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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 10:38

 

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Quelques posts entre une tempête et un début d'équinoxe (marée haute)
votre eva (avec une mer démontée à quelques mètres d'elle)
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Les coopératives sont une alternative humaine
en ces temps de crise mondiale
Dessin : http://www.geonewsletter.org/node/112

Credit: www.fao.org

 

Notre époque n’est pas vraiment rose. Il est donc d’autant plus important de prendre son temps dans l’agitation quotidienne pour diriger son regard vers les choses fondamentales. En économie, une renaissance du principe coopératif serait une bénédiction pour l’humanité. 



  La crise économique est loin d’être vaincue. Au contraire, elle menace d’empirer. Rappelons-nous: Des grands financiers ont amassé des milliards par pure avidité et ­égoïsme. Les banques d’émission impriment des billets à partir de rien pour boucher les trous de leur trésorerie. Les gigantesques flux monétaires non approvisionnés affluent de plus en plus dans le commerce des produits agricoles et font exploser les prix des aliments. Comme toujours dans les périodes où les oligarques financiers vivent dans le luxe et l’opulence, les victimes sont les pauvres  a les pauvres: dans les pays du tiers monde, un milliard de personnes souffrent de la faim, et ce nombre tend à augmenter. Qu’y a-t-il d’étonnant à ce que, poussées par la misère, elles veuillent fuir là où il y a encore assez de nourriture, du moins apparemment, pour tout le monde, par exemple en Europe?
En même temps, les pays nord-africains vivent des bouleversements d’une ampleur insoupçonnée dont les tenants et aboutissants ne sont pas clairs et l’issue incertaine. Un taux de chômage très élevé parmi la jeunesse qui constitue une grande partie de la population, le ras-le-bol de l’exploitation par des potentats soutenus jusqu’ici par un Occident hypocrite. Ici aussi se préparent des vagues de réfugiés qui vont bientôt demander à être accueillis par la riche Europe et ne pourront pas être retenus aux frontières. Mais en Europe aussi, en particulier dans l’UE, le peuple s’agite. A propos de la corruption et de la mauvaise gestion de Bruxelles, comme d’habitude. On ne sait pas combien de temps l’euro tiendra. On ne sait pas non plus combien de temps les peuples grec, portugais, italien, espagnol et irlandais, etc. vont tolérer les mesures d’économie drastiques sans se révolter. Il y a de l’orage dans l’air. Mais ailleurs règne un calme inquiétant, par exemple en Allemagne. Est-ce le calme avant la tempête ou le gouvernement allemand prépare-t-il une manœuvre de diversion, l’engagement en Libye de ses soldats épuisés par leur séjour en Afghanistan, pour garantir l’approvisionnement en matières premi­ères pour la Grande Allemagne, sous prétexte d’«intervention humanitaire», sur le modèle de l’Iraq ou du Kosovo?
Et quelles sont les nouvelles en provenance des Etats-Unis? Comme le montrent de manière impressionnante les images qui nous parviennent de Madison, capitale de l’Etat fédéral du Wisconsin, les citoyens y occupent le Parlement depuis des jours. Ils ne sont plus disposés à accepter la production de monnaie par la FED, la banque centrale, qui ruine la richesse nationale. Ils n’accepteront pas non plus éternellement le transfert d’argent au gouvernement fédéral pour ses dépenses militaires excessives. Considéré comme persona non grata, le président Obama est honni.
Partout on privatise les éventuels profits de l’économie et l’on socialise les dettes. A vrai dire, ce devrait être la fin du consensus washingtonien sur l’idéologie du commerce libéral mondialisé, sur la libre circulation des capitaux qui a provoqué une gigan­tesque bulle financière totalement détachée de l’économie réelle, devenue une arme de destruction massive dans les mains de quelques oligarques et qui devrait être proscrite depuis longtemps. Conséquence de cette mauvaise politique économique, l’avènement d’une société faite de 80% de pauvres et de 20% de riches est manifeste et énorme la colère des classes moyennes des différents pays.
Il est donc temps de tout repenser, d’abandonner le système fondé sur l’avidité qui fait d’un petit nombre de personnes des super-riches et plonge dans le gouffre le reste de l’humanité.
Les trous béants dans les budgets des Etats, des Länder et des communes entraîneront inévitablement un désengagement des pouvoirs publics et les individus vont devoir compter de plus en plus sur eux-mêmes.
Mais comment maîtriser cette situation catastrophique? Comme le montre très nettement le XXe siècle, l’économie planifiée socialiste n’a pas non plus rendu possible une économie et une vie sociale humaines. Le capitalisme d’Etat échoue tout autant que le capitalisme libéral auquel le communisme s’oppose. En effet, ils reposent sur une fausse conception de l’homme. Ils méconnaissent tous les deux la nature de l’homme. D’un côté nous avons la funeste conception utilitaire de l’homo oeconomicus pour laquelle l’individu ne fait que satisfaire des intérêts égoïstes, et de l’autre la conception de l’homme en tant qu’«ensemble de rapports sociaux» qui n’est que la résultante de l’économie, du jeu des forces productives et des rapports de production.
Ces conceptions ignorent toutes les deux que l’homme ne doit être envisagé qu’en tant qu’homme et traité conformément à sa dignité. C’est pourquoi il ne doit jamais être considéré comme un moyen pour atteindre un but. La conception personnaliste de l’homme considère celui-ci comme un être social, orienté vers la société, qui s’épanouit véritablement dans ses liens avec son prochain.
L’entraide, la recherche commune de l’intérêt général, la dignité inhérente à l’homme, le caractère sacré de l’individu ont très tôt été reconnus et formulés dans diverses grandes cultures jusqu’à ce que, après des premières approches dans la Grèce antique et en Chine, le christianisme, le stoïcisme, la Renaissance et en particulier les philosophes des Lumi­ères ont précisé la notion reprise aujourd’hui par les diverses conventions sur les droits de l’homme et les droits civiques ainsi que par le corpus du droit international humanitaire.
Et la question de savoir ce que serait une économie correspondant à la dignité de l’homme a constamment été posée.
La conception personnaliste de l’homme trouve sa réalisation dans le principe coopératif ou associatif: des individus s’associent librement pour le bien de la communauté selon le principe «un pour tous, tous pour un».
On trouve assez tôt dans l’histoire de l’humanité en divers endroits de la planète des ébauches d’économie coopérative. Bien avant le développement de l’Etat moderne, des hommes réglèrent leurs affaires selon le principe «one man one vote». On trouve des coopératives sur tous les continents et elles se sont toujours opposées au principe de l’usurpation individuelle du pouvoir. En Suisse en particulier, l’Etat s’est développé à partir de la vie associative. Une structure édifiée de bas en haut, des petits territoires, le respect de la dignité de l’homme conformément aux principes d’entraide, de responsabilité individuelle et d’autogestion permettent d’atteindre un degré de moralité dans la vie sociale qui n’a jamais été égalé.
C’est précisément dans les périodes de troubles où l’influence de l’Etat est limitée par le manque d’argent que le système de milice sollicite davantage les citoyens. Et les citoyens d’Europe bien nourris et bien éduqués pourraient facilement s’inspirer de modèles dont l’histoire regorge.
C’est pourquoi Horizons & débats ne cessera dorénavant de publier des textes sur l’histoire du système coopératif, sur ses pionniers et ses divers modèles. Cela nous semble d’autant plus indiqué que de plus en plus de grandes bibliothèques universitaires retirent de leur catalogue des ouvrages fondamentaux sur l’histoire des coopératives, prétendument pour des raisons de place. Il s’agit là d’une mesure incompréhensible car ces modèles sont plus actuels que jamais en tant que troisième voie entre les deux modèles qui ont si lamentablement échoué au XXe siècle et en ce début de XXIe siècle avec des consé­quences dévastatrices pour l’humanité.
A titre d’exemples, nous publierons dans nos prochaines éditions des extraits des Dresdner Hefte et de l’ouvrage de référence d’Helmut Faust intitulé «Geschichte der Genossenschaftsbewegung», et cela non seulement à l’intention des citoyens des com­munes et des Länder mais également pour inviter les jeunes chercheurs à s’intéresser à nouveau à un sujet qui a longtemps été négligé de manière impardonnable et pour amener à lire l’ouvrage capital de Faust dont la troisième édition a paru en 1977. En particulier, il serait passionnant d’analyser et de faire connaître au reste du monde les expériences faites en Amérique latine, surtout en Argentine en 2001 après la faillite de l’Etat.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2572

 

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2572


Mardi 15 Mars 2011
http://www.alterinfo.net/Les-cooperatives-sont-une-alternative-humaine-en-ces-temps-de-crise-mondiale_a56313.html
 
cooperative solidaire
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La coopérative participative

 

 

Une chouette initiative pour ceux/celles qui souhaitent soutenir les producteurs locaux et participer à construire des alternatives face aux réseaux de distribution agro-alimentaire.

 

 

Une démarche ancrée dans des réflexions et des pratiques anticapitalistes :

L'engagement au sein de la coopérative participative s'inscrit avant tout dans une démarche politique. Face à la dictature des réseaux de distribution agro-alimentaire et de consommation de masse, nous pensons qu'il est nécessaire de construire des alternatives de résistance créatrices refusant le système capitaliste et mettant en actes des principes de solidarité, d'égalité et d'autogestion permettant ainsi une cohérence plus grande entre nos idéaux et notre comportement au quotidien.

La coopérative participative d'achat permet d'établir un lien direct entre producteur-trices et coopérateur-trices, d'utiliser et de mettre en place des réseaux alternatifs et d'avoir accès à des produits de qualité et de saison (bio ou cultivés selon des valeurs respectant l'envi-ronnement et les personnes) pour toutes et tous.

Ainsi, nous pensons que le progrès ne réside pas dans une agriculture techniciste et scientiste. Au contraire nous défendons l'idée d'une agriculture de proximité qui doit retrouver toute sa place dans une réorganisation spatiale des villes et des campagnes, dans le refus de la segmentation des activités humaines, dans le fait que l'échange redevienne un acte social et non plus marchand.

La coopérative s'inscrit également dans une démarche anti-productiviste refusant l'agriculture industrielle intensive utilisant des outils biotechnologiques comme les organismes génétiquement modifiés (OGM), les herbicides, fongicides et pesticides chimiques ; elle défend une agriculture paysanne autosuffisante. En outre, la coopérative sera vigilante aux conditions d'élevages (bien-être des animaux).

La coopérative s'approvisionne en s'appuyant sur une agriculture locale. Pour les produits qui ne peuvent être produits localement, la coopérative pourra développer des liens au niveau hexagonal ou international et un échange direct avec des associations ou coopératives qui défendent la même éthique.

La coopérative sera attentive aux conditions sociales et économiques chez les producteurs-trices et refuse le recours aux emplois précaires et contrats obligatoires.

 

Principes de fonctionnement

 

Au-delà de baisser les coûts en achetant de manière groupée, la coopérative participative implique une participation active et responsable de chacun-e au fonctionnement sans toutefois entraîner un investissement disproportionné.

Le principe de la coopérative participative doit permettre de ne pas reproduire un fonctionnement centralisé, marchand basé sur les mêmes schémas que le commerce classique et sur un comportement de consommation passive. C'est dans ce sens que nous avons décidé de ne pas nous constituer juridiquement mais de conserver une forme d'association libre entre ses membres. La coopé-rative n'exerce aucun bénéfice entre le producteur-trice et le coopérateur-trice et développe des rapports d'échanges non marchands entre l'ensemble des coopérateur-trices (solidarité, mutualisation des moyens, transmission et échanges de savoirs). Tous les dons et participations sont réutilisés pour le fonctionnement de la structure.

Le fonctionnement est basé sur un découpage géographique en modules de 10 foyers maxi (foyer :Unité de vie sous un même toit). La petite taille de chaque module, structuré de manière autogérée en interne, facilite les échanges et l'organisation entre coopérateurs-trices. Dans chaque module, un calendrier définit le(s) référent(es) du module pour chaque mois. Chaque mois, les référents de tous les modules s'organisent et se chargent : de répartir l'argent et d'aller chercher les produits chez les producteurs ou de réceptionner les livraisons, de les "conditionner" et enfin d'organiser la livraison à ses camarades de modules.

Le fonctionnement participatif de la coopérative implique des réunions régulières des coopérateurs-trices au sein de chaque module. De la même manière, afin de décider collectivement des orientations politiques et organisationnelles, les coopérateurs-trices s'engagent à se réunir régulièrement et selon les besoins en Assemblée Générale plénière qui fonctionne sur les bases de la démocratie directe et participative (1personne = 1 voix, tours de paroles). Dès lors, l'AG, fédération des modules, est souveraine quant à ses décisions qui s'appliquent donc à l'ensemble des modules de la coopérative. De plus, l'AG est également un espace permanent de réflexion, de questionnements..

Enfin, nous pouvons espérer que ce système de coopérative puisse être décliné à d'autres secteurs que celui de l'alimentation. Nous espérons aussi avoir un objectif pédagogique en communiquant son expérience pour générer de nouvelles initiatives, créatrice, autogérées et associées librement.

 

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learnenglish central magazine, image copyright by Paul Millard
http://www.britishcouncil.org/learnenglish-central-themes-cooperatives.htm

 

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Nées au XIXème siècle, les sociétés coopératives sont un moyen d'"entreprendre autrement". La SCOP est une société dont les salariés sont les associés majoritaires. Ce statut permet aux salariés de partager les risques et les résultats de leur entreprise.

La SCOP ou société coopérative de production
http://www.gralon.net/articles/commerce-et-societe/juridique/article-la-scop-ou-societe-cooperative-de-production-3253.htm
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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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