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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 16:50

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Les dangers du capitalisme actionnarial

Posted: 08 Dec 2012 10:55 PM PST

 

La critique des excès du capitalisme actionnarial, et de son court-termisme destructeur se développe depuis la crise de 2008. Mais si cette critique est fréquente dans les milieux plus alternatifs, comme Alternatives économiques, elle s’exprime également dans les colonnes du très libéral The Economist.
Pourquoi il faut lire The Economist
Bien sûr, la plupart du temps, je suis en désaccord complet avec la bible néolibérale des élites mondialisées, dogmatiquement favorable au libre-échange et à la libéralisation des marchés financiers… etc. Mais il ne faut pas résumer l’hebdomadaire britannique aux positions caricaturales et volontiers francophobes de Sophie Pedder, sa correspondante à Paris. Sur d’innombrables sujets, The Economist apporte de l’eau au moulin des alternatifs, comme récemment sur les universités étasuniennes.
Dans un papier très intéressant de la rubrique Schumpeter, même s’il affirme que « la valeur à long terme est l’addition de résultats à court terme » ou que « les résultats trimestriels disent quelque chose sur la santé d’une entreprise », il propose de « réparer (le système) » en en soulignant toutes les carences. Il cite Paul Poleman, président d’Unilever, qui ne publie plus l’ensemble des résultats financiers chaque trimestre ou de donner des prévisions de résultats. Ce dernier avait affirmé à Davos que « les managers de hedge funds vendraient leur grand-mère pour faire du profit ».
The Economist reconnaît que « le culte du court terme a produit des résultats pervers », poussant les managers à prendre de gros risques pour atteindre les résultats annoncés (et ainsi toucher leurs stocks options). Il souligne que le temps de possession d’une action est passé de 8 ans dans les années 1960 à 4 mois aujourd’hui et rappelle que Peter Drucker disait que « les résultats à long terme ne peuvent pas être atteints en additionnant les résultats à court terme » et souligne que les entreprises cotés investissent 4% de leurs actifs contre 10% pour celles qui ne le sont pas.
Le capitalisme actionnarial accroit la crise

Si on va plus loin, pour reprendre l’expression de Frédéric Lordon on peut souligner que nous sommes dans un système de capitalisme à basse pression salariale. Ce papier signalé par Olaf montre que jamais la part des profits n’a été si élevée aux Etats-Unis : plus de 11% du PIB au 3ème trimestre 2012. C’est l’immense paradoxe de cette crise d’avoir été à la fois si violente, mais où les profits des entreprises se sont reconstitués tellement rapidement après.

Bref, aux Etats-Unis, les entreprises sont clairement gagnantes dans les rapports de force instaurés par cette mondialisation néolibérale, et les salaires sont la variable d’ajustement, qui a perdu 10 points de PIB en 45 ans (43,5%). En France, la situation est un peu différente car si les multinationales dont de gros profits, cela n’est pas le cas des petites entreprises, le plus souvent pressurées par les grands groupes, une conjoncture mauvaise et une incapacité à échapper à l’impôt.
C’est ce que montre Jean Gadrey dans son blog pour Alternatives Economiques, où il montre l’envolée du poids des dividendes dans la valeur ajoutée, passé de moins de 3% à la fin des années 1970 à près de 9% aujourd’hui pour les sociétés non financières. Il faut noter là-aussi que la crise n’a eu qu’un impact court et limité sur leur distribution, au moment même où le chômage s’envole, le pouvoir d’achat baisse et où on déconstruit les systèmes de protection sociale.
La réalité, c’est que l’addition du capitalisme actionnarial avec la mondialisation néolibérale a produit un système extrêmement injuste où une minorité parvient à tirer son épingle du jeu au détriment d’une grande majorité, dans les pays dits développés. Ces papiers en font la démonstration éclatante.
.http://www.gaullistelibre.com/2012/12/les-dangers-du-capitalisme-actionnarial.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29utm_content=Yahoo!+Mail
Mercredi 17 octobre 2007
capitaliste.gif Régulièrement - dans notre belle démocratie de marché - les établissements bancaires envoyent des pubs à leurs clients pour les inciter à investir leur argent en Bourse. Tenez pas plus tard que lundi, j'ai reçu un courrier......"L'engouement pour la Bourse ainsi que l'évolution des marchés financiers ces dernières années, exigent que nous soyons toujours plus proches de vous qui nous faites confiance pour vos placements financiers" et blablablablabbla........

  Voila qui incite donc une part grandissante de français à investir leur argent en Bourse, comme si devenir un actionnaire était quelque chose de naturel, normal et moral.

Pourtant, l'Eglise catholique considérait deja à l'époque que l'introduction du taux d'intérêt était un péché mortel qui condamnait à la damnation éternelle sans espoir de rémission car il confère à la monnaie le pouvoir de se reproduire et attribue ainsi à l'argent un pouvoir sur le temps qui n'appartient qu'à Dieu.

Mais tout ceci n'était rien ou pas grand chose......Aujourd'hui, le capitalisme moderne pousse le péché plus loin par l'intermédiaire de l'actionnariat.

Sans tomber dans les délires de l'idiot gauchiste et chouchou des médias Olivier Besancenot qui du haut de sa crasse inculture pense que les patrons sont tous des salauds qui maltraitent leurs salariés en rognant sur leurs droits et leurs congés - alors qu'il y a certainement la même proportion d'ordures chez les ouvriers ou employés que chez les patrons et que les patrons de PME loin d'être des "exploiteurs" sont souvent des gens qui bossent beaucoup - analysons simplement les choses.

Dans le système économique capitaliste, fondé sur le droit de propriété privée des actifs financiers et industriels, la monnaie peut jouer un role d'enrichissement privé : elle peut permettre à son propriétaire de percevoir un revenu par le seul fait de sa richesse mais également de capter une part de la richesse produite par le travail d'autrui. La monnaie peut jouer donc par l'intermédiaire du profit le role de captation et de transfert de richesse.

Ceci signifie - en langage clair et pour se recentrer sur le sujet - que les propriétaires d'une entreprise cotée en Bourse (les actionnaires) perçoivent un revenu de propriété (les dividendes) qui n'est pas un revenu du travail mais qui est pris au dépens du revenu que l'entreprise gagne sur le travail des salariés.

A mon avis, c'est inacceptable pour plusieurs raisons.

D'abord parce que c'est considéré comme un péché par la religion catholique, je pense donc qu'il serait opportun que la "Fille ainée de l'Eglise" (la France pour ceux qui n'auraient pas suivi) mette fin à une telle pratique.

Ensuite - pour les laicards pur sucre qui ne seraient pas convaincus par mon argument religieux - je ferai remarquer que le travail est seul créateur de richesses et que donc seul le travail doit être récompensé et valorisé. Surtout que certains gros actionnaires ne bossent même pas et sont donc des parasites sociaux complets qui s'enrichissent sur le boulot des autres. Ils ne se retiennent cependant pas pour traiter tout le monde de feignasses, comme leur représentant Monsieur Sarkozy qui prétend vouloir valoriser le travail sans évidemment s'occuper de l'actionnariat ce qui est pour le moins paradoxal.

En France, les dividendes représentent 5 à 6% de la valeur ajoutée des entreprises c'est à dire par exemple 350 milliards de francs pour l'année 2002. Pour lutter contre l'injustice du capitalisme actionnarial qui conduit à valoriser la fainéantise de ceux qui s'enrichissent en dormant plutot que le courage de ceux qui se lèvent tot pour bosser, nul besoin comme le pense le brave neuneu Besancenot de fusiller, couper des têtes ou d'ouvrir des goulags pour y envoyer des patrons, il suffit de changer la propriété du capital pour que ces 350 milliards annuels soient utilisés par exemple pour financer l'emploi ou les retraites de tous les français.

Quand le grand capital sera maté, quand une marge de manoeuvre plus importante sera laissée aux PME (notamment par la baisse des charges), il sera enfin possible d'envisager une République de petits propriétaires, vraiment démocratique et élevant l'intéret général au dessus des combines particulières.

Tout ceci semble bien utopiste et impossible. Pourtant, tous ceux qui comprendront que la logique du profit, du "produire plus pour consommer plus" ne peut que mettre en danger la survie de notre planète sauront qu'il est nécessaire d'en finir avec la dictature de l'actionnariat.
http://www.socialisme-et-souverainete.com/categorie-11945105.html
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