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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 23:48

 


Les électeurs américains peuvent exiger la liberté pour les Palestiniens

 

En réponse à l’attaque mortelle d’Israël contre la Flotille de la Liberté en route pour Gaza, plus de 800 personnes ont le mois dernier investi le port d’Oakland, le sixième en importance aux Etats-Unis. 

Le résultat a été un blocus historique d’un grand cargo israélien pendant 24 heures. À travers le monde, les dockers et les militants se sont engagés dans des actions similaires. En Suède, le syndicat des dockers a boycotté toute une semaine des bateaux et des containers israéliens, avec pour effet le blocage de 500 tonnes de marchandises à destination ou en provenance d’Israël.

Le syndicat des dockers de Turquie, Liman-Is, a annoncé que ses affiliés refuseraient de s’occuper des bateaux israéliens. En Afrique du Sud, les dockers de Durban ont bloqué les bateaux israéliens en février 2009 en réponse à la guerre d’agression longue de 22 jours lancée par Israël contre la bande de Gaza. L’union des travailleurs municipaux sud-africains a annoncé le mois dernier son intention de déclarer toutes les municipalités sud-africaines « zones libres de l’Apartheid israélien. »

Le message véhiculé par toutes ces actions courageuses dans le monde entier était clair : il ne fallait plus permettre à Israël d’agir en toute impunité. Israël devra rendre des comptes, selon les principes universels des droits de l’homme.

La vague mondiale de protestations contre l’attaque israélienne dans les eaux internationales et le meurtre d’au moins neuf militants - dont un ressortissant turco-américain - s’accompagne d’un dégoût croissant face aux doubles standards que le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés appliquent à Israël. Ses actions persistantes en dehors de toute loi, compromettent l’image des Etats-Unis dans le monde, et il devient plus difficile que jamais de justifier les crimes israéliens sans nuire à nos rapports avec d’autres pays alliés. Et plus important, ce soutien aveugle aux politiques israéliennes génère une forte opposition à la base qui s’exprime en grande partie par la campagne mondiale pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions [BDS] contre Israël.

Ce mouvement applique lui-même ce que les gouvernements n’ont pas fait : obliger Israël à rendre compte de ses crimes. Le refus des dockers de s’occuper des bateaux israéliens fait partie de ce puissant mouvement et vient en réponse à l’appel lancé en 2005 par la société civile palestinienne.

D’autres initiatives comprennent des campagnes pour le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des compagnies facilitant des crimes de guerre israéliens, et l’isolement culturel afin de ne pas divertir l’Apartheid israélien, comme l’a démontré l’annulation des concerts en Israël par des artistes renommés comme Elvis Costello et Gil Scott-Heron.

Hélas, le dernier massacre commis par Israël n’est pas une surprise, mais constitue plutôt une aggravation dans l’abus de pouvoir israélien, tandis que le monde considère ses crimes avec un œil aveugle.

En 2003, puis à nouveau en 2007, j’ai été chassée du Congrès américain après avoir été prise pour cible par le lobby pro-israélien dans ce pays pour avoir osé rompre avec les pratiques politiques habituelles en pensant réellement que la déclaration universelle des droits de l’homme s’appliquait à tous les êtres humains, y compris les Palestiniens. Cette première expérience m’a fait découvrir la véritable image et la brutalité des défenseurs d’Israël dans ce pays, ainsi que le silence imposé à ceux qui protestent.

En décembre 2008, j’ai rejoint des militants à bord du bateau le Dignity, afin d’essayer de briser le siège de Gaza. Nous avons quitté le port de Chypre pour Gaza, transportant des fournitures médicales qui font gravement défaut, parmi d’autres nécessités. Lorsque nous sommes arrivés dans ce qu’Israël appelle « une zone militaire fermée », la marine israélienne nous a attaqués. Notre bateau a été défoncé, mis hors d’état de fonctionner puis forcé à rejoindre le Liban plutôt que de pouvoir délivrer l’aide à ceux qui sont dans le besoin en raison de l’attaque violente de 22 jours [opération Cast Lead] par Israël contre Gaza [décembre 2008-janvier 2009].

En juin 2009, j’ai à nouveau tenté de fournir des approvisionnements humanitaires à Gaza par bateau et la marine israélienne, dans les eaux internationales, a lancé un abordage et a kidnappé 21 d’entre nous, puis nous a emprisonnés dans une prison israélienne pendant sept jours. Malgré les parallèles avec l’attaque récente contre la Flottille de la Liberté, mon propre gouvernement a complètement négligé ces actions illégales et les médias ont délibérément trompé le public, comme c’est trop souvent le cas.

Toute ceci a un parallèle historique indéniable avec la lutte contre l’Apartheid sud-africain - ce dont nous devons tout apprendre. Le régime de ségrégation bénéficiait d’un large appui des gouvernements occidentaux, et ce n’est qu’en 2008 que les Etats-Unis ont abrogé, en traînant des pieds, les restrictions imposées à Nelson Mandela dans ses voyages. Lui aussi avait été diffamé pour s’être levé pour les droits des personnes de couleur.

En 1963, juste quatre ans après que le mouvement contre l’Apartheid ait vu le jour, les dockers danois ont refusé de décharger un bateau contenant des marchandises sud-africaines et les travailleurs suédois ont suivi le mouvement. Les dockers de la baie de San Francisco, et plus tard ceux de Liverpool ont également refusé de décharger les marchandises sud-africaines.

Le mouvement palestinien pour le BDS qui vise à mettre un terme à la discrimination en Palestine, est inspiré par la lutte sud-africaine anti-apartheid. L’appel de la société civile palestinienne pour le BDS a été entendu par des milliers de personnes de conscience partout dans le monde. Le boycott des dockers d’Oakland fait revivre des souvenirs d’un temps où nous n’osions pas nous taire et où nous avions refusé d’être complice des crimes américains au Vietnam, de la ségrégation dans le sud des États-Unis, et de l’Apartheid en Afrique du Sud.

La lutte pour la liberté et la justice pour le peuple palestinien est devenu l’épreuve décisive de notre époque (la bande de Gaza est devenue aujourd’hui un test pour notre morale universelle et notre humanité commune).

Le Congrès américain a imposé en 1986 un boycott complet de l’Apartheid en Afrique du Sud, à une époque où le mouvement de boycott dirigé par les citoyens dénonçait la collaboration du gouvernement des États-Unis avec un régime raciste impossible à tolérer. Israël continuant à commettre des massacres et les citoyens de conscience réagissant avec de plus en plus de vigueur pour isoler ce qui est maintenant un Etat paria, le gouvernement américain sera contraint d’adopter une position similaire.

J’ai été attaquée et exclue du Congrès parce que je crois à la justice et à la paix. Ce n’est qu’une question de temps avant que les électeurs prennent conscience de ce que j’ai subi, en leur faisant clairement comprendre que les élus responsables de politiques qui collaborent avec ce partenariat inconditionnel des Etats-Unis avec Israël, seront exposés comme une honte. Et il faudra faire clairement comprendre aux responsables politiques que ce comportement honteux ne peut pas durer, car ceux qui collaborent avec l’injustice seront chassés de leurs postes par le peuple.

Lorsque ce moment arrivera, les Palestiniens auront enfin justice et ils pourront vivre librement dans leur patrie.



(JPG)

* Cynthia McKinney est ancien membre de la Chambre des Représentants des États-Unis, candidate à la présidence en 2008 pour le Parti Vert, et militante des droits humains.

The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http:// electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Naguib

Alter Info l'Information Alternative


Auteur : Cynthia McKinney - Source : Alter Info

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14512#14512

 

 

 

 

Même le Président du CRIF s'en émeut !

 

Il faut redorer le blason du sionisme ...

 

 

Dans un article paru dans le Jérusalem Post du 12 juillet 2010 (quotidien israélien), Prasquier, Président du CRIF se lamente sur l’indifférence de l’opinion publique française vis-à-vis du prisonnier de guerre israélien Guilad Shalid.

 

              Malgré le battage médiatique orchestré par le CRIF autour du « franco-israélien » détenu par le Hamas, les Français ne semblent pas se sentir très concernés par ce « binational » dont la seule et vraie « patrie » est Israël. C’est d’ailleurs en Israël, alors qu’il servait Tsahal qu’il a été fait prisonnier et non pas en France, comme soldat de l’armée française. Prasquier constate la « délégitimisation » de l’entité sioniste auprès des Français. Comme il est loin le temps où tous les mensonges de la propagande sioniste passaient comme une lettre à la poste ...

 

              Aujourd’hui, sionisme et Israël riment avec spoliation de terres, avec purification ethnique en Palestine, colonisation, Mur de la Haine et assassinats de dirigeants palestiniens à l’étranger. En France, le symbole du sionisme c’est le CRIF avec une classe politique aux ordres de ce lobby sioniste. Ce sont les milices du CRIF (Bétar et LDJ) qui font leur loi avec la plus totale complicité de l’Etat. Tout cela est de plus en plus clair pour la majorité des Français et on comprend aisément qu’il ne soit pas facile de les mobiliser pour une cause aussi injuste que le sionisme et Israël.

 

              Richard Prasquier propose par conséquent, une « reconquête » de l’opinion française même s’il précise que cela sera lent et difficile. Et il propose d’utiliser ce qu’il appelle des « passerelles », qui en bon français signifient trouver les arguments adaptés à ceux que l’on veut convaincre. Bref, pour trouver des défenseurs d’Israël, on dira aux Français ce qu’ils veulent entendre. Aux religieux, on parlera des valeurs universelles du judaïsme. Aux islamophobes, on présentera le sionisme comme un rempart à l’Islam. Aux progressistes, on fera visiter le dernier kibboutz. Et enfin aux  ambitieux, on fera comprendre opportunités de carrière qui s’offrent à eux s’ils sont du côté du lobby. 

 

              Par ailleurs, l’ennemi est tout désigné, il s’agit du « radicalisme islamique », autrement dit tous ceux que le sionisme désigne ou désignera comme tels. L’objectif du sionisme en France est en effet de cibler un ennemi suffisamment vague et terrifiant, pour cristalliser toutes les peurs, tous les fantasmes et toutes les haines.         

 

              La perte de la légitimité d’Israël cause bien des soucis à tous ces sionistes installés en France. Et cela se comprend aisément,  quand on sait que désormais la disparition de l’entité sioniste n’est plus un sujet tabou : la CIA en parle, et en Europe centrale on évoque le retour des colons.

             

Voilà pourquoi,  il faut s’attendre à une offensive sioniste sur le sol français. Cette offensive sera à la fois « culturelle » (invitations à des colloques…) et, si nécessaire, musclée : la provocation des voyous de la LDJ devant l’ambassade d’Iran et les menaces contre M. Dieudonné ne sont peut-être que le prélude à d’autres actions… Le sionisme a toujours su utiliser les divisions de ses ennemis.

 

(..)

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/il-faut-redorer-le-blason-du-sionisme-0467.html

 


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