Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 18:23

http://www.alterinfo.net/photo/art/imagette_16_9/2923629-4142240.jpg?v=1303895874http://www.interet-general.info/IMG/US-Washington-Manif-Guantanamo-19fevrier2009-1.jpg

http://www.interet-general.info/IMG/US-Washington-Manif-Guantanamo-19fevrier2009-1.jpg

http://www.alterinfo.net/photo/art/imagette_16_9/2923629-4142240.jpg?v=1303895874

 

Comme chaque année, le Département d'Etat américain a publié un rapport sur la violation des droits de l'Homme, dans différents pays, des rapports, au travers desquels, les Etats-Unis cherchent, plutôt, à conforter leur statut d’hyper-puissance mondiale.
Mais pourquoi la question des droits de l'Homme intéresse-t-elle autant les Etats-Unis? Quand on jouit d’une telle puissance militaire et économique, quel besoin les Etats-Unis ont-ils, donc, de feindre de défendre les droits de l'Homme? On doit chercher les origines de ce comportement, dans les évolutions, qui sont survenues, dans le monde, au lendemain de l'effondrement de l'ex-Union soviétique. Avec l'effondrement de l'URSS, les Etats-Unis ont perdu un ennemi traditionnel qui justifiait leurs politiques expansionnistes et interventionnistes. Cependant, dans la période de l'après Guerre Froide, avoir à son palmarès les plus grands chiffres concernant le produit intérieur brut et le plus gros budget militaire du monde ne donnait pas, pour autant, aux Etats-Unis, le droit de s'immiscer dans les affaires internes des autres pays. Washington devait, donc, trouver un autre alibi, pour justifier son attitude maximaliste, vis-à-vis de l’opinion publique américaine et mondiale. C'est pourquoi les Etats-Unis sont devenus, depuis, les défenseurs des droits de l'Homme et de la démocratie, dans le monde. Les droits de l'Homme sont devenus, ainsi, un instrument, au service des Etats-Unis, pour faire avancer leurs politiques, dans les pays qui refusent de s’aligner sur les politiques américaines. Rient d’étonnant, donc, si les rapports établis par le ministère américain des Affaires étrangères, sur la situation des droits de l'Homme, dans divers pays, se focalisent, souvent, sur les pays, dont on sait que les Etats-Unis cherchent à exploiter ces rapports, pour orienter leurs relations avec les pays en question, voire, pour alimenter un climat de confrontation, à leur encontre. La RII est, entre autres, l'un des pays à n’être jamais oublié, semble-t-il, dans les rapports annuels du Département d'Etat américain, sur la situation des droits de l'Homme. Dans son récent rapport sur les droits de l'Homme, le Département d'Etat américain a, ainsi, consacré 70 pages, à l'Iran. En réaction à ces rapports répétitifs, certains pays, comme l'Iran, la Chine et la Russie, ont publié des rapports bien documentés, sur les cas de violations des droits de l'Homme, par le gouvernement américain, à l'extérieur des Etats-Unis, mais aussi, à l'intérieur du pays. Certains instituts ou médias états-uniens ont, même, publié, à leur tour, des rapports, au sujet de l'instrumentalisation des droits de l'Homme, par le gouvernement américain.  
L’année dernière, le célèbre mensuel américain, "Foreign Policy", a remis question les allégations de la Maison Blanche, au sujet de la violation des droits de l’Homme, en Iran. Le reportage paru dans le Foreign Policy évoquait des exemples de violations des droits de l’Homme, aux Etats-Unis, en plus d’autres cas où les militaires US avaient bafoué les droits les plus élémentaires de la population autochtone, dans différents pays. Dans le reportage de "Foreign Policy", il y a des phrases qui reprennent, d’un ton, plutôt, sceptique, les sanctions unilatérales adoptées contre l’Iran, sous prétexte de violations des droits de l’Homme. «Bien sûr, les antécédents des Etats-Unis, en ce qui concerne l’intervention militaire, dans deux pays étrangers, la pratique des kidnappings et des sévices infligés à des milliers de gens qui ont été torturés et sexuellement harcelés, par les militaires américains, dans les prisons de Bagram, de Guantanamo et d’Abou Ghraïb, rien de tout cela n’est important, car, ce sur quoi tous les regards et toutes les attentions devraient se focaliser, c’est l’Iran et non pas les détenus, dans les geôles américaines, en Afghanistan ou à Guantanamo, que leurs geôliers suspendent, avec des menottes, au plafond, en les battant à mort», écrit la revue "Foreign Policy". Et en ce qui concerne les 15 militaires américains, dont l’implication dans la torture sauvage des prisonniers avait été confirmée, le célèbre mensuel américain écrit que, seulement, l’un d’entre eux, a été reconnu coupable, par les tribunaux militaires, pour violation des droits de l’Homme et pour avoir torturé les détenus, et que tous les autres, sauf 3 personnes, ont été acquittés, tandis que les 3 militaires qui avaient plaidé coupables, ont, seulement, reçu des avertissements écrits !!, toujours, selon la revue "Foreign Policy" ; et cela, alors que les preuves, sous forme de photos et vidéos, remises au tribunal, avaient, déjà, été publiées, par les médias, et que le comportement des militaires américains envers les prisonniers de Guantanamo, de Bagram et d’Abou Ghraïb, avaient provoqué un scandale retentissant qui éclaboussait les Etats-Unis, ajoute le reportage.
De même, l’autre célèbre quotidien américain, le "Washington Post", se réfère aux documents militaires, pour écrire que certains soldats américains, en Afghanistan, ont tué, gratuitement, des civils, et ont mutilé leurs corps, comme un simple divertissement. A tout cela, s’ajoutent, aussi, beaucoup d’autres révélations, dont les documents, récemment, publiés, par le site "Wikileaks" et repris par la presse américaine, selon lesquels, les Etats-Unis gardaient, des années durant, des innocents, dans la sinistre prison de Guantanamo.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les Etats-Unis n’ont, en fait, ménagé aucun effort, pour parvenir à leurs objectifs expansionnistes, sous couvert de la lutte contre le terrorisme. Les kidnappings, les tortures, les prisons secrètes sordides, dans différentes régions du monde, et les méthodes barbares d’interrogatoire ne seraient que la pointe de l’iceberg, concernant les cas de violations des droits de l’Homme, par les Américains, en l’espace de ces quelques dernières années. Certains responsables, même, de l’administration George W. Bush, ont cité, dans leurs journaux, des exemples de violations des droits de l’Homme. Malgré son célèbre slogan, en faveur du "Changement", l’actuel Président US, Barack Obama, n’a presque rien fait, lui non plus, pour châtier les auteurs des tortures, sous le gouvernement de son prédécesseur. Quelque temps après son emménagement à la Maison Blanche, il a annoncé qu’aucune poursuite judiciaire ne serait engagée contre les agents de la CIA impliqués dans les interrogatoires brutaux des personnes suspectées de terrorisme, «car ils ont agi, dans des circonstances particulières». Dans l’optique de Barack Obama, consacrer du temps à reprocher le comportement des hommes du passé ne résout aucun problème ! Dans le rapport du ministère américain de la Justice, on lit : «Dénuder les prisonniers, les frapper au visage ou au ventre, trafiquer leurs aliments, les maintenir enchaînés dans des positions pénibles et leur faire peur avec des animaux et des insectes ne sont pas des tortures». La conception américaine de la torture et des droits de l’Homme nous apprend, donc, que l’exécution d’un meurtrier est un cas de violation des droits de l’Homme, alors que recourir aux tortures les plus barbares, au cours de l’interrogatoire des prisonniers, ne l’est pas.
En consacrant à l’Iran une grande partie de son rapport annuel sur les droits de l’Homme, le Département d’Etat américain vise plusieurs objectifs, dans la région, caractérisée, actuellement, par un climat fortement anti-américain. L’un de ces objectifs consiste à propager l’iranophobie, dans la région, et cela, pour réduire l’attirance des soulèvements populaires envers les valeurs sublimes de la Révolution islamique d’Iran. Or, la poursuite des émeutes générales, dans les pays non-démocratiques et proches des Etats-Unis, est un signe de l’échec de la politique trompeuse du gouvernement américain consistant à justifier ses immixtions, dans la région, à travers la propagation de l’iranophobie. La vague de protestations, dans la région, est, largement, motivée, entre autres, par les forts sentiments anti-américains qu’éprouvent les populations locales et leur indignation envers les politiques ambivalentes et inhumaines washingtoniennes. Pour preuve, rappelons qu’en Egypte, les gens ont affiché un rejet total des éléments et des initiatives prises par les Américains, et qu’à Bahreïn, aussi, le peuple musulman du pays est toujours témoin de la connivence du régime des Âl-e Khalifa, avec la famille royale saoudienne, mais aussi, avec les Etats-Unis, dans le sens de la répression des protestataires.

http://french.irib http://french.irib

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-violateurs-ou-defenseurs-des-droits-de-l-Homme_a58046.html

 

 

.

 

Bush «savait qu'il y avait des innocents à Guantanamo»


Guantanamo : Des détenus à "haut risque" libérés (et 150 innocents retenus), selon Wikileaks


WikiLeaks : A Guantanamo, des adolescents victimes de machinations

 

 

.

 

 

 

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche