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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 05:53

 

http://louisvandeskelde.biz/?p=19846
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Le drame européen

L'impasse est totale
avec une Grèce en plein chaos,
avec un Président français déterminé à affirmer sa différence
face à l'Allemagne conquérante, colosse reposant cependant
sur les pieds d'argile d'une pauvreté croissante :

2 visions de l'Europe : L'Allemande (austérité) et la française (la croissance). La politique d'austérité détruit la croissance. L'Allemagne ne transigera pas sur le Pacte budgétaire qui paralyse la politique économique.

On va nécessairement vers un clash aux conséquences incalculables d'autant que (..) "le chaos politique en Grèce, entre paralysie et rejet du plan d'austérité par une bonne partie de l'électorat, risque de faire voler en éclats ce bel ordonnancement. Pas d'état de grâce pour Hollande sur la scène européenne." (http://www.lepoint.fr)

Pour sortir de l'impasse, "il faut sortir de l'euro, sortir de l'Europe" (François Asselineau)

Le courage de l'audace, l'Islande et l'Argentine l'ont eu. Pourquoi pas nous ? 

Eva

 

 

 

Les Grecs votent (de peu) pour l’euro austérité

Posted: 08 May 2012 01:28 AM PDT

 

Dimanche, nous n’étions pas les seuls à être appelés à voter. Après les ratés honteux de l’automne, c’était le tour des Grecs pour des élections législatives anticipées. Malgré la très forte poussée des partis opposés aux plans européens, les partis qui y sont favorables restent légèrement majoritaires.

Un bouleversement politique

En introduction, je vous conseille le papier très fouillé du blog Mes élucubrations, qui propose l’analyse la plus complète que j’ai pu trouver sur cette élection. Il y a trois ans, les socialistes du PASOK de Papandréou avaient battu le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND). Mais la grave crise économique que traverse le pays, et le choix de rester dans l’euro avec des plans d’aide aux créanciers a imposé un gouvernement d’union nationalel’automne dernier.
Le gouvernement socialiste avait été remplacé par le gouvernement technique de Papademos, rassemblant la quasi-totalité des partis au Parlement (PASOK, Nouvelle Démocratie mais aussi le LAOS d’extrême droite). Devant le désastre économique que traverse le pays, ces partis ont été très largement sanctionnés lors du scrutin de dimanche. C’est ainsi que le PASOK et ND, qui réunissaient 77% des suffrages en 2009, en ont obtenu moins de la moitié cette fois-ci.
ND a obtenu 19% des voix et 109 sièges. Le PASOK s’effondre avec 13% des voix seulement, devancé par SYRIZA, un parti proche du Front de Gauche, et opposé au mémorandum européen, qui dépasse 16%. Suit le nouveau parti de droite Grecs Indépendants, opposé au mémorandum (issu d’une scission de ND), avec 10%. Puis vient le Parti Communiste KKE, avec 8%, le parti néonazi l’Aube Dorée, avec 7% et enfin le DIMAR, un parti de gauche entre le PASOK et le SYRIZA.

L’impasse de l’euro
 
Toute la question est de savoir comment va s’organiser le gouvernement de la Grèce. Les partis qui soutiennent le mémorandum européen sont encore majoritaires à l’Assemblée Nationale puisque ND et le PASOK ratent la majorité absolue pour un seul siège et qu’ils pourraient éventuellement s’entendre avec la Gauche Démocratique du DIMAR. Mais les deux premiers ont annoncé qu’a priori, ils ne gouverneraient pas ensemble donc l’incertitude continue à régner à Athènes.
Il est probable à court terme que la Grèce continue à appliquer les politiques absurdes demandées par la troïka, d’autant plus que les éléments rebelles des deux anciens grands partis sont allés dans de nouveaux groupes. Du coup, le supplice de l’euro pourrait se poursuivre, ce qui est proprement effarant étant données les immenses souffrances infligées au peuple grec pour rester dans la zone euro. Bref, le pays suit la voie de l’Argentine, en tardant à sortir de sa camisole monétaire.
Pourtant, de plus en plus d’économistes soulignent que le maintien dans la zone euro est une calamité économique. Patrick Artus a récemment expliqué que la baisse du taux de change (et donc, la sortie de l’euro pour la Grèce) était largement préférable à une dévaluation interne par la baisse des salaires. Malheureusement, une majorité des Grecs ne veulent toujours pas dire non à l’Europe et acceptent encore l’euro austérité, mais cela ne devrait pas durer.
Même si ce résultat est décevant, notamment pour le peuple grec, qui aurait besoin de passer à un plan B, la très forte avancée des partis opposés au mémorandum européen est porteuse d’espoir pour l’avenir. Malheureusement, une somme énorme de souffrances aura été imposée, pour rien.
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Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
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