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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 04:43

La résistance ouvrière à la guerre

http://asmsfqi.org/IMG/arton1137.jpg

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OSER PENSER, OSER PARLER, OSER SE BATTRE, OSER VAINCRE !

mardi 19 juillet 2011, par Visiteur

23 juillet 2000

Cette réponse à AG 77 (et à AG 74) a une valeur en soi :

OSER PENSER, OSER PARLER, OSER SE BATTRE, OSER VAINCRE !

 

http://mai68.org/ag/78.htm

Entendons-nous bien, je ne dis pas que la méthode pour faire la révolution consiste à polluer la nature. Sinon, si c’était ça, la meilleure technique de la révolution, alors, les capitalistes seraient les champions de la révolution. Ce que je dis, c’est que moi, qui n’était pas sur place et qui ne connaît donc pas les conditions dans lesquelles les ouvriers de Cellatex ont dû agir, je n’ai pas à condamner leur moyen d’action !

Mais je n’empêche personne d’aller aider les ouvriers d’Adelshoffen dans leur combat. Si quelqu’un va les aider effectivement, alors, il est probable qu’ils écouteront ses suggestions et que, s’ils les trouvent bonnes, ils les appliqueront.

Je n’ai jamais dit, non plus, que la majorité avait toujours raison. D’ailleurs, quand elle est comme c’est trop souvent le cas par les mauvais temps qui courent, complètement hypnotisée par la télé, quand, par conséquent, elle pense (si on peut appeler ça penser) comme le souhaite le pouvoir, alors la majorité a toujours tord. D’ailleurs, avec la propagande qu’a mené le pouvoir contre les ouvriers de Cellatex, la majorité des gens vivant en fRANCE pense que "les ouvriers de Cellatex sont des cons, voire des salauds, d’avoir ainsi salopé la nature".

Il est par conséquent notable, et c’est toi qui m’y a fait penser, qu’après l’action acide des ouvriers de Cellatex, la foule de Givet soit venue les soutenir et faire la fête avec eux. Et il est notable qu’elle l’a fait malgré l’énorme propagande des médias contre les ouvriers de Cellatex, et contre leurs moyens d’action. C’est que, tu comprends, les conditions dans lesquelles les ouvriers ont dû se battre, les habitants de Givet les connaissent un peu mieux que toi ou moi, et, bien sûr, un peu mieux que ceux qui ne sont pas sur place et qui, de plus, se contentent de ce que raconte la télé.

Quand tu dis que "ce n’est pas forcement mieux de mourir de la pollution que de l’exploitation", tu accordes trop d’importance à la mort. La mort fait partie de la vie. Par contre, vivre en étant exploité comme une bête, ce n’est pas vivre. C’est bien pourquoi les anciens situationnistes faisaient une différence essentielle entre vie et survie : « La survie, c’est la vie réduite aux impératifs économiques ». C’est bien pourquoi le che disait : « Prefiero morir de pie que vivir siempre arrodillado » ("Je préfère mourir debout que vivre toujours à genou !"). Certes, Guevara en est mort, mais il a eu une belle mort : il a connu la vraie vie ! C’est ainsi qu’on peut enfin comprendre que l’épitaphe "Il est resté vivant jusqu’à sa mort" est loin d’être une lapalissade, puisqu’on n’a que très rarement l’occasion de la prononcer.

J’aime ceux qui disent, comme Pablo Escobar, qui finançait la guérilla révolutionnaire colombienne avec le trafic de cocaïne et qui, lui aussi, est mort les armes à la main, ou comme Jacques Mesrine, que j’espère n’avoir pas besoin de présenter : « ils ne m’auront pas vivant ! »

 

Passons au vrai cœur du problème. C’est-à-dire que je vais maintenant essayer de répondre à peu près correctement à cette juste remarque de JMS : « l’État n’hésite pas à utiliser sa milice et je pense que si ce genre d’affaire devait se multiplier, cela pourrait conduire à une escalade de la violence, or il se trouve qu’en cas de conflit, celui qui a les meilleures armes et la meilleur organisation à toute les chances de son côté ».

Ce sont des ouvriers qui fabriquent les armes et qui les entretiennent, alors, pourquoi les ouvriers ne décideraient-ils pas de cesser d’entretenir les armes des militaires, pourquoi ne se mettraient-ils pas à les leur saboter ou, même, à les leur "voler". Pourquoi les ouvriers, au lieu de continuer à livrer à l’armée les armes qu’ils produisent, ne les donneraient-ils pas désormais à la révolution ? Pourquoi les ouvriers, qui connaissent exactement les caractéristiques des armes qu’ont déjà les militaires, ne nous fabriqueraient-ils pas des armes bien meilleures, et contenant des parades contres les armes qu’ils ont, avant, eux-mêmes livrées à l’armée ?

 

Mais tout ça est du pipi de chat à côté de l’arme secrète de la révolution :

Comme le disait Karl Marx, "l’État, c’est les bandes armées du pouvoir". Et, comme le dit la rumeur, c’est-à-dire la vox populi : « le pouvoir divise pour mieux régner ». A propos de séparation, il y a les différences qui sont en nous, et celles qui sont entre nous. Comme exemple de différence qui est en nous, on peut prendre la différence sexuelle. Une telle différence n’est pas artificiellement placée là par le pouvoir. Elle ne nous divise pas, bien au contraire elle nous unit. C’est grâce aux différences qui sont en nous que nous pouvons nous compléter les uns les autres. Les différences qui sont entre nous sont celles que le pouvoir place là artificiellement afin qu’au lieu de nous aimer, nous nous combattions. Ce sont celles à propos desquelles, comme pour dissiper les malentendus, nous devrions appliquer ce slogan hippie aussi vieux qu’incompris : « Don’t make war, make love » ("Ne faites pas la guerre, faites l’amour !"). Comme exemple d’une telle différence, je pourrais prendre celle entre les supporters footeux de l’Angleterre et ceux de l’Allemagne, mais je préfère, par jeu, prendre les fumeurs et les anti-fumeurs : depuis que, grâce à une propagande bien menée et qui avait aussi d’autres buts, comme par exemple justifier l’augmentation des taxes, les non-fumeurs sont devenus des anti-fumeurs, c’est la guerre, non pas entre la bourgeoisie et le prolétariat, comme un révolutionnaire l’espérerait, mais entre fumeurs et anti-fumeurs ! Une telle guerre est bien entendu une diversion. Même si elle n’est pas si importante que ça, elle contribue, avec l’aide d’autres guéguerres artificiellement créées par le pouvoir, comme celle entre chasseurs et anti-chasseurs, pro-corridas et anti-corridas, etc. à nous faire oublier que la seule guerre qui ait un sens c’est la lutte des classes.

Pourquoi un jeune s’engage-t-il dans la police ? Croyez-vous vraiment que ce soit dans le but de matraquer les grévistes ou les manifestants ? Bien sûr que non ! S’il s’engage dans la police, c’est par vocation, parce qu’on lui a fait croire que la police est la chevalerie des temps modernes. Vous avez bien dû en voir, à la télé, de ces nombreux films et feuilletons destinés à nous faire croire à une telle balourdise, non ? Hé bien, le jeune qui entre dans la police est tombé à fond dans ce piège, et, de plus, malgré le danger, il veut quand même "sauver la voeuve et l’orphelin." La plupart du temps, ce jeune est courageux, gentil, et veut protéger la population contre les voleurs, les violeurs et les assassins.

Pourquoi un jeune s’engage-t-il dans l’armée ? Croyez-vous, comme cela s’est vu en 88 en Birmanie, en 89 à Tien An Men, à Los Angeles en 92 ou à Strasbourg il y a quelques années, que ce soit pour défendre militairement la bourgeoisie contre les assauts du prolétariat ? Bien sûr que non, lui aussi il se fait des illusions, il a lui aussi la vocation, il croit que l’armée sert à défendre son pays contre une éventuelle agression étrangère.

Pour que la bourgeoisie puisse se servir de la police et de l’armée afin de se défendre contre les assauts du prolétariat, elle doit créer et entretenir une haine féroce entre ses diverses bandes armées et les révolutionnaires. Sinon, ces derniers pourraient bien avoir l’idée fort dangereuse d’expliquer aux policiers et aux militaires que les voleurs, ce ne sont pas les ouvriers grévistes, mais bien les patrons, et que par conséquent, ils se sont, jusqu’à présent, trompés de camp en prenant la défense de la bourgeoisie. Ils pourraient, sans cette haine tenace qui empêche toute communication, expliquer aux militaires et aux policiers que les vœuves et les orphelins, ce ne sont pas les exploiteurs, mais bien les exploités. Et, au moment crucial, quand les policiers et les militaires sentiraient le vent se lever, quand ils verraient dans quel camp est la vérité, quand ils sauraient où sont les vœuves et les orphelins, quand ils comprendraient qu’en dernière analyse ils sont des salariés comme les autres, qu’ils ont les mêmes patrons, qu’ils sont exploités par la même bourgeoisie, quand ils comprendraient que si la plupart des policiers et des militaires passaient dans le camp du prolétariat alors la bourgeoisie trompeuse, menteuse, voleuse, violeuse et assassine serait perdue, et que, par conséquent, ils n’auraient eux-mêmes plus rien à craindre en cessant de lui obéir, alors, pour une fois, la division la plus importante qu’a artificiellement créé le pouvoir pour se maintenir, celle entre le prolétariat et les bandes armées du pouvoir, cette division qui est la seule vraie arme de la bourgeoisie pourrait bien s’effondrer.

 

Oui, vous l’avez compris, l’arme secrète du prolétariat, c’est la bombe humaine, c’est la communication. D’où, d’ailleurs, l’importance de la thc :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1701

De même que la seule vraie arme de la bourgeoisie est la division, la seule vraie arme du prolétariat est la communication. Tout le reste n’est qu’illusion et abusion créées par la bourgeoisie pour nous tromper, pour qu’on n’ait pas l’idée d’utiliser notre arme ! Car contre la communication, la division ne peut rien !

D’ailleurs, dans la lutte de classes, c’est le prolétariat le plus fort, et la bourgeoisie le sait bien, elle qui prône sans arrêt la collaboration de classes, elle qui se sert de tout un tas de subterfuges sanglants, comme la guerre en 14-18 par exemple, ou le spectacle de terrorisme aujourd’hui, pour provoquer ce que les journaux d’aout 1914 appelaient "l’union sacrée", mais que les révolutionnaires ont toujours appelé collaboration de classes. Si le prolétariat est plus fort que la bourgeoisie, ce n’est pas seulement parce que la communication est supérieure à la division, c’est aussi parce que si les ouvriers peuvent se passer des patrons, les patrons, eux, ne peuvent pas se passer des ouvriers !

Mais, comme celui qui parle de révolution sans se référer à l’histoire a dans la bouche un cadavre, je vais maintenant donner des exemples pour appuyer les quelques thèses que je viens de développer et qui, sans de tels exemples, ne seraient que pure politique-fiction.

A propos d’armes sabotées, pour appuyer son fameux discours du 30 mai 1968 disant "C’est soit les élections législatives dans un mois, soit la guerre civile tout de suite", Le Dictateur Militaire De Gaulle fit circuler des automitrailleuses dans Paris. Ce qui est dommage, c’est que les parisiens n’apprirent que bien trop tard que les dites automitrailleuses avaient été sabotées par les ouvriers d’entretien : ils avaient enlevé les percuteurs !

A propos d’armes fabriquées par les ouvriers et livrées à la révolution plutôt qu’à l’armée, on peut citer le bel exemple du 36 espagnol, où les ouvriers des armureries, connaissant avec exactitude la puissance de tir des soldats de Franco, avaient pu calculer les blindages en fonction de ces renseignements.

A propos d’alliance entre l’armée et la révolution, on peut citer la révolution qui servit d’exemple à toutes les autres et qu’on appelle la Révolution Française, et où, par deux fois, tout d’abord en 1789 pour le passage de la monarchie absolue à la monarchie constitutionnelle, et ensuite le 10 aout 1792, pour la prise du palais des tuileries et donc le passage de la monarchie contitutionnelle à la République, une très forte proportion de l’armée décida d’aider les révolutionnaires, une autre partie de rester neutre, et la plus petite partie, celle des imbéciles continuant à vouloir défendre le Roi décida que, n’étant plus assez nombreuse, il vallait mieux qu’elle rentre chez elle plutôt que de mourir pour rien. Il ne resta plus que mille garde Suisses pour défendre effectivement, c’est-à-dire les armes à la main, le Palais des Tuileries. En face d’eux, il y avait 70 000 parisiens et quelques marseillais venus là pour réveiller les révolutionnaires parisiens, venus là pour faire la révolution, et qui nous laissèrent aussi en souvenir un chant que Louise Michel chantait encore pendant la commune de paris presqu’un siècle plus tard. Je veux parler de cette Marseillaise que le pouvoir mit très longtemps à récupérer, c’est-à-dire à rendre inoffensive, et même réactionnaire, du moins quand on ne fait pas attention à ses paroles. (Tiens, il faudrait d’ailleurs que je les relise ! Et même celles de l’Internationale, d’ailleurs !)

Mais pour vous montrer qu’un tel exemple (d’ailleurs dans l’exemple ci-dessus, il y en a deux : 14 juillet 1789 et 10 aout 1792) n’est pas si rare que ça, regardez la belle révolution des œillets, au Portugal, où la quasi totalité de l’armée passa, et activement, dans le camp de ceux qui ne voulaient plus de la dictature.

Encore un exemple ? Prenons 1989 à Tien An Men, la grande place de Pékin (désolé, je ne peux pas écrire beyjin, la nouvelle transcription du chinois est fonction de la langue anglaise, alors que l’ancienne était fonction du français. Je ne comprendrais donc jamais pourquoi ceux qui écrivent et parlent en français ne continue pas à dire Pékin ou Mao tse Toung ! franchement, mao ze dong et beyjin, ça a l’air de quoi ?). Un million de chinois occupaient cette place gigantesque. Teng Siao pin (là, je sais pas comment ça s’écrit, ni en transcription française, ni en transcription anglaise !) envoya l’armée. Mais la population discuta avec les militaires qui décidèrent de s’en aller en laissant armes et bagages sur place. Les chinois décidèrent de brûler toutes ces armes et chars d’assaut ! Teng Siao Pin dû envoyer une autre armée qui réagit comme la première, puis encore une autre, etc. il en envoya ainsi plus d’une dizaine qui toutes finirent par prendre parti pour les contestataires ! Toutes ? Toutes sauf la dernière, celle commandée par un membre de la famille de Teng, et qui fut incorruptible ! Si ces imbéciles de contestataires de Tien An Men n’avaient pas été des pacifistes, ils auraient demandé aux 12 ou 13 armées qui avaient pris parti en leur faveur de rester et d’être prêts à se servir de leurs armes. Ainsi, l’armée incorruptible n’ayant aucune chance de gagner la bataille ne se serait probablement même pas déplacée. Mais au lieu de ça, ils demandèrent aux soldats qui étaient passés dans leur camp de s’en aller, et ils détruisirent leurs armes ! Ce qui fait que l’armée incorruptible les a massacrés : 100 000 morts ! Tout ça pour éviter au sang de couler ! Vive le pacifisme ! Il n’empêche : 13 armées sur 14 avaient pris le parti des contestataires.

Des exemples, toujours des exemples. il y en a trop, je ne peux pas tous les citer, il faudrait parler des marins révolutionnaires de Kronstadt qui, en 1921, se révoltèrent contre le vol de la révolution par les bolcheviks, le chef de l’armée rouge était Trotski. Mais la première armée qu’il envoya refusa de tirer sur les marins parce qu’ayant discutée avec eux, elle trouva qu’ils avaient raison. Je passe sur tout un tas de détails, et c’est bien dommage, parce qu’il y a là aussi une belle leçon à tirer, d’ailleurs comparable à celle de la commune de Paris, et qui permet de comprendre comment perdre une révolution qui pourtant aurait pu facilement se gagner. Dans les deux cas, les révolutionnaires refusèrent de prendre l’initiative quand ils en eurent l’occasion, dans les deux cas ils attendirent passivement les uns derrière leurs barricades et les autres dans leur île, que l’armée ennemie se reconstitue et vienne les massacrer. Dans les deux cas ils n’osèrent pas gagner ! Louise Michel donne 100 000 morts à Paris ! Rien que d’écrire les chiffres de tous ces morts, 100 000 à Pékin en 1989, 100 000 pendant la commune de paris, etc., j’ai les larmes qui me viennent aux yeux en pensant que certains reprochent aux ouvriers d’avoir mis trois gouttes de pollution là où le capital en met des milliards et des milliards de tonnes. Au lieu de chercher des cheveux sur la tête des ouvriers qui les ont perdus tellement ils ont des soucis, je préfère tourner mes reproches vers l’ennemi qui, lui, est vraiment sans aucun scrupule. Comme ça, au moins, j’ai un peu plus l’impression d’avoir de la conscience de classe !

Mais, trèfles de disgressions, maintenant que j’ai séché mes yeux et que j’ai fait semblant de me consoler en buvant un canon (un excellent rhum de Cuba, siete años !), à 5H56 du matin, je peux revenir à nos moutons. Bon, merde ! j’ai les yeux qui recommencent à couler ! Le canon c’est pas bon pour ce que j’ai. Le suicide, peut-être ? Non, il n’en est pas question, ça ferait bien trop plaisir à nos ennemis communs ! S’ils veulent que je meurent rapidement, il leur faudra me tuer. Sachez-le bien, si je me suicide un jour, ce ne sera pas un auto-suicide, ce sera l’ennemi qui m’aura suicidé, ce sera un assassinat ! Comme suicide, je préfère les suicides qui n’en sont pas. Par ordre de préférence : premièrement, celui à la Che Guevara ; deuxièmement, celui à la Mesrine. Je respecte aussi profondément le suicide à la palestinienne, pour moi, en fRANCE, ça donnerait : une ceinture de dynamite autour du ventre, me déplacer dans une fête où il n’y a que des salauds, que des Dassaults, et puis Boum ! plus de do ! Mais rassurez-vous, ce dernier, je ne le ferais pas, parce que les médias pourraient trop facilement le détourner au service du pouvoir en le faisant passer pour du terrorisme classique. Et puis, qui sait, ils seraient même capables de dire que j’ai été récemment converti à l’islamisme par je ne sais quel imam dont je n’aurais jamais entendu parler, comme ils l’ont fait pour Khaled Kelkal, et ça finirait par me faire une pas très belle mort ! Il n’empêche, il y a en france, selon les chiffres, entre 10 000 et 30 000 suicidés par ans ! Vous imaginez, si tous ces gens achetaient une Kalachnikov (50$ à Odessa, 5$ en côte d’Ivoire, et beaucoup plus cher en Suisse. Souvenez-vous bien que Lénine, avant de trahir la révolution sous l’impulsion de Trotski, disait : « Les capitalistes vendront jusqu’à la corde qui servira à les pendre ! » Quand à moi, je dis avec les situationnistes et avec les anciens soixantuitards que "l’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate !" Mais, je sens qu’il y a des ignares dans la salle, aussi, je me vois obligé de préciser que les bureaucrates, c’est la hiérarchie qui se prétend "communiste", qui dirigea Moscou et qui dirige encore Pékin. Quand au parti "communiste" français, je crois que ses dirigeants ne sont même plus des bureaucrates. Sont-ce des molusques ? je ne sais pas, il faudrait inventer un nouveau mot pour les qualifier. Tiens, il n’y a qu’à dire que ce sont des Hues. Allez, Hue ! Mais au fait, j’avais ouvert une parenthèse, il me faudrait peut-être finir par la refermer. D’ailleurs, de dire ce que j’ai sur le cœur, soudainement, ça va mieux) Et donc, si à partir de maintenant tous ceux à qui passent par la tête des sérieuses envies de suicide faisaient ce que je propose et s’achetaient une kalachnikov ou la volait ou … , ça ferait une sacrée armée révolutionnaire, vous croyez pas ? Il n’y aurait pas grand chose qui résisterait en face, hein ? C’est d’ailleurs bien pour ça qu’Israël, malgré ses armements ultramodernes et ultrasophistiqués financés par ses maîtres américains, a dû s’enfuir la queue basse du Sud-Liban ! vous voyez que je fini par y revenir, à nos moutons, mais à partir du moment où, au lieu de se suicider, les moutons se mettent à se procurer des armes, à partir du moment où ils se battent, ils cessent instantanément d’être des moutons ! mais j’ai un peu peur d’être en train de très mal m’exprimer, avec ce que j’écris, vous allez croire que pour être révolutionnaire, il faut être au bord du suicide. Hé bien figurez-vous que j’ai failli, du coup, m’autocensurer moi-même, m’empêcher à moi-même de vous dire ce que je pense profondément ! Mais c’est ma faute, aussi, je suis bien con, par moment, quand je m’imagine que vous n’allez pas comprendre que pour avoir envie de faire la révolution, il n’y a pas du tout besoin d’être au bord du suicide, mais bien plutôt d’avoir une furieuse envie de vivre, mais au plein sens du terme, de respirer enfin !

Bon, je voulais parler aussi de mai 68. Il faut bien en venir là, puisqu’en fRANCE, depuis cette année là, l’histoire n’a plus été capable d’aucun orgasme un peu grandiose ! Hé bien, souvenez-vous de la " fuite à Baden Baden "du Dictateur Militaire nommé Général De Gaulle, qu’y avait-il donc de si important, à Baden baden, pour qu’en pleine crise le grand chef aille s’y réfugier quelques temps ? C’est tout simple, il y avait la légion française commandée par le général Massu ! Mais pourquoi donc Nôtre Général tant aimé ("10 ans, ça suffit !") a-t-il donc été là-bàs ? N’y avait-il pas, en fRANCE, de bons soldats prêts à le servir ? Hé bien non, justement ! Les bons soldats en question s’en sont posés, des questions, quand ils ont vu leurs frères, leur sœurs, leurs pères, bon je vais pas passer toute la famille, mais ils y ont vu aussi leurs amis, sur ces barricades dont je n’ai pas encore écrit le nom dans ce paragraphe. Et surtout, ils leur ont demandé, à tous ces gens qu’ils aimaient : « Mais qu’allez-vous donc faire là ? » Et des réponses, ils en ont eu tellement, et des tellement convainquantes, que quand le Général de Gaulle a demandé aux officiers résidant sur le sol de fRANCE : « Vos soldats accepteront-ils de tirer sur les manifestants ? » tous les officiers sans exception ont répondu : « non ! ». Et même pire : quand de Gaulle leur a demandé, "Mais vous, mes chers officiers, vous accepteriez bien d’en donner l’ordre, n’est-ce pas ? » Hé bien, ils ont répondu "non". Alors, comme le raconte fort indiscrètement ce cher général Massu, de Gaulle est allé se faire réconforter à Baden Baden, où il a pu vérifier que, malheureusement pour nous, les légionaires de Massu, résidant à Baden Baden, en pays Allemand, n’ayant donc à peu près aucune possibilité de communication avec l’extérieur pour cause d’absence de langue commune, étaient restés totalement coupés du mouvement social. Massu lui a dit : « N’ayez pas peur, mon général, mes troupes comme mes officiers sont restées fidèles, tout le monde tirera ou donnera l’ordre de tirer ! » Ça montre bien qu’une fois de plus, il n’y eut que très peu de soldats pour prendre parti contre le mouvement révolutionaire !

Je ne vais pas beaucoup parler de la tentative récente de révolution albanaise, puisque j’en ai déjà parlé dans le journal où j’ai déjà dit que tous les soldats albanais à quelques très rares exceptions près ont pris activement parti pour la révolution et lui ont livrées toutes les armes qu’ils ont pu, à tel point que la fameuse Europe, dont on nous rabat tant les oreilles, a dû, pour essayer d’éteindre cette révolution tentée par les gueux d’Albanie, envoyer là-bàs 6000 soldats commandés par les italiens, dont 1 000 soldats français, sans qu’aucun français ne s’insurge, à ma connaissance, contre un tel fait ! Ça justifie bien, je crois, que j’écrive le mot fRANCE avec un petit "f" et un grand "RANCE" ! D’ailleurs, lesdits soldats français, on ne nous a toujours pas dit qu’on les avait rapatriés ! je crois donc qu’ils sont toujours là-bàs ! il serait peut-être encore temps de réagir. mais de toute façon, comme ce ne sont pas 6 000 pauvres soldats pas motivés du tout qui peuvent éteindre la révolution de toute une population, il a fallu inventer, et cette fois-ci d’une façon encore plus internationale, une guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie pour essayer d’éteindre cette révolution albanaise qui s’était plus ou moins déplacée au Kosovo. Pour plus de précision, déplacez-vous sur le journal, et il y a aussi des interventions qui en parle en AG. N’empêche, une fois de plus, l’armée de tout un pays, est passée dans le bon camp !

Mais, à propos d’armée qui passe dans le bon camp, je vous ai gardé le meilleur pour la fin. En 1963, après avoir obtenu son baccalauréat de philosophie-lettre, jugeant que l’armée serait amenée à jouer un rôle de premier plan dans la bataille pour l’émancipaton, Kadhafi entra à l’Académie militaire de Benghazi. Il fit tant et tant de propagande dans l’armée qu’il la retourna toute entière. A tel point que dans la nuit du 30 aout au 1° septembre 1969, la révolution lybienne put se faire en deux heures sans que coule une seule goutte de sang ! Qui dit mieux ? Et si la télé nous dit tant de mal de Kadhafi, c’est certainement parce que justement, pour sa révolution, il n’a eu besoin de tuer personne. C’est aussi, sans doute, parce que dès le lendemain les salaires avaient été multipliés par deux et les loyers divisés par deux. Mais bien sûr, c’est aussi, parce que, quelques années après, réussissant plus ou moins l’union des pays vendeurs de pétrole, il réussit à faire en sorte que l’occident soit obligé de l’acheter à un prix un peu plus correct ! Et d’ailleurs, Kadhafi sert bien la compagnie d’aviation Boeing : en effet, il revient bien moins cher d’accuser Kakhafi de terrorisme à chaque accident d’avion que de financer la sécurité ! Pour confirmer mes dires, j’ai entendu à France-Info, que maintenant que Kadhafi avait pu prouver qu’il n’y était pour rien, dans l’histoire de Lokerby, Boeing disait que finalement c’était l’Iran. En tout cas, c’est sûrement pas la faute au fait que le propriétaire de Boeing ne veut pas payer les frais d’entretien de ses avions !

Bon, vous voyez, les problèmes militaires qui pourraient se poser à la révolution ne me font pas vraiment peur : on a une langue pour parler ! C’est ça, notre arme favorite. Et on n’a pas besoin d’inventer des trucs inimaginables pour convaincre les soldats de passer dans notre camp, il suffit de leur faire part de ce que nous subissons tous les jours, puisque comme cela a été si souvent dit : « Seule la vérité est révolutionnaire ! »

Mais, me direz-vous, quand les soldats refusent de parler avec nous, ou quand ils ne parlent pas la même langue, quand ils restent nos ennemis. Hé bien, justement, nous avons un exemple récent : Israël a dû quitter le Sud-Liban parce que "El pueblo, unido, jamas sera vencido !" ("Le peuple uni ne sera jamais vaincu") mais il me faudrait, pour être un peu sérieux malgré l’heure qui passe et que malheureusement, il faut bien que j’aille me coucher, et que je ne peux plus faire autrement que de faire trop vite, parler des exploits des cubains, et de che guevara en particulier, mais vous n’avez qu’à lire le bouquin de Jean Cormier sur ce sujet. Il est vraiment excellent ! De toute façon, le plus bel exemple d’une défaite militaire internationale du pouvoir reste le Vietnam. Et si cette révolution est aujourd’hui un peu pas bien, ce n’est pas à cause d’un problème militaire. Car, militairement et malgré leurs faibles moyens, ils ont vaincus successivement la fRANCE puis les USA, en provoquant, d’ailleurs, un tel mouvement de soutien à leur cause dans le monde entier qu’il faillit bien renverser le capitalisme tout entier !

Bon, il est 8 h 33 du matin, et je devrais maintenant, après vous avoir montré que d’un point de vue militaire, nous n’avions rien à craindre, vous montrer aussi que d’un point de vue organisationel, la meilleure organisation, c’est la commune pour parler parisien, le soviet pour parler russe, ou la coordination pour parler moderne. Et en effet, quand les combattants savent et pourquoi ils se battent, et pourquoi ils se battent de telle façon plutôt que de telle autre, quand ils le savent parce que ce sont justement eux qui ont pris toutes les décisions essentielles en assemblée générale, alors ils sont certainement bien plus motivés pour partir au combat que quand ils sont seulement des pions qui ne vont au combat que parce qu’ils sont payés, ou pire parce qu’ils n’ont pas le choix ! Mais que ceux que je n’ai pas convaincus en si peu de lignes aillent voir les explications cinématographiques de Stanley Kubrik dans son Spartakus.

Pour conclure, je dirais que si nous commençons par nous déshypnotiser les uns les autres, etc. (do n’a pas le temps de faire la liste : ll faut que do fasse dodo !) alors, nous vaincrons ! Je vous jure que le principal problème n’est pas militaire, mais théorique. Vive la thc !

 

HASTA LA VICTORIA, SIEMPRE !

[Note de do du 13 aout 2005 sur Kadhafi : Bien entendu, depuis ce texte qui date de juillet 2000, les choses ont changées ; l’impérialisme a décidé de faire à nouveau porter les tords sur la Lybie. Ainsi, tout comme une personne torturée admet assez facilement des crimes qu’elle n’a pas commis, sous la pression d’un terrible embargo, la Lybie a fini par "accepter" d’indemniser les familles de ses prétendues victimes. Vous pouvez aller lire aussi cet article du Monde Diplomatique sur « Les preuves trafiquées du terrorisme libyen » :

 

http://www.monde-diplomatique.fr/20… ]

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article3082

 

 

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Voir aussi :

 

 

Le rôle contre-révolutionnaire des défilés militaires du 14 juillet

 

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