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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 01:39

Alors, Euro ?  , les marchés sont rassurés ? Eh bien non, pas tant que çà !

 

Voici un feuilleton sur la crise qui ne passera pas sur les médias aux ordres de l'Union pour une Minorité de Privilégiés (UMP).

 

Lâchez donc TF1, M6, la presse D'assault et leurs pâles imitateurs qui entonnent enthousiastes le même "Vive la crise", vive l'austérité, chanté par Libération en 1984:

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...et surtout ne ratez pas :

 

 

UN FEUILLETON POUR AIDER À COMPRENDRE ET MAÎTRISER LA CRISE DE L’UNION EUROPÉENNE

 

Source : http://www.m-pep.org/

 

Il fallait commémorer dignement le cinquième anniversaire de la victoire du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen. Conformément à sa démarche d’éducation populaire et de repolitisation de la population, le M’PEP a donc décidé de décrypter et d’essayer de rendre accessible au plus grand nombre les ressorts de la crise de l’Union européenne et les solutions à envisager pour y mettre un terme, au moyen d’un feuilleton qui devrait compter une douzaine d’épisodes. Car il se dit et s’écrit n’importe quoi à propos de cette crise. Les grands médias manipulent, beaucoup d’ « experts » enfument, et le citoyen de base peine à s’y retrouver. La situation peut être parfaitement contrôlée si un certain nombre de mesures sont prises dans les pays concernés, et donc en Grèce, en France ou ailleurs.

Deux conditions sont à réunir pour y parvenir : des luttes sociales d’une ampleur et d’une radicalité encore inconnues – à situation exceptionnelle luttes exceptionnelles -, et l’accession au pouvoir de gouvernements réellement de gauche. Les analyses et propositions formulées par le M’PEP ont pour ambition de contribuer à stimuler et à préciser les objectifs des luttes sociales immédiates et à alimenter la construction d’un programme de gouvernement vraiment de gauche qui fait défaut aujourd’hui.

Si la Grèce était une banque, il y a longtemps que l’Union européenne et le FMI l’auraient « sauvée » ! Le peuple grec, et bientôt tous les autres peuples membres de la zone euro et au-delà, sont victimes à la fois du système financier international (la crise de la dette privée des subprimes), de l’Union européenne (UE), des dirigeants des pays membres de l’Union européenne, de leurs propres gouvernements (socialistes pour les Grecs, les Espagnols et les Portugais) et du Fonds monétaire international (FMI). Voilà les adversaires à désigner clairement et à combattre.

La situation à la fin du premier semestre 2010, au moment où ce texte est écrit, comme dans toute période de crise, peut susciter des réactions opposées. D’un côté, les forces les plus obscures des sociétés peuvent se déchaîner. Ce sont les forces mues par les instincts les plus vils et les plus bas, de la haine, du racisme, de la xénophobie, du nationalisme, de l’extrême droite. Ce sont les forces de la déraison et de l’irrationnel. C’est le fond de cuve des sociétés qui se met à faire surface. Depuis des années ces forces gagnent du terrain en Europe et en Europe seulement, au fur et à mesure que les dirigeants politiques de l’Union européenne étalent leur impuissance, leur suffisance et leur vanité. On pourrait se demander, tant les décisions prises par ces dirigeants apparaissent souvent aberrantes, si cette impuissance est réelle ou volontaire. Et si, par conséquent, l’écrasement des peuples et l’instauration d’une forme de dictature eurocrate est vraiment leur ambition.

Si les classes dirigeantes européennes avaient pu éviter la crise de la Grèce, qui est devenue la crise de l’euro pour se transformer en crise de l’Union européenne – avant de devenir peut-être la nième crise financière internationales – elles l’auraient fait. Car cette crise menace la stabilité et le niveau des profits de certains agents du système (les banques notamment) et nuit à la crédibilité de tout le système. L’appel à l’aide du Fonds monétaire international est également une preuve d’impuissance, certains oligarques européens auraient préféré s’en passer puisque ce recours établit la preuve que le système de Bruxelles ne peut pas résoudre lui-même les problèmes européens. Les dirigeants allemands, en revanche, font partie de ceux qui souhaitaient l’intervention du FMI.

D’un autre côté, les forces progressistes, humanistes, internationalistes – les forces de la vraie gauche – peuvent gagner la majorité de la population si leurs analyses et propositions coïncident avec les aspirations des peuples et au moment historique dans lequel se trouve l’Europe. Malheureusement, le piège européen s’est refermé sur la gauche. La « construction » européenne, qui n’a été jusqu’à maintenant que la construction d’un capitalisme à l’européenne, s’est révélé être une formidable machine à diviser la gauche. Une partie très importante de la gauche politique, syndicale et associative a été neutralisée en épousant le mythe européen. Pour que la gauche redevienne la gauche, il lui faudra faire sur elle-même un effort considérable de retour au réel et de rupture avec le système de Bruxelles, sans pour autant renoncer à construire de nouvelles formes de relations multilatérales avec les pays européens et méditerranéens. À la fin du mois de mai 2010, les luttes sociales éprouvaient beaucoup de difficultés à se généraliser dans la zone euro. Quant aux gauches européennes, elles restaient divisées sur l’analyse du système européen lui-même et sur la question principale à se poser : la nécessité ou non de sortir de l’euro.

Pour essayer de clarifier ces enjeux et solutions, le M’PEP va diffuser un feuilleton sur la crise de l’Union européenne afin d’aider chacun à se faire sa propre opinion et à lutter pour des alternatives progressistes.

 

L’épisode n° 1 sera diffusé le mardi 1er juin. Il aura pour titre : «  En Grèce comme ailleurs, refuser les plans d’austérité et la remise en cause de la démocratie  ». Les prochains épisodes suivront à quelques jours d’intervalles et aborderont, pour l’instant, les questions suivantes :

  • Épisode n° 2 : Ne pas accepter les prêts des gouvernements, de l’Union européenne et du FMI car ils sont conditionnés par l’austérité.
  • Épisode n° 3 : Sortir de l’euro, rétablir les monnaies nationales, avancer vers une monnaie commune.
  • Épisode n° 4 : Dévaluer.
  • Épisode n° 5 : Renégocier la dette.
  • Épisode n° 6 : Nationaliser la politique monétaire.
  • Épisode n° 7 : Nationaliser les banques et les compagnies d’assurance, démanteler les marchés financiers.
  • Épisode n° 8 : Contrôler les changes et les mouvements de capitaux.
  • Épisode n° 9 : Organiser une relance économique, sociale et écologique basée sur un grand emprunt national servant à amorcer le financement du droit opposable à l’emploi.
  • Épisode n° 10 : Prendre des mesures protectionnistes, si nécessaire, dans le cadre universaliste de la Charte de La Havane.
  • Épisode n° 11 : Comprendre la crise de l’Union européenne.
  • Épisode n° 12 : Après les actionnaires des banques, il faut aider la gauche qui semble totalement dépassée par les évènements.
  • Épisode n° 13 : Construire une union des peuples et des nations d’Europe sur des bases de gauche.

http://www.m-pep.org/spip.php?article1698

 

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-un-feuilleton-sur-la-crise-51361655.html

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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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