Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 01:13

 

Comme nous l’indiquions il y a un mois, la faillite générale des Etats-Unis commence à se profiler. C’est ce qu’a confirmé aujourd’hui l’agence de notation Standard & Poor’s, qui a donné un avertissement sévère aux Etats-Unis en assignant une perspective négative à la note souveraine « AAA » du pays. S&P pourrait dégrader la note d’ici à deux ans s’ils ne mettent pas en place un plan d’austérité avant 2013.

2013 est une date assez lointaine quand on sait que Pimco, le plus important fonds d’investissement au monde a annoncé il y a un mois s’être débarrassé de tous ses Bons du Trésor US. « Il faut se souvenir que les Bons du Trésor sont la plus grande bulle de ces cent dernières années. Ils sont considérés par les spéculateurs comme une assurance-vie gratuite et qui rapporte tout de suite et très gros », indiquions nous dans un précédent article (1).

Si Pimco fait savoir aujourd’hui qu’il y a tout à perdre à collaborer avec l’État américain et qu’il convient de se débarrasser avec urgence des Bons du Trésor US, c’est qu’elle prévoit que les cours des obligations d’État US vont s’effondrer très rapidement – sans doute même avant l’été – et que cela entraînera une contraction de l’économie qui risque de mener le pays à l’éclatement monétaire par l’hyperinflation, à la récession et au chômage de masse. En clair, la banqueroute des États-Unis.

Plan d’austérité maximal pour le Portugal

Les représentants de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) entamaient lundi à Lisbonne des négociations politiques avec les autorités portugaises pour définir le montant, et surtout les conditions, d’un plan de sauvetage financier qui doit être conclu d’ici à la mi-mai. Mais le chiffre qui circule déjà en coulisse avoisine les 80 milliards d’euros.

Le déblocage de cette aide sera assorti d’une douloureuse cure d’austérité, à l’image de ce qu’ont vécu, avant le Portugal, la Grèce et l’Irlande.

Le Portugal a d’ores et déjà relevé à deux reprises le taux de la taxe sur la valeur ajouté, en 2010 et début 2011. Au total, le taux de TVA a gagné trois points de pourcentage à 23%. Il devrait néanmoins être encore augmenté d’au moins un point, soit 24%, mais son taux pourrait varier selon les produits.

Les taxes sur les alcools, le tabac, les ventes automobiles et les carburants pourraient également être augmentées, de même que la taxation sur les transactions financières et immobilières.

Parallèlement, tous les crédits et réductions d’impôts seraient ajournés.

Les pouvoirs publics ont d’ores et déjà imposé l’année dernière une baisse moyenne de 5% de la rémunération des fonctionnaires, gelé les promotions et les hausses de salaire, gelé les embauches et réduit le nombre de contractuels, mis un terme au paiement des heures supplémentaires et aux allocations-transports des fonctionnaires.

Parmi les mesures supplémentaires envisagées, le salaire moyen des fonctionnaires pourrait subir une nouvelle baisse. Les subventions pour les congés payés (deux mois de salaire/an) pourraient être purement et simplement éliminées.

L’ensemble de ces sacrifices qui va être exigé des portugais va assurément déboucher sur une crise sociale majeure, qui ne tardera plas à s’étendre à l’Espagne, prochain Etat sur la liste de la banqueroute, puis à nouveau à la Grèce qui, malgré le plan d’aide octroyé l’année dernière, sombre à nouveau dans des difficultés économique. Les spéculations persistantes sur une prochaine restructuration de la dette grecque, même si les dirigeants du pays et les responsables européens écartent cette éventualité. « Le vrai danger d’une restructuration est qu’elle ferait encore des noeuds dans les comptes des banques qui la détiennent, notamment allemandes et françaises, très exposées à la dette grecque », prévenait Jane Foley, analyste chez Rabobank, interrogée par le quotidien économique Les Echos.

 

Spencer Delane, Mecanopolis

 

 

1. La Banqueroute ou la guerre

Nous reviendrons plus en détails jeudi sur le crise des Etats européens.

 

Les Etats-Unis et l’Europe replongent dans la crise

Article placé le 18 avr 2011, par Spencer Delane (Genève)
A lire aussi :
  .
.

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Monsieur, Madame ,

Voici la fin définitive des tours de passe passe des banques et des parties de cache cache. Voir aussi les fosses sceptiques et les placards. Voir les véhicules customisés. ( ex scaldis )

Les seules valeurs économiques réelles sont les peuples eux mêmes et leur travail.
Le reste ne représente que des abstractions mathématiques et algorytmiques . 

Nous avons sauvé deux fois les banques . Il n'y aura pas de troisième fois.

Elles sont obligées à la faillite avec les assurances ( Banque assurance  voir Lippens 1989  société générale ) . Nous voulons un assainissement complet TABULA RASA

Nous voulons la destruction définitive de l' industrie financière frauduleuse depuis 1913 . Voir la FED banque privée .

Idem pour BOE. ( Mervin King )

Nous voulons la destruction de toutes les multinationales criminelles  et de tous les médias.


Les banques doivent refinancer 3 600milliards dans les deux ans. Ceci est impossible.

Com IG

 Le FMI n'a rien inventé, rien découvert, les amis du Forum Pour la France le savent depuis plusieurs mois, 2013 sera la date butoir pour la monnaie unique. Le rapport indique que pour les banques Irlandaises Grecque, Portugaises et Allemandes , 40 à 50% de leurs dettes seront exigibles dans deux ans. La solution serait d'emprunter à nouveau, mais c'est là que le bât blesse, car ce sera juste l'époque à laquelle la majorité des emprunts consécutifs à la crise financière mondiale, arriveront à échéance : 3600 milliards de dollars seront à rembourser, somme impossible à trouver à une même époque sur les marchés. Surtout que d'ici là les banques, toutes les banques du monde, seront dans l'obligation de se recapitaliser, les marchés vont donc être sollicités.


Nous l'avons déjà dit, ces investisseurs sont dans l'obligation de prêter pour survivre, seulement 3600 milliards de dollars, cela dépasse toutes les capacités. Grosse demande, Peu d'offres : premier résultat, les taux d'intérêts vont exploser. Second problème, les banques saines, installées dans des Etats sains seront servies en premier, les autres resteront sur le tapis.


Comment faire la différence : Celles qui possèdent peu de créances pourries, ensuite celles qui se sont bien recapitaliser (6 à 8% de leurs engagements)  et puis celles qui ont fait le ménages chez elles -Or les banques seules les banques américaines ont fait le ménage : les plus faibles (140 ) ont mis la clé sous la porte.


Les banques des Etats membres de l'Ue sont dans un piteux état, elles n'ont pas fait le ménage, elles ne connaissent pas le pourcentage de ce qui est sain dans les créances qu'elles détiennent, elles ont du mal à se recapitaliser. Pour celles qui sont de la zone euro, si la BCE avait effectué son travail, elle aurait installé une caisse pour les créances ni sûres, ni certaines, les créances auraient été achetées par la BCE qui aurait comme toutes les banques centrales fabriqué de l'argent, suite à des émissions de bons.  Rien d'autre n'a été fait que de discutailler sur le sauvetage de tel ou tel établissement :


Presque toutes les banques grecques, Irlandaises, Portugaises, les caisses d'épargne espagnoles et un certain nombre de  banques allemandes sont menacées, elles ont été désignées comme faibles, ne pouvant plus résister au moindre vent mauvais et le FMI pronostique la disparition d'un certain nombre -Elle ne pourront dont pas toutes se refinancer. Pour quelques unes se sera  à des taux insupportables, pour les autres, elles disparaîtront laissant à la BCE un monceau de dettes irrécupérables. Les banques françaises, dans leur ensemble se portent bien, et ne devraient pas sauf énorme surprise rencontrer de difficultés. Donc au contraire des autres : Banques saines dans un pays pratiquement sain


Il n'y a plus d'autre solution pour ces banques malades, que d'être à nouveau sauvées par l'Etat auquel elles appartiennent. Seulement ces Etats, sont pour la plupart dans le même état que leurs banques.


La France et ses banques seront sollicitées. OUI mais, nous disons NON, cela suffit. Nous avons donné notre industrie aéronautique, financé l'agriculture des autres qui désormais nous imposent leur production, ils nous obligent à brader notre électricité etc etc, nous n'allons pas sauver le vautour qui vient jusque dans nos usines égorger nos emplois et nos recettes.


ils se sont gavés sur notre dos, à en être  malades à exploser tant pis pour eux, mais ils ne doivent pas nous entraîner dans leur naufrage.


Nos dirigeants pensent encore qu'il faut entrer dans  une zone économique optimale (c'est à la mode) facile, simple : FRANCOPHONIE PUISSANCE  il ne reste plus qu'à développer les échanges entre nous et le tour est joué. Notre langue sera  l'abri de l'anglomanie de Madame Pécresse, nous évchangerons sans submerger l'autre, pas de problème juridique,  toutes les constitutions sont semblables à la notre, nous avons tous fréquenté les mêmes écoles ou le monétarisme était inconnu  avons tous appris et souvent vécu ensemble  la même histoire. Voilà une formidable zone d'échanges et puis là, nous serons entre nous.


L'Euro est mort, vive le Franc, l'Ue est malade, alors que vive la France

Cela fait des mois que j'annonce cette dette chinoise énorme. Elle dépasse les 2800 milliards de dollars que la Chine possède en réserves de change. La Chine est rongée de l'intérieur, ses collectivités territoriales ont dépensé comme des folles. Il faut arrêter de croire aux histoires qui se propagent au millième de seconde et qui sont fausses, la Chine n'est pas riche si la Chine ne veut pas que  sa monnaie soit convertible, c'est uniquement parce qu'elle s'effondrerait

 
Maintenant que cela est su : l'Inde est super endettée et ne pourra jamais rembourser, seulement elle a besoin d'argent .Les Etats Unis dont chacun se doute de l'endettement sans jamais compter, l'endettement des collectivités territoriales et des ménages, fabriquent du papier monnaie qui ne possède que la valeur du papier recyclable, seulement l'Amérique ne peut vivre sans cela. La zone euro est endettée au delà du raisonnable, elle fabrique elle aussi de la monnaie -et les pays de la zone ont besoin énormément d'argent - L'Angleterre croule sous les dettes, elle est peut-être capable de sacrifier son peuple, pour faire prospérer la City, mais le peuple l'acceptera t-il  cette fois
 
Même  le Brésil annoncé comme future puissance mondiale, n'a pas les moyens d'acheter quoi que cela soit. Il est endetté et a un énorme besoin d'argent
 Seuls les pays producteurs de pétrole et encore  pas tous, possèdent quelque piécettes. comme ils les ont prêté, et qu'ils  ne seront jamais remboursés, les voilà eux aussi en quête de monnaie- Le monde est endetté, personne ne remboursera jamais plus rien, ni personne, qu'on se le dise, qu'on le sache et surtout que l'on arrête de désigner des responsables - sans cet endettement nous n'aurions pas avancé aussi vite,  nous sommes donc tous bénéficiaires et responsables. Le monde a besoin d'argent et désormais  la production mondiale  ne suffira plus à satisfaire ses besoins. Il faut inventer un système qui permette à la fois de produire et de financer les besoins
 
Deux solutions sont connues : l'inflation, elle arrive au grand galop; Si elle sera suffisante pour des pays comme la France, le Japon, elle ne le sera pas pour les USA, la Chine, l'Inde, les pays émergents, les pays de la zone euro, ceux hors de la zone euro. Deuxième solution  la dette perpétuelle, mais il faudra qu'elle progresse chaque année en fonction des besoins des hommes -le système est à trouver.
 
Pour l'instant l'investisseur, c'est la cie d'assurances : elle doit prêter pour vivre, elle trouve en face d'elle, des emprunteurs, seulement elle sait qu'elle ne sera pas remboursée - Les cies d'assurance sont, pour beaucoup d'hommes dans le monde, les seules  caisses de retraite : Elles meurent, le monde s'écroulent - La cie d'assurance a t-elle besoin d'être remboursée? Peut-être pas, mais elle doit toucher des intérêts suffisamment conséquents pour lui permettre de payer les rentiers - système là aussi à inventer
 
Il s'agit désormais, et je vais me répéter, de travailler pour savoir comment vivre avec cet endettement qui représente plusieurs fois la production annuelle mondiale, en sachant que l'endettement sera éternel et progressif.
 
Il s'agit de comprendre et de trouver une solution entre des dépenses nationales qui seront progressives et des recettes qui diminueront sans cesse pour la plupart des pays : la raison : le vieillissement des populations progressif lui aussi et éternel.
 
On peut bien sauter sur sa chaise comme un cabri en hurlant :  le budget de la justice, celui de la défense, de la diplomatie etc. les dépenses sociales mangent, depuis quelques décennies, les recettes, impossible de mener certaines politiques. Je le dis et je le répète, la TVA sociale (CONTRIBUTION SOCIALE) permettrait un début de solution, mais un début seulement.
 
Les Etats, tous les Etats, vendent leurs bijoux de famille, ce n'est pas pour faire joli où pour enquiquiner le monde, c'est parce qu'il manque la recette nécessaire et suffisante en face de la dépense obligatoire
 
- Si une solution n'est pas trouvée par des gens comme nous, les Etats-Unis et la Chine vont s'arranger entre eux- Ils vont inventer une nouvelle forme d'étalon monétaire, en partant de nouveaux  DTS, en établissant une nouvelle fausse monnaie basée sur deux monnaies - dollar/Yuan, ils installeront un endettement perpétuel, du uniquement par les autres, avec des intérêts à verser aux deux  caïds. Nous nous nous saignerons encore aux quatre veines  pour leur permettre de vivre sur notre dos - Que personne ne dise NON, c'est ce qui se passe avec le dollar, forme d'étalon monétaire, depuis 1944, et qui permet aux Américains de consommer sur le dos des autres en leur laissant la note à régler
 

Il est urgent de ne pas attendre
Voici l' analyse de la Chine économique actuelle.

La part du PIB revenant aux ménages est trop faible.

Les capitaux consacrés aux investissements fixes industriels , commerciaux ou immobiliers sont trop importants . Les autoroutes sont vides et les hauts fourneaux flambant neuf restent à l' arrêt.

Il est prévu que l' économie Chinoise explose en plein vol en 2013 . ( Industries et provinces )

Voici le relevé des déplacements en province de SN . Toutes les déclarations faites sont des mensonges professionnels congénitaux. Aucun crédit ne peut leur être accordé.

LONDRES – Je suis allé deux fois en Chine ces derniers temps, au moment où le gouvernement lançait son 12° plan quinquennal destiné à rééquilibrer le modèle de croissance à long terme du pays. Ces visites ont confirmé mon idée qu'il y a une contradiction potentiellement déstabilisatrice entre les résultats économiques de la Chine à court et à moyen terme.

L'économie chinoise est actuellement en surchauffe, mais à long terme ses surinvestissements auront des conséquences déflationnistes à la fois sur le plan intérieur et extérieur. Quand il ne sera plus possible d'augmenter les investissements fixes, probablement après 2013, la Chine connaîtra sans doute un fort ralentissement. Au lieu de se focaliser sur une légère baisse de la croissance aujourd'hui, les responsables chinois feraient mieux de se préoccuper du coup d'arrêt brutal qui pourrait l'affecter durant la deuxième partie du plan quinquennal.
Malgré la rhétorique qui entoure ce plan (comme les précédents il vise à augmenter la part de la consommation dans le PIB), le chemin de moindre résistance reste le statu quo. Si on examine le plan quinquennal dans les détails, on constate que la croissance va continuer à reposer sur les investissements (notamment dans le logement social), plutôt que sur une appréciation plus rapide du yuan, des transferts fiscaux en faveur des ménages, la taxation et/ou la privatisation des entreprises publiques, la libéralisation du système d'enregistrement des familles (hukou) et la libéralisation de la politique financière.

Lors des dernières décennies la croissance chinoise reposait sur la production manufacturière destinée à l'exportation et sur une devise faible. Cela a favorisé une épargne énorme de la part des ménages et des entreprises et conduit le pays à compter sur les exportations nettes et les investissements fixes (dans les infrastructures, l'immobilier et les secteurs industriels importateurs et exportateurs) pour poursuivre sa croissance. Quand les exportations nettes se sont effondrées en 2008-2009, chutant de 11% à 5% du PIB, les dirigeants chinois ont réagi en augmentant encore la part des investissements fixes dans le PIB, la faisant passer de 42 à 47%.

En raison de l'explosion des investissements fixes, en 2009 la Chine a évité une grave récession, contrairement au Japon, à l'Allemagne et aux autres pays émergents d'Asie. Ceci dit, la part des investissements fixes dans le PIB a continué à grimper en 2010-2011 pour approcher 50%.

Il faudrait 20 ans de réforme pour supprimer les incitations au surinvestissement

Mais il est impossible à un pays quel qu'il soit d'être dynamique au point de réinvestir la moitié de son PIB dans la production sans finalement être confronté à une énorme surcapacité et à un problème crucial de crédits en défaut de paiement. La Chine connaît un excès de capitaux physiques, d'infrastructures et de constructions. C'est évident lorsqu'on voit des aéroports magnifiques mais vides, des trains à grande vitesse (qui diminueront le besoin des 45 aéroports prévus) ultramodernes vides eux aussi, des autoroutes qui ne mènent nulle part, des milliers de nouveaux bâtiments officiels destinés au gouvernement central ou aux gouvernements provinciaux, des villes-fantômes et des hauts fourneaux d'aluminium flambants neufs qui restent fermés pour éviter que les prix mondiaux ne plongent.

Le surinvestissement frappe également l'immobilier résidentiel de luxe et les immeubles à vocation commerciale. Dans l'automobile la capacité de production dépasse les ventes, même si l'on tient compte du récent rebond. La surcapacité de production dans de nombreux secteurs, notamment ceux de l'acier et du ciment, s'accentue encore. A court terme, le boom de l'investissement va alimenter l'inflation, car le maintien de la croissance nécessite une consommation intensive des ressources. Mais la surcapacité va ensuite conduire inévitablement à une forte pression déflationniste, en commençant par le secteur manufacturier et l'immobilier.

En fin de compte, très probablement après 2013, la Chine devra faire face à un atterrissage brutal. Toutes les périodes d'investissement excessif – en particulier dans les années 1990 en Asie de l'Est – se sont terminées par une crise financière et/ou une longue période de faible croissance. Pour éviter ce sort, la Chine doit épargner moins, réduire ses investissements fixes, diminuer la part de ses exportations nettes dans son PIB et accroître celle de la consommation.

C'est pour des raisons structurelles que les Chinois épargnent énormément et consomment peu. Mais il faudrait 20 ans de réforme pour supprimer les incitations au surinvestissement.

Les arguments avancés habituellement pour expliquer l'existence d'un taux d'épargne élevé (l'absence de protection sociale, des services publics réduits, une population vieillissante, le faible niveau de développement du crédit à la consommation, etc.) sont insuffisants dans le cas chinois. Le taux d'épargne des consommateurs en Chine est sensiblement le même qu'à Hong Kong, Singapour ou Taiwan (environ 30% du revenu net). La grande différence est que la part du PIB de la Chine qui revient aux ménages est inférieure à 50%, ce qui freine la consommation.

Depuis longtemps les mesures prises par les dirigeants chinois ont conduit à un transfert massif des revenus des ménages dépourvus de pouvoir politique vers les entreprises influentes sur ce terrain. Renchérissant les importations, une devise faible diminue le pouvoir d'achat des ménages, ce qui protège les entreprises publiques importatrices et accroît le bénéfice des entreprises exportatrices.

Les faibles taux d'intérêt sur les dépôts bancaires et les faibles taux des crédits accordés aux entreprises et aux promoteurs font que le taux d'intérêt réel sur l'épargne massive des ménages est négatif et que le coût du crédit est également négatif pour les entreprises publiques. C'est une puissante incitation au surinvestissement et cela entraîne une énorme ponction des revenus des ménages au profit des entreprises publiques - dont la plupart perdraient de l'argent si elles devaient emprunter au taux habituel du marché. Enfin, l'absence de droit des travailleurs fait que les salaires augmentent moins vite que la productivité.

Pour améliorer le revenu des ménages, la Chine doit apprécier plus rapidement le yuan, moins intervenir sur les taux d'intérêt et pousser bien davantage les salaires à la hausse. Mais elle doit surtout taxer bien davantage les entreprises publiques et transférer les revenus ainsi obtenus en direction des ménages, ou les privatiser de manière à ce que leurs bénéfices se transforment en revenu pour les ménages. Or actuellement, en plus de l'épargne des particuliers, l'épargne des entreprises (des bénéfices non distribués), en majorité celle des entreprises publiques, immobilise 25% du PIB.

Mais accroître la part du revenu national qui va aux ménages peut entraîner des dysfonctionnements importants, car cela pourrait mettre en faillite un grand nombre d'entreprises, des sociétés tournés vers l'exportation et des gouvernements provinciaux, alors que les uns et les autres ont un poids politique important. C'est pourquoi la Chine va investir encore davantage dans les années à venir.

Continuer sur la voie d'une croissance fondée sur l'investissement exacerbera la surcapacité manifeste qui existe dans la production manufacturière, l'immobilier et les infrastructures. Cela provoquera un coup de frein économique quand les investissements fixes plafonneront. En attendant le changement d'équipe dirigeante en 2012-2013, les responsables politiques parviendront à maintenir un taux de croissance élevé, mais la facture à régler sera considérable.

un an de la présidentielle : Analyse des déplacements du chef de l’Etat sur les huit derniers mois.

  Avec ses déplacements, Nicolas Sarkozy soigne son électorat
 Alors que Nicolas Sarkozy depuis son élection en 2007, il soigne l’électorat traditionnel de la droite à un an de la présidentielle. C’est ce qu’il ressort de l’analyse des déplacements présidentiels sur les huit derniers mois.
Le 12 avril, le président de la République était à Versailles pour rencontrer les professions libérales : « Nous avons besoin de vous pour relancer l’économie française. Ayant été dans une autre vie moi-même dans une profession libérale [avocat], je sais que vous portez des valeurs pas toujours à la mode ces dernières années. » Il a également rappelé les efforts réalisés en leur faveur : « 530 millions d’euros de prélèvements publics ont été supprimés pour les professions libérales avec la réforme de la taxe professionnelle. Désormais vous êtes à la valeur ajoutée avec un taux d’imposition nul jusqu’à 500 000 euros de chiffre d’affaires. »
Le déplacement versaillais était le dernier d’une longue série destinée à (re)susciter l’engouement pour le locataire de l’Elysée. 
LES POPULATIONS RURALES CHOYÉES
Depuis la rentrée politique en août, le président de la République a multiplié les visites ciblées sur les catégories qui lui sont a priori favorables. Au premier rang desquelles on trouve les populations rurales, particulièrement choyées :
27 août : déplacement dans un village des Alpes-de-Haute-Provence
30 septembre : déplacement à Montillot (Yonne) au sujet de l’aménagement des territoires ruraux.
4 novembre : déplacement à Troyes (Aube),  
25 novembre : déplacement dans l’Allier sur le thème de l’agriculture et de la ruralité, où Nicolas Sarkozy énumère ses priorités pour l’agriculture durant sa présidence du G20 en 2011 : « préférence communautaire, régulation des marchés, réforme de la politique agricole commune avec plus de justice, c’est-à-dire que les subventions aillent à ceux qui en ont le plus besoin ».
1er décembre : déplacement à Orbec (Calvados) 
19 février : inauguration du traditionnel Salon de l’agriculture à Paris. Accompagné du ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire,  : « On est 6 milliards d’individus sur Terre, on sera bientôt 9 milliards, on aura toujours besoin de vous. Vous ne disparaîtrez pas. Vous continuerez à exister, mais pas de la même manière. »
15 mars : à Lauzerte (Tarn-et-Garonne), Nicolas Sarkozy évoque la question des filières agricoles lors d’une table ronde. Il renouvelle son « soutien entier à l’agriculture française » et affirme : « Je ne laisserai jamais attaquer les agriculteurs et l’agriculture française pour une raison simple : c’est une activité économique vitale pour le pays. »
OUVRIERS, CATHOLIQUES, SENIORS…
Les ouvriers avaient massivement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007  Ce dernier tente régulièrement de maintenir leur adhésion à son action. Depuis août, le chef de l’Etat leur a consacré deux déplacements. Le premier le 25 janvier à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sur les Chantiers de l’Atlantique, le second à Montmirail (Marne) le 15 février pour évoquer la réindustrialisation des territoires. Il reprend alors son slogan de 2007 : « Si on veut gagner plus, il faut travailler plus. »
L’électorat catholique est lui aussi, traditionnellement, une importante réserve de voix pour les candidats de droite. Mais un malaise s’est peu à peu installé entre les catholiques et le président de la République.  Nicolas Sarkozy multiplie les visites ciblées. Lors de son déplacement dans l’Yonne le 30 septembre, il en profite pour visiter la basilique de Vézelay. Mais surtout,  pour rencontrer le pape Benoît XVI. Le 3 mars, le chef de l’Etat effectue un nouveau déplacement ciblé dans un haut lieu du catholicisme en France, le Puy-en-Velay (Haute-Loire),  ministre chargé des affaires européennes. Nicolas Sarkozy visite alors la cathédrale de la ville et déclare : « La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture. » Il prévoyait également de se rendre à la cérémonie de béatification un déplacement auquel il a finalement renoncé, en plein débat sur la laïcité.
Autre catégorie importante : les seniors, , les Français de plus de 70 ans lui apportant 68 % des suffrages et les 60-69 ans, 61 %. La visite à Bordeaux, le 22 février, est destinée à ce solide électorat. Le président de la République célèbre le troisième anniversaire du plan Alzheimer, lancé en 2008. « C’est une obligation morale, une obligation de santé publique, mais c’est également une obligation économique, parce que le coût économique pour le pays est bien pire si on ne connaît pas un traitement de la maladie, insiste-t-il. Si on ne trouve pas, on en portera les conséquences pendant des décennies. »
 La sécurité et l’islam, thèmes récurrents
La sécurité avait été un argument majeur de la campagne présidentielle en 2007. L’ancien ministre de l’intérieur aujourd’hui à l’Elysée n’a jamais abandonné ce leitmotiv pour mobiliser son électorat. Ses déplacements, même ceux initialement consacrés à d’autres thèmes, ont souvent été l’occasion d’aborder publiquement l’enjeu sécuritaire.
Le 25 janvier à Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy aborde déjà l’affaire Laëtitia.  Tony Meilhon, a été arrêté le 20 janvier. Le chef de l’Etat s’empare de l’affaire : « Un tel drame ne peut rester sans suite, de tels actes criminels, si l’enquête les confirme, ne peuvent rester impunis. Je souhaite que la justice travaille très vite, très efficacement, afin que toute la vérité soit connue. »
Mais c’est surtout le déplacement à Orléans (Loiret)  Nicolas Sarkozy déclare : « Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle. Quand il y a une faute qui conduit à un tel engrenage, nos compatriotes ne comprendraient pas qu’il n’y ait pas de sanction. Il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements côté justice et côté police (…). Nous prendrons des mesures pour que les responsabilités soient assumées et que des décisions soient prises. »
Le 19 février, en visite au Salon de l’agriculture à Paris,  En pleine polémique sur le débat de l’UMP sur la laïcité, Nicolas Sarkozy déclare : « Je n’accepterai pas qu’on mette en cause nos compatriotes musulmans mais en même temps je n’accepterai pas un islam qui ne correspond pas aux valeurs de la République et de la laïcité. »

 Et, pour sortir de toutes nos impasses (idéologique, politique, économique), il est urgent de penser en dehors des clous. . Et dans l’année qui nous sépare de la présidentielle, nous avons bien l’intention de mettre ces gros mots en débat.

 

Parmi ces gros mots, il y a « protectionnisme ». Sans que l’on comprenne pourquoi, la notion est généralement disqualifiée d’office. On pouvait imaginer Mélenchon et Todd proches sur ce plan. Or voilà que Todd, à la radio, traite Mélenchon de « gugusse », notamment à propos de la Chine. Tiens ? Ils auraient donc des zones de désaccord ? La rencontre s’imposait. Eh bien oui. Ces deux fortes têtes, si semblables par leur manière d’être, ont d’innombrables points de friction : l’écologie, le rôle de l’Etat, les élites, les riches, les médias. Et aussi, donc, le protectionnisme que prône Todd, et sur lequel Mélenchon ne semble pas encore avoir fixé sa doctrine. Moments de franchise totale, où chacun des deux finit par reconnaître ses points aveugles. Pourquoi le mot « protectionnisme » ne figure-t-il pas dans le livre de Mélenchon ? « Je ne sais pas » admet l’auteur. Et vous, Todd, l’écologie ? « Je suis faible, mais je m’y mets. »

 

(Texte envoyé par Philippe Gilis. Auteur ?)

 

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans La crise
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche