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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 01:26

 

 

Mardi 20 novembre 2012

Leïla ShahidLa déléguée générale de l'Autorité palestinienne auprès de l'Union européenne a accordé un entretien poignant à la RTBF. Leïla Shahid estime que le conflit qui se ravive à Gaza sert les intérêts électoraux de Benjamin Netanyahou et pointe la responsabilité de la communauté internationale. Surtout, elle constate l'échec de la stratégie de la négociation avec Israël. « Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990, (...) on a arrêté la lutte armée, (...) et Israël nous a donné une claque », constate-t-elle. « Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? ».

 

Leïla Shahid, l’armée israélienne a mobilisé 75.000 réservistes. Les blindés se déploient petit à petit. Vous craignez un conflit terrestre ?

 

Oui, je pense que cette situation absolument tragique, parce que c’est la répétition de ce que la population de Gaza a vécu il y a à peine quatre ans, c'est une guerre annoncée. C’est presque indécent de prétendre qu’on est surpris que ça recommence puisque, depuis l’offensive de 2008-2009, rien n’a changé à Gaza et qu’une population occupée depuis 45 ans ne peut pas continuer à vivre humiliée comme elle l’est et qu’il était évident que la communauté internationale aussi est responsable parce qu’elle n’a rien fait de tout ce qu’elle a promis, Union européenne incluse.

 

Et je pense que l’arrière-pensée de monsieur Netanyahou dans cette nouvelle guerre qu’il prépare est vraiment beaucoup plus électorale qu’autre chose. Il n’a pas le scrupule d’en faire payer le prix ni à la population civile israélienne, qui est bien sûr incessamment terrorisée par les missiles et les obus que les Palestiniens tirent de Gaza, ni à une population palestinienne encore plus terrorisée…

 

Donc, pour vous, on est dans un contexte électoral ?

 

Mais bien sûr ! Le 22 janvier, le Premier ministre israélien a décidé qu’il voulait faire des élections anticipées. Il a pris comme partenaire dans sa coalition, monsieur Lieberman, l’actuel ministre des Affaires étrangères israélien, qui est un homme qui ne cache pas ses positions très radicales. monsieur Netanyahou a essayé de convaincre le Président Obama de partir en guerre contre l’Iran, il n’a pas réussi. Donc, il choisit de faire la guerre contre l’ennemi le plus faible, le moins équipé sur le plan militaire, qui est la population civile de Gaza. Vous n’allez pas me dire que le Hamas, avec les quelques obus qu’ils fabriquent dans les petits ateliers locaux, va tenir tête à une armée nucléaire et aussi puissante que l’armée israélienne. Et ça va être un nouveau massacre.

 

Alors, justement, le gouvernement israélien dit défendre sa population. Les Occidentaux pointent, eux aussi, la responsabilité du Hamas dans cette affaire, dans le déclenchement de ce conflit. Quelle est la position de l’Autorité palestinienne sur cette question justement ?

 

Écoutez, nous, nous avons décidé, il y a 19 ans, d’arrêter toute la lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux États. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué. La solution préconisée par le Président Mahmoud Abbas, par le Premier ministre, par Yasser Arafat avant son décès, ça fait 20 ans que nous négocions soi-disant une solution de l’occupation militaire de nos territoires depuis 45 ans. Et qu’est-ce que nous avons fait ? Nous n’avons même pas réussi à faire retirer l’armée israélienne ni de Gaza ni de Cisjordanie, ni de Jérusalem-Est. Donc regardons la réalité en face : la communauté internationale est responsable aussi de notre propre échec, parce qu’il est évident que nous avons un déséquilibre de forces total en faveur d’Israël.

 

Et le Hamas, lui, il est responsable ? Le Hamas en lui-même ?

 

Oui, mais le Hamas, qui n’est pas le parti que je représente, représente une population. D’ailleurs, je vais vous dire : ce n’est pas le Hamas qui tire, ce n’est pas vrai que c’est le Hamas. C’est le Jihad islamique et les autres organisations. Le Hamas, ça fait cinq ans, pour des raisons tout à fait évidentes d’opportunisme, a fait respecter un cessez-le-feu intégral, il n’y a plus eu de tirs. Le Hamas a vraiment imposé un cessez-le-feu. Les tirs, ils ont sûrement un peu à voir avec la situation régionale. Mais ils sont possibles parce que la population est excédée que rien n’ait changé dans sa vie.

 

La tragédie de la Palestine, c’est que la communauté internationale est de mauvaise foi, d’un côté, y compris d’ailleurs l’Union européenne et les Américains, ou incapable de se mettre d’accord sur une vraie politique. Israël est traité comme l’État le plus démocratique, le plus gentil, il a les meilleures relations. L’Union européenne vient de lui accorder tous les privilèges au niveau des accords d’association. Et la population palestinienne a le droit aussi de se défendre comme elle pense qu’elle peut le faire. Nous, autorité, nous pensons qu’on peut le faire sur le plan politique, mais on n’a pas vraiment acquis beaucoup de crédibilité, à vous dire vrai, depuis 20 ans, puisque nous avons échoué. Les organisations comme le Hamas et le Jihad islamique, eux, préconisent qu’il faut revenir à une lutte armée.

 

Ce point de vue du Hamas, ça vous inquiète ?

 

Ça ne me surprend pas mais ça m’inquiète. Je vais vous dire pourquoi ça m’inquiète : ça m’inquiète parce que la disproportion du rapport de force est telle que c’est encore une fois la population civile de Gaza qui va payer le prix. Qui est mort il y a quatre ans ? 1.400 femmes, enfants, et vieillards qui ont été bombardés. Qui est en train de mourir depuis maintenant trois jours ? Ce sont trente civils palestiniens, ce ne sont pas les combattants qui meurent. Lorsque Israël tire avec des avions F16, ce n’est pas le Hamas ni le Jihad islamique qu’on punit, c’est la population de Gaza qui ne peut même pas fuir parce que toutes les frontières de Gaza sont fermées par Israël.

 

On a assisté, avant-hier, à des scènes assez rares en Cisjordanie. On avait certaines personnes qui brandissaient sur le territoire de la Cisjordanie des drapeaux en signe de ralliement au Hamas.

 

Mais c’est normal parce que je vous dis que moi, je suis l’ambassadeur de Palestine, et je vous dis que, malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

 

Nous avons des résolutions qui obligent Israël depuis maintenant 45 ans, c’est-à-dire la résolution 242, à quitter les territoires occupés parce que l’occupation de territoires par la force armée est illégale. Qui a fait appliquer ça dans les territoires palestiniens ? Personne. Donc ne donnez pas de leçon de morale à une population qui est excédée. Et nous devons, nous, faire une autocritique de dire que, malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre fin à l’occupation par des moyens non-violents, donc nous allons voir encore plus que monsieur Netanyahou utilise cela pour son agenda électoral. Il va se mettre comme candidat, lui et monsieur Lieberman, dans un mois comme le héros, je dirais, de l’unité nationale israélienne contre soi-disant les ennemis. Et il revient vers la guerre des civilisations et il reprend le discours de monsieur Bush d’" axe du bien contre le mal ", et bien sûr il diabolise le Hamas et tout ce qui est islamique pour se faire lui le chantre de la liberté.

 

Et d’après vous, quel rôle peut jouer l’Egypte ?

 

Tout front militaire, à côté de la frontière de l’Egypte et de Gaza, va déstabiliser aussi le président Morsi. C’est pour ça qu’il a été très vite mobilisé et, bien sûr, il a une relation, en tant que parti politique, avec le Hamas. Mais je vous dis, le Hamas a pratiquement respecté intégralement le cessez-le-feu pendant cinq ans. Pourquoi aujourd’hui ça reprend ? Je pense que c’est aussi le contexte national israélien et les élections. Et Morsi va voir, et il a déjà appelé deux fois le président Obama pour essayer aussi de dire aux puissances internationales qu’il faut qu’elles l’aident à calmer les visées de monsieur Netanyahou qui ne mettent pas seulement en danger les Palestiniens, mais aussi toute la région.

 

Propos recueillis par Pierre-Yves Meugens

 

 

Sur ce site,

 

 

 

 

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Hystérie sanguinaire à Tel-Aviv

 

Cette scène a été tournée à Tel-Aviv le 15 novembre 2012, lors d’une manifestation, à l’occasion de l’agression militaire d’Israel sur la bande de Gaza.

 

 

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http://www.egaliteetreconciliation.fr/Hysterie-sanguinaire-a-Tel-Aviv-15004.html
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Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

lundi 21 mai 2012, par La Rédaction

 

Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,


Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État. Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien.
Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en oeuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple. A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.
Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.
Bien respectueusement.

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http://www.assawra.info/spip.php?article10
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Manifestation de soutien à Israël à Paris

mardi 20 novembre 2012, par La Rédaction

 

Quelques centaines de personnes ont manifesté mardi soir à Paris près de l’Ambassade d’Israël en soutien à l’Etat hébreu qui a déclenché depuis sept jours une opération militaire contre Gaza.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Confédération des juifs de France et les amis d’Israël ont appelé à un rassemblement unitaire de toutes les organisations de la communauté juive et de "tous ceux qui aiment l’Etat d’Israël et le soutiennent".
Dans la foule, une multitude de drapeaux israéliens étaient agités par des manifestants, qui scandaient notamment "Hamas assassins" et "Israël vivra, Israël vaincra" et entonnaient des chants en hébreu.
Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, qui participait à la manifestation a déclaré sa "profonde et totale solidarité avec l’Etat d’Israël" au nom de la communauté juive de France "en ces temps d’épreuves et de douleurs".
Pour le Crif, "on ne peut pas faire une équivalence entre le gouvernement israélien qui réagit par légitime défense pour assurer la sécurité de ses citoyens et le Hamas qui avait lancé sans provocation contre eux des centaines de roquettes les jours précédents".
A la tribune, le président du Crif Richard Prasquier a lu une lettre destinée au Premier ministre Benjamin Netanyahu remise à l’ambassadeur d’Israël pour "dire son soutien et son amour pour Israël au nom de tous les juifs de France".
"Nous espérons que la paix existera un jour mais nous savons qu’il ne faut pas se faire d’illusions sur la situation actuelle", a-t-il ajouté.
De son côté, l’ambassadeur d’Israël en France a rappelé que "Gaza est un bastion terroriste" et que "la bataille dans laquelle nous sommes engagés est celle de la terreur".

(20 Novembre 2012 - Avec les agences de presse)

Mobilisation Gaza Solidarité :
http://www.assawra.info/spip.php?ar...

 

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Mardi 20 novembre 2012

Jean-Jacques Candelier Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord, a interpellé Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, le mardi 20 novembre 2012 :

« Des sanctions contre Israël doivent être prises d’urgence pour lever le blocus illégal de Gaza, stopper la colonisation, détruire le mur de l'apartheid, arrêter les crimes de masse et les « attentats ciblés » à Gaza et faire appliquer le droit international et les résolutions de l'ONU pour le peuple palestinien.

Seules des sanctions diplomatiques et économiques, avec notamment la suspension immédiate de l’accord Union européenne/Israël de 2002, permettraient de mettre fin à l’impunité israélienne et de réduire les tensions. »

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Mardi 20 novembre 2012

Résistant palestinienLa Palestine a le droit de se défendre.  Parce que c’est elle qui est agressée, occupée, dépecée depuis 60 ans, et non l’inverse ! Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias. Et Israël promet de faire pire dans les heures qui viennent.

Mais pourquoi cette agression contre Gaza, et pourquoi maintenant ?

Il semble bien qu’Israël estime la période favorable pour forcer la main à son soutien étasunien et mette à profit la mini carence de pouvoir de la nouvelle administration étasunienne : Hillary Clinton est démissionnaire, et son successeur n’est pas encore désigné. Ce n’est pas la première fois qu’Israël agit ainsi. En 2008, Obama avait été élu le 4 novembre 2008 et l’agression contre Gaza avait débuté le 27 décembre ; la secrétaire d’État, Hillary Clinton, n’avait quant à elle été nommée que le 20 janvier 2009. On peut donc voir là une méthode ordinaire pour Israël de mettre son grand financeur devant le fait accompli en se passant de son avis.

Mais il y a aussi la situation locale. Sans doute Israël veut-il mettre au défi l’Égypte des Frères Musulmans. Le Caire va-t-il poser, ou non, un acte concret de soutien au Hamas, branche palestinienne des Frères Musulmans ? Si c’est non, et c’est bien possible, Israël pourra se flatter de s’être fait un nouvel ami.

Mais, de plus, c’est peut-être aussi un défi au Hezbollah. Pour l’instant, il n’est pas intervenu en Syrie, gardant ainsi sa position d’organisation de la résistance au Liban. Ouvrira-t-il un second front à la frontière libanaise ? C’est peu probable s’il n’est pas directement agressé.

Et puis, Israël doit être fort déçu de voir les Étasuniens se désengager de Syrie. Le coup a foiré, les « contras » qu’ils ont financés se font détruire en masse, les Chinois et les Russes ont tenu bon, Bachar El Assad est solide au poste, et il est possible qu’une force d’interposition vienne mettre prochainement fin aux combats. La paix ne convient pas à Israël. Poursuivre le chaos est son espérance !

Et entre deux assassinats, Israël se plaint que les Palestiniens ne veulent pas négocier ! Négocier un État palestinien qui ferait la paix, un État pourrit par les colonies, sans frontières, sans armée, sans diplomatie, sans capitale, juste gentiment soumis ! Si cette solution dite « à deux États » pouvait fonctionner, c’était il y a très longtemps !

D.R.

 

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