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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 03:08

Les projets terroristes depuis les USA continuent

REPRISE d’ARTICLE
Chavez Abarca reconnaît que la conspiration d’assassinat du président du Venezuela a commencé en septembre 2005.
Les déclarations de Francisco Chavez Abarca et les complots qui étaient ourdis contre le Venezuela confirment la poursuite des actions terroristes contre notre pays et suscitent de nouvelles interrogations sur la complicité entre la CIA, la FNCA, Posada Carriles et les congressistes anticubains

Dans la même foulée des informations selon lesquelles Luis Posada Carriles et plusieurs organisations extrémistes basées aux Etats-Unis se proposent de poursuivrent leurs projets d’actions violentes et paramilitaires contre Cuba, on apprenait l’arrestation, le 1er juillet dernier au Venezuela, du terroriste international Francisco Chavez Abarca, l’un des principaux maillons de la filière centre-américaine utilisée dans l’action violente contre Cuba par ce terroriste notoire, par la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), et par les éléments qui composent aujourd’hui une formation issue de la scission de la FNCA, dénommée Conseil pour la liberté de Cuba (CLC).

Posada Carriles –qui est recherché par la justice vénézuélienne– reste particulièrement actif dans la conception de projets anticubains dans et hors le territoire des Etats-Unis, touchant les pots de vin et faveurs d’hommes politiques, de fonctionnaires et d’agents locaux ou centre-américains, comme s’il avait oublié ou comme si peu lui importait l’audience prévue pour fixer la date du procès ou le simulacre auquel il devra assister début 2011 pour un délit migratoire mineur.

Cuba, qui n’a jamais permis ni ne permettra jamais que son territoire soit utilisé pour réaliser, planifier ou préparer des actes de terrorisme contre un autre Etat, a observé pendant plus de cinq décennies comment des terroristes notoires d’avant et d’après le triomphe de la Révolution trouvent un refuge sûr sur le territoire de notre voisin du Nord, et en particulier à Miami, se ravitaillent et collectent des fonds, procèdent à des transferts sur des comptes bancaires pour financer ces actions, et que ce territoire sert aux activités de ceux qui appuient, financent et commettent des actes criminels contre notre pays, plusieurs de ces personnes figurant ou ont figuré sur la liste du personnel de la CIA ou du FBI.

LE TERRORISME SERAIT-IL DEMODÉ ?

Chávez Abarca reconoce que desde septiembre del 2005 se planificó asesinar al Presidente de Venezuela.

Chavez Abarca reconnaît que la conspiration d’assassinat du président du Venezuela a commencé en septembre 2005.

En sa qualité d’ « invité d’honneur » au Congrès annuel de l’organisation terroriste Alpha 66, qui s’est déroulé les 27 et 28 février 2010, Posada Carriles a proposé de relancer les projets d’actions violentes et paramilitaires contre Cuba.

Même si les chefs de cette organisation ont souligné que leur stratégie doit consister à feindre de devenir un parti politique non violent et pacifique, ils ont réitéré que le terrorisme est leur principale ligne d’action, et surtout leur instrument pour détruire la Révolution. A cet égard, ils ont proposé de collecter des fonds pour faire l’acquisition de nouvelles embarcations et les armer de mitrailleuses pour débarquer à Cuba ou attaquer nos côtes.

Comme par hasard, le 22 mars – quelques jours après ce congrès–, la résidence de l’ambassadeur cubain au Guatemala fut attaquée avec des projectiles explosifs lancés au lance-grenades qui causèrent des dommages matériels.

Dans ce contexte, un personnage défraie à nouveau la chronique : le congressiste Lincoln Diaz-Balart, principal animateur des pires causes contre notre peuple qui vont de son rôle au Capitole comme partisan opiniâtre d’une agression militaire contre Cuba, de l’assassinat du commandant en chef, et même de l’enlèvement de l’enfant Elian Gonzalez aux encouragements qu’il prodigue aux grèves de la faim en tant que méthode de lutte des mercenaires.

Sur le point de mettre un terme à ses fonctions de législateur, Diaz-Balart relança fin mai 2010 l’organisation terroriste « La Rosa Blanca » qui avait été créée par son père au lendemain du triomphe révolutionnaire, et dont ils s’est maintenant proclamé le président pour ainsi s’ériger en capo de la mafia de Miami.

El terrorista Posada Carriles, con absoluto cinismo, desfila por las calles de Miami y es abordado por la radio y TV mal llamada Martí, que es financiada por el gobierno de los Estados Unidos.

Le terroriste Posada Carriles se promène cyniquement dans les rues de Miami où il est abordé par des journalistes de la radio et de la télévision José Marti, si mal nommées et si généreusement financées par le gouvernement des Etats-Unis.

« La Rosa Blanca » fut la première organisation contre-révolutionnaire fondée aux USA par les tortionnaires de la dictature de Fulgencio Batista qui avaient fui Cuba pour ne pas avoir à répondre de leurs exactions et de leurs crimes. Dès 1959, ce groupe travailla étroitement avec la CIA et le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo à organiser un soulèvement dans les montagnes de l’Escambray, et beaucoup s’en souviennent encore pour ses incendies d’écoles, de maisons paysannes, de cannaies et d’usines textiles qui firent de nombreux morts et handicapés à vie, ainsi que d’importants dommages économiques.

Pourquoi et à quelle fin un congressiste des Etats-Unis chercherait-il à réactiver une organisation de ce type en plein XXIe siècle ?

L’actuelle manœuvre de Diaz-Balart ne cache pas son intention de recevoir et de véhiculer une partie des fonds millionnaires destinés à la subversion par le gouvernement des USA, un butin que tout ce petit monde convoite et auquel ne sont pas près de renoncer non plus des terroristes notoires comme Roberto Martin Pérez et ses condisciples, descendants de tortionnaires de la dictature de Batista, qui contribuent aujourd’hui à la relance de « La Rosa Blanca ».

Sa collègue Ileana Ros Lehtinen, surnommée « la grande méchante louve » pour le rôle honteux qu’elle joua lors de l’enlèvement du petit Elian, porte sur ses épaules la responsabilité d’avoir fait plus que quiconque pendant sa campagne politique de 1988 en faveur de la libération d’Orlando Bosch, commanditaire, avec Posada Carriles, de l’attentat perpétré contre un avion de ligne cubain qui coûta la vie à 73 personnes, et ami intime d’Enrique Ros, le père de cette législatrice.

En 1991, sous l’administration de Bush père, la congressiste Ileana Ros Lehtinen fit une démarche auprès du président afin que trois avions appartenant aux Forces aériennes des Etats-Unis de type 0-2, version militaire du Cessna, employés dans les missions d’exploration, soient remis au groupe Brothers to the Rescue dirigé par José Basulto, ancien mercenaire de Playa Giron, terroriste connu et agent de la CIA. Le 19 juillet 1992, au début des opérations aériennes, apparurent pour la première fois dans la presse des photos des avions confiés à ce groupe contre-révolutionnaire et arborant les cocardes de l’USAF (US Air Force) clairement visibles dans un reportage de l’éditeur du quotidien Miami Herald, qui réalisa plusieurs voyages avec eux.

Sous les encouragements des congressistes Ileana Ros Lehtinen et Lincoln Diaz-Balart, ainsi que d’autres organisations de la contre-révolution à Miami, Brothers to the Rescue se livra à plusieurs provocations sur le territoire cubain dans le but de torpiller le processus de négociations qui s’était engagé entre Cuba et les Etats-Unis à l’issue des accords migratoires de septembre 1994 et mai 1995.

Sous les auspices de la mafia de Miami, ce groupe contre-révolutionnaire consacra tous ses efforts à provoquer un incident, et pendant 20 mois ses membres procédèrent à 25 violations de l’espace aérien cubain, y compris des vols sur la ville de La Havane pour lancer divers objets, jusqu’aux graves événements du 24 février 1996 qui débouchèrent sur la destruction des avionnettes.

Cette provocation entraîna un refroidissement des relations entre Cuba et les Etats-Unis et favorisa l’adoption de la Loi Helms-Burton, dont le contenu entrave la recherche de solutions du différend entre les deux pays, puisque toutes les mesures ayant donné lieu au sévère blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis sont désormais codifiées dans une loi.

Autre exemple de parti pris en faveur de la mafia : en 2008 Eduardo Arrocena, commanditaire de l’assassinat en 1980 du diplomate cubaine à l’ONU Félix Garcia Rodriguez et de la pose de bombes dans plusieurs lieux publics aux Etats-Unis, fut gracié par le président de ce pays. Plus récemment, Ros Lehtinen a joué un rôle important dans les collectes de fonds destinés à payer les avocats de Posada Carriles.

« Les objectifs de la FNCA sont les miens ». Tel fut l’engagement qu’elle contracta en 1989 envers l’organisation terroriste qui la désigna comme candidate et usa de tout son pouvoir économique et politique pour lui assurer un fauteuil au Congrès des USA. « J’approuve la possibilité de voir quelqu’un assassiner Fidel Castro… », devait-elle commenter à un réalisateur de documentaires de la BBC en mars 2006, tranquillement assise dans son bureau à Washington.

Plusieurs analystes ont évoqué les préoccupations et les attentes aux Etats-Unis suite à la capture de Chavez Abarca, surtout parmi des congressistes et des fonctionnaires ayant bâti leur carrière politique à l’ombre d’amis très proches de Posada, de la CIA et de la FNCA. Parmi les plus inquiets de ces personnages figureraient les congressistes cubains pour le New Jersey Bob Menendez et Albio Sires. Le premier est un vieux sponsor de terroristes depuis l’époque où il avait Alfredo Chumaceiro Anillo comme « conseiller » pour la communauté. Alfredo Chumaceiro est l’homme qui, le 24 juillet 1976, avait tenté de faire exploser le Lincoln Center pendant le concert d’un groupe d’artistes cubains.

Menendez fut le gendre et un intime de feu le directeur de la FNCA Arnaldo Monzon Plasencia, qui non content d’avoir soutenu financièrement ses campagnes électorales, apporta une contribution de 25 000 dollars pour financer une partie des actes terroristes de 1997 ; il eut comme adjoint personnel José Manuel Alvarez, alias « El Oso », également engagé dans la préparation et l’exécution de l’assassinat du diplomate cubain cité plus haut. Outre Arocena, ancien chef d’Omega 7, fut également impliqué le sicaire Pedro Remon Rodriguez, l’homme qui fut chargé d’abattre notre fonctionnaire. Comme beaucoup d’autres, ce crime demeure à ce jour impuni.

Autre maillon de cette chaîne : l’avocat Guillermo Hernandez, l’un des plus actifs consultants de Menendez qui agit à présent comme conseiller indépendant de Posada Carriles pour tenter d’éviter son extradition au Venezuela afin que celui-ci ne puisse répondre devant la justice.

Chavez Abarca révèle que Posada Carriles était fier de devoir demander l’autorisation de la CIA pour perpétrer chacune de ses actions violentes contre Cuba. Sur la photo, un des espaces de l’hôtel Copacabana après l’attentat de 1997, qui coûta la vie au jeune touriste italien Fabio di Celmo.

Le congressiste Albio Sires compte parmi ses conseillers les plus proches Angel Manuel Alfonso Aleman, dit « La Cota », membre du commando terroriste capturé à Porto Rico en 1997 à bord d’une embarcation de la FNCA chargée de fusils gros calibre qui se dirigeait vers l’île de Margarita avec mission d’assassiner le commandant en chef Fidel Castro Ruz au 7e Sommet des chefs d’Etats latino-américains. Alfonso Aleman est l’un de ses principaux agents de liaison avec Posada Carriles et la mafia basée à Miami.

Personne ne s’étonne non plus que la tristement célèbre Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), qui a sponsorisé pendant longtemps les diverses filières terroristes chargées de porter atteinte à nos intérêts à Cuba comme à l’étranger, tente d’afficher publiquement –elle n’est pas la seule– une image modérée alors qu’elle finance et appuie les actes de provocation des dites « Dames en blanc » et tente de provoquer un mécontentement interne avec son propre argent et celui de fonds versés par des organisations nord-américaines.

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LES ELECTIONS AU VENEZUELA POUR CIBLE

Si le terrorisme n’était plus d’actualité, quel était le but du voyage de Chavez Abarca au Venezuela ? Que faisait-il à chacun de ses mouvements suspects en Amérique centrale ? Qui se cache derrière ces actions ? Qu’ont fait les autorités étasuniennes pour empêcher la matérialisation de ses plans terroristes à Miami, au Salvador, au Guatemala ou à Cuba ? Les précédents gouvernements salvadoriens ont-ils vraiment fait quelque chose pour mettre un frein à sa liberté de tuer ?

Le détenu a reconnu être venu exécuter des plans de déstabilisation dans ce pays frère, préparer des attentats contre des dirigeants du gouvernement bolivarien et entacher son image en vue du processus électoral du 26 septembre. Chavez Abarca a déclaré qu’il était aussi venu « brûler des pneus, provoquer des troubles dans la rue et attaquer un parti politique pour que la responsabilité en retombe sur un autre ».

Il a mentionné parmi les plans actuels de Posada Carriles le sabordage des pétroliers se rendant à La Havane en provenance du Venezuela. Il a révélé que la FNCA destine près de 100 millions de dollars à des plans contre le Venezuela, qu’elle considère comme la « colonne financière de Cuba », de l’Equateur, de la Bolivie et du Guatemala.

D’après ces aveux, fin septembre 2005 fut planifié un attentat pour assassiner le président Hugo Chavez, et Posada donna l’instruction d’employer un fusil Barret de calibre 50 pour cette action.

Depuis sa sortie de prison en 2007 après avoir purgé une peine pour trafic de voitures volées, il se proposa, en coordination avec Posada, de réaliser des actions violentes contre Cuba et d’autres pays de l’ALBA, y compris des attentats contre le président Chavez. C’était à coup sûr une activité très lucrative.

Au moment de son arrestation il avait reçu l’instruction de ses chefs de la Floride de mener des actions de renseignement sur le territoire vénézuélien pour la mise en place de la logistique nécessaire aux opérations secrètes.

Avec le soutien de Posada Carriles, le mercenaire Chavez Abarca avait opéré et s’était caché au Costa Rica, au Guatemala et au Salvador.

Pendant l’instruction, le détenu a reconnu avoir été recruté comme mercenaire et entraîné personnellement par Posada Carriles, dont il avait reçu des instructions de première main et la somme de 2 000 dollars pour chaque bombe qu’il ferait exposer à Cuba. Ces instructions lui ont été données lors de réunions dans des hôtels au Salvador, au Costa Rica et au Guatemala, où il fit la connaissance des terroristes de la Fondation cubano-américaine (FNCA) Arnaldo Monzon Plasencia, Pedro Remon Rodriguez, Guillermo Novo Sampol et Gaspar Jiménez Escobedo. « Ils m’ont m’expliqué qu’ils étaient de la Fondation, et que Posada appartenait lui aussi à la Fondation cubano-américaine de Miami », a déclaré Chavez Abarca.

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Le terroriste Posada Carriles se promène cyniquement dans les rues de Miami où il est abordé par des journalistes de la radio et de la télévision José Marti, si mal nommées et si généreusement financées par le gouvernement des Etats-Unis.

AVEC LA PERMISSION DE LA CIA ET DE SES AMIS PRESIDENTS

Il a ajouté que Posada se flattait d’avoir à demander l’autorisation de la CIA pour chacun de ses actes de violence contre Cuba, et il a assuré qu’une de ses conversations avec lui avait été interrompue par un officier de la CIA qui l’appelait par téléphone et s’occupe ordinairement de lui. En même temps, il assure qu’il a été facile à Posada de se soustraire aux rares enquêtes ouvertes à son encontre par le FBI et l’organisme du renseignement d’Etat (OIE) du Salvador.

En ce qui concerne les relations personnelles de Posada avec les autorités salvadoriennes, il a affirmé qu’il était étroitement lié à presque tous les présidents de droite qui précédèrent le gouvernement actuel. Il a cité Calderon Sol, Alfredo Cristiani et Francisco Flores, avec qui il aurait partagé une partie de pêche. Sans oublier son ami Rodrigo Avila, qui fut directeur de la police à deux reprises. « Tous étaient des visiteurs assidus de la Fondation à Miami », a-t-il confirmé.

Chavez Abarca a raconté qu’en 1997, lorsque le terroriste salvadorien Raul Ernesto Cruz Leon a reconnu devant les caméras de la télévision cubaine qu’il était lié à la FNCA et à Posada Carriles, ce dernier lui a ordonné, ni plus ni moins, d’assassiner les membres de sa famille. Il vit aujourd’hui dans la crainte que sa femme et ses enfants ne soient tués.

Chavez Abarca n’a pas seulement recruté et préparé d’autres mercenaires centre-américains qui ont été arrêtés à Cuba (un Salvadorien et trois Guatémaltèques). Il a aussi posé des bombes à la discothèque Aché et au 15ème étage de l’hôtel Melia Cohiba les 12 et 30 avril 1997, et une autre à l’hôtel Comodoro où avait lieu un tournoi d’échecs pour enfants qui en réunissait plus de quarante ; plusieurs enfants ont frôlé la mort en jouant avec le sac où il avait dissimulé l’engin.

La bombe détectée la veille du 1er mai 1997 au 15ème étage de l’hôtel Cohiba contenait un kilo et demi de plastic à usage militaire C-4, hautement destructeur. Ce genre d’explosif peut détruire des immeubles, des ponts et des cargos.

A cette même époque, le réseau terroriste de Posada Carriles et de la FNCA introduisit dans le pays plus de trente engins explosifs (dont 18 en moins d’un an) ; onze explosèrent dans diverses installations touristiques et l’un d’eux tua le jeune touriste italien Fabio Di Celmo. Il y eut aussi plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

Il faut toutefois préciser ici que les victimes mortelles auraient pu se compter par milliers si la Sécurité cubaine, en étroite coopération avec la population, n’avait déjoué les plans visant plusieurs centres de loisirs et de tourisme comme le cabaret Tropicana, des discothèques, des hôtels et des monuments.

La FNCA et ceux qui, depuis le gouvernement des Etats-Unis, encourageaient et permettaient ce genre d’actions poursuivaient des objectifs évidents : faire croire que ces attentats étaient perpétrés par une opposition locale, créer la panique et l’instabilité, porter un coup mortel au tourisme et, par voie de conséquence, à l’économie nationale.

Par ailleurs, entre 1990 et les premières années de la décennie actuelle, la mafia de Miami a perpétré en territoire étasunien plus de 25 actions terroristes allant de la pose de bombes, de menaces verbales et de provocations contre des intérêts cubains, des émigrants, des agences de voyages, des personnalités et des organisations de solidarité avec Cuba, jusqu’à des menaces de mort contre le président William Clinton et sa secrétaire à la Justice, Janet Reno, qui avaient décidé de rendre l’enfant Elian Gonzalez à son père.

Tout au long de ces années, il a aussi fallu déjouer des plans d’attentat contre le commandant en chef à pratiquement tous les Sommets ibéro-américains tenus dans diverses capitales et à l’occasion de ses visites à l’étranger. On se rappelle que Posada Carriles et complices furent arrêtés au Panama, la main dans le sac : ils étaient décidés à assassiner le camarade Fidel, quitte à sacrifier à ce plan les centaines d’étudiants et d’autres participants à une rencontre qui serait présidée par le leader cubain dans l’enceinte universitaire.

Peut-on soutenir aujourd’hui que ces intentions ont disparu de la tête de Posada Carriles et des ennemis jurés de la Révolution qui siègent encore au Congrès étasunien ? Le gouvernement actuel des Etats-Unis sera-t-il capable de mettre un frein aux impulsions et aux ambitions de tous ces individus qui mènent un train de vie faramineux parce qu’ils ont refondé, en territoire étasunien, de vieilles organisations criminelles ? Le système judiciaire complexe des Etats-Unis pourra-t-il un jour mettre un terme à l’impunité dont jouissent depuis 51 ans les assassins de Miami et faire justice à nos Cinq héros purgeant des peines aussi injustes que cruelles depuis 12 ans dans ses prisons ?

Un terme sera-t-il mis à la reproduction de mercenaires, alors que la menace du putschisme est dans la région une réalité aussi palpable que le trafic d’armes, de drogues et la prolifération de bandes de tous acabits ?

Bien que figurant, injustement et de manière totalement inexpliquée, dans la liste des Etats promoteurs du terrorisme, Cuba a fourni aux Etats-Unis d’innombrables preuves de sérieux et de fermeté dans la lutte contre ce fléau. Tout au long de ces cinq dernières décennies, le terrorisme d’Etat a constitué la politique officielle de Washington à l’égard de Cuba, mais ceci n’a pas fait obstacle à de précieux échanges d’informations sur ce thème : Cuba informa les autorités étasuniennes d’un projet d’attentat contre le président Ronald Reagan en 1984, et de l’intention de Posada Carriles de répéter en 1998 un acte similaire à l’attentat à la bombe contre un appareil de Cubana de Aviacion commis à la Barbade, cette fois contre d’autres avions de passagers d’Amérique centrale et de Cuba.

A cette occasion, les 16 et 17 juin 1998, les autorités cubaines eurent des conversations avec une délégation du FBI qui se rendit à La Havane, visita ses installations aéroportuaires, obtint des informations de première main et toute la documentation disponible sur les plans, les preuves, les coordonnées personnelles des terroristes, jusqu’à leur adresse exacte et l’identité de leurs complices aux Etats-Unis et en Amérique centrale, leur mode opératoire, les faux noms qu’ils utilisent pour leurs passeports, les lieux où ils tenaient cachés les embarcations pour mener à bien leurs projets ainsi que les explosifs et des restes d’engins qui avaient déjà explosé.

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Chavez Abarca révèle que Posada Carriles était fier de devoir demander l’autorisation de la CIA pour perpétrer chacune de ses actions violentes contre Cuba. Sur la photo, un des espaces de l’hôtel Copacabana après l’attentat de 1997, qui coûta la vie au jeune touriste italien Fabio di Celmo.

REPONSES : IMPUNITE ET INJUSTICE

La délégation emporta aux Etats-Unis une dizaine de dossiers, des centaines de pages contenant des preuves irréfutables, le contenu de nombreuses heures d’échanges avec des chefs et des spécialistes du ministère de l’Intérieur. Avant leur départ, le chef de la délégation du FBI et le chef de la section des intérêts des Etats-Unis à Cuba promirent de faire parvenir dans un délai de quinze jours les résultats de leurs propres enquêtes.

Douze ans plus tard, Cuba n’a reçu d’autre réponse que l’impunité dont jouissent les responsables de ces actes répugnants, qui se promènent en toute liberté dans les rues des Etats-Unis, et l’injustice suprême consistant à jeter en prison cinq jeunes combattants antiterroristes cubains dont le travail a contribué à dévoiler ces plans criminels à temps. Leur seul et unique « délit » consiste à avoir évité des dégâts matériels et des pertes de vies humaines d’une envergure bien plus considérable. Le premier résultat de ces conversations avec le FBI fut l’arrestation de nos camarades et la fuite momentanée des auteurs des crimes commis.

Cuba a maintes fois qualifié d’inacceptables aussi bien l’impunité que les « deux poids, deux mesures » qui caractérisent le « combat » des Etats-Unis contre le terrorisme, tout en réitérant son engagement dans la lutte contre ce fléau. Notre pays condamne les actes, les méthodes et les pratiques terroristes sous toutes leurs formes et manifestations, quels que soient leurs auteurs, leurs cibles, leurs motivations et les lieux où le terrorisme est mis en œuvre. Il vient de le confirmer devant l’Assemblée générale des Nations unies, où il a dénoncé que sa forme la plus abominable est le terrorisme d’Etat, dont nous avons été victimes pendant plus d’un demi-siècle.

Le gouvernement actuel des Etats-Unis a reçu en héritage ce passé obscur et dangereux où s’entremêlent les services spéciaux, des officiers sans scrupules, des organisations terroristes, des criminels notoires, des mercenaires, des enquêtes et des procès truqués, des détectives, des procureurs et des juges corrompus, des congressistes et d’anciens hauts fonctionnaires gouvernementaux.

Washington dispose de toute l’information requise pour éclaircir de vieux mystères et mettre en lumière des vérités cachées, pour traduire devant ses tribunaux Posada Carriles et bien d’autres terroristes qui vivent aujourd’hui en liberté aux Etats-Unis, pour mettre un terme une fois pour toutes à l’impunité et aussi à l’injustice dont nos cinq compatriotes sont victimes.

La vérité doit s’imposer parce que le monde en a besoin. L’administration actuelle des Etats-Unis, leurs services spéciaux et leurs autorités judiciaires peuvent fournir et déclasser tous les documents nécessaires pour démasquer et sanctionner les coupables et éviter de nouveaux actes de terrorisme contre Cuba, le Venezuela et d’autres pays de l’ALBA qui restent la cible de ce fléau.

On ne saurait donc sous-estimer ni ignorer le contenu des révélations faites par le détenu Chavez Abarca sur les plans concernant les élections au Venezuela, l’implication de terroristes de Miami dans les coups d’Etat perpétrés contre ce pays frère et le Honduras, confirmée par les enquêtes, et les nouvelles conjurations contre des gouvernements démocratiques d’Amérique centrale, dont a fait état le détenu et qui posent la question de l’éventuelle connexion avec des éléments de l’extrême droite, de la CIA et de la mafia floridienne.

Si Washington se veut cohérent avec son soi-disant engagement dans la lutte antiterroriste, il n’est pas moins juste ni nécessaire de sanctionner Posada Carriles que de libérer les Cinq héros cubains.

Cuba a plus de raisons qu’il n’en faut pour se défendre et poursuivre son combat contre le terrorisme et pour la justice. Les 3 478 Cubains morts et les 2 099 handicapés victimes du terrorisme d’Etat et de la continuité des plans ourdis par ses principaux inspirateurs et auteurs nous confirment dans notre décision de ne jamais céder aux menaces.


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