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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 05:22

Serge Halimi – France

http://word.world-citizenship.org/wp-archive/243

Bernard GENSANE

Dans le numéro de novembre 2010 du Monde Diplomatique, Serge Halimi salue « le réveil français » : « Jamais la France n’a connu semblables manifestations depuis quarante ans. La personnalité de M. Nicolas Sarkozy, son arrogance, son souci d’écraser l’« adversaire » ont permis que se rassemble contre lui un très large front. Mais la houle et les foules ne sont pas enfantées par les foucades d’un homme. Elles répondent à un choix de civilisation injuste opéré, au prétexte de la crise financière, par des gouvernements européens dont la palette partisane va de la droite décomplexée à la gauche qui capitule. En Italie, M. Silvio Berlusconi ne fait ni davantage ni pire que les socialistes Georges Papandréou en Grèce ou José Luis Zapatero en Espagne. Tous mettent en danger les services publics et la sécurité sociale. Tous, pour complaire à des agences de notation, prétendent faire payer aux salariés ce qu’a coûté au pays le saccage perpétré par les banques. Lesquelles continuent de se repaître, préservées de toute obligation de se montrer « courageuses » et solidaires des générations à venir.

Ce n’est pas « la rue » qui s’ébranle, c’est le peuple français qui remonte en scène. Aucune légitimité des gouvernants ne saurait être opposée à sa protestation. L’Assemblée nationale a été élue dans la foulée d’une campagne présidentielle au cours de laquelle M. Sarkozy a dissimulé ses intentions relatives à une réforme des pensions, présentée après coup comme le « marqueur » de son quinquennat. « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer », proclamait-il quatre mois avant d’être élu. Un an plus tard, évoquant l’éventuel report de ce droit, le nouveau président de la République insista : « Je ne le ferai pas (...). Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi. » Déjà gouvernés par un traité constitutionnel européen qu’ils ont rejeté massivement par référendum et que les élus de droite (épaulés par quelques socialistes) ont alors imposé par voie parlementaire, les Français manifestent également contre l’autoritarisme méprisant du pouvoir.

Les jeunes ont compris ce qui les attend. À mesure que le capitalisme enchaîne les crises, il durcit sa logique. Pour qu’il tienne, la société doit craquer davantage : évaluations permanentes, concurrence entre les salariés, fatigue au travail (lire « “Métro, boulot, tombeau” »). La dernière mouture du rapport Attali recommande désormais le gel du salaire des fonctionnaires jusqu’en 2013, le transfert sur les malades d’une partie de la charge financière des affections de longue durée (cancer, diabète), le relèvement du taux de la TVA ; le tout bien sûr en conservant le « bouclier fiscal ». « Nous avons devant nous dix ans de rigueur », a promis avec gourmandise l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand, qu’à coup sûr la rigueur épargnera. »

Une réflexion marxiste de Slavoj Zizek qui donne quelques pistes pour « sortir de la nasse » : « À Madrid, Athènes, Bucarest ou Paris, la colère populaire témoigne d’une exaspération sociale, d’un profond désir de changement. Manquent encore la stratégie politique permettant de le faire aboutir et l’espérance qu’il adviendra. Faut-il prendre le risque de laisser passer l’occasion au motif que les conditions de sa réalisation n’existent pas encore ? Ou faire le pari que parfois « l’impossible arrive » ? Les mouvements de protestation qui déferlent en Europe cette année contre les politiques d’austérité – en Grèce et en France, mais aussi, dans une moindre mesure, en Irlande, en Italie, en Espagne – ont donné le jour à deux fictions. La première, forgée par le pouvoir et les médias, repose sur une dépolitisation de la crise : les mesures de restriction budgétaire édictées par les gouvernements sont mises en scène non comme un choix politique, mais comme une réponse technique à des impératifs financiers. La morale, c’est que si nous voulons que l’économie se stabilise, nous devons nous serrer la ceinture. L’autre histoire, celle des grévistes et des manifestants, postule que les mesures d’austérité ne constituent qu’un outil aux mains du capital pour démanteler les derniers vestiges de l’Etat-providence. Dans un cas, le Fonds monétaire international (FMI) apparaît comme un arbitre ayant à cœur de faire respecter l’ordre et la discipline ; dans l’autre, il joue encore une fois son rôle de supplétif de la finance mondialisée.

Anne Gervais et André Grimaldi expliquent pourquoi l’hôpital public en France est aujourd’hui « à vendre » : « Le cri d’alerte est venu du professeur Bernard Debré [qui se situe pourtant à la droite de la droite : on n’est pas pour rien le fils d’un chantre de l’Algérie française] : “ C’est l’hôpital public qu’on assassine ”, a-t-il lancé. […] Il a suffit d’un arrêt de travail de trois infirmières pour que l’hôpital Tenon soit contraint de fermer son service des urgences pendant tout un week-end. […] La politique du gouvernement vise à mettre progressivement les hôpitaux en déficit pour les obliger à supprimer des emplois, quitte à diminuer leur activité au profit des cliniques commerciales – lesquelles sont jugées moins coûteuses pour la Sécurité sociale, même si elles le sont beaucoup plus pour les patients (en 2007, les ménages payaient de leur poche 400 millions d’euros de dépassement d’honoraires dans les cliniques privées). […] En Allemagne, les CHU de Hambourg et Marburg oint été vendus au privé. Chez nous il est prévu l’introduction de cliniques commerciales dans les hôpitaux. Jean-François Copé, [fils d’un grand proctologue qui a fait toute sa carrière dans le public avant de devenir comédien professionnel] réclame la fin du monopole de la Sécurité sociale. »

Au Québec, nous dit Benoît Bréville, « La révolution tranquille n’a pas eu lieu » : « Comme nombre de pays subissant la domination de leurs voisins ou de puissances impérialistes, le Québec a tenté d’associer nationalisme et transformation sociale. Cette Révolution tranquille, qui ne se fit pas dans la rue mais dans les bureaux, a débuté il y a tout juste cinquante ans. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? »

Isabelle Saint-Mézard s’intéresse à l’alliance insolite entre l’Inde et Israël : « Les deux capitales ont tissé un réseau dense de relations, notamment dans le domaine militaire. New Delhi étant par ailleurs un partenaire important de Téhéran. »

Pour Michel Galy, la Côte d’Ivoire semble sur la bonne voie : « Si le vote pour l’élection présidentielle ne signifie pas que tous les problèmes sont résolus, il ouvre la voie à une consolidation du régime et de la démocratie. »

« Mais où est passée l’Égypte », demande Sophie Pommier ? « Condamnées à ressembler aux précédentes – fraude massive et reconduction de la confortable majorité du Parti national démocratique du président Moubarak –, les élections législatives égyptiennes de l’automne 2010 ne consolideront pas la légitimité du pouvoir. Pour y parvenir, M. Moubarak entend réaffirmer la place du Caire sur la scène régionale. »

« Emirates veut faire redécoller Dubaï » (Jean-Pierre Séréni) : « La compagnie Emirates a inauguré une liaison aérienne directe entre Dubaï et Dakar. La Sénégal est ainsi devenu la 19è destination africaine de la compagnie, qui dessert déjà plus de soixante pays. À l’heure où l’émirat traverse une grave crise financière, Emirates, qui vient de commander 62 longs courriers gros-porteurs pour vingt milliards de dollars, sera-t-il le remède miracle permettant d’en sortir ? »

Christophe Ventura explique comment les immigrés en Calabre sont dans « les rets de la mafia » : « Avec l’arrivée de la saison agricole, la petite ville italienne de Rosarno se prépare à celle des travailleurs saisonniers. Ceux-là même que les émeutes de janvier 2010 avaient chassé de la ville. Les médias avaient alors dénoncé le racisme de la population. Mais il y d’autres raisons à cette violence. À noter que 95% des ouvriers sont recrutés de manière irrégulière, qu’ils perçoivent comme salaire la moitié de ce que perçoit un travailleur régulier local.

« Cinq Cubains à la Une », un article sur une bien sombre histoire : « Si l’influence des mafias sur la vie politique n’échappe plus à personne, le procès de cinq agents cubains infiltrés dans les milieux de l’exil anticastriste aux États-Unis illustre leur emprise dans un autre domaine : la justice ».

Deux articles passionnants sur les délires de la droite américaine par Walter Benn Michaels et Robert Zaretski. Pour ces dingues, Obama est un musulman socialiste et des Mexicaines vont mettre au monde leurs enfants aux Etats-Unis, pour qu’ils deviennent des agents dormants qui, ensuite, sèmeront le chaos. Janice Brewer, gouverneur de l’Arizona, affirme que des Mexicains décapitent de bons étatsuniens dans le désert. Quant au chanteur Kinky Friedman, il déclare désormais vouloir voter pour un chien car il n’y a pas d’autre choix (normal pour un hurluberlu qui s’est choisi un prénom pareil).

Moi qui ne connaissais pas l’existence des Terres rares (rare Earths), j’ai été passionné par l’article d’Olivier Zajec « Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques » : Des métaux indispensables à la fabrication des appareils de haute technologie – les « terres rares » –, une production mondiale dominée par la Chine, une restriction des exportations : le « grand jeu » géopolitique commence. Pour asseoir son contrôle sur ces minéraux stratégiques, la Chine a mis en œuvre ce que le capitalisme occidental rejette : une politique industrielle de long terme. On attendait plutôt les exploitations à ciel ouvert de Mongolie-Intérieure, ou les mines profondes du bush australien. Mais c’est en plein cœur des brouillards de la mer de Chine orientale que la problématique des « terres rares », ces métaux à haute valeur ajoutée technologique, a une fois de plus émergé dans l’actualité. Le 7 septembre 2010, un chalutier chinois, hasardant ses filets dans les eaux territoriales japonaises, est cerné par les garde-côtes. Il tente de fuir, et ce faisant éperonne un bâtiment militaire nippon. L’équipage est arrêté. L’incident se déroule non loin de l’archipel des Senkaku (Diaoyu pour les Chinois). Éparpillées à cent soixante-dix kilomètres au nord-est de Taïwan, ces huit îles presque désertes appartiennent à Tokyo, mais Pékin en revendique la souveraineté depuis les années 1970. Revendications autrefois émises recto tono, mais qui s’affirment désormais avec plus d’âpreté, reflétant l’évolution progressive du rapport de force entre une Chine en ascension, à l’étroit dans ses eaux peu profondes, et un Japon sur la défensive. »

Wendy Kristiansen raconte la lutte des musulmans contre les islamistes en IndonésiE : « Début octobre, la police indonésienne a tué cinq membres présumés d’un réseau terroriste à Sumatra. Toutefois, la menace islamiste serait en recul – à la satisfaction des organisations musulmanes qui craignent l’amalgame. De fait, l’Indonésie est plus connue pour ses attentats que pour son élection présidentielle au suffrage universel. »

Excellent article de Danile Linhart (« Métro, boulot, tombeau ») sur l’horreur de la condition ouvrière, et plus généralement salariale, en France, aujourd’hui : la classe dirigeante « détruit les institutions fondées pour rendre vivables nos sociétés. […] Pour asseoir son autorité et tenter de placer les salariés en situation d’auto-exploitation, le management moderne pratique la déstabilisation systématique. Il s’emploie à créer un climat hostile : les travailleurs ne doivent pas se sentir chez eux dans l’entreprise [on se souvient de l’ânerie rocardienne ou aubryenne de l’entreprise « citoyenne », la pédagogie, déjà] ; ils ne doivent pas se trouver en situation de maîtriser leur travail. […] Plus de la moitié des Français répondent aux sondeurs qu’ils redoutent de se retrouver un jour sans domicile fixe. »

Dany Lang et Gilles Raveau reviennent sur l’attribution du (faux) Prix Nobel d’économie par la Banque de Suède : « Les lauréats ont déployé toute la sophistication théorique de la science économique pour démontrer … qu’il n’est pas si facile de trouver un emploi. »

Pierre Grimbert explique comment, à l’occasion du mouvement contre la casse du système de retraites, « la question de la dégradation de s’information s’est invitée sur le terrain politique. »

Enfin, Ignacio Ramonet retrace l’évolution politique de Vargas LLosa, de Castro et de la nécessité de la lutte armée à Thatcher, Reagan, Aznar (« l’un des plus grands hommes d’État de l’histoire » selon le Prix Nobel de littérature, alors que le désormais employé de Murdoch fut sûrement l’un des plus médiocres), Sarkozy et Berlusconi.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-Monde-Diplomatique-novembre-2010.html
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Non à la capîtulation !! Soyons irréductibles !!
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Parce que  le président de la République a décidé coûte que coûte de maintenir sa contre-réforme antisociale. Parce que tous les médias nous serinent que le mouvement est terminé depuis… fin septembre. Parce que Le Parisien annonce aujourd’hui même : « Sauf surprise, cette huitième journée de mobilisation contre la réforme des retraites samedi ne devrait pas attirer massivement les Français. Le baroud d’honneur ? Cette journée fera figure de test pour les syndicats. » Parce que « la fronde se poursuit un peu partout en France comme dans le Grand Sud, écrit aujourd’hui aussi La dépêche, qui cite deux exemples : À Toulouse, l’université du Mirail est ainsi bloquée par les étudiants qui ont formé des piquets de grève sur le campus. Le blocage devrait perdurer jusqu’à mardi au moins. Les grévistes ont d’ailleurs appelé les jeunes à gonfler les rangs des manifestations prévues ce samedi. À Bressols, dans le Tarn-et-Garonne, les grévistes ont bloqué une plateforme logistique de grande distribution ». Parce que aussi « Les cheminots seront également de la partie ce week-end, ajoute le même journal. «L’histoire n’est pas terminée», estime Didier Le Reste, secrétaire général CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, qui espère des défilés «de bonne facture pour continuer à peser.» Plus motivés que jamais, les cheminots veulent d’ailleurs une nouvelle journée d’action avant le 22 novembre, qui serait «une nouvelle étape, autour du 16 novembre». La fronde sociale prend l’allure d’une opposition politique plus large. Les responsables de gauche manifesteront d’ailleurs pour cette huitième journée de mobilisation. » Parce que encore « La CGT est prête à poursuivre la mobilisation, y compris si l’unité syndicale se fissure, a résumé M. Thibault, rapporte Le Monde. « Certains poussent à des alternatives qui consistent, soit à se donner rendez-vous aux élections présidentielles, soit à prendre pour argent comptant le rendez-vous de 2013 fixé par le gouvernement pour remettre à plat le système de retraite. S’il s’avérait impossible de continuer la bataille sur les retraites avec un engagement unanime de tous les syndicats, la CGT continuerait le combat avec ceux qui le souhaitent », a-t-il assuré. » Parce que toujours « Pour Annick Coupé de Solidaires, « la réforme reste totalement impopulaire, le gouvernement isolé » et « il est extrêmement important de réussir la journée du 6 pour montrer que la mobilisation perdure » , cite L’Humanité. Et enfin parce que François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a déclaré : « Sur le sujet des retraites, il faut le reconnaître, on va maintenant s’éloigner petit à petit malheure
Olivier Bonnet

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Rappel :

Une plaie béante. Impossible à fermer tant que Sarkozy ne sera pas chassé et sa loi abrogée…

Tous ensemble le 6 novembre dans la rue…

Sarkozy veut que rien ne sorte de trop provocateur de l’immense affrontement social en cours, il fait profil bas pour « engranger » doucettement auprès de ses commanditaires du Medef, du CAC 40 et des banques, le « bénéfice » de nous avoir pillé nos retraites.
Mais s’il fait profil bas, s’il continue d’organiser des diversions, c’est parce qu’il lui est impossible de crier victoire, c’est parce qu’il continue de marcher sur des œufs, c’est parce que nous avons été au bord de la grève générale entre les 12 et 22 octobre…

Retranchés à l’Elysée, ils ont senti le souffle de leur propre peur, le souffle du déferlement populaire…
Il s’en est fallu d’un cheveu…
Et il s’en faut toujours d’un cheveu,
La plaie ne se referme pas
Les « blocages » ne peuvent pas remplacer la grève générale avec occupation des entreprises… La grève générale ne se décrète pas, on l’a encore ressenti, mais on en n’était pas loin…
L’unité, la confiance de millions de salariés nous y a presque conduit…
À quelque chose prés…
Alors continuons de diffuser de l’unité, de la conviction et de la confiance..
Après 11 semaines d’un mouvement sans précédent dans l’histoire des 40 dernières années, après 10 manifestations de 3 millions de personnes,
nous allons encore défiler ce 6 novembre.
Et les syndicats appellent à une autre journée dans la semaine qui suit…
Il ne faut rien lâcher.

Nous ne lâcherons rien car nous avons conscience d’être archi majoritaires.
Nous avons la conscience de notre force collective.
Les peuples d’Europe et du monde nous admirent et nous soutiennent.
Nous exigeons la non-promulgation de cette loi illégitime comme ce fut le cas pour le CPE.

Sarkozy n’avait pas mandat, lui même l’avait dit, pour cela.

Et dans un pays démocratique, même une majorité parlementaire, quand elle est manifestement devenue minorité dans le pays, ne peut s’imposer au forcing.
Rien n’est plus comme avant depuis 9 mois. Et encore plus depuis 2 mois. Tout le monde a ouvert les yeux, a appris, ne raisonne plus pareil.
Il y a eu comme une éducation populaire de masse. Une contamination des yeux ouverts.
Pour des dizaines de millions de citoyens, ce pouvoir est menteur, méprisable, haï comme jamais ce ne fut le cas récemment..

Sarkozy veut, on le sait, détruire tout ce qui est sorti du programme de la Résistance en 1945. Il veut casser le droit social dans le pays et le réduire au droit anglo-saxon. Il est une sorte de forcené dans cette tentative de tout casser, des retraites a la Sécu, des 35 h au Smic, d’EDF à la SNCF, de l’école publique à nos hôpitaux, la liste de toutes les régressions entamées depuis trois ans est immense. Insupportable.
Au point qu’il y a une atmosphère de révolution, de 1989 dans les têtes

Normalement dans un pays civilisé, il y aurait des élections anticipées. Normalement on devrait tous exiger sa démission et des élections immédiates, c’est encore plus sûr qu’une votation citoyenne et un  referendum.
On voit d’ailleurs derrière la pitoyable comédie du remaniement qu’il n’arrive plus à gouverner en dépit de sa prétendue « majorité », elle est cassée, usée, impuissantée.
Même si c’est vrai que des valets, députés de l’UMP profitent encore jour après jour, de ce délitement général pour attaquer encore plus les hôpitaux, la LFSS, l’AME. Comme dans ces périodes de réaction, de contre-révolution blanche à bout de course, d’ultimes excès se produisent.

Le quinquennat n’est pas achevé que tout le monde en a assez, 18 mois encore à venir, à tenir sont devenus insupportables, Sarkozy n’est plus qu’une pierre dans nos chaussures à tous. De tout son bling-bling, il ne reste plus, dénudé, que son acharnement hystérique à nuire aux droits sociaux, aux salaires, à l’emploi, à la Sécu, aux retraites, à l’école. Il incarne, comme le brandit si bien la banderole du Théâtre du soleil, « la longue nuit du Fouquet’s », du fric, de l’arrogance, du mensonge organisé  et des Rolex. C’est l’homme de Bettancourt, de Dassault, de Bouygues, des bétonneurs et avionneurs qui tiennent TF1, de Parisot, l’ennemi du code du travail et de ceux qui se lèvent tôt, de ceux qui travaillent, qui produisent les richesses et qu’il détrousse après avoir tenté de les manipuler, casque sur la tête
Les gros médias jouent superficiellement, à effacer, solder, dépasser, nier,  le vaste mouvement historique que nous connaissons depuis septembre, ils organisent l’oubli, la versatilité de l’opinion, etc…  Mais c’est  en vain, c’est stupide, car nul n’oublie d’avoir participé a de telles manifestations, nul n’oublie ses jours de grève impayés, nul n’oublie que le médiocre tyran du moment refuse de répondre… ‘”J’ai commencé à manifester en t shirt, puis en imper, je continuerai en anorak”’ dit un manifestant.
Rien n’est fini, rien n’est joué.

Cette loi scélérate sur les retraites est illégitime.
Le pouvoir est isolé, cerné, discrédité
Qui peut éviter de répondre à 75 % de l’opinion hostile ? Qui peut ne pas négocier avec 10 fois 3 millions de manifestants ?  À part les dictateurs birmans qui peut nier, résister, écraser une si puissante, durable, profonde exigence populaire ?
La lutte continue !
Salariés et jeunes ensemble, tous les syndicats et toute la gauche.
Pour des appels communs, un programme commun, des initiatives communes de la gauche défendant la retraite à 60 ans à taux plein.
Unité, conviction, confiance.

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 5 novembre 2010 à 15:24 , classé sous Politique. Bookmarkez le permalien. Suivez les commentaires grâce au flux RSS de cet article. Les commentaires et les trackbacks sont fermés.

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