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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 07:29

Paysage du Kirghizistan

http://www.routard.com/photos/kirghizistan/6540-paysage_du_kirghizistan.htm

 

Nouvelle poudrière, le Kirghizistan,

par eva R-sistons

 

 

Alerte ! Voici un pays où il y a à la fois une base militaire américaine (cruciale pour l'Afghanistan), et une base russe, sur le même territoire ! Un territoire d'ailleurs coincé entre le Sud de la Russie et le Nord de la Chine.  Et de surcroît anciennement russe, dévasté par la pauvreté et par la corruption !  

 

Par ailleurs, les Services secrets de l'Occident, comme la CIA et le Mossad, en sous-mains, tentent de destabiliser toutes les zones qui échappent à leur contrôle, tous les pays qui ont des ressources vitales pour leurs intérêts, ou qui constituent des zones géostratégiques de premier ordre. Surtout, il s'agit de contenir la puissance chinoise et la russe, tout en se rapprochant de ces pays pour, le moment venu, mieux les attaquer et installer des marionnettes dociles aux ordres des multinationales. La Politique de containment a de beaux jours devant elle ! Tout est fait pour empêcher ces deux pays d'étendre leur influence...

 

Nouvelle zone chaude, donc, à surveiller de près.  Et si l'Occident rêvait de voir le Kirghizistan devenir un nouveau Kosovo, docile, totalement soumis à l'OTAN et aux intérêts des puissances de l'Occident ? 

 

Naturellement, ces manifestations ne sont pas spontanées. Tous ces pays sont "travaillés" de l'intérieur, et les attentats "terroristes" sont en réalité réalisés sous de fausses bannières... Allons, cherchez bien, et vous trouverez derrière des agents de la CIA ou du Mossad, et... des ONG, des missionnaires évangéliques (terrorisme intellectuel), et des Ambassades aux activités très ambigues ! 

 

Et maintenant ?  Une femme a pris la tête de la République provisoire.  Le Président déchu s'accroche au pouvoir. La situation ouvre la voie à un possible conflit d'intérêts, entre Etats-Unis et Russie.  D'autant qu'une nouvelle base doit être construite par les Américains, qui commencent d'ailleurs à évacuer leurs ressortissants; Les Russes envoient des parachutistes.

 

Cela  promet encore de beaux jours... et quantité de fausses informations !  

  

 

Eva R-sistons  

 

 

carte

 

 

Histoire

Article détaillé : Histoire du Kirghizistan.

La région correspondant au Kirghizistan fut peuplée aux XVe siècle et XVIe siècle par les Kirghizes, un peuple nomade turcique originellement situé, il y a 2000 ans, dans le nord-est de la Mongolie et qui se serait d'abord déplacé vers le sud de la Sibérie entre le VIe siècle et le VIIIe siècle, puis vers la région de Touva jusqu'au XIIIe siècle. L'Islam devint la religion principale de la région vers le XIIIe siècle ; la plupart des Kirghizes sont des musulmans sunnites de l'école hanafite.

Au début du XIXe siècle, le sud du territoire tomba sous le contrôle du Khanat de Kokand. Il fut formellement incorporé à l'empire russe en 1876. La répression de plusieurs révoltes poussa un certain nombre d'habitants à émigrer vers l'Afghanistan ou la Chine.

En 1918, un soviet fut fondé dans la région et l'oblast autonome Kara-Kirghiz fut créé en 1924 au sein de l'URSS. En 1926, il devint la République socialiste soviétique autonome de Kirghizie. En 1936, la République socialiste soviétique de Kirghizie fut intégrée comme membre à part entière de l'URSS.

Lors des bouleversements politiques survenus à partir de la fin des années 1980 en Union soviétique, des élections libres furent organisées au Kirghizistan en 1991 qui virent la victoire d'Askar Akaïev au poste de président en octobre de la même année. Le pays changea de nom et devint la République du Kirghizistan en décembre 1991, tandis que Frounzé, la capitale, fut rebaptisé par son nom pré-soviétique de Bichkek en février 1991.

Après l'échec du coup d'État à Moscou qui marqua la fin de l'URSS, le Kirghizistan vota son indépendance de l'URSS le 31 août 1991. La Kirghizie adhéra cependant à la Communauté des États indépendants à la fin de la même année.

Au cours des années suivantes, le pouvoir, toujours détenu par Askar Akaïev, devint visiblement de plus en plus autoritaire. Les élections législatives du 27 février et du 13 mars 2005 furent dénoncées comme frauduleuses, particulièrement par les observateurs de l'OSCE. Des troubles débutèrent vers la fin mars qui se transformèrent rapidement dans le sud du pays en manifestations appelant à la démission du gouvernement en place. Le 24 mars, 15 000 manifestants partisans de l'opposition venus du sud du pays se heurtèrent à la police à Bichkek et prirent d'assaut l'immeuble abritant la présidence après des rumeurs faisant état de la fuite du président Akaïev hors du pays. C'est la « Révolution des Tulipes ».

Les chefs de l'opposition ont établi un gouvernement intérimaire et ont promis de mettre en place rapidement de nouvelles élections afin de prétendre à une légitimité définitive. Les luttes internes à l'opposition ont été réglées rapidement, Kourmanbek Bakiev prenant les postes de président et de premier ministre.

Kourmanbek Bakiev a ensuite remporté l'élection présidentielle organisée trois mois après le soulèvement populaire qui a provoqué la fuite de l'ancien président, Askar Akaïev. Bakiev, accusé également d'autoritarisme, et accusé de n'avoir changé que peu de choses dans le pays, est chassé du pouvoir par une nouvelle révolte populaire en 2010.

Politique

Article détaillé : Politique du Kirghizistan.

La Constitution de 1993 définit le statut politique du pays comme une république démocratique. Le pouvoir exécutif est composé d'un président et d'un premier ministre. Le pouvoir législatif est bicaméral. Le pouvoir judiciaire est composé d'une Cour suprême, d'une Cour constitutionnelle, de cours locales et d'un procureur général.

En mars 2002, des troubles éclatent dans le district d'Aksy lors de manifestations demandant la libération d'un opposant politique. La répression commandée par le premier ministre Kourmanbek Bakiev tue six personnes. Peu après, le président Akaïev accepte la démission [1] de Bakiev de ses fonctions et le remplace par Nikolaï Tanaiev. Le président Askar Akaïev lance ensuite une réforme constitutionnelle, à laquelle est conviée l'opposition et la société civile, qui se conclut en février 2003 par un référendum, vraisemblablement entaché d'irrégularités. Les amendements à la constitution transforment entre autres le parlement bicaméral en un parlement unicaméral de 75 sièges à compter des élections de février 2005.

Après les événements connus sous le nom de « Révolution des Tulipes » qui suivent ces élections, le gouvernement intérimaire promet de développer de nouvelles structures politiques et de régler certains problèmes constitutionnels. La démission forcée de l'ancien président Askar Akaïev est acceptée par la Parlement kirghiz le 11 avril 2005. Cette décision permet une nouvelle élection présidentielle le 10 juillet 2005, remportée par le président par interim Bakiev. Le nouveau gouvernement, sous la présidence de Félix Koulov, est définitivement constitué en septembre 2005.

Un an après les événements de mars 2005, une nouvelle opposition s'est structurée pour exiger la mise en œuvre des reformes annoncées à l'issue de la « révolution des Tulipes ». Elle réunit des anciens alliés de Bakiev et d'anciens partisans d'Akaïev.

Début novembre 2006 l'opposition kirghize manifeste sur la place centrale de Bichkek pour réclamer une réforme constitutionnelle réduisant les compétences du président Kourmanbek Bakiev, accusé de népotisme et de corruption. Elle réclame, en outre, l'indépendance de la compagnie de radiotélévision, et le limogeage de plusieurs hauts responsables. Les opposants et les fidèles du président Kourmanbek Bakiev sont finalement parvenus à un compromis sur la réforme de la Constitution qui rendrait les institutions du pays plus démocratiques.

Signée le 9 novembre 2006 par le président Bakiev, la nouvelle constitution instaure une république présidentielle et parlementaire. Le parlement, composé de 90 sièges, pourra approuver le gouvernement, dont le premier ministre sera nommé par le parti vainqueur aux élections, avec l'accord du président.

Cependant, dès le 30 décembre 2006, à la faveur de la crise institutionnelle ouverte par la démission du gouvernement de Félix Koulov, le président obtient des députés le vote d'une nouvelle version de la constitution lui rend plusieurs des pouvoirs concédés en novembre.

Le 29 janvier 2007, le parlement approuve la nomination par le président Bakiev de M. Azim Issabekov, ex-ministre de l'agriculture dans le gouvernement Koulov, au poste de premier ministre.

Le 29 mars 2007, le Premier ministre Azim Issabekov donne sa démission, le président kirghize ayant refusé de limoger sept personnes du gouvernement dans le but de les remplacer par des membres de l'opposition. Son remplaçant est Almaz Atambaïev, l'un des représentants du mouvement d'opposition Za reformy (Pour les réformes).

Atambaïev démissionne à son tour le 30 mars. Iskenderbek Aidaralïev assure l'intérim jusqu'aux élections législatives de décembre 2007, qui portent Igor Tchoudinov (du parti Ak Jol) au poste de premier ministre [2],[3].

Jusqu'en 2009, le président Bakiev a dirigé le pays en maintenant une relative ouverture politique, loin des normes démocratiques occidentales, mais certains observateurs étrangers classaient le Kirghizistan comme le pays le plus démocratique d'Asie centrale. Depuis 2009, on note cependant un net virage présidentialiste. La réforme de l'État conduite à l'automne 2009 a vu les ministères importants rejoindre l'Institut du président, et les autres être dépossédés d'une grande partie de leurs attributions. Maxime Bakiev, fils du président, a été nommé à la tête d'une Agence pour le développement aux pouvoirs très étendus, qui prend le pas, dans les faits, sur le Ministère de l'Économie comme sur celui des Affaires étrangères.[réf. nécessaire]

L'opposition politique et les ONG de défense des droits de l'homme sont harcelées avec une intensité croissante. Plusieurs meurtres de journalistes et d'opposants ont défrayé la chronique et provoqué les protestations de l'Union européenne. Si le Kirghizstan reste pour le moment plus ouvert que ses voisins, comme l'Ouzbékistan, qui dérive depuis des années vers la dictature policière, ou le Turkménistan qui n'en est jamais sorti, il connaît donc actuellement une dégradation rapide du climat politique. Il reste classé régulièrement parmi les pays les plus corrompus du monde[4].

Le 7 avril 2010, une violente manifestation des opposants au régime de président Bakiev dégénère. On compte 19 morts et plus de 200 blessés dans la capitale, Bichkek. Dans la soirée des centaines d'opposants ont assiégé le Parlement situé à proximité de la résidence présidentielle. Le premier ministre, Daniar Oussenov, déclare l'état d'urgence et un couvre-feu est mis en place. Trois chefs de l'opposition sont interpelés et inculpés pour crimes graves, puis l'un d'eux, Omourbek Tekebaïev, est libéré plus tard dans la journée[5].

Toujours en soirée, le Premier ministre, Daniar Oussenov, a “remis une lettre de démission”, après des négociations avec l’un des chefs de l’opposition, Temir Sariev, a annoncé ce dernier à la radio kirghize Azattyk. Dans la foulée, l’opposition a formé son “propre gouvernement”, avec à sa tête l’ex-ministre des Affaires étrangères, Rosa Otounbaïeva, a ajouté M. Sariev.

Le pouvoir est tombé après que des centaines de manifestants ont pris d’assaut le Parlement et le siège de la présidence à Bichkek, lors d’affrontements qui ont fait au moins 47 morts et 400 blessés, selon un responsable du ministère de la Santé, qui redoutait que ce bilan ne s’alourdisse.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kirghizistan

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/reperes/pays/109/kirghizstan.html

 

Accédez à toute la fiche Kirghizstan sur Atlas Eco

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20100407.OBS2039/kirghizstan-le-parlement-aux-mains-des-manifestants.html 

 

 

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