de contrôle ne sont déjà capables de reconnaître en temps réel ou rétrospectivement les plus précoces des toxicités pourtant patentes...

On voit donc bien, sur cet exemple (qui pourrait être multiplié sur demande), la position - constante - des autorités en pareille matière : au lieu de faire un diagnostic précis et circonstancié des défaillances dans l’évaluation précoce qui ont permis l’autorisation et le marketing tapageux d’un médicament malgré sa toxicité pourtant évidente, on choisit la fuite en avant [5], et on reporte la résolution du problème à plus tard - sans aucun audit rétrospectif de la pertinence ou de l’adéquation des solutions proposées [6].

La perversité de la "surveillance particulière"

Cependant, la belle mécanique du "plan de gestion des risques" ne se contente pas d’être viciée à la base : elle est aussi immensément perverse.

Pour s’en rendre compte, il suffit de lire le "RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES, FAMILIALES ET SOCIALES SUR LE PROJET DE LOI (n° 3062) portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine du médicament", par Mme Cécile GALLEZ, députée. Au delà d’une rhétorique de façade (toujours la même, soit dit en passant) visant la nécessaire "protection" des patients, il est parfaitement explicite que l’enjeu de ce règlement CEE n°726/2004 est de faciliter l’introduction et la persistance des médicaments sur le marché, notamment par les deux biais suivants :

  • en permettant avant la fin du développement la mise à la disposition du public des médicaments considérés comme salutaires ;
  • en supprimant la contrainte d’un renouvellement quinquénal de chaque AMM, via l’aveu sidérant que, de toute façon, les autorités n’ont pas le temps de procéder une fois tous les cinq ans à une réévaluation technico-scientifique sérieuse du dossier des médicaments...

On voit bien l’idée, car c’est toujours la même : le développement d’un médicament (les analyses chimiques, les tests chez l’animal, les essais cliniques...) n’est certes pas parfait - on vient de le voir avec le précédent de la cérivastatine -, mais c’est le seul moment où l’on peut [7] évaluer un médicament tant soit peu systématiquement et rigoureusement. Or, ce développement, les fabricants - ou plus précisément : les prédateurs dissimulés derrière les enseignes naguère prestigieuses de l’industrie pharmaceutique [8] - n’en veulent plus parce que :

  • ça coûte cher ;
  • avec un peu de malchance, on peut se planter (ne pas pouvoir dissimuler qu’un médicament n’est vraiment pas efficace ou qu’il est vraiment toxique) et passer en cours de route par pertes et profits la nouvelle entité jusqu’alors fantasmée comme futur "blockbuster" ;
  • vice encore plus grave aux yeux des actionnaires ou de leurs représentants : un médicament ne rapporte rien tant qu’il est en développement...

La tendance est donc de prendre tous les prétextes (l’urgence de santé publique - comme avec la grippe porcine) pour bâcler le développement et obtenir le plus rapidement possible le droit de vendre les nouveaux médicaments [9]. Ce, sous la fallacieuse réassurance d’une pharmacovigilance "renforcée" qui ne manquera pas - cela va de soi - de pointer immédiatement les problèmes de toxicité si par malheur, mais vraiment par malheur, ils viennent à se manifester : on a bien vu les effets de ce "renforcement" avec les narcolepsies post-vaccinales... [10]

Conclusion provisoire

Je reviendrai plus en détail sur la dynamique perverse et gravement menaçante qui conduit à présenter une pharmacovigilance évidemment inopérante [11] comme la garantie d’un développement et d’un enregistrement bâclés. Mais ce qu’il convient de comprendre dès à présent, c’est que le problème n’est évidemment pas que des industriels essaient de contourner la réglementation pour maximiser leurs profits : c’est que les administrations de tutelle - ainsi que les politiques - fassent aussi inconsidérément droit à une revendication dont l’extravagance saute aux yeux du moins averti.

C’est ainsi que dans sa seconde présentation précitée, l’AFSSAPS n’a pas honte d’évoquer, à côté de la cérivastatine, l’affaire Vioxx (diapo 21) pour justifier le "plan de gestion des risques" - tout en allant jusqu’à présenter GARDASIL comme "exemple" justificatif de cette atterrante usine à gaz ! Ce que faisant, l’AFSSAPS :

  • méconnaît qu’ils sont de plus en plus nombreux ceux qui tiennent pour un immense scandale la commercialisation prématurée d’un produit avec un rapport bénéfice/risque aussi problématique que Gardasil - et à un prix défiant toute concurrence (sans aucun précédent dans l’histoire des vaccins) ;
  • oublie que le précédent invoqué de Vioxx s’inscrit dans le contexte de manquements graves et même de fraudes imputés au fabricant (MSD) [12]... lequel se trouve exactement le même que celui de Gardasil !

Dans la mesure où "le plan de gestion des risques" correspond indubitablement - et explicitement - à un allègement des contraintes technico-réglementaires pesant normalement sur les fabricants, on en déduit que le meilleur moyen d’obtenir de l’administration - ou du législateur - un allègement des exigences légales, c’est encore de frauder [13]...

Je laisse le mot de la fin à certain pneumologue brestois (France-Soir, 22/12/10) :

"Il y a d’abord eu le scandale de l’Isoméride, dont on n’a sans doute pas tiré les conséquences, puis celui du Médiator, donc pourquoi pas un troisième ?"

Plus subtil comme critique du système, tu meurs...

[1] "Censément" parce que, comme on le reconstitue à la lecture de la presse, chaque dénonciateur du système a sa liste des médicaments "dangereux" - voire de produits à retirer sans délai -, qui ne recoupe pas nécessairement celle des autres. Un peu comme autrefois on avait "ses pauvres", ils sont nombreux, aujourd’hui, les experts qui ont "leurs" médicaments dangereux...

[2] On ne saurait trop recommander aux politiques, journalistes, universitaires ou autres pneumologues qui envahissent l’espace public de leurs considérations vaseuses sur le médicament de s’informer préalablement sur la réglementation pharmaceutique : cela éviterait la récupération de leurs dénonciations dans la profusion d’une réglementation encore plus perverse...

[3] La revue pharmaceutique française la plus lue dans les officines.

[4] Soit au tout début du développement, des années avant l’AMM et dix ans avant le retrait précipité du médicament.

[5] On retrouve exactement ce même vice dans l’affaire qui a éclaté au printemps 2008 et qui a fait apparaître que des héparines fabriquées en Chine étaient contaminées par un produit toxique, la chondroïtine persulfatée. L’affaire s’est finalement soldée par l’ajout réglementaire de nouveaux tests visant à détecter ce toxique - comme si les Chinois n’étaient pas capables d’en inventer bien d’autres dans l’entre temps ! En revanche, le véritable problème a été obstinément ignoré, à savoir : les modalités d’inspection pharmaceutique - dont le principe a émergé dès le 13e siècle - dès lors qu’un fabricant prend le parti de délocaliser pour minimiser ses coûts. On relève en passant que l’exemple dépasse largement la pharmacie et que l’obligation faite aux industriels de financer les inspections des autorités à quelque endroit du monde où ils ont cru bon de sous-traiter leur fabrication exercerait sans doute un effet dissuasif sur l’intérêt financier des délocalisations...

[6] On note qu’en cette espèce comme dans bien d’autres également, les associations qui ont battu le rappel - payant - des victimes présumées ou de leurs ayants droit n’ont pas fait mieux, puisque - peu soucieuses d’entrer dans les subtilités d’une réglementation pourtant précise mais qui dépassait manifestement leurs avocats "spécialisés" - aucune, à ma connaissance, n’a osé faire appel devant la chambre d’instruction de l’incroyable décision de non lieu prise par le juge d’instruction malgré l’évidence du scandale et l’amoncellement des preuves à l’encontre tant du fabricant que des autorités : cependant, on retrouve, non sans perplexité, certaines de ces douteuses "associations" (avec leurs avocats attitrés) dans la mobilisation - payante - des victimes de Médiator...

[7] En tout cas, on a scientifiquement et réglementairement les moyens pour le faire.

[8] Il est utile de rappeler ce fait largement méconnu que, voici vingt ans environ, l’industrie pharmaceutique internationale, dans son ensemble, comptait au moins autant de prix Nobel de médecine que le secteur de recherche public.

[9] Et de vendre d’autant plus cher que la précipitation avec laquelle est octroyée l’autorisation de commercialiser est ensuite médiatisée comme un indicateur - la reconnaissance par les autorités - de l’intérêt exceptionnel présenté par un médicament devant lequel sont tombées les plus basiques des barrières réglementaires...

[10] Et c’est bien pourquoi n’importe quel observateur tant soit peu informé tremble devant la gestion médiatique délirante de l’affaire Médiator, laquelle offre aux autorités un immense boulevard pour promettre un "renforcement" de la pharmacovigilance : il est amplement démontré que tout renforcement de pharmacovigilance sert toujours de prétexte pour affaiblir les exigences de l’évaluation (avant autorisation de mise sur le marché). De même que quand, lors de sa conférence de presse du 15/01/11, après avoir fustigé les essais contre placebo, Bertrand promet que "Il faut au minimum [qu’un nouveau médicament] soit équivalent aux produits de référence déjà présents sur le marché, il ne fait que reprendre là une revendication sempiternelle des fabricants, lesquelles ont toujours protesté contre l’obligation - méthodologiquement ravageante - des essais contre placebo.

[11] De récents précédents attestent qu’à chaque alerte de pharmacovigilance, les autorités commencent par répondre que "le nombre de cas notifiés ne dépasse pas le nombre de cas attendus", pour affirmer ensuite que les observations sont "à l’étude" dans les situations assez exceptionnellement graves pour que ce rapport numérique s’inverse, malgré l’énormité de la sous-notification.

[12] Lancet 2004 ; 364 : 1995-6 ; NEJM 2005 ; 353 : 2913-4.

[13] C’est sans doute la contribution de nos gouvernements successifs - et de la législation européenne - à l’impératif de "lutte contre la criminalité"...

http://www.rolandsimion.org/spip.php?article181


  

Vaccinations-poisons

 


Première conférence pour la liberté de choix en santé

http://www.dailymotion.com/video/xaexn9_1ere-conference-pour-la-liberte-de_news

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Vaccin H1N1= poison toxique

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