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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 03:50

Le phénomène Ron Paul, idole des jeunes Américains. Futur Président des Etats-Unis ? Quel bonheur pour tous ce serait ! Au moins pour préserver la paix, ce bien le plus précieux ! eva

 

 

Ron Paul, un président de rêv...olution

La révolution Ron Paul représente un immense espoir pour la jeunesse américaine et européenne, de même que pour les populations des pays actuellement occupés militairement par les Etats-Unis.

 

La politique américaine a-t-elle des chances de changer ?

 

Nous, qui ne sommes pas Américains, qui connaissons à des degrés divers la dent dure du néocon, ici ou là dans le monde, jetons un regard un peu las, résigné peut-être. C’est vrai : tout empire finit bien un jour par disparaître, même après des siècles ou des millénaires. Le nouvel ordre mondial n’y échappera pas, de cela au moins nous sommes certains.

Mais voilà, est-il concevable qu’il s’effondre dans un avenir proche, voire très proche, mettons, allez... cette année 2008 ? Farfelu, non ? Et pourtant...

Point besoin d’être prophète ni économiste pour s’apercevoir que nous sommes à la veille d’un bouleversement idéologique, économique, planétaire. Un tour de roue (une révolution) se prépare. Quelque chose bouge aux Etats-Unis, en ce moment. Une chance ténue mais réelle est offerte de transformer le monde sans pour autant verser le sang, s’enfoncer dans une de ces grandes guerres meurtrières qui n’ont cessé d’épuiser le continent européen, de l’Atlantique à l’Oural, au XXe siècle. Un espoir, un ras-le-bol transformé en raz-de-marée populaire balaie le ronron quotidien des gros chats fourrés de l’establishment. Les mondialistes en conçoivent de l’inquiétude et préfèrent tenir profil bas car ils voient bien l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête ; une épée qui s’alourdit de jour en jour. Ce danger porte un nom : Ronald Ernest Paul, plus connu sous l’abréviation, partout placardée, de Ron Paul.

Bien que presque aucun grand média ne parle de sa candidature à la présidence des Etats-Unis, il se trouve actuellement bel et bien en concurrence avec Mme Clinton (1), M. Obama (2) et M. McCain pour le poste. (3) Les primaires désignant l’unique candidat de chacun des 2 grands partis n’auront lieu que cet été. En attendant, il précise ses positions contre McCain, comptant sur une réelle base populaire et le vote des délégués des candidats retirés de la course aussi bien que de ses propres délégués, pour devenir l’élu républicain.

L’enjeu de ces élections est important : McCain est pro-guerre d’ingérence : Irak, Afghanistan, Colombie même peut-être... et à 100 %. Soutenu par le complexe militaro-industriel, il s’engage sur une « guerre de cent ans ». Un danger d’affrontement ultérieur avec la Russie ou la Chine se profile à l’horizon, bien qu’il semble que les Etats-Unis n’aient plus les moyens de telles guerres apocalyptiques. Les antécédents de McCain d’ancien combattant torturé au Vietnam constituent son meilleur atout.

Le candidat du Parti démocrate, quel qu’il soit, quoi qu’il dise, est lui aussi pro-guerre (15), car appuyé par le même complexe militaro-industriel (11), encore que moins ouvertement.

Il convient de signaler Ralph Nader dit « candidat des consommateurs », anti-guerre (4) parmi les candidats indépendants qui se sont présentés récemment en marge des deux grands partis. Mais aucun indépendant n’a encore jamais gagné la présidence dans toute l’histoire des Etats-Unis.

Ron Paul est le seul des candidats dans l’alternative bipartite qui soit totalement anti-guerre, sauf défensive. Le Dr Paul a, dès le début, critiqué très fermement l’intervention américaine en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak. Il s’y est opposé dans divers discours sans langue de bois au Congrès. (5)


Qui est donc ce Ron Paul ? (16)


Ce vieux monsieur raffiné, cultivé, irréprochable et incorruptible est de son métier gynécologue. Élu républicain à la Chambre des représentants du Congrès au Texas, il est issu du Parti libertarien, adepte des théories économiques de l’école autrichienne (13).

Eh bien direz-vous, en quoi tout cela nous concerne-t-il, nous les habitants de la zone France ?

Cela nous concerne forcément, étant donné la situation d’assujettissement de ladite « Union européenne » au gouvernement américain, et la soumission de N. Sarkozy, qu’on suppose président de la République française, à l’UE. Les Français en Afghanistan, les Britanniques en Irak ont versé l’impôt du sang, pour des guerres pétrolières. Tony Blair, son job de Premier ministre terminé, en a été récompensé par des millions de dollars en sinécures (JP Morgan, Zurich Financial) et en conférences payantes (14).

Survolons la vision de l’Europe (le continent historique et géographique) du Dr Paul.

Le Dr Paul veut se rapprocher de la Russie, qu’il estime injustement traitée par le système pervers qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Il s’oppose aux bases militaires américaines sur le territoire européen, et à tout interventionnisme. Enfin l’UE, bureaucratique, bancaire, autoritaire et centralisée, est pour lui l’exemple même à ne pas suivre : "Comme l’Union européenne, une Union nord-américaine représenterait un pas de plus vers l’abolition de notre souveraineté nationale." (18)

Le principe de base de notre candidat libertarien est simple : le président s’appuie, en tout, sur la Constitution des Pères Fondateurs (Jefferson). Il est une sorte d’arbitre et de régulateur, laissant le peuple américain garder au maximum la direction de son destin et de sa vie quotidienne, via toutes sortes de garde-fous prévus dans la Constitution originelle pour éviter la dictature d’un homme ou d’une oligarchie. Il demeure le chef des Armées, dans le meilleur intérêt des Américains et ne livre de guerre que défensive, avec leur permission préalable.

Ron Paul bat deux records, celui de la plus importante levée de fonds en 2007 (17) en une seule journée de novembre (6 millions de dollars) et celui d’être le premier candidat uniquement financé par des donateurs individuels. Pourtant, lorsqu’il a battu ce record historique (dépassant John Kerry en 2004), personne dans les grands médias français, n’en a parlé. Seuls Agoravox et son groupe de soutien parisien (6) nous ont instruits en français de cet événement majeur. Depuis lors, Le Figaro (7) et Le Monde (8) se sont fendus d’un article sur Ron Paul.

Que le Dr Paul soit élu « démocratiquement » par l’ensemble des Américains avec le système électoral actuel (machines de Diebold et autres procédés rien moins que fiables) paraît une perspective éloignée sinon irréaliste, quoiqu’il reste une chance avec le système des délégués républicains libres de reporter leur vote sur un autre candidat, une fois le leur hors course, et le grand meeting d’un million de paulistes (paulites en anglais) prévu en juin.

Si le Dr Paul arrivait au pouvoir, ce pourrait être d’une autre façon, dépendant par exemple des manifestations brutales de la crise économique gravissime qui menace l’économie américaine. Les spéculations sont ouvertes et il faudra tôt ou tard compter avec ce candidat. Etant donné le chiffre astronomique de la dette américaine, on peut tout imaginer.

Le respect des principes fondateurs de la Constitution américaine signifie l’arrêt net de la politique d’ingérence, donc le retour aux Etats-Unis de TOUTES les troupes américaines dispersées aujourd’hui à travers le monde, et surtout l’abolition de tout soutien militaire ou financier à quelque nation ou quelque groupe que ce soit. Sans exception. Pour Ron Paul, les Etats-Unis n’ont pas vocation à devenir le gendarme du monde, et c’est précisément en cela qu’il devient populaire dans son pays et qu’il nous intéresse.

Un autre de ses chevaux de bataille concerne les lobbies. Il veut les affaiblir, voire les éradiquer. Il considère en effet que ceux-ci ont pris trop de pouvoir dont notamment celui de battre monnaie. Ainsi propose-t-il d’abolir la Federal Reserve Bank, contrôlée non par l’État fédéral, comme son nom voudrait le faire croire, mais par des intérêts particuliers (9).

Vu de chez nous les Européens, forcés comme du bétail dans un empire à barbelés contrôlé par une oligarchie de banquiers et de lobbies, un empire incertain que nous avions rejeté par référendum, cela laisse rêveur. Un espoir ?

L’une des idées-clés du Dr Paul, c’est de mettre en place un État petit, se mêlant le moins possible de la vie privée des citoyens (tout le contraire de l’UE). Par exemple, il considère que l’éducation des enfants relève du choix et de la responsabilité des parents.

La campagne Ron Paul a pris dès le début un tour original, les militants ayant suppléé par la créativité et l’enthousiasme juvénile à la subtilité, l’apparente timidité et l’âge du candidat. Confection de matériel de campagne, présence importante aux meetings, activité effrénée sur internet soutiennent activement les idées et la personne de RP. A titre d’exemple, la dernière vidéo de la chanteuse Aimée Allen, inspirée par le candidat et sa « révolution » a été un « hit » instantané à peine diffusée. (10) Il a beaucoup d’amis chez les jeunes professionnels dans la trentaine, appauvris ou mis au chômage par la mondialisation (informaticiens, ingénieurs, économistes, architectes...) et chez les entrepreneurs et tous ceux qui se sentent devenir des étrangers dans leur propre pays. Là bas aux Etats-Unis, on y croit, à la "Révolution Ron Paul ". Dans le mot REVOLUTION, il y a EVOL, soit LOVE à l’envers. Aimer, tout un programme... qui changerait le monde de l’hostilité devenue systématique dans les relations internationales. D’ailleurs, les Etats-Unis n’ont pas le choix. L’empire s’effondre financièrement pour raison de dette incommensurable. N’importe quel candidat précité autre que Ron Paul ou Ralph Nader est un pantin de fait des lobbies. Si ces lobbies restent au pouvoir, les Etats-Unis deviendront un cauchemar orwellien, et l’Union européenne, dont l’euro dépend du dollar et la défense de l’Otan, encore plus.

Une 2e, une 3e (après l’UE) Union soviétique à la sauce mondialisée ?

Est-ce un rêve d’imaginer un jour les Etats-Unis devenir une nation normale, expurgée de l’Otan, du CFCR, de la CIA, de l’ONU, du NAFTA, et nous débarrassant par la même occasion du TPI, des ONG stipendiées, de meurtres et de crimes innombrables, de bombes et menaces de plus en plus effrayantes, de la montée en puissance de lobbies fortunés toujours plus sûrs d’eux-mêmes ? Une Amérique qui s’occuperait de ses oignons ?

Les supporteurs américains de Ron Paul se voient déjà retrouver leurs racines mythifiées : leur optimisme et leur esprit d’entreprise légendaires, ils se voient défendre leurs frontières et leurs intérêts de peuple cohérent, construire, inventer, gagner de l’argent, élever leurs enfants, décider par eux-mêmes, penser ce qui leur chante et exprimer ce qui leur passe par la tête... la vie, quoi. La liberté, concept oublié en Occident depuis... je n’en ai même pas le souvenir.

Et, pour nous, les esclaves programmés UE du nouvel « ordre » mondialisé, une aube inconnue pointerait son nez frisquet, mais prometteur avec l’avènement de Ron Paul. Il nous faudrait prendre en main notre destin d’Européens, secouer la mainmise de la bureaucratie, récupérer nos richesses et notre souveraineté, affronter le monde extérieur qui, recherchant son propre intérêt, ne nous veut pas spécialement de bien, et le reconnaître comme tel. La liberté est à ce prix.

 

par lisca mardi 18 mars 2008


RÉFÉRENCES

1. article d’Agoravox sur Hillary Clinton du mercredi 28/11/2007 par drzz

2. article de Wikipedia sur Obama

3. article d’Agoravox sur McCain du 5/02/2008 par Paul

4. article d’Agoravox sur Ralph Nader du 16/07/2007 par Carlo Revelli

5. interventions de Ron Paul au Congrès sur internet

6. blog de soutien en français

7. un article du Figaro par par Julie Connan le 1 février 2008 Extrait : (...) Ron Paul est un candidat atypique, libertarien mais qui concourt sous l’étiquette du Grand Old Party, opposé à la guerre en Irak, contre l’avortement, mais pas opposé au mariage gay et à la dépénalisation de la marijuana. C’est un exégète de la Constitution favorable au port des armes et à la suppression de la Réserve fédérale.

8. un article du Monde du 8 janvier 2008. Par Corine Lesnes. Extrait : Parti de rien, le candidat Ron Paul suscite l’engouement d’une partie de la base conservatrice. Il ne s’agit pas des évangéliques mais de la frange « libertarienne » du parti, celle qui est en pleine rébellion contre l’Etat fédéral. Gynécologue, texan, élu à la Chambre des représentants depuis 1976, il a été surnommé le « docteur Non », à l’image de son programme : non à l’impôt sur le revenu, non au ministère de l’Education, non aux troupes américaines en Irak ou ailleurs. Le Dr Paul est pour le retrait des Etats-Unis de l’ONU, du FMI, de l’Otan. Il n’hésite pas à s’attaquer aux icônes.

9. blog de campagne en anglais

10. Thème non officiel d’Aimée Allen

11. Militarisme et Démocrates (en anglais)

12. Message de Ron Paul à ses supporteurs (en anglais, mars 2008)

13. Les théories de l’Ecole autrichienne

14. La guerre de Bush (en anglais) : “Paying Insurgents Not to Fight” par Paul Craig Roberts

15. Obama n’est pas anti-guerre (en anglais, le 07/03/2008) Extrait : (...) Obama’s position is that withdrawing all U.S. troops within 16 months is a "best-case scenario" that he will revisit if he becomes president.

16. un article de présentation d’Agoravox sur Ron Paul du mardi 19 juin 2007 par Banquise Tropicale

17. un article de présentation d’Agoravox sur Ron Paul du 14 /11/ 2007 par Demian West.

18. Discours de Ron Paul (en anglais) sur le NAFTA (Union nord-américaine) du 30 /10/ 2006

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/ron-paul-un-president-de-rev-37471

 

 

RAPPEL  :

 

Les chemins vers la guerre
et l’effondrement économique

 

par Paul Craig Roberts

 

Le 24 novembre 2011

 

La veille des vacances de Thanksgiving a apporté trois nouvelles extraordinaires. L’une fut le rapport sur le débat pour la campagne présidentielle républicaine; une autre fut la déclaration du président russe à propos de la réponse de son pays à l’encerclement par Washington  de son pays par des bases de missiles; et la dernière fut l’échec d’une vente de bons du trésor allemands.

Comme les médias presstitués ne nous informeront pas de ce que tout cela veut dire, laissez-moi donc essayer.


A l’exception de Ron Paul, le seul candidat des deux partis qualifié pour être le président des Etats-Unis, le reste des candidats républicains sont même bien pire qu’Obama, un président qui avait le pays derrière lui mais qui vendit le peuple américain à des intérêts spéciaux.


De mémoire d’Américain, aucun président nouvellement élu, ni J F Kennedy, ni Ronald Reagan, n’ont eu une réponse si extraordinaire à leur élection que n’a eu Barack Obama. Un nombre fracassant tous les records de gens ont bravé le froid mordant pour être témoin de son investiture lors de la cérémonie officielle.  Les galeries marchandes étaient remplies sur des kilomètres distants du Capitole par des citoyens qui ne pouvaient pas voir la cérémonie si ce n’est sur des écrans de télévision géants.

Obama avait convaincu l’électorat qu’il mettrait fin aux guerres, qu’il arrêterait le viol de la loi par le gouvernment des Etats-Unis, qu’il mettrait fin au régime illégal de la torture, qu’il fermerait la prison de la torture de Guantanamo et qu’il s’intéresserait aux véritables besoins des Américians plutôt que de remplir les poches du complexe militaro-industriel et de la sécurité avec l’argent des contribuables.


Une fois en place à la Maison Blanche, Obama a renouvelé et étendu les guerres néo-conservatrices de Bush / Cheney.


Il valida les assauts du régime Bush contre la constitution. Il laissa Wall Street gérer la politique économique états-unienne, il absolvait le régime Bush de ses crimes et il assignait au peuple américain le coût financier nécessaire pour préserver les privilèges économiques des mega-riches.


On pourrait penser qu’un tel échec fait président serait facilement battu. Ayant cette opportunité historique, le parti républicain propose à l’électorat la collection de candidats la plus vile et la plus incroyablement stupide jamais vue, à l’exception de Ron Paul qui lui n’a pas le soutien du parti.

Dans le “débat” pour la campagne présidentielle du 22 Novembre, les candidats, à l’exception de Ron Paul, se sont révélés au public comme une clique de va t’en guerre ignorants qui soutiennent l’état policier. Gingrich et Cain ont dit que “les musulmans veulent tous nous tuer” et que “nous serons tous en danger pour le reste de nos vies”.

Bachmann a dit que l’état marionnette des Etats-Unis, le Pakistan, est “plus qu’une menace existentielle”. Bachmann n’a absolument aucune idée de ce qu’est “plus qu’une menace existentielle”.

Quoi qu’il en soit, cela parut lourd, le genre de chose à dire pour un(e) candidat(e) à la présidentielle qui avait déclarée quelque temps auparavant que l’Union Soviétique, qui n’existe plus depuis bien longtemps, était la menace pour les Etats-Unis d’aujourd’hui.

Malheureusement pour les Américains et le monde, l’électorat américain n’a pas l’intelligence ni la clairvoyance nécessaires dans leur cas précis de détresse étant les membres d’un état policier, pour élire Ron Paul, le dernier défenseur de la constitution des Etats-Unis avec l’autre républicain Kucinich.

 

Quoi qu’il en soit, il y aurait un certain bon côté si un des imbéciles républicains étaient élus président de la “seule super-puissance mondiale”: dès que le reste du monde réalisera qu’un idiot fou de guerre a son doigt sur le bouton nucléaire, alors le reste du monde s’organisera pour fermer l’horreur de Washington avant qu’il ne détruise toute vie sur terre.

Tout Américain un peu sensible qui a regardé ou lu à propos du débat pour la campagne présidentielle républicaine, doit se demander ce qu’on devrait remercier à l’approche de ces vacances.

Le gouvernement russe, qui lui préfère utiliser ses ressources pour son économie plutôt que pour son armée, a décidé qu’il a pris trop de risques au nom de la paix. La veille de Thanksgiving, le président russe Dimitri Medvedev a dit dans une adresse télévisée au peuple russe que si Washington continuait avec son plan de bases de missiles encerclant la Russie, alors la Russie répondrait avec de nouveaux missiles nucléaires pour elle-même, qui seront braqués sur les bases américaines et les capitales européennes.

Le président de la Russie a dit que le gouvernement russe a demandé à Washington des garanties légales stipulant que les bases de missiles américaines n’étaient pas une menace pour la Russie, mais que Washington a refusé de donner ces garanties.

La déclaration de Medvedev ne peut manquer de laisser perplexe. Que veut-il dire par “si Washington continue ?” Les bases américaines de missiles et de radars sont déjà en place. La Russie est déjà encerclée. Medvedev vient-il de découvrir ce qui est déjà en place ?

La réponse somme toute lente de la Russie et de la Chine à l’agression de Washington ne peut être comprise que dans le contexte de l’expérience de ces deux pays avec le communisme. La souffrance des Russes et des Chinois sous le communisme fut extrême et le pensée de ces populations envisagea les Etats-Unis comme l’idéal de la vie politique. Cette illusion contrôle toujours la mentalité des penseurs progressistes en Russie et en Chine. Cela pourrait devenir un désastre pour la Russie et la Chine que ces pays aient des citoyens alignés avec les Etats-Unis.


La croyance en la confiance que l’on peut accorder à Washington imprègne même le gouvernment russe, qui apparemment d’après la déclaration de Medvedev, serait rassuré par des “garanties légales” offertes par Washington. Après les mensonges énormes de Washington en ce début de XXIème siècle comme ceux concernant “les armes de destruction massive”, “les connexions Al Qaïda”, “le nucléaire militaire iranien”… Qui pourrait encore porter un quelconque crédit à des “garanties légales offertes par Washington”. La garantie ne signifierait rien du tout. Comment pourrait-elle contrôlée et mise en application ? Une telle garantie ne serait qu’une trahison de plus de Washington dans sa quête de son hégémonie mondiale.

La veille de Thankgiving amena aussi un autre développement extraordinaire: l’échec de la vente des bons du trésor allemands, un évènement sans précédent.


Pourquoi l’Allemagne, seul membre de l’Union Européenne ayant une rectitude financière, n’a t’elle pas été capable de vendre 35% de son offre de bons à 10 ans ? L’Allemagne n’a pas de problèmes de dette et son économie doit, selon les autorités de l’UE et des USA, récupérer la part du lion du package de sauvetage des pays membres de l’UE  qui n’ont pas de rectitude financière.

Je suspecte que la réponse à cette question est que l’échec de la vente de ces bons allemands fut orchestré par les Etats-Unis, par les autorités de l’UE, spécifiquement la BCE et les banques privées afin de punir l’Allemagne d’avoir empêché l’achat de la dette souveraine des pays membres de l’UE par la BCE.

Le gouvernement allemand a essayé de défendre les termes sur lesquels l’Allemagne abandonna le contrôle de sa propre monnaie et rejoignît l’UE.

En insistant sur la légalité des accords, l’Allemagne s’est mise en travers du chemin de la BCE se comportant comme le réserve fédérale américaine qui monnétise la dette des gouvernements membres.


Depuis le départ, l’UE a été une conspiration contre l’Allemagne. Si l’Allemagne reste dans l’UE, l’Allemagne sera détruite. Elle perdra sa souveraineté politique et économique et son économie sera saignée pour l’irresponsabilité fiscale des membres de l’UE.


Si les Grecs ne veulent pas se soumettre a la tyrannie, pourquoi les Allemands devraient-ils le faire ?

Article original en anglais :

 The Roads To War And Economic Collapse


Traduction : Résistance 71

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