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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 23:55

 

La Révolution sociale au 21ème siècle, voie et viabilité…

Changer le représentant du pouvoir d’État, voter pour les élus des partis de l’échiquier politique dans le système socio-économique pervers et de corruption, ces mêmes partis relevant tous du même ordre idéologique sans en avoir l’air, qui appliquent et appliqueront toujours les mêmes politiques avec de légères nuances et variantes au service de la même ploutocratie, n’est strictement rien, ne rimera jamais à rien qu’au retour cyclique de l’horreur. L’horreur des mêmes injustices qui changent de masques pour ne pas changer de visage. Il faut donc plus que changer de parti, il faut changer de société. CLM

Les mouvements populaires dits d’indignation en Europe, des portugais aux espagnols en passant par les grecs, manifestent le grand malaise sociopolitique du à une économie injuste, aujourd’hui aggravée par la crise, qui, toutefois, est de fait, le même et sempiternel malaise du capitalisme aussi bien marchand que financier, ce système qui se renouvelle par crises successives à travers son histoire. Ces mouvements d’indignations plus que louables puisqu’ils expriment un désaveu des politiques appliquées et le refus des misères et difficultés déterminées, infligées par l’incurie et l’immoralité de la finance imposée par les riches et les politicards à leur service qui ont provoqué ladite économique planétaire, tout en laissant naturellement augurer de mille bouleversements non seulement au cœur des États en question mais aussi à l’échelle de l’application de l’Économie politique capitaliste dans le monde, sont et resteront néanmoins non révolutionnaires parce que sans moyens d’infiltration des structures, sans capacité de pénétration des institutions-clés du pouvoir et surtout sans réelle péremption sur le mode systémique de l’économie et de la finance. C’est donc avec dépit, sans vouloir jouer les briseurs d’extase, que je refuse de parler de révolutions populaires à l’horizon ! Ma plus grande préoccupation - connaissant la vertu cynique des profiteurs du capitalisme, de survivre voire de vivre de crises successives sans se dissoudre mais en s’adaptant par remaniement de l’idéologie grâce à leur mainmise sur toutes les ressources matérielles et structurelles nécessaires à la vie sociale. On se rappelle les keynésiens et l’avènement de l’État Providence contrant le socialisme, prévenant la révolution par le décor et les miettes ! C’est précisément le risque que courent les mouvements dits « Indignation » cette réponse des masses et des sociétés civiles à la crise actuelle, risque sérieux que tout cela ne débouche sur un autre épisode d’adaptation capitaliste récupératif, une nouvelle ironie des forces révolutionnaires. D’autant plus qu’aujourd’hui les moyens techniques et technologiques de manipulations idéologiques et de simulation de changement, sont encore plus immenses qu’ils ne l’aient été aux siècles précédents. Car le ver dans le fruit du socialisme (pour la faible part de celui-ci qui ait jamais été appliqué) aura été sa volonté d’être juste, sans classe et égalitaire, refusant l’existence d’une classe dominante mais se privant malheureusement de producteurs de ressources et de biens pour que l’État et la Nation soient prospères. Nous voyons que la faillite économique de ces pays, vient en partie (mise à part leur boycott, persécution et freinage par le capitalisme mondial) de ce qu’ils n’ont pas eu un secteur privé pouvant faire prospérer le pays et surtout, faire fonctionner économiquement la société lorsque faillit pécuniairement l’État. Comme si, tant que la révolution socialiste sera minoritaire par le petit nombre d’États y souscrivant sur le globe, et que la grande majorité des États sera capitaliste, les pays révolutionnaires risqueront facilement d’être faillis sans aucun secours ni alternative que de tomber sous la férule de l’économie de marché la plus féroce. Car faute d’autres sources de ressources économiques internes en dehors de l’État lui-même privé de production et d’alliés, vu que c’est un système d’État-Société, le conditionnement d’aide de la majorité internationale capitaliste ennemie, le forcera l’État de retomber dans le giron infâme et dénoncé injuste du capitalisme.

Il faut vraiment penser sérieusement la nouvelle idéologie alternative au capitalisme jusque là connu et surtout, structurer la praxis nouvelle pour la rendre viable une fois établie. Un travail immense, sans fausse orthodoxie et sans sensiblerie - dépassant l’émotion révoltée et les hystéries de « révolutionnaires livresques » criant stupidement le respect strict du marxisme littéral - vers la reconception de la révolution au vingt et unième siècle, est à entreprendre.

Pour la constitution d’un « braintrust » mondial des peuples indignés.

Je sais que l’idée d’un groupe qui coifferait l’excellent et prometteur mouvement des indignés, doit faire déjà sinon peur à certains, à tout le moins, provoquer des réticences et du scepticisme au regard des récupérations à travers l’histoire, des mouvements, par de faux révolutionnaires ou des extrémistes et activistes aveuglément révoltés, inaptes à comprendre et mesurer les limites et possibles pour arracher à ceux d’en face, tout ce qu’il est possible de leur prendre, tout en programmant méthodiquement l’avancement de la victoire par le remplacement du système ambiant sans courir à l’aventurisme impondéré. Cela, c’est pour clairement dire que l’on n’ira nulle part avec les pertinents mouvements de mobilisation ponctuels combien dignes des indignés, si ces mêmes indignés et le reste de la société acceptent encore à écouter la logique du Fmi expliquant l’incontournabilité des mesures d’austérité sur fond de propagande de la presse et des gouvernements quels qu’ils soient de l’ordre actuel. Les mouvements n’iront nulle part si les mêmes indignés et la société continuent de fonctionner dans les rouages du même système et de ses institutions, de son mode de vie imposé sans le chambarder en le rendant définitivement caduc par une désobéissance civile active bloquant pacifiquement mais imparablement toutes les institutions-force qui font fonctionner le système, tout en imposant sans violence mais implacablement et fermement le change souhaité, l’alternative désirée. Il faut tout faire autrement et le peuple et les indignés doivent l’exiger, et ce, sans tomber dans l’orthodoxie livresque et théorique non viable. Il faut une direction tant mobilisatrice que structuratrice de l’Indignation généralisée pour la rendre féconde c’est-à-dire révolutionnaire, capable de renverser le statu quo et de modeler une autre société économiquement fonctionnelle pour l’amélioration sensible de la condition humaine et populaire à l’échelle planétaire. Il faut être capable de renversement et de substitution viable.

Il n’y a pas de révolution sans, sinon de fondement théorique ou tout au moins, de base idéelle-précise et une action structurée pragmatique envers et contre le système établi. Il n’existe pas d’aléa révolutionnaire, la révolution passe par une assumation minutieuse et rationnelle du nouveau à établir. C’est une substitution à l’ordre systémique en place, substitution structurée et structurelle qui ne se peut faillir sur aucun point sinon, c’est la débâcle.

Pour l’heure, gageons que les penseurs capitalistes, tout aussi brillants que forts vu que les manettes institutionnelles sont entre leurs mains, vont jouer comme toujours au yoyo conjoncturel et la « pseudo-histoire » avec les peuples, leur cédant un peu pour éviter trop de colères puis resserrant les boulons comme cette alternance moqueuse des partis jouant à un moment au capitalisme dit à visage humain puis au libéralisme dur des années 1980 et suivantes avec les larbins du bourgeoisisme dur tels Reagan-Bush-Thatcher et leurs suivistes un peu partout au monde. Libéralisme qui a d’ailleurs abouti aux abominations financiaristes des années 1990 et à tout le délire financier néolibéral du début des années 2000 après la chute du rival idéologique soviétique. Ainsi, le monde, les peuples sont à la merci des aléas et conjonctures gérées aux humeurs des politiciens conseillers par les « rois » de la finance et de la spéculation, selon que ceux-ci soient dans un temps confortable on non pour leurs pires méfaits. D’ailleurs déjà, on sait que les ploutocrates comme les banquiers et les financiers ont renoué avec le grand profit pour la plus grande jouissance et débauche des prédateurs et charognards pérennes de l’économie...

Prendre le contrôle des structures du pouvoir et Refonder l’économie politique pour que la politique économique des États soit par et pour la nation, c’est-à-dire pour tous ceux qui composent le peuple gouverné par l’État, et non pour quelques oligarques, n’est-ce pas là, le vœu et l’action inhérente à toute révolution sociale vraiment juste !?


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

 

 
 
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