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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:17

 

 

Silvia Cattori

Dans le témoignage que nous vous livrons ici, un Palestinien de 49 ans (*) résidant au nord-est de Gaza porte un regard lucide et amer sur les privations de toutes sortes endurées par son peuple, ainsi que sur la nature des aides parvenues à Gaza. Sa critique de la prolifération de programmes d’aide financés par des fonds étatiques, et par des ONG qui n’ont de « non gouvernemental » que le nom, nous indique que ce qui soulage notre mauvaise conscience peut aussi se révéler inadéquat, voire blessant.



















Question : Pressé par les États-Unis, après le massacre en mer qui a coûté la vie à 9 citoyens turcs en mai 2010, Israël a annoncé qu’il allait laisser entrer nombre de produits à Gaza. Comment cela s’est-il traduit dans les faits ?

Réponse : Le passage commercial de Kerem Shalom, par où les Israéliens autorisent les camions à entrer à Gaza, n’est ouvert que de manière épisodique. Ils l’ouvrent un jour ; ils le referment d’autres jours. Et quand ils l’ouvrent, ils ne laissent passer qu’un nombre limité de camions par jour. Du fait de ces restrictions continues, les quantités que les camions peuvent transporter sont insuffisantes [1]. Sur certains produits de base il y a pénurie, ce qui fait flamber les prix. Les gens sans revenu n’ont pas de quoi les payer. Les matériaux pour la reconstruction, comme le ciment, sont toujours interdits.

Question : Comment réagissez-vous à ces restrictions ?

Réponse : Nous attendons tout le temps qu’ils ouvrent les frontières, mais cela n’arrive jamais. Sans aucune liberté de mouvement, nous ne pouvons rien faire. Notre enfermement n’a pas commencé en 2007, comme il est dit couramment. Nous n’avons jamais connu la liberté. Nous [les Palestiniens ordinaires qui n’ont pas accès aux permis VIP - ndr] vivons emprisonnés, à des degrés divers, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie. L’enfermement s’est accentué considérablement depuis 2000. Il s’est aggravé en 2005 quand les colons sont partis de Gaza. Il est devenu total en 2007, après la tentative de coup d’État par les forces du Fatah fidèles à Mahmoud Abbas [ce coup d’État raté devait renverser les autorités du Hamas - ndr).

Notre liberté de parole a toujours été très limitée. À Gaza - mais aussi en Cisjordanie - critiquer les autorités, peut conduire en prison. Aujourd’hui, où les autorités du Hamas sont assiégées et sous la menace des drones de l’armée israélienne, cela n’arrange pas les choses ; celui qui critique leur politique peut se voir interpellé par les agents de sécurité, soupçonné de travailler pour les gens qui collaborent avec l’ennemi.

Question : À Gaza, comme en Cisjordanie sous l’Autorité Palestinienne de Ramallah, les gens ne parlent pas librement ?

Réponse : C’était déjà ainsi du temps de Yasser Arafat. La situation serait sans doute moins étouffante aujourd’hui pour les Palestiniens s’ils ne vivaient pas sous une double menace. La menace d’Israël et la menace des éléments qui s’associent à l’ennemi pour revenir au pouvoir. Mais si nous comprenons que les autorités du Hamas doivent assurer la sécurité, je crois que cela ne doit pas se faire en bâillonnant toute critique.

La propagande des Autorités de Ramallah est très active. Récemment, elles ont accusé le Hamas de pourchasser des membres du Fatah à Gaza ; elles ont présenté l’arrestation d’un homme, au nom totalement inconnu à Gaza, comme étant celle d’un chef du Fatah. Ce n’est pas la première fois que l’arrestation d’un trafiquant d’armes ou de drogue est présentée comme une affaire politique.

Question : Toutes ces restrictions doivent être terriblement frustrantes ?

Réponse : Il y a ici mille occasions d’être frustrés. Elles viennent parfois de ceux qui veulent nous aider. D’ONG qui prolifèrent et lancent des programmes contre-productifs et qui heurtent nos traditions, qui abusent de notre faiblesse, qui nous maintiennent dans une situation d’infériorité. Je m’interroge sur la valeur de nombre de projets dont l’objectif à long terme semble être de nous façonner à une certaine idéologie. Il y a de quoi se poser des questions sur des organismes humanitaires dont l’activité se concentre sur des projets qui permettent de pénétrer les foyers, partant, de mener un travail de fond sur chaque individu. Je pense que cela échappe au contrôle du Hamas.

Question : Une ONG peut s’installer sans autres ? Quelle ONG chercherait en particulier, à vous « façonner » ?

Réponse : Après l’agression israélienne de 2008-2009, c’était un tel désastre ! De nombreuses ONG se sont ruées sur Gaza.

Au départ les agences arrivent en apportant des médicaments, de la nourriture ; puis leur aide se transforme en programmes pour encadrer et orienter psychologiquement et culturellement les jeunes et les femmes. Il ya des groupes dont les membres, sous couvert d’aide humanitaire, semblent faire du renseignement [2].

L’activité d’une ONG comme Mercy Corps [3] par exemple, s’est beaucoup développée depuis la Nakba de 2009. Cette ONG avait commencé à s’implanter en 2005, l’année ou Israël a retiré ses colons de Gaza. Mais depuis 2009, elle s’est installée de manière plus massive, d’abord en apportant de la nourriture et des médicaments.

Des grosses ONG d’aide médicale financent, dans des hôtels, des séminaires qui sont perçus comme de la simple distraction.

Il y a une tendance à nous considérer comme des « sous développés ». On ne prend pas en compte le fait que les gens ici sont bien formés, bien éduqués. Nous n’avons pas besoin d’experts, d’expatriés ; nous sommes capables de gérer des projets utiles pour notre peuple si on nous donne les moyens matériels de les réaliser. On a vu passer assez d’experts envoyés par les États, l’ONU, etc, et sans résultat.

C’est quand il y a des massacres, des centaines de corps déchiquetés, que les humanitaires de ces ONG seraient attendus et utiles [4]. Nous pouvons fort heureusement compter sur le dévouement et le courage de notre personnel médical.

Question : Qu’en est-il de la qualité de l’eau maintenant ?

Réponse : L’eau contaminée demeure notre grande préoccupation. Elle est toujours imbuvable, et nous devons malgré tout la boire. Les gens qui n’ont pas les moyens d’acheter une eau potable, sont de plus en plus effrayés de devoir boire et cuisiner avec cette eau. Une eau saumâtre, très salée.

Question : Les convois et flottilles qui, depuis 2008, cherchent à aider la population de Gaza vous aident-elles dans ce contexte cauchemardesque à garder le moral et un peu d’espoir ?

Réponse : Le soutien extérieur est très important. L’action de ces gens qui se mobilisent pour Gaza signale à Israël que nous ne sommes pas seuls et qu’il devra tôt ou tard rendre des comptes. Israël fait tout pour torpiller l’aide matérielle. L’argent engagé est à chaque fois perdu. J’aimerais dire aux gens qui veulent venir ici, de venir sans rien apporter. Il y a eu des stocks de médicaments et de nourriture bloqués sur la route, qui ont du être jetés car ils étaient avariés. Au lieu de nous apporter des choses inutiles, les gens peuvent apporter de l’argent, le donner à des municipalités. Cela peut servir à financer des projets utiles à toute la collectivité. Notamment pour rendre l’eau potable.



(*) Nous préservons l’anonymat de notre interlocuteur.

 



Notes

[1] Voir : « Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine » , par l’International Middle East Media Center (IMEMC) , 7 novembre 2010.

[2] Le 5 octobre 2008, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré devant la presse israélienne : « Officiellement, nous n’avons aucun contact avec le Hamas mais officieusement, il y a des organisations internationales qui entrent dans la bande de Gaza, en particulier des ONG françaises qui nous donnent des informations. »

[3] Mercy Corps dépend des financements fournis par des gouvernements, comme l’USAID et d’autres fondations liées à la CIA ainsi qu’a des donateurs liés au lobby pro-israélien. Rares sont les ONG qui sont encore réellement « non gouvernementales ». Le financement de la plupart d’entre elles est devenu étatique, ce qui permet aux gouvernements d’agir et orienter l’action des ONG.

[4] Cela corrobore ce qui s’est passé en 2009. Durant les trois semaines de bombardements qui ont fait de nombreuses victimes, les organisations d’aide et les journalistes sont restés sur la frontière. Seul deux médecins européens se sont rendus tout de suite à Gaza : le Dr norvégien Mads Gilbert et le chirurgien Gilbert Erik Fosse. Voir la vidéo où le Dr Mads Gilbert scandalisé s’écriait : « Je demande où est cette grande organisation d’aide qui doit intervenir en cas de désastre ? Nous sommes deux docteurs et nous devons opérer …c’est le pire désastre fait par des hommes…les gens meurent faute de matériel médical, c’est un désastre complet ».

« Nous pataugeons dans le sang. L’Enfer ! Nous pataugeons dans la mort, le sang, les amputés. Beaucoup d’enfants. Une femme enceinte. Je n’ai jamais rien vécu d’aussi horrible. On entend les tanks maintenant. Dites-le, transmettez-le, criez-le. FAITES QUELQUE CHOSE ! FAITES DAVANTAGE ! Nous vivons dans le livre de l’histoire maintenant, nous tous ! » s’écriait le Docteur Mads Gilbert avec désespoir et incrédulité ; voir :
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article5454671.ece

 

Silvia Cattori est journaliste en Suisse.

 

Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca
  

 

Lire aussi sur le Proche-Orient et sur le Moyen-Orient :

 

 

 

Comment Elie Wiesel perpétue l’imposture 

 

par Esam Al-Amin

   

« Wiesel est tout simplement une terrible imposture » – - Noam Chomsky

 

 

 

De temps en temps les soutiens d’Israël aux US lancent une campagne ciblant l’opinion publique pour faire pression un maximum sur les responsables politiques américains sans avoir à rendre de compte. Elie Wiesel, un survivant de l’Holocauste et prix Nobel de la Paix 1986, est l’un de ceux qui font l’apologie d’Israël et que ce dernier utilise quand il a des problèmes.

 

La position scandaleuse de Wiesel consistant à nier la souffrance de certains et favoriser celle d’autres est bien documentée. Feu l’historien Howard Zinn avait qualifié le refus de Wiesel d’inclure la souffrance de Non Juifs aux mains des Nazis au Musée de l’Holocauste parallèlement avec des expositions montrant la souffrance juive comme l’un des « moments les plus honteux » de la mémoire contemporaine. Dans cet épisode Wiesel décrivait l’inclusion dans le Musée des terribles souffrances des Non-Juifs aux mains des Nazis comme une tentative de « falsifier la réalité » et que de telles demandes équivalaient à « nous voler l’Holocauste ».

 

Il y a deux mois le nom de Wiesel était étalé sur une page entière dans une publicité du New York Times, exigeant que des actions atroces et létales soient menées contre l’Iran à cause de son programme d’énergie nucléaire. Le 18 Avril, une publicité soutenue par Wiesel a été publiée dans plusieurs quotidiens importants des US, dont le NYT et le Washington Post, portant sur le problème de Jérusalem à cause de la prise de bec publique entre l’administration Obama et le gouvernement Netanyahou.

 

Puisque personne ne peut croire que Wiesel ignore les faits, la quantité de mensonges délibérés et de désinformations comprises dans cette publicité était ahurissante. Il a affirmé que Jérusalem « appartenait au peuple juif » tout en niant sa dimension islamique et chrétienne. Son raisonnement c’était que Jérusalem était mentionnée dans la Torah «plus de 600 fois » tandis qu’elle « ne l’était pas une seule fois dans le Coran ». Une telle déclaration ignorante prouve une absence totale de connaissance des textes islamiques mais aussi une distorsion de l’Histoire.

 

Mis à part cela, s’appuyer sur le simple nombre de références dans les textes religieux est révélateur de la profondeur de réflexion de l’argumentaire de Wiesel. La place de la Mecque dans la conscience islamique est-elle dépendante du fait que le nom de la ville la plus sacrée de l’Islam ne soit cité qu’une seule fois dans le Coran ? De plus, les personnages bibliques de la Bible tels Moise, Aaron, Marie et Jésus sont mentionnés dans le Coran 136, 20,34, chacun respectivement 25 fois alors même que le nom de Muhammad n’est seulement mentionné que 5 fois. Qu’est-ce que cela prouve ?

 

Pourtant Wiesel ignore, parce que cela l’arrange, la signification de la doctrine islamique du voyage à la source à Jérusalem du prophète musulman au cours duquel il a prié à la Mosquée Aqsa, un évènement qui n’est pas seulement vivement mentionné dans les écritures islamiques mais est célébré chaque année par les Musulmans du monde entier depuis plus de 1400 ans.

 

Non seulement Wiesel ignore l’Histoire et méprise le Droit International mais il perpétue également le mensonge qu’Israël a été attaqué en 1967 pour justifier son occupation de Jérusalem et d’autres terres arabes. Décrivant l‘agression d’Israël en Juin 1967, la Résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU déclarait « l’acquisition de terre par la force inadmissible » et « déplorait le refus d’Israël de respecter le Droit International » et « considérait que toutes les mesures administratives et législatives et actions prises par Israël dont l’expropriation de terres et de biens qui tendent à changer le statut légal de Jérusalem comme nulles et ne pouvant pas changer ce statut. »

 

Oubliant la réalité Wiesel ment en affirmant que « pour la première fois dans l’Histoire, Juifs, Chrétiens et Musulmans peuvent prier librement dans leurs sanctuaires ». Mais la réalité quotidienne palestinienne c’est qu’Israël n’autorise aucun homme de moins de 50 ans à prier à la Mosquée Aqsa ou au Dôme du Rocher. Cette politique discriminatoire est en place depuis des années facilitée par plus de 500 points de contrôle militaires établis partout en Cisjordanie, sous une surveillance type apartheid de tous les aspects de la vie quotidienne des Palestiniens. Récemment, l’historien et professeur Walid Khalidi a fait une présentation orale remarquable sur l’histoire de Jérusalem devant les Nations Unies détaillant ses racines islamiques et musulmanes existant depuis longtemps et exposant les politiques brutales sionistes de discrimination et d’exclusion.

 

Lors de sa présentation Khalidi a dit que :

 

« la colonisation israélienne dans et autour de Jérusalem Est vise au contrôle géostratégique, à la domination démographique, à l’intimidation psychologique, aux perturbations sociale et économique, à l’affirmation doctrinaire, l’accomplissement religieux, et l’expansion territoriale. »

 

Donc le véritable objectif de la publicité de Wiesel c’était de diminuer la pression de l’administration Obama et de la communauté internationale sur Israël pour lui permettre de parachever ses plans de colonisation.

Les tentatives continuelles d’Israël de créer des faits accomplis à Jérusalem par dépopulation des habitants chrétiens et musulmans en faveur des colons juifs et colonialistes est bien documentée.

 

L’organisation des droits de l’homme israélienne B’Tselem rapporte que le principal but du gouvernement israélien à Jérusalem cela a été de « créer une situation démographique et géographique qui empêchera toute tentative future de remettre en question la souveraineté israélienne sur la ville «. Elle fait la liste des différentes méthodes utilisées pour atteindre cet objectif dont des politiques de discrimination institutionnelle, d’expropriation et d’harassement. Rabbi Brant Rosen d’Evanston . IL présente également une vidéo israélienne sans appel qui documente la discrimination systématique et les politiques brutales du gouvernement israélien. Ce qui va à l’encontre de la déclaration mensongère de Wiesel de la « possibilité » pour les Palestiniens de « construire leurs maisons partout dans le ville ».

 

De plus, selon Ziad Hammouri, le directeur du Jérusalem Center for Social and Economic Rights, plus de 30 000 Palestiniens dans Jérusalem ont perdu leurs droits de résidence ces 20 dernières années. Il faut y ajouter environ 165 000 personnes vivant à l’Est du mur qui sépare Jérusalem de la Cisjordanie. Début Avril cette année l’autorité militaire israélienne en Cisjordanie a annoncé qu’elle déporterait bientôt plus de 70 000 Palestiniens les chassant de leurs maisons en Cisjordanie et à Jérusalem parce que « ils n’ont aucun droit d’y résider ».

 

La position de Wiesel justifiant les politiques agressives d’Israël dure depuis longtemps et est vaste.

 

Remontant jusqu’en 1947-1948, Wiesel a travaillé comme journaliste pour le groupe terroriste sioniste l’Irgoun (ainsi nommé par les britanniques). Il connait les détails de l’infâme massacre d’innocents Palestiniens de Deir Yassin en 1948 (de même que d’autres) perpétrés par son organisation qui à l’époque était dirigée par Menahem Begin et Ytzak Shamir.

 

Malgré cela il continue d’affirmer que des centaines de milliers de Palestiniens ont quitté volontairement leurs maisons en 1948, ignorant les nombreuses preuves existantes non seulement dans des douzaines de rapports demandés par l’ONU et des témoignages live de centaines de milliers de Palestiniens, mais aussi des preuves découvertes par les « nouveaux historiens » israéliens tels Illan Pappe et Benny Morris. Wieser continue de demander des excuses publiques pour les crimes commis contre des Juifs mais n’exprime jamais de sympathie ou de peine concernant les atrocités commises contre les Palestiniens.

 

Wiesel a déclaré une fois publiquement :

 

« je soutien Israël – point à la ligne.

Je m’identifie avec Israël – point à la ligne.

Je n’attaque jamais, je ne critique jamais Israël. »

 

Son hypocrisie est sans limite. Wiesel lors de la cérémonie de remise du prix Nobel en 1986 s’est adressé au monde ainsi :

 

« le monde savait et est resté silencieux. Et c’est pourquoi je jure de ne jamais rester silencieux quand des êtres  humains quelque part subissent souffrance et humiliation. Nous devons toujours prendre parti».
Il a effectivement pris parti choisissant de faire l’éloge de l’oppresseur et condamnant la victime, ne restant même pas silencieux mais autorisant la brutalité et justifiant l’exclusion malgré la souffrance et l’humiliation quotidienne palestinienne.

 

Esam Al-Amin 21/04/2010 www.counterpunch.org – son mail : alamin1919@gmail.com

 

En savoir plus : Elie Wiesel Antisémite ?

 

 

“Berlin semblait dominée par les Juifs… Journaux et maisons d’édition, théâtres et banques, grands magasins et salons littéraires. Les antisémites français qui voyaient le Juif partout avaient raison… pour ce qui était de l’Allemagne. Les sciences, la médecine, les arts : c’était le Juif qui donnait le ton, qui l’imposait. ”

 

Elie Wiesel sur l’Allemagne entre les deux guerre dans « Le Testament d’un poète juif assassiné », 1980, Points Seuil, 1995p. 100, 124, 126).



 

Myriam Abraham traduction

 

Sources Signes des temps

 

suite ici (autres posts sur le thème) :

http://espionnage.over-blog.com/article-selon-un-survivant-d-auschwitz-elie-wiesel-serait-un-imposteur-60571905.html

 

 

 

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