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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 04:39
La Gauche radicale grecque exclut une coalition avec la droite

ATHENES (Reuters) - La Coalition de la gauche radicale, arrivée deuxième des législatives de dimanche en Grèce, a exclu lundi de participer à une coalition avec les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND).

http://actualite.portail.free.fr/monde/07-05-2012/la-gauche-radicale-grecque-exclut-une-coalition-avec-la-droite/

 

Les trois gauches

Posted: 14 May 2012 02:56 PM PDT

 

Le retour à la présidence de la République de la gauche, après 17 ans, est l’occasion de se pencher sur le paysage politique de l’autre côté de l’hémisphère politique, malgré toutes les limites de ce clivage.
La gauche social-libérale
C’est celle qui a gagné le 6 mai, sans nulle doute possible, tant François Hollande en est le parfait héritier, en fils politique de Jacques Delors et Lionel Jospin, deux figures du Parti Socialiste bien éloignés du gauchisme. Cette gauche social-libérale a fait de l’Europe son graal, du fait de son internationalisme et de sa méfiance (pour ne pas dire plus) à l’égard de la nation et des frontières. C’est cette famille qui domine largement dans les grands médias classés à gauche.
Son rejet instinctif et viscéral des frontières lui a fait embrasser la liberté de circulation des capitaux, des biens et des personnes qui met aujourd’hui en danger l’État providence. Si elle reste attachée à la solidarité, son refus de remettre véritablement en cause la libéralisation économique par des frontières nationales lui fait proposer une régulation économique à l’échelle mondiale ou continentale qui est pourtant restée un vœu pieu dans les vingt dernières années.
Cette gauche est volontiers résignée face aux délocalisations qu’elle ne s’imagine pas capable de freiner, comme l’avait admis Lionel Jospin en 2002. En effet, son refus des frontières et son libertarisme ne lui permettent pas d’envisager les moyens de remettre en cause l’anarchie financière et monétaire, qu’elle a elle-même mise en place. Ce sont ces socialistes que le Général de Gaulle disait ne pas aimer « parce qu’ils ne sont pas socialistes ».
La gauche républicaine et populaire
 

En face de cette gauche sociale-démocrate, il existe une autre famille, plus dirigiste économiquement, mais également attachée à l’idée nationale, outil pour dompter l’anarchie économique. Cette famille est incarnée depuis trente ans par Jean-Pierre Chevènement. Cette famille est intimement liée au Parti Socialiste, qu’elle a contribué à créer et malgré les désaccords majeurs de fond, qui ont créé de multiples ruptures, elle finit toujours par rejoindre le PS jusqu’à présent.

Cette famille s’est trouvée une nouvelle figure en la personne d’Arnaud Montebourg lors des primaires socialistes. Elle connaît un grand mouvement intellectuel avec le collectif Gauche Populaire, qui veut réconcilier la gauche avec le peuple, à un moment où Terra Nova propose carrément au PS de l’oublier. Elle compte également plusieurs intellectuels comme Laurent Bouvet. Marianne est le média de choix de cette gauche moins dogmatique et plus ouverte.
La gauche radicale
La France a toujours conservé un fort vote d’extrême gauche avec un parti comme le Parti Communiste Lutte Ouvrière ou le NPA. Mais les élections du 22 avril ont confirmé l’émergence d’un courant de gauche radicale avec le succès de Mélenchon. Ce vote traduit bien sûr la déception à l’égard d’une gauche de gouvernement profondément social-démocrate et qui ne croit plus qu’à l’assistance pour essayer de compenser en partie les ravages de la mondialisation.
Mais il est aussi la conséquence du manque de réussite de la gauche républicaine à véritablement influencer le Parti Socialiste ou à émerger comme une force politique capable de peser sur le débat. Dès lors, l’insatisfaction à l’égard de cette mondialisation et de cette Europe peut se diriger vers le Front de Gauche, même si ce dernier n’est pas exempt de contradictions, du fait d’un internationalisme qui le pousse souvent à rejeter les solutions nationales.

Partout en Europe, à force d’accepter la libéralisation économique, les socio-libéraux tendent à perdre le contact avec le peuple. Du coup, faute d’une gauche républicaine forte et indépendante, il se tourne de plus en plus vers la gauche radicale.



De manière totalement exceptionnelle, j'ai modifié le texte publié ce matin en remplaçant le terme "sociale-démocrate" par "sociale libérale", qui reflète mieux ce que je pense. On peut considérer que la gauche sociale-libérale et la gauche républicaine sont des descendantes de la sociale-démocratie.

 

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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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salim 15/05/2012 05:02


La gauche en France tel je la perçois d’ici, elle donne l’impression de ne pas s’impliquer d’avantage dans la société française.


Cet avis je le donne sur ce que je voyais pendant la présidence de Sarkozy.


La gauche laissait faire, sans chercher à s’impliquer dans la société.


Elle donnait cette impression d’être étrangère aux problèmes des français, à part quelques manifestations qui se déroulaient, avec les syndicats, c’était
l’absence totale.


Et cette fois ci si la gauche a été élue, c’est  peut être, je précise bien peut être parce les français n’avaient pas d’autre choix pour liquider
Sarkozy.


 


Les responsables de ce partie doivent s’impliquer d’avantage dans la vie des français, il y a mille et une façon de le faire et ce n’est pas les spécialistes au
sein de ce parti qui manquent pour faire ressortir les domaines, ou l’intervention du parti sera efficace et aura un impact positif, au sein de la population.


 


Généralement l’énergie dépensée par ce part, c’est pour contrer tel ou tel parti, ou pour développer une parade quelconque qui mobilise tout les cadres, alors que
l’impact sera médiocre.


Approfondir demande plus de temps, et de chapitres.


Bonne nuit ma belle


C’était juste un point de vu.

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