Des traders à Wall Street le 5 aout 2011

Des traders à Wall Street le 5 aout 2011AP

Après la dégradation de la note des Etats-Unis par l’agence Standard and Poor’s, le spectre du krach boursier a plané ce weekend. Il n’y a pas de définition économique précise d’un krach mais, dans la pratique, cette expression s’applique à une baisse soudaine et précipitée des actions (plus de 20% en quelques jours) touchant une ou plusieurs places financières.

 D’une manière générale, il fait suite à une surévaluation du marché boursier. Le déclencheur est le plus souvent l’éclatement d’une bulle spéculative, financière ou immobilière. L’une de ses caractéristiques principales est l’effet de panique qui voit les investisseurs tous vendre en même temps, créant ainsi une spirale infernale.

EN 1636, LES RÉPERCUSSIONS DE LA  TULIPOMANIA EN HOLLANDE

Le premier krach boursier de l’histoire a eu lieu en 1636 en Hollande et concerne le commerce de bulbes de tulipe. Cette marchandise très prisée possédait une valeur très élevée. Au point culminant de la spéculation, une tulipe était négociée l’équivalent de 87 000 euros en valeur actuelle. Lorsque la noblesse prit conscience du déséquilibre financier du produit, les prix chutèrent fortement. Surnommé la « Tulipomania », ce krach aura de sérieuses répercussions sur l’économie de l’époque.

Au XXe siècle, les places financières mondiales ont connu deux krachs marquants, en 1929 et en 1987, qui ont eu des conséquences très différentes. L’activité a rapidement repris après le krach d’octobre 1987, alors que la « Grande dépression » de 1929 s’est traduite par plusieurs années de récession économique, de chômage et de misère débouchant sur la 2e guerre mondiale.

L’effondrement des marchés boursiers en octobre 1929 a fait suite à l’explosion d’une bulle spéculative qui avait poussé des millions d’Américains à acheter des actions par le biais de fonds d’investissement, les « trust funds » qui se sont écroulés les uns après les autres.

Le lundi 28 octobre 1929, l’indice Dow Jones s’effondrait de 13 %, avec une nouvelle chute de 12 % le lendemain (le « mardi noir »). Fin novembre, il avait perdu la moitié de sa valeur, et près de 90 % à la mi-1932.Il ne retrouve ses niveaux d’avant le krach qu’en 1954. Il faut attendre la fin du second conflit mondial, en 1945, pour que l’économie internationale retrouve le chemin d’une croissance durable, jusqu’aux turbulences des années 1970 et au nouveau krach de 1987.

Cette année-là, encore un lundi d’octobre, le 19, le Dow Jones s’effondre de 23 % sur une seule séance, la plus forte jamais enregistrée sur cette place à ce jour. La plupart des marchés mondiaux suit le mouvement. Mais ce krach, aggravé par des problèmes de traitement informatique des ordres, fut sans lendemain. Les indices rebondirent rapidement et deux ans plus tard le Dow Jones revenait à ses niveaux d’avant krach.

Plus récemment, les Bourses mondiales ont connu des moments difficiles mais sur une période limitée, comme en 1997, lors de la crise asiatique, et en 1998, lors de l’effondrement du fonds spéculatif LTCM dans le sillage de la crise russe. Ou en 2000, lors de l’éclatement de la bulle internet, et en 2001 après les attaques terroristes aux Etats-Unis.

Le krach d’octobre 2008 entraîne la plupart des bourses mondiales vers la plus forte baisse de leur histoire sur une semaine: -22 % à Paris, -24 % à Tokyo, et -21 % à New York. En cause, le  dégonflement brutal de la bulle de l’immobilier aux États-Unis, et principalement des subprimes, accompagné de difficultés de financement du capital-investissement. Le lundi 15 septembre 2008, l’annonce de la banqueroute de la banque d’affaires américaine, Lehman Brothers, avait fait chuter toutes les places financièredu monde.

Le monde

 

http://leveil2011.syl20jonathan.net/?p=1586

 

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