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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 07:15
                                         Guerre mondiale bientôt ? Par Eva R-sistons,
                                                     précédé de textes sur ce thème

                                                         chez-moi--la-guerre.jpg




                                          
                                     Guerre et paix


L
a guerre n’est pas une anomalie, c’est l’état permanent dans ce coin de l’univers depuis que des factions ennemies se déchirent pour le contrôle du système solaire et les ressources de ses planètes, dont celle qui nous concerne en premier lieu, la Terre.

Une denrée spéciale est particulièrement recherchée : c’est l’âme humaine qui fait l’objet d’un trafic organisé entre les hiérarchies visibles et invisibles.

Le sens de cette guerre perpétuelle nous échappe totalement, car on nous a appris à compter pour des prunes. L’enjeu fondamental de l’existence intéresse moins nos semblables que le dernier film à la mode.

Dans cette empoignade, on entend les pacifistes clamer « La paix ! la paix », mais de quelle paix parlent-ils ? On a plutôt envie de leur répondre : la paix, foutez-la nous !

Ils appellent de leurs vœux la paix du plus fort. Agiter le drapeau blanc ne signifie-t-il pas se rendre à l’ennemi ?

Les idéalistes – et nous sommes des pacifistes de cœur – ne semblent pas pouvoir admettre que les guerres qu’ils dénoncent comme de monstrueuses anomalies, sont programmées à l’avance par les cerveaux qui contrôlent les pantins de la politique. Et que veulent ces maîtres de la guerre ? Voilà ce qu’il faudrait d’abord essayer de comprendre au lieu de descendre dans la rue en bêlant vers le ciel.

Chaque parti veut imposer sa paix, à savoir faire main basse sur les ressources terrestres et le cheptel humain. Il s’agit d’intérêt énergétique. Les énergies vitales sont l’enjeu.

Il y a un conflit perpétuel pour le contrôle des énergies matérielles et immatérielles.

Nous devons comprendre que la guerre pour le contrôle de l’énergie vitale est un combat perpétuel non seulement pour la survie des hiérarchies terrestres mais aussi pour la sécurité de hiérarchies invisibles.

« Il y a une guerre dans le ciel » nous dit le Livre de l’Apocalypse. C’est à cause de ces intérêts occultes qui nous demeurent soigneusement cachés que l’histoire officielle nous tient lieu de catéchisme. Très peu d’entre nous ont la témérité de rejeter les fadaises de l’enseignement académique. Mais, si on gratte un peu, on découvre que sur la terre comme au ciel, il y a une guerre pour l’énergie.(...)

http://bridge.over-blog.org/article-guerre-et-paix-43822544.html


exxon dees

La drone de guerre

L’autre jour, je sais plus dans quel jité - je crois que c’était sur France 2 -, y avait ce long reportage sur la nouvelle guerre des airs, qui est si ludique, mâme Dupont, qu’on aimerait avoir la même sur nos Wii.

Ça commençait assez fort, avec un commentaire du genre, nous sommes dans un des endroits les plus secrets du monde (UDELPSDM), aux États-Unis d’Amérique, et ça va vous trouer le cul, mâme Dupont, mais c’est d’ici que sont pilotés les drones qui lancent des missiles sur des talibans, à 11.000 kilomètres de distance - reconnaissez quand même que c’est pas tous les jours que France 2 vous raconte des trucs aussi rares.

Traduction : les communicants de l’US Army, détectant que j’avais le profil type du servile passeur de plats, m’ont proposé de faire de moi un pubard de la tuerie high tech made in USA, et, naturellement, j’ai dit oui, merde alors, trois coups de langue au bas d’un gradé yankee sont pas cher payer pour être admis dans UDELPSDM.

Et donc, ça disait comme ça, en gros, que la guerre est quand même vachement plus jolie en 2010, mâme Dupont, qu’à l’époque heureusement révolue où elle se résumait à l’éviscération de l’occupant britannique par les kilteux de Mel Gibson, puisque sormais, raffinement technologique oblige, t’as le siège sanglé dans un fauteuil à roulettes à Asshole Town (UDELPSDM), t’appuies sur le petit bouton rouge, et bim, ça nique un digène à l’autre bout du monde.

C’est quand même un vrai progrès, ça met le muslim massacre à la portée du geek, plus besoin de s’emmerder avec des entraînements à la con, une simple maîtrise de Call of Duty suffira - et quand t’auras fini ton Dr Pepper, Buddy, ça serait bien que tu m’effaces les Pakis dont voici les coordonnées ; et, s’il te plaît, essaie de faire ça proprement, cette fois-ci, l’autre jour t’as mis des morceaux de bébés partout, c’était franchement limite au niveau des droits de l’homme.

(Naaaaan, Buddy, je rigole : c’est des bougnoules - on les enc***, les droits de l’homme, don’t be a liberal pussy, Buddy.)

Bien sûr, l’envoyé spécial de France 2 dans UDELPSDM ne s’appesantissait qu’assez peu sur les dommages collatéraux de la drone de guerre - si que tu commences à gamberger, tu t’ôtes tout le plaisir du jeu -, de sorte qu’il faut chercher ailleurs les précisions qu’il omettait de trop développer, occupé qu’il devait être à lécher le fondement du major Smith.

Concrètement, le tir sur cible (supposément) pileuse depuis les sous-sols de l’Alabama donne des infos un peu sibyllines, comme, aujourd’hui : « Trois missiles ont frappé un site abritant des talibans tôt samedi matin dans la région de Mohammad Khel, dans la province du Nord-Waziristan frontalière de l’Afghanistan ».

Ou : « Depuis le début de l’année, plus d’une dizaine de frappes attribuées aux forces de la CIA présentes au Pakistan ont été menées dans cette zone tribale, où l’armée américaine vise des combattants talibans ».

Videmment : ces frappes violent quelques très menues dispositions du droit international, relatives, notamment, à la souveraineté des États - et plus généralement au droit des peuples à disposer de leur petit déj sans que des barbouzes US ravagées ne les anéantissent en jurant que ces foutus bâtards étaient des benladistes saturés d’intentions belliqueuses.

(Et puis de toute façon, personne ira vérifier, hein ?

Puisque vos journaleux, quand vient le moment de choisir entre une incursion au Nord-Waziristan et la visite guidée d’UDELPSDM, optent généralement pour la solution 2, où les transferts aéroport-UDELPSDM et la demi-pension sont il est vrai compris.)

Mais bon, comme d’hab, si c’est Uncle Sam qui pratique le terrorisme d’État, c’est plutôt regardé comme une contribution désintéressée à la défense du monde libre : l’autre jour, le chef de l’État français, traité par Laurence Ferrari, n’a d’ailleurs pas manqué de lui rappeler que si qu’on perd l’Afghanistan, le Pakistan tombe, mâme Ferrari, et que si que le Pakistan tombe, le barbu va nous déferler sur avec la ferme et coutumière intention d’emburqer nos filles et nos compagnes, pire que dans un éditorial d’Ivan Rioufol.

(Et me dites pas qu’on vous a déjà fait le coup avec l’Irak, mâme Ferrari : un, c’est pas du tout la même chose - là tout le monde sait que le taliban est aussi à l’aise dans le Pakistan qu’un maire phobique dans l’UMP - et, deux, si vous me broutillez trop longuement les talonnettes, je vais vous demander de révéler le conséquent montant de votre salaire devant des millions de Françai(se)s, alors ta gueule.)

Et bon, a priori, l’aéronef lance-missiles sans (vrai) pilote a vocation à s’universaliser, comme souvent les merveilles de la technologie : en sorte que nous pouvons d’ores et déjà essayer d’imaginer ce qui se passerait si, par exemple, le gouvernement cubain, échaudé par trop d’attentats et pris d’une tardive envie de sécurité sur ses marches occidentales, envoyait quelques drones Hasta La Victoria vaporiser du béret vert à Fort Bragg (ou du néo-nazi cubain à Miami), dans le cadre, non moins (il)légitime au demeurant que celui où s’inscrit la CIA au Nord-Waziristan, d’une guerre préventive contre la terreur ?

À mon avis : France 2 négligerait d’envoyer à La Havane, dans U(autre)DELPSDM, un appliqué JRI chargé de faire de belles nimages de Juan Felipe le gamer et de son joystick - mais bon, je peux me tromper.

Sébastien Fontenelle


http://www.politis.fr/La-Drone-De-Guerre-Don-t-Be-A,9408.html

http://bridge.over-blog.org/article-la-drone-de-guerre--43951158-comments.html#c




Pilotage d'un Predator depuis une station au sol
Wikipedia.org


Discours de Perez au Bundestag:
l'Iran un 'danger pour le monde'


On pensait que Perez en avait suffisamment fait lors de ses précédentes déclarations à la veille de son discours au Bundestag. Les extraits de son discours que vous allez lire sont à proprement parlé hallucinants, tant ils sont aux antipodes de la vérité et tant ils s'appliquent parfaitement à l'État Sioniste.

Perez pense sans doute que plus le mensonge est gros et plus les gens auront du mal à le ramener à la vérité, cad que son discours s'applique surtout pour Israël et en aucun cas pour l'Iran. Shimon Perez transpose un condensé de ce que les gens pensent en majorité d'Israël et l'applique à l'Iran, voila une manoeuvre bien désespérée.

Je vous invite à lire les extraits du discours de Perez au Bundestag en vous remémorant les guerres de Gaza et du Liban et toutes les horreurs et les massacres sur lesquels est né l'Etat d'Israël depuis 1948, vous verrez alors que Perez sait de quoi il parle.

Dernière remarque, l'Allemagne devrait avoir honte d'accueillir un tel criminel jusqu'aux confins de son Bundestag, qui plus est pour les ridiculiser, faisant son discours en Hébreu alors qu'il parle un excellent Anglais et que ce n'est pas lui qui reçoit, les parlementaires Allemands ont du se sentir bien ridicules à écouter ce discours de pure haine et de mensonge, et qui plus est, de l'applaudir. Et si ce n'est pas le cas, on a honte pour eux.

Traduction de l'article original:
"Iran a ‘Danger to World,’ Peres Says on Holocaust Day "


Le Président Israélien, Shimon Peres, a déclaré que l'Iran représente une menace globale et doit être confronté, avertissant dans un discours pour le Jour de la Mémoire de l'Holocauste que les tragédies peuvent résulter de la « temporisation pour agir ».  
 
 S'adressant au Parlement Allemand à Berlin aujourd'hui au point culminant d'une visite de trois jours, Peres a parlé de la nécessité d'essayer d'obtenir la paix après l’« inattention du monde » pendant l'Holocauste Nazi de 6 millions de Juifs durant la Deuxième Guerre Mondiale, parmi eux son grand-père.  
 
 « Comme nos voisins, nous nous identifions avec les millions d'Iraniens qui se révoltent contre la dictature et la violence », a dit Peres, selon le texte anglais de son discours délivré en Hébreu. « Comme eux nous rejetons un régime fanatique, qui contredit la charte des Nations Unies. Un régime qui menace de la destruction, accompagné de centrales nucléaires et de missiles et qui active la terreur dans son pays et dans d'autres pays ».  
 
 Peres a appelé hier à des mesures contre le gouvernement du Président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, disant dans une conférence de presse commune avec la Chancelière Angela Merkel que des sanctions économiques sont « le meilleur pari pour l'instant » pour forcer l'Iran à stopper son programme nucléaire.
Merkel a dit qu'elle s'attend à ce que le Conseil de Sécurité de l'ONU délibère plus de sanctions contre l'Iran le mois prochain.  
 
 « Ce régime est un danger pour le monde entier », a déclaré aujourd'hui Peres sur l'Iran dans la Chambre du Parlement, le Bundestag, selon un exemplaire tiré à l’avance de son discours envoyé par son bureau à Jérusalem. L'Holocauste doit « servir d'avertissement clair à perpétuité ».  
 
 « Apportez-leur la justice »  
 
 Peres a également invité les autorités à poursuivre ceux qui « ont participés à l'activité la plus odieuse sur terre - celle du génocide », toujours vivant en Allemagne, à travers l'Europe et dans le monde entier.  
 
 « SVP Faites tout pour les apporter devant la justice », a-t-il dit. « Ce n'est pas une vengeance à nos yeux. C'est une leçon éducative ».  
 
 Peres a félicité l'Allemagne pour l'aide fournie pendant les premiers jours de l'Etat d’Israël. Des Indemnisations qui ont boostées la reprise économique et les équipements de défense d'Israël et ont aidé à assurer sa sécurité, forgeant « des liens uniques » entre les pays, a-t-il dit.  
 
 « N’ignorez jamais encore les dictateurs sanguinaires, se cachant derrière des masques démagogiques, qui scandent des slogans meurtriers », a dit Peres.
« Les menaces pour annihiler un peuple et une nation sont exprimées dans l'ombre d’armes de destruction de masse, qui sont tenues par des mains irresponsables, par la pensée irrationnelle et dans un langage de mensonges ».

 
 
 Lien de l’article original: 
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601100&sid=aubMxNarvsL4#

http://www.alterinfo.net/Discours-de-Perez-au-Bundestag-l-Iran-un-danger-pour-le-monde_a41974.html


bomb. gaza j 
Terreur sur Gaza

La mort d'Howard Zinn
Un homme de paix


(..) De L'Impossible Neutralité, recension magnifique de toute une vie consacrée à l'engagement militant, pour les droits de civiques des noirs, contre la guerre du Vietnam, contre l'impérialisme américain, contre la guerre en Irak, il s'est contenté de dire, pudiquement, que c'était « un livre plus personnel, plus intime que les autres. » On ajoutera que c'est un livre qui réconciliera avec l'idée d'engagement intellectuel tous ceux qui voudraient enfermer à double tour l'intellectuel dans sa tour d'ivoire. Et distille à chaque page des enseignements précieux (entre mille :« La désobéissance civile (...) n'est pas un problème, quoi qu'en disent ceux qui prétendent qu'elle menace l'ordre social et conduit droit à l'anarchie. Le vrai danger, c'est l'obéissance civile, la soumission de la conscience individuelle à l'autorité gouvernementale. »).

Sur ses autres livres traduits en français (tous par la maison d'édition Agone), comme ses pièces de théâtre
Karl Marx, le retour et En suivant Emma ou son essai Nous, le peuple des États-Unis, Howard Zinn ne s'est pas appesanti outre-mesure, filant à l'essentiel.

Et puis, une fois passée la présentation de ses livres, Howard Zinn a semblé soulagé. Il ne venait pas pour parler de lui, il venait pour débattre, répondre à des questions. Il en a profité pour abandonner ses velléités francophones (armée d'une traductrice) et répondre chaleureusement aux questions d'un auditoire passionné, parfois pas loin d'en venir aux mains pour obtenir le micro et l'honneur de lui poser une question. Extraits.

Comment il est venu à la gauche, socialiste et pacifiste

Je vais vous expliquer ce qui m'a amené à devenir le révolutionnaire (Dit avec un grand sourire) que je suis. J'ai grandi à New York, dans une famille de la classe ouvrière. J'ai commencé à travailler à 18 ans, sur des chantiers navals. Et à 17 ans, je traînais beaucoup avec de jeunes militants de gauche de mon quartier, quelque chose qu'il faut évidemment éviter de faire... (Re-dit avec un grand sourire.) Ce sont eux qui m'ont fait participer à ma première manifestation. Puis j'ai commencé à lire Marx, la chose la plus dangereuse que vous puissiez faire (Re-re-dit avec un grand sourire ; Howard Zinn sourit beaucoup). Enfin, sur les chantiers navals, j'ai rencontré d'autres militants ; ensemble, nous nous sommes syndiqués et nous nous retrouvions régulièrement pour discuter des livres que nous lisions.

Tout ça se situe au tout début de la Deuxième Guerre mondiale. Comme je travaillais aussi sur des navires de guerre, ceux qui passaient par les chantiers navals, je n'avais aucune obligation de devenir conscrit. Mais, à cette époque, je lisais beaucoup de choses sur le fascisme et j'avais un certain nombre d'amis qui s'étaient engagés. J'ai donc décidé de faire de même et je me suis enrôlé dans l'armée de l'air.

En résumé, mon enfance et mon adolescence m'ont amené à développer ma conscience de classe, à toucher du doigt ce qui séparait dans la société les riches et les pauvres. Et mon expérience comme membre d'un équipage de bombardier de l'US Air Force m'a - de la même façon - amené à développer une conscience particulière de la guerre.

Comment sa participation à la Seconde Guerre Mondiale
a bouleversé son point de vue sur la guerre


Au début, j'étais un bombardier enthousiaste, ma compréhension de cette guerre se faisait en des termes très simplistes. Sur le moment, la logique était simple : les fascistes étaient les mauvais, nous étions les gentils. Une fois la guerre terminée, je me suis rendu compte que, si les fascistes étaient réellement les mauvais, nous n'étions pas pour autant les gentils. Et j'ai découvert que la Deuxième Guerre mondiale était, en termes moraux, beaucoup plus compliquée que ce que je m'étais imaginé. C'est seulement alors que j'ai commencé à penser aux millions de personnes mortes sous nos bombes, à Nagasaki, Hiroshima ou Dresde.

Neuf ans après la guerre, j'ai rencontré un homme qui se trouvait à Royan en 1945, ville que j'avais alors contribué à bombarder (
1). Cette rencontre m'a amené à réfléchir à la guerre en général, et à cette expérience en particulier. Nous n'avions aucune nécessité de bombarder Royan, c'était absurde d'un point de vue militaire. J'ai alors compris que ceux qui décident des guerres en évoquant des causes justes n'ont pas de motivations pures. Et j'ai saisi que même une guerre contre le fascisme corrompt ceux qui y participent. J'en ai conclu que la guerre était inacceptable, parce que ses moyens sont toujours mauvais et corrompus, sa finalité toujours incertaine.

Reste un point : au début de la Deuxième Guerre mondiale, le peuple américain n'était pas franchement partant pour la guerre. A l'entame de son troisième mandat, en 1940, le président Franklin Delano Roosevelt avait même promis de ne pas intervenir. Il a fallu le bombardement de Pearl Harbor pour qu'il trouve une justification à l'entrée en guerre des États-Unis. Ceci m'a permis de comprendre combien il était facile, pour les dirigeants d'une nation, de faire évoluer l'opinion publique, de transformer un sentiment anti-guerre en pro-guerre.

Impérialisme et Deuxième Guerre mondiale

En pleine guerre, stationné en Angleterre, j'ai rencontré une personne qui s'est révélée importante pour moi : j'ai fait la connaissance d'un soldat membre d'une autre équipage de bombardier et qui partageait avec moi le goût de la lecture. Nous discutions souvent ensemble, et il m'a dit un jour : « Tu te rends compte que nous livrons une guerre impérialiste, n'est-ce pas ? »

Ça m'a choqué. Lui a continué en m'expliquant que, oui, bien sûr, les fascistes étaient les méchants. Mais qu'il nous fallait nous poser des questions sur notre camp, nos alliés : que penser de l'empire britannique, de l'URSS de Staline, de l'empire français ? Ces nations ont beau se dire engagées dans la lutte antifasciste, m'a t-il expliqué, elle ne sont pas réellement intéressées par cette lutte.

Je lui ai alors demandé demandé pourquoi il s'était engagé. Et il m'a répondu : « Je suis là pour parler avec des gens comme toi. »

En fait, c'était un membre du Socialist Workers Party (SWP), la seule formation anglo-saxonne à s'être réellement opposée à la guerre. Alors que le PMarti Communiste américain était très enthousiaste à propos de ce conflit, le SWP a compté 14 de ses membres emprisonnés pendant la guerre, parce qu'ils s'opposaient à celle-ci.

Ironiquement, ce soldat - peu après que nous ayons parlé - est parti en mission et n'en est jamais revenu. De mon côté, la prise de conscience de la réalité de cette guerre ne s'est réellement déployée que plus tard. Soit quand je me suis rendu compte que le monde de l'après-guerre comptait encore des militaristes et des fascistes. Et je me suis demandé : « Pourquoi, 50 millions de morts ? »

Toutes les guerres américaines, un même fondement ?

La Deuxième Guerre mondiale n'est pas seulement critiquable en tant que telle. Elle l'est aussi parce qu'elle a généré des problèmes à très long terme. Parce que cette guerre était populaire et supposée juste, tous les conflits qui ont suivi ont profité de son rayonnement.

Souvenez-vous, la Première Guerre mondiale avait sali le nom de guerre, causant 10 millions de morts sans qu'aucune raison valable n'ait pu en être émise. Mais la Deuxième a permis au concept de guerre de retrouver sa "dignité" et d'affirmer cette idée qu'apaiser son ennemi était devenu inacceptable, qu'il fallait absolument le mettre à bas. Aux États-Unis, tous les conflits qui ont suivi ont été présentés en des termes similaires, aussi bien en Corée qu'au Vietnam, en Irak qu'en Afghanistan.

Avec la Guerre de Corée, la menace a simplement changé, devenant le communisme. Nous avons combattu trois ans là-bas et le prix à payer a été de deux à trois millions de morts coréens. Pourtant, nous en étions au même point au début et à la fin de cette guerre : une dictature contrôlait la Corée du Sud, une autre la Corée du Nord.

Avec le Vietnam, le même scénario s'est répété : il fallait mettre à bas le communisme, on ne pouvait pas apaiser les Vietnamiens parce que la menace était trop grande. Et c'est ainsi que le président Lyndon Johnson a pu comparer notre allié vietnamien à Winston Churchill...

Rien n'a changé depuis, que ce soit à l'égard de l'Irak ou de l'Afghanistan. Il y a toujours une bonne raison de faire référence à Hitler, à la Deuxième Guerre mondiale.


(
2) Obama : un réel espoir ou du pipotage de première ?

Je comprends la popularité de Barack Obama, en Europe comme aux États-Unis : tout le monde est soulagé que Bush soit parti. Le problème, c'est que l'ampleur du soulagement a empêché toute critique, alors même qu'Obama n'a pas renoncé à cette idée américaine fondamentale selon laquelle la violence et la guerre permettent de résoudre les problèmes fondamentaux du pays.

Cela relève d'une longue tradition, même chez ceux qui se prétendent progressistes, en réalité favorables à des réformettes sociales à l'intérieur et à une politique expansionniste à l'extérieur. Ça a été le cas de Kennedy, de Johnson, de Clinton et désormais d'Obama.

En ce qui le concerne, Obama devrait arrêter de reprendre la phraséologie de Bush, de parler dans les mêmes termes que lui. Il devrait parler de façon sincère à ce peuple américain qui est aujourd'hui opposé en majorité à la guerre en Irak (2/3 des Américains se disent aujourd'hui contre ce conflit, quand ils étaient 2/3 à s'y affirmer favorable au début de la guerre). Il pourrait faire cela, dire au peuple qu'on a lui menti sur les raisons de la guerre, lui expliquer que le terrorisme n'est rien d'autre qu'un substitut au communisme. Il pourrait faire prendre conscience aux Américains que c'est la politique des États-Unis dans le monde qui génère les problèmes et pousse certains à se tourner vers le terrorisme. Il pourrait leur annoncer que le temps de la super-puissance est terminé, qu'il va falloir retirer les troupes d'Irak et d'Afghanistan et démanteler toutes les bases militaires qui ont été créées dans le monde. C'est juste une question de sens commun : le 11 septembre est survenu malgré notre statut de grande puissance militaire. Au contraire, même : c'est sans doute en raison de ce statut que nous avons été attaqués.

Qui peut mettre fin à l'impérialisme américain ?

Les seuls circonstances dans lesquelles des gouvernements décident de mettre fin à une guerre tiennent à la menace : il faut qu'ils se sentent menacés par leur propre population. Ça a été le cas quand le gouvernement américain a mis fin à la Guerre du Vietnam.

La seule solution réside donc dans un mouvement de refus massif. À l'image de ce qui s'est passé le 15 février 2003, quand de 10 à 15 millions de personnes ont manifesté dans le monde contre la Guerre en Irak.

C'est ce qu'Einstein disait : « Les guerres cessent quand les gens refusent de se battre. » Ainsi du Vietnam, quand un nombre important de jeunes Américains ont refusé d'aller combattre. Ou d'Israël aujourd'hui, où une partie de la jeunesse refuse de faire la guerre. Ce sont ces actes de résistance qu'il convient de multiplier.

C'est cela qu'il faut retenir : nous ne pouvons pas accepter de dépendre de nos dirigeants. Si j'ai évoqué - un peu avant - Obama et ce qu'il devrait faire, c'était pour souligner que nous pouvons l'obliger à changer. Souvenez-vous, il a fallu "aider" Kennedy et Johnson à mettre bas la ségrégation : sans un mouvement de grande ampleur, ils n'auraient rien fait. De la même façon, nous devons créer un mouvement social d'une ampleur comparable à celui des droits civiques, ce sera le seul moyen de libérer Obama de l'influence du lobby militaro-industriel. Pour le moment, ce mouvement n'existe pas réellement, même s'il y a des signes notables d'activisme anti-guerre un peu partout aux États-Unis. Il faut attendre qu'il s'unifie. Et ne surtout pas laisser tomber parce que les résultats ne seraient encore assez probants.

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan

Je n'aime pas l'Otan. Pour moi, sa création relève des objectifs expansionnistes des États-Unis. Et tout ralliement à cet organisme est un signe d'asservissement aux intérêts américains. Je suis favorable à la dissolution de l'Otan, dès demain !

L'Otan n'est rien d'autre qu'une arme à disposition des États-Unis pour prendre des initiatives militaires, mêmes si celles-ci n'ont pas été validées par l'Onu. Ça a été notamment le cas lors des bombardements sur le Kosovo à la fin des années 1990.

La guerre, un mal quelquefois nécessaire ?

À propos de la Deuxième Guerre mondiale, une question se pose : pourquoi supposer que la seule façon de faire échec au fascisme passait par la mort de 50 millions de personnes ? Pourquoi supposer que la France n'aurait pas pu être libérée autrement ? Il faut considérer ceci : une fois que quelque chose a été accompli dans l'histoire, il est très difficile d'imaginer qu'il aurait pu en être autrement. Et donc de concevoir qu'on eut pu se défaire du fascisme autrement que par la guerre.

Pourtant... il existe des situations dans le monde où des changements se sont produits sans violence, où des tyrannies ont été renversées sans la brutalité qui va avec la guerre. Pensez - par exemple - à l'Afrique du Sud : l'ANC aurait pu décider de mettre fin à l'apartheid par les armes. Un million de personnes seraient mortes, l'apartheid aurait finalement été renversé, et tout le monde en aurait conclu qu'il n'y avait pas d'autre moyen de faire. Alors que...

La façon dont ça s'est fait a sans doute demandé plus de temps. Mais si vous êtes déterminés à accomplir des choses sans concéder un terrible coût humain, il faut être prêt à mener une guerre d'une autre nature. À subir l'oppression tout en construisant aux centaines de ramifications. Et à ainsi user la capacité de l'oppresseur à se maintenir au pouvoir.

En d'autres termes, il faut se préparer à combattre le fascisme d'une autre façon que par la guerre. C'est beaucoup plus long, ça demande sans doute plus de courage, mais c'est nécessaire pour accomplir de véritables progrès humains. Quand on fait des progrès en usant de violences, on s'emprisonne l'esprit. Selon moi, c'est là le plus grand défi pour la race humaine, parvenir à la justice sociale en faisant l'économie de la guerre. Après tout, nous sommes censés être plus éclairés qu'une simple logique binaire opposant la passivité à la guerre.

Cela ne signifie pas qu'une intervention militaire ne soit jamais justifiée. Je ne suis pas un pacifiste pur. Je pense qu'il existe des circonstances où il est nécessaire de mener une action collective, voire militaire. Et c'était sans doute le cas lors du génocide du Rwanda. Les observateurs de l'Onu présents sur place à l'époque étaient convaincus qu'une démonstration de force de petite échelle aurait pu permettre d'éviter ce qui s'est passé. Mais les puissances occidentales ont choisi d'ignorer leur requête. Ce qui confirme qu'on ne peut pas faire confiance aux dirigeants du monde pour stopper un génocide.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis n'avaient pas pour but premier de mettre un terme au génocide. Il leur avait pourtant été demandé de bombarder les voies ferrées menant aux camps d'extermination, mais ils avaient d'autres priorités. Il faut ici retenir cette statistique choquante : six millions de juifs sont passés par les camps et ils ne sont que 60 000 à en être sortis vivants, soit 1 %. Tout ça parce que les puissances impliquées dans la guerre avaient d'autres préoccupations. Là encore, ça prouve combien on ne peut pas compter sur nos dirigeants politiques pour mettre fin à un génocide.

Notes

(
1) Ce fut l'une des premières utilisations militaires du napalm.

(
2) La première photo, au tout début du billet, ainsi que celle-ci, est de Vanessa, excellente photographe et tenancière du blog Place Assise Non Numérotée ; qu'elle soit vivement remerciée de cette gentille mise à disposition. L'autre photo est de Lémi.


article11

http://w41k.info//35725#nb2


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?


http://w41k.info//img/newsnet_35725_Vignette2-2-2.jpg





Comment les financiers Thyssen et Bush ont armé Hitler: http:// www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=8587

Forum : UK: Réduction de +50% de la population
http://forum-politique.org/viewtopic.php?f=8&t=73685&start=0&sid=e7de971aef62d7e4406a92a46e56e9de


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La guerre mondiale aura-t-elle lieu ?
Par Eva r-sistons



Mes amis,

La guerre est la pire des solutions. Mieux dit: Elle est le problème N° 1. Le plus grand danger qui menace l'humanité !

Les peuples veulent vivre en paix. L'Oligarchie qui s'est octroyé le droit de vie et de mort sur les peuples, programme les guerres qu'elle ne fera jamais, et qui lui permettront de réaliser de juteux profits. Les Médias criminels (d'ailleurs aux mains des industriels de l'Armement, en France) font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre; Marie Drucker et Benoît Duquesne sont parmi les plus zélés exécutants des consignes données. Melle Drucker va jusqu'à présenter la guerre comme un moyen de promotion des femmes !

Cinq grands généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures; tout est banalisé, même l'horreur absolue. Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle - une aubaine pour les partisans de la dépopulation. Derrière leurs écrans, bien à l'abri, des hommes sèment mort et désolation sur la terre. Dans les coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les industriels du Pétrole aussi. Et on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. J'écoute une vidéo de la guerre d'Irak, j'y ai appris que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir la partie de la population qui déplaît. 

La 3e guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains parlent de quatrième guerre mondiale, la 3e ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante.... avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! "La der des der", évidemment ! Le dernier poilu l'a dit et répété...


La guerre est inscrite
dans la logique du capitalisme

Alors, guerre, ou pas ? Pour moi, quoiqu'on en dise, elle est inévitable. L' "Elite" réclame du sang, elle a besoin de sacrifices vivants, et disons-le, les multinationales ne sont pas en reste, le capitalisme est un Système monstrueux qui a besoin, pour prospérer, d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à mourir pour la Patrie (voir le documentaire de Marie Drucker). Or, quand il est en crise, à bout de souffle, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux Etats-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie la plus florissante est la militaire. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne !

Sur mon blog r-sistons à l'intolérable, j'ai souvent évoqué le risque de la guerre contre l'Iran - un authentique scandale, d'ailleurs, puisque ce pays n'a jamais attaqué personne; quant à sa dissuasion nucléaire, elle est nécessaire: L' Iran est encerclé par des puissances hostiles.

Vous le savez sans doute, les généraux américains, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush, brûlant d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important. Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont gère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Bref, l'Iran n'est pas un adversaire facile: On hésite à l'attaquer. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les Etats-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie américaine, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait. Bref, il existe de bonnes raisons pour ne pas attaquer militairement l'Iran; il semblerait que le Pentagone songe plutôt à provoquer des tremblements de terre comme, dit-on, à Haïti.

Reste l'inconnue israélienne; les récentes déclarations de Shimon Perès au Bundestag ("L'Iran est un danger pour le monde") ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre Prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les Bushistes ne renieraient pas.

Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs me semblent prépondérants: La crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par une équipe d'irresponsables, d'extrémistes, de fanatiques. Les apprentis-sorciers sont aux aguets, tôt ou tard, à mon avis, ils commettront l'irréparable. Et un irréparable aux dimensions planétaires vite titanesques...

Le mobile essentiel d'Israël, pas forcément avoué, est la peur. Et la peur est mauvaise conseillère, elle conduit à l'irrationnel...

Quant aux partisans de la dépopulation, le moment venu, ils ne seront pas mécontents d'apporter leur soutien, quel que soit le prix payé pour l'humanité en termes de souffrances et de sacrifices.

Le monde est aux mains de fous, de psychopathes, d'irresponsables, vouant un culte à Mâmon et aux Forces de mort. 

Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, je serai la première étonnée. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les Puissants sont prêts à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Alors... préparons-nous au pire ! Nous l'aurons très vraisemblablement... Et nos meilleures armes seront, sans aucun doute, la prévoyance, la solidarité et la créativité...

Fraternellement à tous, votre Eva 
 


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