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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 00:10

Le scandale de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy

La Fondation Carla Bruni-Sarkozy est au coeur d’un scandale financier international.

 

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Selon Marianne, « 3,5 millions de dollars ont été versés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, en marge de la légalité, et sans appel d’offre, à la demande de Carla Bruni-Sarkozy, à plusieurs sociétés d’un de ses amis« .


Le principal bénéficiaire de ces sommes serait le musicien et chef d’entreprise Julien Civange, dont plusieurs sociétés auraient été choisies lors des attributions de marchés. Les relations entre Civange et Carla Bruni-Sarkozy sont très étroites. « Julien Civange est à la fois le principal conseiller de Carla Bruni-Sarkozy, il est officiellement dans l’organigramme de sa fondation et a un bureau à l’Élysée (où Marianne a pu joindre et être rappelé par sa secrétaire). Il fut le témoin de mariage de Carla Bruni-Sarkozy« , précise Marianne.


Civange posséderait plusieurs sociétés intervenues auprès de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, en particulier dans les domaines de la communication, et la conception de sites internet. Michel Kazatchkine, médecin réputé et directeur exécutif du Fonds mondial contre le Sida, précise que Carla Bruni lui aurait « personnellement dit qu’elle avait totalement confiance en Julien Civange auquel elle avait délégué le dossier du sida« .

Civange serait en effet l’un des « conseillers spéciaux » de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, dont le fonctionnement est plus qu’opaque. Celle-ci ne dispose en effet pas d’existence juridique réelle, ses activités étant rattachées à la Fondation de France. « De ce fait, elle n’aurait ni comptabilité propre, ni compte en banque, ni secrétariat juridique, l’intégralité de ces fonctions étant assurée par l’institution qui l’héberge », précise un document complétant l’article, et publié sur le site de Marianne.


Les conséquences de ces attributions de marché auraient impacté les plus hauts niveaux de plusieurs institutions. Marianne assure que l’affaire, « révélée au conseil d’administration du Fonds mondial à Accra, au Ghana, fin novembre 2011″, « vient de coûter sa place à un ambassadeur français, le professeur Patrice Debré, qui vient d’être démissionné par Sarkozy« .

Créée en 2009, la Fondation Carla Bruni-Sarkozy n’a de fondation que le nom. En réalité, elle n’a aucune existence juridique réelle et n’a pas de personnalité morale. Elle est hébergée et « abritée » par la Fondation de France, son statut est donc qualifié comme étant « sous l’égide » de la Fondation de France. De ce fait, elle n’aurait ni comptabilité propre, ni compte en banque, ni secrétariat juridique, l’intégralité de ces fonctions étant assurée par l’institution qui l’héberge. Toutes les rentrées d’argent (dons, etc.) et tous les décaissements (salaires, actions sociales et culturelles) sont réalisés via l’hébergeur. La Fondation de France étant reconnue d’utilité publique, la Fondation Carla Bruni-Sarkozy l’est aussi indirectement, mais pas en tant que telle.


La fondation n’a pas non plus de conseil d’administration, ni de bureau, et elle ne tient aucune assemblée générale. Elle n’est pilotée que par un « Comité exécutif » de six personnes : Carla Bruni-Sarkozy (présidente), Marie-Thérèse Geffroy (présidente de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, considérée comme proche de l’Élysée, basée à Lyon où elle fut une opposante célèbre à Charles Millon), Michèle Barzach (ancienne ministre), Jean-Paul Gautier (couturier), Patrice Corre (proviseur du lycée Henri-IV) et Jean-Paul Scarpitta (directeur de l’orchestre et de l’opéra de Montpellier). Ce comité est complété par une « conseillère spéciale », la directrice du Samu social. Le comité définit ses orientations, notamment du point de vue scientifique, mais n’a aucun rôle, m’a dit Cléa Martinet, la secrétaire générale de la fondation, pour la gestion ou le juridique.


Les comptes de la fondation Carla Bruni-Sarkozy ne sont pas publics ; ils sont « intégralement consolidés au sein de la Fondation de France », d’après Cléa Martinet.

Le site de Carla Bruni-Sarkozy est plus problématique encore. Jusqu’à présent, le site de la Première Dame de France était co-financé par trois acteurs. En tant que Premier Dame de France, c’est l’Élysée qui finance : la Présidence de la République aurait débloqué 50 000 euros, affirme la journaliste Besma Lahouri dans sa bonne biographie de Carla Bruni.


source: midilibre.fr

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