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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:24

La guerre de la salade est déclarée….

 

S’ils vendaient leurs salades directement, ils feraient du bénéfice non? et sans pesticides ce serait encore mieux. Pourquoi ne pas se regrouper en coopérative et mettre en place un réseau de distribution? Passer par les intermédiaires c’est la facilité, qui au final fait payer le produit un prix exorbitant, une salade c’est 95% d’eau, et on a vu les salades à plus d’un euro, alors qu’elle reviennent à 0.30 euro!!! ça coince quelque part là vous trouvez pas ? Les grands trusts ne veulent que l’esclavage des producteurs, l’argent des moutons qui pensent n’avoir pas le choix, et grossir leurs comptes en banque et ceux de leurs actionnaires de manière éhontée. C’est TOUS ensembles qu’il faut lutter contre ce système….Mais qu’est ce qu’on attend ???


Illustration d'une salade composée. J.-M.BAUDET/SIPA

ECONOMIE – Les producteurs asphyxiés par la chute des prix sont entrés en rébellion…

Les producteurs de salades luttent pour leur survie. N’ayant plus rien à perdre ou presque, ils se sont lancés dans une partie de bras de fer avec les acteurs du secteur. En effet, depuis la fin de 2011, le prix de vente a chuté sous la barre des 15 centimes d’euro par salade, après avoir atteint les 40 centimes début novembre. Or, le prix de revient est en moyenne plus proche des 30 centimes. Difficile de tenir bien longtemps dans ces conditions.


Les maraîchers ont les poches vides

Depuis vendredi dernier, ils ont décidé de ne plus vendre leur marchandise tant qu’ils ne pourront pas obtenir des prix qui couvrent les coûts de production. Et la tactique semble avoir porté ses fruits. Le jour même, les prix ont bondi à 25 centimes par unité, avant d’atteindre le seuil des 30 centimes lundi. Mais la bataille est rude. Tous les moyens de pression sont bons. Quand ce ne sont pas les menaces de se fournir directement en Italie ou en Belgique, «ils achètent la marchandise au compte-goutte pour voir si nous allons lâcher du lest», rapporte Eric Testud, maraîcher à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’un des départements producteur de salade avec le Vaucluse, le Gard et les Pyrénées-Orientales.

Les professionnels doivent se réunir ce mercredi soir à Plan d’Orgon (Bouches-du-Rhône) afin de définir la suite à donner à leur mouvement. Fédérer l’ensemble des acteurs n’est pas une mince affaire. «C’est difficile de s’organiser. Certains sont quand même obligés de vendre leur production», souligne Angélique Delahaye, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes. Après une année 2011 catastrophique où les revenus des maraîchers ont été divisés par trois, plusieurs professionnels ont les poches vides. En ces temps de restriction du crédit sur fond de perte du triple A, difficile d’obtenir un prêt auprès de leur banque. Des milliers de producteurs ont d’ailleurs du mettre la clé sous la porte, avance Angélique Delahaye.


Les intermédiaires pointés du doigt

Concrètement, deux facteurs principaux expliquent la chute des prix enregistrée ces dernières semaines. Premièrement, un climat anormalement doux au début de la saison, en octobre, qui a accéléré la croissance de la récolte. Résultat, une concentration de l’offre sur une période trop courte. Le froid de ces derniers jours est le bienvenu et pourrait permettre une légère remontée des prix.

Deuxièmement, la profession fustige les intermédiaires, qui sont toujours à la recherche du prix le plus bas. «Les producteurs doivent arrêter de servir de paillasson. Ils ont le droit de vivre correctement», fulmine Angélique Delahaye. Surtout que dans le même temps, le prix des salades est toujours le même dans les rayons. Cherchez l’erreur. «La grande distribution ne joue pas le jeu», tempête Claude Rossignol, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône. Au lieu d’une baisse des prix en faveur des consommateurs, Angélique Delahaye plaide plutôt en faveur d’un partage de la valeur ajoutée plus équitable entre les différents acteurs de la filière pour assurer sa pérennité.

 

Mathieu Bruckmüller

SOURCE

 

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