Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 02:19
.

Roger Cukierman, ex-président du CRIF : « Ce qui se passe en Égypte n’est pas de bon augure ! »

(..) les Égyptiens doivent continuer à subir la dictature, la misère, l’humiliation… Il en va de la survie d’ « Israël » et de son régime raciste et colonial !  Ainsi, d'après M. Cukierman, à la question que se posent les « Juifs » au sujet de l'avènement de la démocratie en Égypte – « Est-ce bon pour nous ? » – la réponse serait, toujours selon l'ancien président du CRIF : « Il y a de quoi être inquiet ! ». La question elle-même est révélatrice de tout un état d’esprit. Les prétendues valeurs universelles – la démocratie, les droits de l’homme, l’humanité, etc. – derrière lesquelles Israël a longtemps cherché à cacher sa vraie nature, sont aujourd'hui jetées par-dessus bord pour se résumer à une seule interrogation : « Est-ce bon pour nous ? ». Ce « nous » représente en réalité les sionistes, que M. Cukierman assimile un peu trop rapidement aux Juifs, oubliant volontairement les rabbins et militants de Neturei Karta, ceux de Yechouroun, et tant d’autres Juifs qui combattent le sionisme en Israël et dans le monde.

Ces prétendues valeurs universelles, balayées d’un revers de main quand il s’agit d’Israël, ne sont que des arguments propagandistes de l’USraël et de l’Occident sionisé, destinés à désarmer politiquement et spirituellement les peuples arabes assujettis. Ces valeurs servent aussi à justifier toutes les agressions de l’USraël afin de maintenir sa domination. Mais, dès que les dirigeants sionistes se sentent menacés, les masques tombent. La « démocratie », c’est uniquement « ce qui est bon pour Israël ! », nous répètent en chœur toutes les grandes consciences de France et d’ailleurs, ceux-là même qui pétitionnent et pérorent quand il s’agit de calomnier le Front de la Résistance (Iran, Syrie, Liban, Palestine : la liste s’allongera sans doute dans les mois qui viennent !).

La révolution en marche dans le monde arabe – révolution qui n’en est qu’à ses débuts – a mis à nu l’hypocrisie des gouvernements occidentaux. Même les plus aveugles ont pu constater une chose : toute notre politique étrangère consiste à défendre Israël !  Les réels intérêts – matériels et moraux – des Arabes ne pèsent rien comparés à la survie de l’entité sioniste. De même que les réels intérêts des Français ne comptent pas, Nicolas Sarkozy ayant transformé la France – à la demande du CRIF – en simple auxiliaire de Tel Aviv…

Les Arabes et les Français, au sujet du sionisme et de ses lobbies, ont eux aussi le droit de se demander : « Est-ce bon pour nous ? ». Et leur réponse serait invariablement la suivante : « Non, le sionisme et Israël sont non seulement injustes et immoraux, mais ils sont aussi contraires à nos vrais intérêts ». Il faut donc en tirer toutes les conclusions, et se libérer de ce lobby, véritable cancer au cœur de la République. C’est en tout cas ce que craint Roger Cukierman pour l’Égypte, mais aussi pour la France. Et les craintes du CRIF et de leurs amis sont, pour le Parti Anti Sioniste, une véritable source de joie !

 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/roger-cukierman-ex-president-du-crif-ce-qui-se-passe-en-egypte-n-est-pas-de-bonne-augure-0610.html

.

Antisémitisme-sionisme-colonialisme: quelques définitions

Sur le blog de Balchoy:

      Cet article m'est parvenu via Xarlo Etchezaharreta   

 

 

      L'antisémitisme    

   

      L'antisémitisme, comme tous les racismes, s'attaque aux individus en raison de leur appartenance à un groupe auquel on prête des caractéristiques particulières.  Au cours de l'histoire, les Juifs, comme d'autres minorités, ont été victimes de préjugés, de discriminations et de persécutions qui ont culminé par le génocide lors de la deuxième guerre mondiale en Europe.
      
      Aujourd'hui, l’antisémitisme n’a pas disparu, mais il reste essentiellement lié à l’extrême droite qui nie ou minimise l'ampleur du génocide. Quant à ceux qui voient l’antisémitisme partout, ils sont étrangement discrets pour condamner le racisme anti-arabe en Israël, ou même en France (on se souvient du président du CRIF osant dire que Le Pen au deuxième tour était un bon avertissement pour les musulmans).
      
      Depuis des décennies, le peuple palestinien paie pour des crimes qu’il n’a pas commis: l’antisémitisme et le génocide nazi. De même, notre initiative de boycott des institutions israéliennes est assimilée à tort au boycott que les Nazis exerçaient en Allemagne contre les produits juifs dans les années 1930. Alors que le boycott des Nazis était utilisé par un gouvernement totalitaire contre une minorité opprimée, le nôtre est, à l'opposé, celui d'individus qui luttent contre des institutions étatiques, dans l'esprit du mouvement citoyen anti - Apartheid dans les années 1980.    

          
      Quelques définitions
      
      Nous n'hésiterons pas à réitérer inlassablement nos arguments pour faire cesser ce chantage honteux à l’antisémitisme, car toute manifestation d’antisémitisme serait non seulement immorale, mais elle ternirait également la cause palestinienne. Répétons, puisque cela semble encore nécessaire, que la distinction entre ces termes est indispensable.:
      
      - "Juif" est un membre de populations qui ont une communauté de destin liée à la religion juive ("Israélite" est le nom donné par Napoléon à la religion juive). L'antisémitisme est le racisme particulier qui s'attaque aux individus supposés de "race sémite". En pratique, c'est le racisme qui s'attaque aux Juifs, en raison de leur appartenance à la religion juive.
      
      - "Sioniste" est l'adepte d'une idéologie, le sionisme, qui affirme que les Juifs ont des droits imprescriptibles sur «la terre de leurs ancêtres», en Israël. Le projet sioniste consiste donc à faire venir les Juifs du monde entier en Palestine, désignée comme une «terre sans peuple pour un peuple sans terre», niant par là-même l’existence du peuple  palestinien. L'antisionisme est la posture intellectuelle qui s'oppose à cette idéologie et à ses conséquences pratiques, pas aux individus.
      
      - "Israélien" est un citoyen de l'Etat d'Israël. Tous les Israéliens ne sont pas juifs, ni sionistes, puisque 20% d'entre eux sont des Palestiniens, musulmans ou chrétiens.
      
      La guerre au Proche-Orient n’est ni raciale, ni religieuse, ni communautaire. La religion des individus et même, dans une certaine mesure, leur idéologie nous  importe peu et mérite d'être protégée au titre de la liberté de conscience. Ce qui nous motive est la défense de la justice, du droit international et, en particulier, des droits des Palestiniens. Ceux ci ne sont pas opprimés par "les Juifs" mais par un Etat, l'Etat d'Israël, qui s'autoproclame "L'Etat des Juifs" au nom d'une idéologie (le sionisme) et qui discrimine les non-juifs. Notre combat quotidien se dirige à l'encontre des méfaits de l'Etat d'Israël (la colonisation, l'occupation, les discriminations...) pas à l'encontre des Juifs. D'ailleurs, de nombreux juifs participent à la campagne de BDS contre l'Etat d'Israël. D'un point de vue théorique, nous luttons contre toutes les idéologies qui justifient les crimes commis par l'Etat d'Israël, qu'elles soient colonialistes, impérialistes ou racistes. En particulier, nous tentons de démystifier le sionisme qui est la base idéologique de l'Etat d'Israël.
      
      Israël, une colonie comme une autre?
      
      En Palestine comme en Amérique du Nord, les colons ont justifié leur entreprise en prétendant peupler une "terre sans peuple".
      
      Comme dans toute entreprise coloniale, la population autochtone est qualifiée de rétrograde, pour montrer qu'elle bénéficie grandement de la colonisation. Sa religion, en particulier, est toujours dépréciée, au profit d'une religion civilisatrice occidentale. La puissance coloniale use de fréquentes métaphores animales pour qualifier les autochtones et justifier les traitements inhumains qu'elle leur inflige, en particulier les punitions collectives. La population autochtone est également qualifiée de violente, pour mieux justifier la violence qu'on lui fait subir, au nom de la guerre contre le terrorisme, depuis l'Algérie française jusqu'aux Palestiniens.
      
      La puissance coloniale s'efforce de financer et d'armer des factions internes pour diviser les colonisés. Les Palestiniens ont longtemps résisté à ces divisions internes, mais elles commencent à voir le jour et on ne compte plus les preuves de l'implication israélienne dans ce processus. Enfin, en Palestine comme en Afrique du Sud ou en Amérique du Nord, la puissance coloniale met souvent en place des "réserves" ou des Bantoustans sur des territoires minuscules aux frontières arbitraires et mouvantes, entre lesquelles il est difficile de circuler et sur lesquelles les autochtones ont des droits limités.
      
      En Palestine comme en Algérie ou en Afrique du Sud, la lutte contre la colonisation est un devoir moral qui finira par porter ses fruits.
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2011/02/14/20373101.html

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche