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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 14:10

 

Affaire DSK : note aux journalistes

5.9.11

Bien avant de vous répandre sur l'affaire Nafissatou Diallo (d'ailleurs, personne n'a évoqué la piste sarkozyste sur le mode " Baisez plus pour gagner plus"), vous n'avez rien voulu voir ni entendre. Or : 

1/ Le procès de DSK a déjà eu lieu et aucun d'entre vous n'en a parlé. Il a déjà été acquitté et vous n'en avez rien dit. Je vous donne les minutes du procès ci-dessous. Vous n'avez désormais plus le droit au silence.

2/ Une pétition pour exlure DSK du Parti Socialiste est toujours en ligne, et vous ne l'avez ni signée (ce qui est votre droit le plus légitime) ni portée à la connaissance du public (ce qui est une faute majeure):

Appel à l'exclusion de DSK du Parti Socialiste

3/ Le pêché de chair n'est pas la seule faiblesse de DSK. Il se vautre bien, selon Fakir, dans les 7 pêchés du capital :

DSK : pourquoi on n'en veut pas ?  

1 186

           

                Le procès Dominique Strauss-Kahn

Source :   http://www.leplanb.org/ 

Gardes, faites entrer l’accusé !


Le président : Accusé, levez-vous  ! Socialiste, vous venez d’être élu à la tête de l’institution la plus détestée par les peuples du monde, le FMI, machine à produire de la misère chez les uns, des milliards chez les autres. C’est l’aboutissement d’un parcours qui vous amène aujourd’hui devant nous. La parole est à l’accusation.

Le procureur : Épouser une journaliste aussi puissante qu’Anne Sinclair représenta un coup de maître. Vous vous assuriez que tous ceux qui voulaient passer dans son émission « 7 sur 7 » sur TF1 vous mangeraient dans la main.

L’avocat : C’est encore votre théorie du complot ! Les médias, c’est plus complexe. Anne a présenté une émission de télévision avec Jean-Marie Colombani entre 1987 et 1989. Et alors ?

Le procureur : Et alors ? En novembre 1999, Colombani sanglote quand l’accusé doit démissionner du gouvernement : « Quel gâchis. Et quel ministre des Finances ! Qui peut se prévaloir d’un bilan aussi flatteur ? »

L’accusé [triomphant]  : Vous n’avez rien compris ! Colombani me devait beaucoup, mais pour une autre raison. En 1997, avec Lagardère, j’avais tout fait pour qu’il s’empare de L’Express. Chirac soutenant Dassault, j’ai téléphoné à l’avionneur pour lui signifier que le gouvernement Jospin n’accepterait jamais qu’il achète L’Express.

Le procureur [l’invite à poursuivre d’un ton doucereux]  : Mais expliquez-moi, vous déteniez un pouvoir sur Dassault et sur la presse ?

L’accusé [plus fanfaron que jamais]  : Et comment ! J’ai convoqué Dassault dans mon bureau et je lui ai rappelé que son principal client était l’État français. Il est idiot, mais il a compris.

L’avocat [atterré que l’accusé s’accuse tout seul, lui glisse à l’oreille de se remettre à jouer aux échecs électroniques. Puis, à voix haute]  : Monsieur le Président, mon client ironise. L’information était bien sûr indépendante du gouvernement quand il était ministre.

Le président [à l’accusé]  : Soit. Mais l’excellence de vos rapports avec Jean-Luc Lagardère n’est guère contestable. En octobre 1999, vous mettez sur pied l’accord franco-allemand qui lui offre le contrôle d’EADS pour presque rien. Même Claude Imbert vous en félicite : « Strauss-Kahn, voire le communiste Gayssot ont su faire sagement et discrètement le contraire de ce qu’ils racontent à leurs gogos. »

L’avocat : Les écrits d’Imbert n’ont pas plus de valeur devant cette cour que ceux d’un imbéc… [il hésite]… d’un Laurent Joffrin. [La salle se tord de rire en entendant ce nom. Le climat redevient jovial.]

Le président [qui réprime lui aussi son hilarité]  : Le 19 avril 2007, Arnaud Lagardère, parlant d’EADS, qu’il a presque coulé, estime : « Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn ont fait ce qu’il fallait, dans l’intérêt du pays et de l’entreprise. Sans eux, EADS n’existerait pas. Il ne faudra jamais l’oublier. » Colombani, Lagardère, vous avez décidément beaucoup d’amis dans les médias…

L’avocat : Mon client n’est pas attaché à un clan particulier. Il entretient aussi d’excellentes relations avec les chanteurs rebelles, comme Patrick Bruel, et avec les intellectuels dissidents. Ses rapports avec Le Nouvel Observateur ont été ainsi décrits par un ancien journaliste du titre : « Strauss-Kahn fait partie d’une espèce protégée dite “des amis du journal”. Rien n’est trop bien écrit pour les satisfaire. » Mais mon client est avant tout un homme ordinaire [stupeur et ricanements dans la salle].

Le procureur : Ordinaire ? Dans l’affaire de la MNEF, une mutuelle étudiante alors tenue par ses amis socialistes, il a obtenu 630 000 francs d’honoraires pour une transaction qui pouvait se passer d’intermédiaires. Son palais de Marrakech est l’un des plus luxueux de la ville avec celui de BHL. Souhaitez-vous que je poursuive ?

L’accusé [levant la tête de son jeu d’échecs]  : Guy Bedos a répondu pour moi : « Dominique est un de ceux qui sont le plus à même de renifler la vraie population de ce pays. »

Le président : Venons-en donc à vos rapports avec le peuple. Comment un dirigeant socialiste [rires dans la salle] peut-il estimer que les pauvres sont inaptes à la démocratie. Préféreriez-vous que seuls les journalistes élisent les candidats socialistes ?

Le procureur : En tout cas, moins d’un an après avoir été écrasé par les militants du PS lors des primaires présidentielles, l’accusé a été élu, triomphalement, directeur général du FMI grâce au soutien de M. Bush, de M. Sarkozy et des banquiers du monde… En juin 2003, en pleine bataille contre la réforme Raffarin-Fillon des retraites, il estimait que « le gouvernement s’est attaqué à un dossier très difficile ; il faut lui reconnaître ce mérite ». Mais sa retraite à lui est assurée. Au FMI, il la percevra au bout de trois ans – pas de quarante – et elle sera de 60 000 euros par an. Une misère, certes, mais il va toucher pendant cinq ans 300 000 euros annuels, nets d’impôts…

L’accusé [lassé]  : Je répète ce que j’ai dit sur France Inter le 9 novembre 2004 : « Je fais les courses comme tout le monde. J’en fais comme tous les salariés qui n’ont pas beaucoup le temps pour faire les courses. » Bon, j’aime mettre du caviar sur mes épinards…

Le président : Le 5 février 2006, sur LCI, vous déclarez : « Moi je ne veux pas que mes enfants, que les enfants de M. Beytout soient précarisés. » M. Beytout, qui vous interrogeait, est né à Neuilly, il est directeur du Figaro et héritier d’une très grosse fortune. Le risque de voir ses enfants « précarisés », ou les vôtres, vous angoisse-t-il vraiment ? Et est-ce pour cette raison qu’en janvier 1999 vous avez tenté de réduire fortement la fiscalité des stock-options ?

L’accusé [excédé]  : Comme mon ami Edwy [Plenel], j’entends qu’on sorte des boîtes ! J’ai expliqué dans mon livre La Flamme et la cendre que « la redistribution est près d’avoir atteint ses limites » et que « le socialisme ne peut avoir pour seul objectif de résister ».

Le président : Faites entrer le témoin de la défense. [Bernard Tapie apparaît, bronzé et couvert de bagues, trois montres Rolex à chaque bras.] M. Tapie, en avril dernier vous déclariez : « Le candidat de mon choix était Dominique Strauss-Kahn. C’était le plus expérimenté, le plus compétent, le plus proche de mes idées. » Or vous avez voté Sarkozy dès le premier tour.

Le témoin : Les socialos, je l’ai dit, ont fait « une énorme connerie » en choisissant une tocarde. Mais je reste à gauche, hein  ! J’ai d’ailleurs prévenu que, « l’élection présidentielle étant passée, je défendrai plus Strauss-Kahn que Sarkozy ».

Le procureur : Votre manège est bien étrange.

Le témoin : Pas du tout ! DSK et Nicolas, qu’Anne Sinclair a invité onze fois à « 7 sur 7 », bouffaient déjà ensemble chez Pinault il y a dix ans. Dans Capital de juin 1999, Sarkozy s’est même amusé de la pingrerie de son ami socialiste : « Je l’ai reçu à dîner chez moi plus souvent qu’il ne m’a invité. » Denis Kessler, du Medef, a écrit avec Dominique un bouquin à la gloire des fonds de pension. Kouchner faisait la course avec DSK avant de le retrouver chez Sarko ! On veut tous gagner un maximum d’oseille, c’est ça la démocratie. [Il sort en pétant.]

Le procureur : Le 13 mars 2002, l’accusé déclare dans un débat télévisé : «  C’est normal qu’on fasse l’aller-retour entre le monde de la politique et celui de l’entreprise, et c’est même souhaitable. » Jean-Pierre Raffarin lui répond alors : « Ça, ça va pour Dominique Strauss-Kahn, qui est proche des grands patrons  »….

L’accusé [l’interrompt indigné]  : Je ne suis pas le seul ! Regardez tous mes amis. Mon ancien conseiller Stéphane Boujenah vient de rejoindre la banque d’affaires Crédit suisse First Boston Technology Group. Daniel Cohen est consultant à la banque Lazard. Jean Peyrelevade gère une banque d’affaires et mon voisin de Marrakech, Serge Weinberg, également proche de Fabius, dirige un fonds d’investissements… Cette diabolisation de l’argent est inadmissible !

Le président : La cour voudrait surtout comprendre vos idées. En novembre 2005, vous lancez : « Debout les socialistes, la France a besoin de vous ! Il faut construire une union populaire. » En 2002, vous penchiez pourtant pour la privatisation d’EDF et de GDF. Mais deux ans plus tard, en juin 2004, vous signez avec Éric Besson un article hostile à cette privatisation. Enfin, en 2006, vous proposez que « la chaire de physique nucléaire de l’université Paris VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image ».

L’accusé : Ministre, j’expliquais déjà en 1999 aux députés socialistes que « Keynes a fait davantage que Rosa Luxemburg pour la classe ouvrière ».

Le procureur : Là, il ne s’agit pas de Keynes, mais de Thatcher ! Et puis, si les sociaux-démocrates allemands n’avaient pas fait assassiner Rosa Luxemburg, elle aurait accompli davantage encore pour les ouvriers allemands…

Le président : Selon le journaliste Philippe Cohen, l’accusé a fait appel à un cabinet de conseil, TD International, fondé par William Green, un ancien de la CIA, pour être élu à la tête du FMI. Étonnant, non ?

L’avocat : Nullement. Les grands électeurs du FMI n’ont pas été choqués par cette marque d’ouverture.

Le verdict est rendu sans tarder. Déclaré « aussi socialiste que François Hollande », l’accusé est acquitté.

 

Vendredi 6 avril 2012

Sortir Jean-Pierre Chevènement de l'impasse

 

Le 13 mars, Jean-Pierre Chevènement a fait le choix, contestable à mon sens, du vote Hollande:   François Hollande : le vote utile !

Il s’en explique ici dans L'Est républicain:

 

Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"

Entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, qu’est-ce qui vous a fait pencher pour le premier ?

Jean-Pierre Chevènement: Seul François Hollande peut aujourd’hui battre Nicolas Sarkozy et devenir président de la République. En me portant candidat le 5 novembre, j’entendais faire bouger les lignes. Après le discours de Hollande au Bourget et l’énoncé de ses 60 engagements, j’ai constaté des infléchissements positifs : redresser la France et pour cela relancer la production, réorienter la construction européenne en renégociant le désastreux traité signé à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, synonyme de régression économique et sociale, rétablir la justice, redonner espoir à la jeunesse, porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde. Comment ne reconnaîtrais-je pas là les orientations que de tout temps j’ai préconisées ? 

Et vous ne les retrouviez pas chez Jean-Luc Mélenchon ?

J’ai de l’estime pour le parcours qu’il a effectué depuis le traité de Maastricht, même si je ne partage pas ses positions sur la sortie du nucléaire ou la régularisation de tous les sans-papiers. J’exprime une sensibilité républicaine et je ne cherche pas à être « la gauche de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon parle beaucoup de la République, mais je ne suis pas sûr qu’il y mette la même exigence. La souveraineté nationale est à mes yeux un point d’appui essentiel. Aussi bien, tout le monde sait que Mélenchon soutiendra Hollande au second tour. Je préfère donc apporter d’emblée mon soutien à Hollande. C’est un homme chaleureux qui a l’intelligence des hommes et des choses. C’est un homme politique réaliste et talentueux. Jean-Luc Mélenchon n’a pas fini d’évoluer. Il fait, comme Arnaud Montebourg, partie de l’avenir. 

Votre soutien est-il lié au récent accord législatif conclu entre le MRC et le PS ?

Je me suis déterminé sur le fond, et bien avant que soit conclu l’accord que vous qualifiez de « législatif » entre le PS et le MRC. Cet accord comporte d’abord un volet politique. Il reprend les points que nous jugeons essentiels : monnaie compétitive, rôle accru de la BCE pour racheter la dette, soutenir la croissance et agir sur le change, réaffirmation du rôle du Parlement pour voter le budget, construction d’une Europe non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement. Le volet électoral est en ligne avec l’accord conclu en décembre 2006 : neuf circonscriptions en dehors du Pas-de-Calais où interviendra, je l’espère, un accord particulier. (Note d'eva : On est loin du Chevènement d'antan, à la gauche de la gauche ! Et critique vis-à-vis de l'Europe...) 

Sur le fond, reste-t-il des désaccords entre François Hollande et vous ?

Les accords et les valeurs communes l’emportent largement sur les désaccords. Ceux-ci concernent la nature de la monnaie unique, construction viciée, selon moi, dès l’origine mais nous sommes d’accord pour en changer les règles. Je fais confiance au pragmatisme et au patriotisme de François Hollande pour prendre les décisions les plus conformes aux intérêts du pays. Sur la sécurité, il a repris l’idée d’une police de proximité dont on oublie souvent de mentionner que c’est moi qui l’ai conçue et mise en place en 1999. 

Comment entendez-vous peser ensuite ?

Je n’ai aucune ambition ministérielle, même si je ne renonce pas à exercer une influence. J’ai eu le temps d’assouvir mon désir d’action à la tête de cinq ministères, de 1981 à 2000. J’ai toujours été un homme d’études et de recherche. Je continuerai à m’occuper de la Fondation « Respublica » et, tant que j’en resterai l’élu, du Territoire de Belfort. 

Certains à gauche disent encore « douter » de la capacité de Hollande à exercer la fonction…

Je lui fais confiance pour être un Président dans lequel les Français pourront se reconnaître. Nicolas Sarkozy a commis l’erreur de vouloir désacraliser la fonction. François Hollande l’exercera avec dignité. Je sais qu’il s’adaptera très vite. Sa tâche sera difficile. Mais il a de la ressource. Je le soutiendrai les yeux ouverts, mais sans démagogie, avec le seul souci de lui faire entendre des arguments auxquels d’autres n’auraient pas pensé. J’ai assez de pratique pour savoir qu’en dernier ressort, le Président de la République est maître de la décision. 

Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux 

 Source : http://www.chevenement.fr/ 

Dont acte.

Artisan du programme commun et de la victoire de la gauche en 1981, Mr Chevènement, « fort de sa défaite » lors de la présidentielle de 2002,  a eu ensuite du mal à penser son action hors d’un accord avec le Parti Socialiste.

On retiendra  l’intégrité d’un homme qui s’est senti « toujours comptable des élans suscités en 1981 » et, à ce titre, triplement démissionnaire lorsque ces élans étaient piétinés (déjà au nom de l’Europe !) : parenthèse libérale en 1983, participation à la première guerre du golfe bushiste en 1991, Maastricht en 1992, etc…pour mémoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Chevènement

 

C’est dommage.

Combien de temps « la gauche de gauche » stationnera-t’elle dans cette impasse : « Avec le Parti socialiste on ne peut rien faire, sans le Parti socialiste, on ne peut rien faire » ?

Il y faudra un troisième tour social ?

Car je n’oublie pas que cette formation, déjà hypersensible à la sondagite en 2007, aurait vraisemblablement confié les clés de la présidentielle à DSK (si ce dernier n’avait pas glissé dans une salle de bain new-yorkaise...ce qui est certes grave, mais moins que cela :  Affaire DSK : note aux journalistes )

Bon, en attendant le second tour, votons -paradoxalement- utile dès le premier :

http://www.placeaupeuple2012.fr/

Communiqué d’Eric Coquerel, Conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon

Grande figure du Socialisme et de la République (de Chevènement, note d'eva), Didier Motchane apporte son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. De plus en plus nombreux sont les républicains de gauche à soutenir le Front de Gauche individuellement ou à travers l’un des partis qui le composent. Mais le soutien affiché aujourd’hui par Didier Motchane à la candidature de Jean-Luc Mélenchon est d’une grande portée.

 

Didier Motchane représente en effet toute la légitimité historique d’un responsable politique qui a cofondé le CERES avec Jean-Pierre Chevènement, le Parti Socialiste d’Epinay pour lequel il a été secrétaire international et député européen, le MDC puis le MRC.

 

A travers ces différents engagements partisans, cette grande figure du socialisme et de la République n’a jamais varié dans ses convictions. Il s’agit d’un de ces “résistants à l’ordre établi capitaliste”, pour reprendre ses termes, que le Front de Gauche entend incarner. Il nous dit les raisons de son soutien : “dans l’ensemble, les déclarations et propositions de Jean-Luc Mélenchon correspondent à mes convictions. Elles sont celles qui conviennent à la France d’aujourd’hui. Je retrouve l’esprit du socialisme chez lui et dans sa campagne. Voilà pourquoi je le soutiens”.

 

Cet engagement dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, après celui affiché, le même jour dans l’Humanité, par la conseillère régionale Ile de France d’Europe Ecologie-Les Verts, Safia Lebdi, confirme la place prise par le Front de Gauche et sa légitimité à incarner les valeurs de la gauche et de l’écologie politique.

 

  Après, il ne sera pas trop tard pour engager des débats de fond...

(car, paradoxalement encore, j'ai le sentiment qu'une élection présidentielle s'y prête assez mal...pas vous ?)

 

 

Sortir la France de l'impasse

Présentation du livre

Les choix politiques (dérégulation, monnaie unique) effectués dans les années 1980-1990 ont mis la France dans une redoutable impasse. Peut-on faire confiance, pour nous en sortir, aux idéologues qui nous ont fourvoyés ?

La crise de l’euro résulte de son vice initial de conception. Elle est devant nous. L’Allemagne détient la clé, mais sait-elle ce qu’elle veut ? Et la France, là-dedans, que veut-elle ?

Jean-Pierre Chevènement montre comment remettre le Peuple français debout. Il propose ensuite à la France deux scénarios de sortie de crise pour construire une « Europe européenne », maîtresse de son destin dans le siècle qui vient.

Jean-Pierre Chevènement a été l’un des refondateurs du Parti socialiste d’Epinay (1971) et un artisan de l’union de la gauche. Plusieurs fois ministre de 1981 à 2000, il est aujourd’hui sénateur du Territoire de Belfort et président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Il entend peser dans la campagne présidentielle de 2012.

Plan détaillé

Première partie : L’Europe à refaire
I – Impasse du projet européen de la France
La démocratie au déni
Contours flous, volonté absente
L’Allemagne, « au sommet de l’Europe » ?

II – Le capitalisme financier globalisé, nouveau Frankenstein
La dérégulation et ses méfaits
La rechute
Le capitalisme financier contre les États

III – La crise de la monnaie unique
Le vice constitutif
Un grand saut fédéral irréaliste
Règle d’or ou règle d’airain ?
Des fissures dans l’orthodoxie

IV – L’Europe européenne à bâtir
Un « plan A » pour sauver la monnaie unique : la redéfinition des missions et du rôle de la Banque centrale
Un « plan B » pour organiser la mutation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune
Réaffirmer la perspective d’une Europe européenne
La géométrie variable d’abord
L’aspect géostratégique


Deuxième partie : Remettre debout le peuple français
I – Rendre au peuple français sa fierté en combattant l’antipopulisme de ses élites
1940 et le discrédit de la nation
L’européisme et la diabolisation des nations
La globalisation contre la démocratie
Le désarroi de la jeunesse
La crise de la démocratie
L’École
Les médias
L’abandon des valeurs républicaines
La reconquête républicaine

II – Réussir l’intégration
Différences culturelles et principes républicains
Renverser la perspective
L’identité républicaine de la France vient de loin
Le nécessaire respect des valeurs républicaines
L’École et l’intégration
Intégration et statut de la femme
Insécurité et éducation
La sécurité : une œuvre collective
L’acquisition de la nationalité française et l’appartenance à la France


Troisième partie : Ce qu’on doit attendre du prochain président de la République
I – Redonner confiance à la France
Un patriotisme exigeant
L’École au cœur de la République
Nation, nationalité, immigration, communautarisme
Le nucléaire, un des grands atouts de la France
Mobiliser les atouts de la France pour la remettre sur une pente ascendante

II – Rendre à la France son autorité et sa capacité d’influence, en particulier vis-à-vis de l’Allemagne


Quatrième partie : Faire bouger les lignes
Les élites ne reconnaissent jamais leurs erreurs
Seuls des événements immenses peuvent faire bouger les lignes
Pourtant les lignes bougent
Faire surgir un recours

Annexe : lettre de Jean-Pierre Chevènement au président de la République

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