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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:41

Et la théorie du complot devint la "vérité"

 

Juste après le 11-Septembre, les complotistes ont entrepris de mettre au point et de diffuser ce qui au final allait devenir le mythe fondateur du mouvement complotiste du 11-Septembre: dans le but de restreindre les libertés individuelles et de favoriser leurs alliés de l’industrie pétrolière et gazière, les faucons néo-conservateurs de l’administration Bush —et ses compères de la CIA et du FBI, bien sûr— ont orchestré un attentat terroriste à grande échelle, provoquant la mort de 2.977 civils innocents et permettant d’obtenir le soutien de la population américaine à des guerres en Afghanistan et en Irak qu’elle n’aurait jamais autorisé sinon.
http://couturealain.com/couturealain.com/complot.html

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Le 11 Septembre et le nouveau dogme révisionniste : les complots n’existent pas

Le 27 mai 2005 · Catégories : 11-Septembre, Amérique du Nord, Analyses, Français
 

 

Encore et toujours, quand on ose s’interroger librement sur les attentats du 11 septembre et que l’on émet quelques doutes sur la véracité de la version officielle, on est immédiatement mis à l’index par la police de la pensée dominante.

Pourtant, on le sait, la version officielle (celle du rapport de la Commission sur le 11 septembre) a été présentée et défendue par des hommes qui ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, un pays qui ne les menaçait pas, en utilisant les mensonges les plus grossiers, alors même que ces hommes ont des intérêts pécuniaires avérés dans le commerce des armes ou du pétrole.

Ce sont ces hommes qu’il faudrait croire sur parole. Autrement-dit, on nous demande une sorte de suicide intellectuel et de garder nos doutes pour nos conversations privées ou les comptoirs du café du commerce. Mais heureusement, la raison est têtue et le doute est pugnace. On ne se rendra pas à l’évidence le front honteux et la tête basse.


Les complots n’existent pas entend-t-on de toute part. Ou plutôt, ils existent, mais seulement quand les coupables sont musulmans ou noirs et que les victimes sont occidentales et blanches.

Les dirigeants rwandais peuvent bien comploter contre leurs citoyens Tutsi entre 1990 et 1994, mais pas les dirigeants américains. C’est inconcevable. Les blancs ne tuent pas d’autres blancs (au moins depuis la fin de la seconde guerre mondiale).

Il y a bien eu complot le 11 septembre, mais ses auteurs et ses complices ne peuvent être que des musulmans fanatiques qui ne connaissent rien de la démocratie et qui vivent cachés dans des caves. La démocratie ne saurait susciter en son sein des dirigeants capables de telles horreurs et d’une telle haine envers leur propre population.

Puisque les complots n’existent pas dans nos régimes démocratiques (sauf, évidemment, quand ils sont l’œuvre d’ennemis étrangers biens identifiés), et ne peuvent être que les sombres élucubrations d’esprits tourmentés qui voient le mal partout, on est bien forcé de convenir des vérités suivantes :

• il n’y a pas eu de complot pour assassiner Kennedy (la Commission Warren à eu raison de conclure à l’acte isolé d’un homme qui n’a, malheureusement, pas eu le temps de parler, puisqu’il a lui-même été assassiné. Il n’y a rien de choquant à ce que l’un des principaux membres de la Commission fut Allen Dulles, l’un des ennemis personnels de Kennedy qui l’avait limogé de la présidence de la CIA !) ;

• la CIA (l’organe d’un régime démocratique) n’est jamais intervenue dans aucun pays pour renverser le pouvoir en place dans les cinquante dernières années, ni en Amérique latine, ni au Moyen-Orient (la baie des Cochons, le coup d’Etat contre Allende, l’invasion de Grenade en 1983, l’invasion de Panama en 1989, l’armement des Contras pour renverser le gouvernement Sandiniste au Nicaragua et le scandale de l’Iran-Gate, les interventions militaires au Salvador et au Honduras dans les années 80 et 90, cela ne vous dit rien ? !).

• Le Président des Etats-Unis Eisenhower n’a jamais mis en garde les Américains contre les dangers d’une mainmise du complexe militaro-industriel sur la politique américaine ? (Voir son discours d’adieu du 17 janvier 1961). Le procureur Jim Garrison, à l’issue de son enquête sur l’assassinat de Kennedy, n’a pas déclaré être terrifié par sa découverte que la CIA et le Pentagone dirigaient, de fait, les USA ? (‘In a very real and terrifying sense, our Government is the CIA and The Pentagon, with Congress reduced to a debating society’. Octobre 1967).

• l’Irak n’a pas été envahi par l’armée américaine sous de faux prétextes (les armes de destructions massives ont été trouvées et les liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre sont établis) ; l’administration Bush n’a jamais eu l’intention d’envahir et d’occuper ce pays avant les attentats ; cette administration n’est pas en train de privatiser l’industrie irakienne à son profit et de payer les frais de guerre avec le pétrole irakien (« Privatization in Disguise », by Naomi Klein, in The Nation, http://www.thenation.com/doc.mhtml ?i=20030428&s=klein) ;

• les USA n’ont pas espionné les membres des Nations Unies au moment de la discussion des résolutions préparant la seconde guerre du Golfe (un pays démocratique ne s’abaisse jamais à de telle pratiques)(« US dirty tricks to win vote on Iraq war. Secret document details American plan to bug phones and emails of key Security Council members », Martin Bright, Ed Vulliamy and Peter Beaumont, in The Observer, Sunday March 2, 2003, http://observer.guardian.co.uk/international/story/0,6903,905899,00.html) ;

• la France (un grand pays démocratique puisque c’est le pays des droits de l’Homme !) n’a jamais participé à un coup d’Etat en Afrique ni soutenu de régimes répressifs ; elle n’est, à aucun titre, complice du génocide rwandais ; elle n’a pas soutenu le régime génocidaire rwandais avant, pendant, après le génocide (des élucubrations d’esprits dérangés !) ; elle n’entretient pas de bonnes relations avec le régime également génociadire de Khartoum ni n’a approuvé les fraudes électorales au Togo lors des dernières élections présidentielles ;

• il n’y a pas eu de tentative de coup d’Etat au Venezuela en avril 2002 (avec l’appui des Etats-Unis de Bush et de l’Espagne d’Aznar) ni en Guinée Equatoriale en mars 2004 (avec l’appui de la Grande-Bretagne et les finances de Mark Thatcher, le propre fils de la Dame de Fer) ; non, ces pays riches en pétrole n’intéressent pas ces démocraties exemplaires ;

• il n’y a pas eu de coup d’Etat en Haïti en 2004 avec le soutien de la France et des Etats-Unis ;

• Aznar n’a pas essayé de manipuler la vérité sur les attentats de Madrid en vu d’être réélu en mars 2004 ; nos dirigeants démocrates aiment trop la transparence ;

• les élections présidentielles américaines de 2000 et de 2004 n’ont pas été entachée d’irrégularités (des millions de noirs n’ont pas été privés illégalement de leurs droit de vote)(Voir La Démocratie du Plus Fort).

Mais si les complots existent bel et bien, et que des régimes démocratiques peuvent les organiser ou les appuyer ici ou là quand il y va de leur intérêt ou de celui de leurs dirigeants (le plus souvent, il est vrai, ces complots se font au détriment de populations étrangères), cela ne signifie évidemment pas que l’administration Bush soit auteur ou complice des attentats du 11 septembre.

Cela nous invite seulement à ne pas accepter, sans broncher, une vérité officielle qui comporte de nombreuses zones d’ombre et qui ne résiste pas longtemps à un examen critique élémentaire.

Prenons cinq exemples significatifs illustrant, à nos yeux, l’importance du questionnement dans cette affaire :

• L’implication de l’Arabie Saoudite
• L’implication du Pakistan
• Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre
• Une Commission indépendante et impartiale ?
• Une administration au-dessus de tout soupçon ?

L’implication de l’Arabie Saoudite

 L’administration Bush voudrait nous faire croire, en dépit de tous les indices contraires, qu’aucun auteur ou complice des attentats ne se cache dans le cercle étroit de la famille régnante saoudienne et de ses services secrets. Cela serait particulièrement gênant pour l’administration Bush si tel était le cas, en raison, notamment, des liens d’amitiés et d’affaires qui unissent les élites saoudiennes avec la famille Bush et son entourage (particulièrement bien documentés par deux livres : « Ben Laden : La Vérité Interdite » de Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, chez Denoël Impacts, 2002 ; « House of Bush, House of Saud : The Secret Relationship Between the World’s Two Most Powerful Dynasties », de Craig Unger, http://www.houseofbush.com/).

Cela ne prouverait pas la complicité directe de l’administration Bush dans les attentats (en termes juridiques, cependant, ce n’est pas impossible), mais nous permettrait de douter de l’assertion du rapport final de la Commission sur le 11 septembre, d’après laquelle il n’existe aucune preuve de l’implication d’une puissance étrangère dans ces attentats qui ne sont attribués qu’aux seuls membres du réseau Al Qaeda.

S’il était avéré que l’administration Bush avait sciemment masqué la responsabilité de personnalités importantes d’Arabie Saoudite dans les attentats, ou détruit ou gardé secrètes les preuves de cette implication, la procédure d’impeachment devrait légitiment être engagée à l’encontre du Président et des poursuites judiciaires entamées contre les autres membres de l’administration.

Eléments d’appréciation :

• pourquoi le rapport sur les attentats du 11 septembre, établi par le panel conjoint des comités de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat (à ne pas confondre avec le rapport de la Commission sur le 11 septembre remis un an plus tard), publiée le 24 juillet 2003, a-t-il été censuré par la Maison Blanche qui en a expurgé 27 pages portant vraisemblablement sur l’implication de puissances étrangères dans les attentats ? On sait depuis que cette censure porte essentiellement sur l’implication de membres éminents du régime saoudien (et pakistanais) dans les attentats. Bob Graham, le Sénateur qui a présidé ce panel conjoint, a révélé dans un livre particulièrement sévère à l’égard de l’administration Bush (« Intelligence Matters » , Random House, September 2004) que les pages censurées portaient bien sur ce sujet et détaillaient l’implication supposée de membres du régime saoudien dans la préparation et le financement des attentats. Il accuse directement l’administration Bush d’avoir menti et d’avoir masqué la réalité de l’implication de l »Arabie Saoudite (on doit s’étonner du peu d’échos reçu par ce livre qui, à lui seul, constitue un réquisitoire impitoyable contre l’administration Bush et qui aurait du encourager les médias à rejeter la version présentée par le rapport final de la Commission).

• l’ambassadeur saoudien à Washington, le Prince Bandar, et sa femme, auraient, selon Bob Graham et le journaliste américain d’investigation Unger Craig (Voir : « House of Bush, House of Saud »), transféré plus de 100 000 dollars à la femme d’Osama Basnan, elle-meme l’amie d’al-Bayoumi, un financeur présumé de deux des terroristes du 11 septembre. Pourquoi le rapport final de la Commission sur le 11 septembre ne mentionne pas ces faits, au moins pour les démentir ? Pourquoi n’avoir pas auditionné le Prince Bandar et sa femme ?

• pourquoi avoir autorisé les membres de la famille régnante saoudienne et de la famille Ben Laden, présents sur le territoire américain au moment des attentats, à quitter le pays moins d’une semaine après ceux-ci, sans les avoir proprement interrogés, alors que 15 des 19 preneurs d’otages étaient de nationalité saoudienne et qu’Oussama Ben Laden était considéré par l’administration Bush comme le principal responsable de ces attentats, et qu’il est avéré que le terroriste désigné entretenait toujours de bons rapports avec certains membres du régime saoudien et de sa propre famille ? On est surpris de constater que la Commission n’y trouve rien à redire.

L’implication du Pakistan

Le Président des services secrets pakistanais (l’ISI), Lt. Gen. Mahmoud Ahmad, se trouvait en visite officielle aux Etats-Unis au moment des attentats du 11 septembre (Reuters -13 septembre- ; New York Times -13 septembre- ; Daily Telegraph -14 septembre- ; The Guardian -15 septembre).

A Washington du 4 au 13 septembre, son agenda était particulièrement chargé puisqu’il a eu des entretiens privés avec les hauts responsables Américains suivants : le secrétaire d’Etat Colin Powell (12 ou 13 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage (12 et 12 septembre) ; le sous-secrétaire d’Etat Marc Grossman (avant le 11 septembre) ; l’ancien directeur de la CIA, George Tenet (avant le 11 septembre) ; le sénateur Bob Graham, président du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le sénateur John Kyl, membre du Comité du renseignement du Sénat (11 septembre) ; le représentant Porter Goss, président du Comité du renseignement de la Chambre et actuel président de la CIA et le sénateur Joseph Biden, président du Comité des relations étrangères (11 septembre) (dans Guerre et Mondialisation de Michel Chossudovsky – Editions Le Serpent à Plumes – page 211). D’après le Washington Post (en date du 23 septembre 2001), Mahmoud Ahmad se serait rendu en Afghanistan juste après les attentats, à la demande des Américains, afin de rencontrer les leaders Talibans et de discuter avec eux de l’extradition de Ben Laden aux Etats-Unis.

Quelques jours avant le commencement de la campagne militaire anglo-saxonne en Afghanistan (octobre 2001), on apprend que Mahmoud Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains, pour avoir transféré 100 000 $ au chef présumé des attentats du 11 septembre, Mohammed Atta. Ces faits incroyables, (d’abord révélés le 8 octobre par Press Trust of India et The Dawn du Pakistan) ont été relatés en détail par le très respecté Times of India : « Des sources importantes ont confirmé que le général [Mahmoud Ahmad] avait perdu son travail en raison des preuves fournies par les services secrets indiens établissant un lien entre lui et l’un des responsables des attentats contre les World Trade Center. Les autorités américaines ont exigé sa mise à la retraite une fois confirmé le transfert de 100 000 $ au profit de Mohammed Atta à travers le Pakistan, transfert réalisé par Umar Sheikh à la demande de Mahmoud Ahmad. Des sources gouvernementales ont confirmé que l’Inde avait contribué de manière significative à l’établissement du lien existant entre le transfert d’argent et l’ancien président de l’ISI. Sans donner de détails, ces sources ont confirmé que les éléments recueillis, y compris le numéro de téléphone du mobile de Sheikh, ont aidé le FBI à établir le lien en question » (Joshi, Manoj, ‘India helped FBI trace ISI-terrorist links’, Times of India, 9 octobre 2001). Les faits ont ensuite été confirmés par d’autres sources : AFP -10 octobre- ; Wall Street Journal -10 octobre- ; Australian -10 octobre- ; India Today -15 octobre- ; Daily Excelsior -18 octobre- ; Sunday Herald -24 février 2002- ; London Times -21 avril 2002.

Depuis, Mahmoud Ahmad refuse de répondre aux questions (AP -21 février 2002) et n’a pas fait l’objet de poursuites de la part du Pakistan ou des Etats-Unis qui n’ont pas réclamé l’ouverture d’une enquête sur les liens supposés entre l’ancien président de l’ISI et l’un des responsables des attentats du 11 septembre.

A tout le moins, une enquête sur cette éventuelle responsabilité serait bienvenue. Que dit le Rapport de la Commission sur le 11 Septembre à propos de ces faits ? Rien.

Les informations dont disposait l’administration Bush avant le 11 septembre :

On voudrait nous faire croire que l’administration Bush n’avait pas reçu de très nombreuses informations précises sur la préparation des attentats plusieurs mois avant qu’ils aient lieu.

Eléments d’appréciation :

• Pourquoi 50 agents de la CIA, du FBI, de la NSA prétendent le contraire ? Pourquoi ces agents dénoncent-ils les pressions qu’ils ont subies de la part de leurs responsables hiérarchiques pour ne pas poursuivre leurs investigations sur les présumés terroristes, avant et depuis les attentats du 11 septembre ? (Voir notre éditorial : « Qui a Peur de Sibel Edmonds ? » dans L’Idiot du Village).

• Le juge américain, David Philip Schippers, prétend avoir prévenu de nombreux sénateurs et représentants américains, ainsi que John Ashcroft, ministre de la justice, un mois et demi avant le 11 septembre, de l’imminence d’attentats sur Manhattan et Washington, orchestrés par des terroristes liés à Ben Laden à l’aide d’avions suicides ? (Voir dans New American, 28 janvier 2002, de William Jaspers, l’article intitulé ‘OKC Bombing : Precursor to 9-11 ?’ ; sur le site Infowars, 10 octobre 2001, l’interview de Schippers, intitulé ‘Government Had Prior Knowledge’ ; sur WorldNet Daily, 21 octobre 2001, l’article intitulé ‘David Schippers Tells Metcalf Feds ignored warnings of WTC attacks’). De qui David Philip Schippers tenait-il ses informations ?

• Salman Rushdie dit avoir reçu l’ordre de l’Administration Aérienne Américaine (FFA) de ne pas prendre d’avion de ligne effectuant des trajets à l’intérieur des Etats-Unis et du Canada, une semaine avant les attentats (« Rushdie’s air ban » de James Doran dans The Times/London – 27 septembre 2001).

• 8 heures avant les premiers détournements d’avions, le maire de San Francisco, Willie Brown, a-t-il, comme il le prétend, reçu de son personnel de sécurité, le conseil de ne pas prendre d’avion de ligne ce matin là, alors qu’il avait prévu de s’embarquer pour New York (« Willie Brown got low-key early warning about air travel », de Phillip Matier et Andrew Ross dans San Francisco Chronicle – 12 septembre 2001 ; Counterpunch – 14 septembre 2001) ?

• Sur les très nombreuses informations provenant des services secrets étrangers voir : ‘Foreign Intelligence Warnings’, de Paul Thompson dans The Center For Cooperative Research (http://www.cooperativeresearch.org/essay.jsp ?article=foreignwarnings).

Le plus étonnant est que la Commission ne se soit pas donné la peine de mentionner ces faits largement documentés par de nombreux articles de presse, soit pour les démentir, soit pour les confirmer.

Une Commission indépendante et impartiale ? 

On voudrait nous convaincre que la commission d’enquête sur le 11 septembre était indépendante et qu’elle a répondu à toutes les questions qui se posaient.

Eléments d’appréciation :

• La commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre était présidée par Thomas Kean (le directeur exécutif étant Philip Zelikow) : il est de notoriété publique qu’il entretient des liens d’affaire étroits avec la famille Ben Laden et la famille Ben Mahfouz. Ce dernier est considéré comme l’un des principaux bailleurs de fonds du terrorisme islamique dans le monde (Voir « Who’s Who on the 9/11 « Independent » Commission » de Michel Chossudovsky, dans Global Research on Globalization – 18 juillet 2003 dans L’Idiot). En effet, Thomas Kean est directeur (et actionnaire) d’Amerada Hess Corporation qui participe à la coentreprise Delta-Hess avec Delta Oil d’Arabie saoudite, laquelle appartient aux clans ben Mahfouz et Al-Amoudi. Delta-Hess a été créée en 1998 pour la mise en valeur et la prospection de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne. En Azerbaïdjan, Delta-Hess a une participation de 2,72 % dans la société Azeri-Chirag-Gunashli et une autre de 20 % dans la société Garabaghki-Hursangi. Elle détient aussi des actions dans le pipeline Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC).

• La commission avait pour directeur exécutif un certain Philip Zelikow. Celui-ci est un historien reconnu qui a travaillé étroitement avec Condoleezza Rice, la conseillère de Bush pour la sécurité nationale. En octobre 2001, Philip Zelikow était nommé par Bush membre du Foreign Intelligence Advisory Board, un organisme chargé de conseiller le Président sur les affaires sensibles. C’est donc un proche de Bush qui a été choisi pour diriger l’enquête sur les attentats du 11 septembre (Voir « Probing 9/11″ de David Corn dans The Nation, 19 juin 2003, le 25 juin 2003 dans l’Idiot).

• Un certain nombre de membres des familles des victimes des attentats ont demandé, en vain, que Zelikow quitte ses fonctions en raison de ses nombreux liens avec l’administration Bush (Voir ’9/11 Panel Director Has Conflict of Interest’, United Press International -US-, mardi 7 octobre 2003 dans L’Idiot ; ‘Sept. 11 Panel Defends Director’s Impartiality’, de Dan Eggen dans The Washington Post, mardi 14 octobre 2003 dans L’Idiot).

• Pourquoi George Bush a-t-il demandé au leader de la majorité sénatoriale, Tom Daschle, de limiter l’enquête sur les événements du 11 septembre à une enquête sur les failles des services de renseignements ? Pourquoi George Bush a-t-il refusé, jusqu’en décembre 2002 et jusqu’à ce que les familles des victimes le menacent de porter l’affaire en justice, qu’une véritable commission d’enquête soit désignée, préférant laisser les comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants mener l’enquête ? (Voir CNN, 20 janvier 2002, ‘Bush asks Daschle to limit Sept. 11 probes’ ; Newsweek, 4 février 2002, ‘The Battle Back Home’). Pourquoi George Bush s’est-il opposé à la publication intégrale du rapport conjoint des comités de surveillance du Sénat et de la Chambre des Représentants ?

• L’un des membres de cette Commission, Max Cleland, s’est dit écœuré par l’attitude d’obstruction de l’administration Bush dans un article publié sur Salon.com : « The President Ought to be Ashamed : Interview with Max Cleland », Salon.com, Nov. 13, 2003. Depuis cette déclaration l’administration Bush a acheté son silence en le nommant membre de direction de la Banque d’Import/Export (Export-Import Bank) et en lui demandant, par la même occasion, de quitter ses fonctions au sein de la Commission.

• Pour plus de détails sur les omissions et distorsions de la Commission sur le 11 septembre voir : « The 9/11 Commission Report, Omissions and Distortions » de David Ray Griffin, Arris Books, 2005.

Une administration au-dessus de tout soupçon ?

 On voudrait nous peindre les membres de l’administration Bush comme des hommes et des femmes incapables d’imaginer et de faire le pire. Il suffit des les juger par leurs actes.

Eléments d’appréciation :

• George Bush est arrivé au pouvoir dans des conditions plus que douteuses en l’an 2000 (Voir : « The Best Democracy Money can Buy » de Greg Palast) et a été réélu dans des conditions tout aussi suspectes (Voir : Le Coup d’Etat Electronique de George Bush).

• John Poindexter, l’un des hommes de l’ombre de l’administration Bush, fut le principal artisan de l’Irangate dans les années 80 alors qu’il était conseiller pour la sécurité nationale (1983-86). Il est à l’origine du projet Information Awareness Office (voir ci-dessous pour plus de détails).

• John Negroponte (actuel représentant américain aux Nations Unies) a dirigé la sale guerre contre le Nicaragua des Sandinistes et les mouvements de gauche et d’extrême gauches du Honduras et du Salvador dans les années 80 lorsqu’il était ambassadeur au Honduras.

• Au lendemain du 11 septembre 2001, des milliers de personnes (peut-être plus de 5000, sans compter les prisonniers de Guantanamo) sont ou ont été détenues arbitrairement aux Etats-Unis et à l’étranger, dans des camps militaires américains, sans que leur soient garantis les droits élémentaires de tout détenu : pas d’avocat, pas de charge précise retenue à leur encontre, jugements et expulsions dans le plus grand secret (« Enemy Aliens », par David Cole, The New Press, 2003).

• Le Pentagone souhaite encourager les citoyens américains à espionner leurs proches et voisins afin de s’assurer qu’ils ne participent pas à des opérations terroristes (Projet Talon). Un fichier pour recueillir les données collectées sera crée. Le projet Talon remplace le projet TIPS du ministère de la justice (Terrorist Information Protection System) qui visait à forcer les citoyens à rapporter les faits suspects auprès des autorités. Le projet TIPS envisageait de forcer 11 millions de citoyens américains, principalement des personnes ayant accès aux maisons de leurs compatriotes, comme les livreurs et les plombiers ou électriciens, à rapporter les faits en question (« Enemy Aliens », par David Cole, page 73, The New Press, 2003 ; ‘Pentagon to enlist US citizens for spying’, Wired News, par Brian McWilliams, 25 juin 2003 ; le 27 juin 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a transféré des centaines de Talibans sur la base militaire de Guantanamo afin de les priver des protections minimum imposées par les conventions internationales sur les prisonniers de guerre, qu’ils ont pourtant signées (Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre). (Voir ‘Bush se trompe sur les dispositions des Conventions de Genève’, rapport du Human Rights Watch, New York, 7 février 2002 ; ‘Apply Geneva Conventions to Guantanamo Inmates’ Sur ZAWYA [UAE], le mardi 25 mars 2003 dans L’Idiot).

• L’administration Bush a crée, au lendemain du 11 septembre, une cellule au sein du Pentagone chargée ouvertement de désinformer les médias étrangers et de les manipuler (l’Office of Strategic Information aurait finalement été dissout).

• Afin de combattre le terrorisme, l’administration Bush a proposé de créer des fichiers sur tous les Américains dans lesquels seraient enregistrées automatiquement toutes les informations concernant leur consommation et leurs déplacements et qui pourraient être consultés par l’administration à tout moment, en l’absence même de contrôle judiciaire (le projet, d’abord intitulé Total Information Awareness et renommé Terrorism Information Awareness, n’a pas encore été adopté par le Congrès américain).

• Le Homeland Security Act et le Patriot Act confèrent au Président des Etats-Unis (qui a transféré ce pouvoir à la CIA) le droit de désigner toute personne ennemie de l’Etat (sans que des critères précis soient définis) et de l’éliminer physiquement quelque soit l’endroit où elle se trouve.

• Quelques sources : ‘Ideas the Pentagon Wishes It Never Had’ par Ari Berman dans The Nation -US-, lundi 1er septembre 2003 dans L’Idiot ; ‘Civil Liberties After September 11′ par Tom Stephens, dans Counterpunch , mercredi 16 juillet 2003 dans L’Idiot ; ‘Copycatting the US ‘war on terrorism’ de Ehsan Ahrari dans Asia Times, Thailand, le mardi 2 septembre 2003 dans L’Idiot. Voir aussi les très nombreux articles consacrés à ce sujet et mentionnés dans L’Idiot dans la rubrique ‘Amérique du Nord’.

Si cette administration ne doit pas être soupçonnée du pire, alors que notre conscience dorme d’un sommeil éternel et cessons de faire notre métier de journaliste !

Conclusion

Nous ne prétendons pas avoir les preuves matérielles de la complicité de l’administration Bush dans les attentats. Nous disons simplement qu’il y a suffisamment d’indices concordants pour le supposer ou le soupçonner et pour, par conséquent, rouvrir le dossier et explorer la piste de la complicité active ou passive avec attention et rigueur.

Les hommes, la doctrine, les ambitions affichées et les actions passées et présentes de l’administration Bush incitent à un tel travail. Vouloir l’empêcher c’est se rendre, d’une certaine manière, complice des complices et ne pas faire son métier de citoyen.

Ceux qui nient les complots aujourd’hui et qui dénient à quiconque le droit de s’interroger sur les responsabilités de l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre, ressemblent, à s’y méprendre, à ces révisionnistes d’extrême droite, que l’on croyait à jamais discrédités, qui nient la réalité parce qu’elle ne sied pas à leur haine ou à leur bêtise.

 

Guillaume de Rouville

 

http://lidiotduvillage.org/2005/05/27/le-11-septembre-et-le-nouveau-dogme-revisionniste-les-complots-nexistent-pas/

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