Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 17:04

Grèce : « les jeux sont faits »

Un an après avoir sauvé la Grèce, l’Europe est à nouveau engagée dans une course contre la montre pour boucler un second plan d’aide censé éviter la banqueroute du pays, en pleine crise politique et sociale, et une contagion au reste de la zone euro. Et comme une agence américaine menace maintenant de dégrader les plus grosses banques françaises dont celle de l’ami de M. Sarkozy (BNP), ce dernier et le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn sont montés au créneau pour exhorter au compromis. Le président français, qui voit prochainement la chancelière allemande Angela Merkel, a demandé de « faire preuve d’esprit de responsabilité et du sens des compromis », car « il faut défendre notre monnaie unique ». Le second a appelé « tous les décideurs de l’UE (…) à dépasser les différences qui subsistent et à arriver à un accord responsable en ce moment critique ».

Depuis des semaines, les Européens se déchirent sur les modalités d’une nouvelle aide à la Grèce, qui devrait tourner autour de 100 milliards d’euros après déjà 110 milliards promis l’an dernier, et particulièrement sur les moyens de faire participer les banques créancières du pays à l’effort: l’Allemagne l’exige, alors que la Banque centrale européenne pose des conditions.

 

Or, le temps presse car Athènes a besoin d’argent frais en juillet. Faute de pouvoir parvenir à un accord global comme espéré d’ici fin juin, Olli Rehn a évoqué un scénario en deux temps. Les Européens vont tenter de s’entendre sur un nouveau plan d’aide d’ici une réunion prévue le 11 juillet. Toutefois, selon un diplomate européen, un accord détaillé pourrait devoir attendre « au plus tard » septembre. Dans l’immédiat, les pays européens décideront dans les prochains jours de débloquer la prochaine tranche des prêts promis l’an dernier à Athènes avec le Fonds monétaire international. En espérant que ce dernier, qui conditionne ses versements à des assurances sur le financement à moyen terme de la Grèce, accepte de suivre.

La situation politique en Grèce complique encore la donne: le Premier ministre socialiste Georges Papandréou est confronté à une fronde dans son propre parti et doit remanier son gouvernement pour permettre le vote au Parlement d’un nouveau plan d’économies et de privatisations sans lequel les Européens et le FMI lui couperont les vivres.  Autre complication, les pays de la zone euro ont encore échoué à s’entendre sur la façon de faire participer à l’aide les banques, assureurs et autres créanciers privés de la Grèce. Berlin, qui rechigne à faire payer les seuls contribuables, est soutenu notamment par les Pays-Bas, l’Autriche ou la Slovaquie. La Banque centrale européenne, suivie par la Commission et la France, insiste pour que cette participation du privé soit volontaire. Sinon, le pays risque d’être considéré en défaut de paiement, provoquant une panique sur les marchés et des conséquences en chaîne pour le reste de la zone euro, à commencer par ses membres déjà fragiles comme l’Irlande et le Portugal. Mais « personne ne sait vraiment où se situe la frontière entre le volontaire et le non volontaire », a reconnu jeudi le gouverneur de la banque centrale néerlandaise, Nout Wellink. « Plus on prend de risques, plus il faut être préparé à prévoir un grand filet de sécurité pour éviter la contagion » à d’autres pays fragiles de la zone euro, a-t-il prévenu, suggérant de doubler à 1.500 milliards d’euros le fonds créé l’an dernier par les Européens pour aider leurs membres en difficultés financières.

Au final, les tergiversations des Européens risquent de seulement retarder l’inéluctable, à savoir une restructuration de la dette grecque. « Cela fait un an que l’on sait que la Grèce va tomber en faillite, mais on attend la dernière minute », a déploré Serge Wibaut, un spécialiste en finance de l’Université catholique de Louvain, dans le journal la Libre Belgique.

LIESI maintient que derrière toutes ces gesticulations verbales il existe une volonté financière et politique de couler la Grèce afin de sauver le soldat JP Morgan. Depuis quelques mois, nous annonçons un été chaud : cela pourrait bien se conrétiser sur le front des changes. Entendons encore que la chute d’une seule banque française entraînera par effet de dominos, l’ensemble du système bancaire français. Car après cela, ce sera la perte de confiance des citoyens dans leurs banques. Le fonds de garantie français devrait marcher pour 28 000 comptes, mais rien que le Crédit Agricole, déjà dans la tourmente, possède 5 000 000 de comptes…

Et si les banquiers internationaux préparaient quelque chose pour le mois d’AOUT 2011 ?

 

Source LIESI

 

 

Voir aussi :

 

http://choix-unite.ze-forum.com/t4330-HAUTE-TRAHISON-AU-SOMMET-DE-L-ETAT-GREC.htm

 

 

Grèce : gagner du temps et recourir au parti « dit de gauche » pour saigner les citoyens

Le Premier ministre grec Georges Papandréou vient de nommer un nouveau gouvernement avec l’entrée du ténor socialiste Evangélos Vénizélos au poste-clé de ministre des Finances, chargé de prendre à bras le corps la crise grecque qui menace de s’étendre à toute la zone euro. Le premier défi pour le nouveau gouvernement sera de faire adopter d’ici la fin du mois un projet de loi d’austérité, vivement contesté dans la rue et une partie de la base du parti socialiste (Pasok) au pouvoir, mais jugé indispensable par les créanciers du pays pour débloquer une deuxième vague d’aide financière à la Grèce, au bord du défaut de paiement. Read the rest of this entry »

 

 

Grèce : l’hypocrisie du couple franco-allemand : « Nous faisons un rêve… » (Merkel/Sarkozy)

Après avoir lâché du lest, Berlin est reparti à la charge des banques, assureurs et fonds d’investissement, prônant une contribution « substantielle » de leur part dans le nouveau plan d’aide à la Grèce.Comme nous l’avons écrit précédemment, cette aide doit être « volontaire ». Qui, dans le privé, peut aujourd’hui avoir intérêt à perdre de l’argent ? Et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d’abonder dans son sens : la contribution des créanciers privés doit être « substantielle », « quantifiable » et « sûre », a-t-il dit, dans un entretien publié sur le site internet du journal allemand Börsenzeitung. L’Allemagne, qui insistait depuis plusieurs semaines pour impliquer largement les créanciers privés dans le plan d’aide à Athènes, avait semblé se rallier à l’avis de la France et de la Banque Centrale Européenne (BCE). Read the rest of this entry »

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans Les pays en crise
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche