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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 00:03

 

 

 

http://afcu.over-blog.org/article-les-catholiques-des-parvis-les-progressistes-48451265.html

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Rome s’en prend à un berceau de la théologie de la libération

Une université trop dérangeante pour le Vatican ?

par Christian Laporte
Mis en ligne le 26/07/2012

Rome s’en prend directement au berceau de la théologie de la libération.

Voilà une décision qui ne manquera pas d’être examinée de près dans "nos" Universités catholiques de Louvain : leur vénérable collègue, l’Université du Pérou n’est plus ni catholique, ni pontificale. C’est un décret du Saint-Siège daté du 21 juillet qui l’a décidé et pas question de garder ces qualifications car ce serait de l’usurpation de titre !

La décision a d’autant plus choqué les catholiques péruviens et au-delà, bon nombre de catholiques sud-américains et de l’hémisphère sud que cette Alma Mater de 22 000 étudiants rayonne depuis belle lurette sur le plan théologique mais aussi scientifique.

Mais voilà l’Université désormais ex-pontificale et ex-catholique du Pérou est aussi depuis de longues années un des berceaux de la théologie de la libération avec le Père Gustavo Gutierrez qui a été un de ses grands promoteurs, plaidant pour plus de justice sociale et de solidarité en Amérique latine.


Et puis, c’est une université qui a joué un grand rôle dans le développement social sinon sociétal du Pérou grâce à la large autonomie qu’elle a pu conquérir il y a un demi-siècle. Mandat pontifical et décret du Secrétaire d’Etat ou pas, toujours est-il que le recteur de l’université a opposé une fin polie mais ferme de non recevoir à la décision du Vatican alors que l’assemblée de la PUCP déplorait vivement la décision car la hiérarchie ecclésiale fait fi de son droit à l’identité. Par "fidélité à ses étudiants, ses professeurs, son personnel et ses anciens élèves, l’Université du Pérou défendra donc son droit de faire respecter sa dénomination sociale, qui jouit d’un prestige national et international". Et puis pourquoi changer puisque ce sont les valeurs catholiques qui l’inspirent au quotidien ?


L’actuelle tension est une nouvelle étape dans l’exacerbation des relations entre la frange la plus conservatrice de l’Eglise du Pérou, incarnée par le cardinal Juan Luis Cipriani, un membre de l’Opus Dei et l’Université trop libérale à ses yeux. Le prélat veut ainsi soumettre le choix du recteur à l’évêque du lieu et appliquer intégralement la constitution apostolique "Ex Corde Ecclesiae" mais l’Université a fait de la résistance et a provoqué le cardinal en nommant docteur honoris causa un théologien, Gaston Garatea, qu’il venait de suspendre

Reste à voir s’il sera possible de réconcilier des points de vue très divergents. Surtout qu’il y a un mois à Cracovie, le secrétaire d’Etat, Tarcisio Bertone, avait expliqué que "l’Université catholique sera fidèle à son identité ecclésiale si elle continue à être ou si elle redevient une université essentiellement missionnaire". Et donc un peu plus éloignée aussi des réalités politiques et sociales ?

Article source ici

 


 

Paru le même jour sur ce blog,

 

Tunisie: Roger Garaudy en débat au Centre «Ettanwir»

L’homme de toutes les vérités

 Le 13 juin 2012, après près d’un siècle d’existence, Roger Garaudy cessait d’être de ce monde. Présenté par les médias français comme «le dernier des négationnistes», il est indéniablement bien plus que cela. Le moins que l’on puisse dire sur ce penseur, c’est qu’il fut un témoin de son siècle... et pas de n’importe quelle manière. Son témoignage est, en effet, accompagné par une recherche infatigable de la vérité, qu’il a pensé trouver tour à tour dans le catholicisme, dans le marxisme puis dans l’islam, tout en restant un fervent défenseur de l’ouverture et du dialogue. Sa contribution par la recherche sur le sionisme et sa révision de la shoah lui ont valu de tomber aux oubliettes dans le monde occidental. Tous ses livres y ont été retirés. Pourtant, sa valeur est reconnue par ses nombreux admirateurs dans le monde. Parmi eux, un groupe d’étudiants tunisiens qui ont désiré lui rendre hommage, avec la contribution du centre Cheikh Fadhel Ben Achour pour la culture et les arts « Ettanwir» à La Marsa. L’espace a accueilli, mercredi dernier, une conférence portant le  nom «Roger Garaudy: l’historien et le chercheur de vérité». 

Le choix a été porté sur Hédi Timoumi, Fethi Kassemi, Ali Manjour et Mohsen Mili comme intervenants. Chacun a mis la lumière sur un aspect du parcours de Roger Garaudy, que ce soit sa vie, sa pensée ou ses œuvres. Tous étaient d’accord que Garaudy a su garder un recul nécessaire et un éveil critique tout au long de ce parcours hors du commun. De nombreux incidents en témoignent en effet. Ainsi, il est passé du statut de directeur d’études et de recherches marxistes à l’expulsion du parti communiste français, en 1970. De même, sa lecture objective de la pensée islamique et son appel à «désaoudiser l’islam» dans son ouvrage «Mon tour de siècle en solitaire», lui ont valu la colère des dirigeants saoudiens qui lui ont ouvert les portes de leurs centres de recherche aux débuts de sa conversion, dans les années 80. Dans ce sens, le docteur Hédi Timoumi affirme que Roger Garaudy avait une vision progressiste de l’islam et qu’à l’image de nombreux chercheurs qui se sont convertis, il l’a fait grâce à la pensée soufie qui prône des valeurs universelles, étant lui-même un penseur universel. Tout en ajoutant que les Arabes ont applaudi le rationalisme qui a caractérisé ses thèses sur la révision de la shoah et l’origine commune des juifs, il a mentionné qu’ils ont dans le même temps repoussé ses travaux sur l’islam, quand ceux-ci venaient à l’encontre de leur compréhension et de leur interprétation de la religion. Une contradiction face à laquelle le penseur est resté fidèle à son rationalisme et aux valeurs en lesquelles il croit.

 

Ces dernières ont été au centre de l’intervention du chercheur et philosophe Mohsen Mili, auteur notamment d’une thèse de doctorat sur Garaudy. Selon lui, le penseur défunt représente l’exemple type du philosophe responsable et attaché à des valeurs comme la critique, le dialogue, l’ouverture, l’universalité et l’espoir, lui qui a toujours cherché le sens dans la foi. Ses ouvrages sont non seulement le reflet de sa pensée, mais surtout des principaux courants qui ont traversé son siècle. «La pensée se construit en interaction avec le parcours», a-t-il expliqué lors de la conférence. Celui qui a passé toute sa vie à lui chercher un sens est également le père d’une philosophie actuelle, qui s’inscrit dans son époque et dans l’acte, sur le terrain. Il a même considéré les échanges trop abstraits entre les philosophes de son temps comme des «mots croisés», rien de plus. A la différence de ceux-là, il essayait d’attirer l’attention sur la contribution des différentes cultures et civilisations à l’humanité, en mettant les capacités de l’Homme au centre de son intérêt.

Quant à ses recherches sur le sionisme et les mensonges historiques sur lesquels il est basé, les valeurs de ses travaux sont d’une importance telle que le lobby sioniste européen a tout fait pour mettre de l’ombre dessus. Ses thèses concordent avec celles du mouvement des néo-historiens en Israël, selon Hédi Timoumi. Le médecin et militant Fethi Kassemi, dernier intervenant de la conférence, a d’ailleurs consacré son allocution à ce thème, en citant les ouvrages consacrés par Garaudy à l’Etat et à la pensée sionistes. «Il était contre l’idée du peuple élu», explique Kassemi qui a attiré l’attention sur le vrai apport de Roger Garaudy dans ce champ de recherche, affirmant qu’il ne s’est pas contenté de citer les faits historiques mais de chercher et d’analyser les idées et contextes qui se cachent derrière. Et parmi ce qu’il a prouvé, le complot entre le mouvement sioniste et les nazis, pendant la Seconde Guerre mondiale, au prix d’un génocide à l’encontre de communautés juives non puissantes, alors que l’argument de la shoah a été plus tard utilisé pour légitimer la création de l’Etat d’Israël.


Nombreuses sont les vérités que Roger Garaudy a exposées à la lumière du jour, cherchant peut-être sa propre vérité. Le parcours de cet homme reste, sans aucun doute, un mystère qui ne peut être élucidé que par la lecture de son œuvre, une lecture comme il l’aurait voulue, dans l’ouverture et l’universalité.


Narjès TORCHANI
Le : 21-07-2012
http://www.lapresse.tn/21072012/52919/lhomme-de-toutes-les-verites.html

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