Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 04:10

 

http://www.marianne2.fr/photo/art/imagette_16_9/928306-1100361.jpg?v=1297164995

http://www.marianne2.fr/photo/art/imagette_16_9/928306-1100361.jpg?v=1297164995

 

 

 

Contrairement à ce que nous disent nos leaders politiques et nos médias (qui parlent de sortie de crise), les éléments d'un rebondissement de la crise du système financier sont en train d'être réunis.

 

L'analyse qui prévoyait que les Etats, ayant les yeux plus gros que le ventre, ne pourrait pas digérer le financement de la crise est en train de se vérifier; Cela a commencé en Europe, et se poursuit maintenant aux Etats-Unis, sous des formes et dans un contexte différent.

 

 

Mise sous surveillance de la dette US par l'agence de notation Standard and Poor's..!

(Un défaut de paiement de la première économie mondiale entraînerait le monde dans un chaos économique sans précédent !).

 

En Europe, les banques sont au bout d'une pente glissante: celle de la restructuration d'une dette souveraine. Manuel Gonzalez-Paramo, l'un des dirigeants de la BCE, a solennellement averti qu'un tel épisode aurait des effets systémiques pires sur les marchés que n'en a eu la faillite de Lehmans Brothers, dans l'espoir de l'empêcher

 

Le gouvernent grec étant suspecté de préparer une restructuration de velours, qui consisterait à négocier avec ses créanciers un rallongement de deux ans du plan de remboursement de la dette afin d'étaler le paiement

(.il est à noter que les taux à deux ans dépassent les 25% pour la Grèce).

Cela signifie que les banques mondiales laisseront quelques plumes, le Crédit Agricole étant le banque française la plus exposée.

 

L'échec des plans de sauvetage en cours d'exécution, la tentative de conclure celui destiné au Portugal avant la prochaine réunion de l'Ecofin de la mi-mai (avant les échéances de juin que le Portugal ne pourra pas sans cela honorer) laisse les Etats démunis, sans plan de rechange, devant une nouvelle fois bricoler dans un domaine où ils ont juré de ne jamais aller.

 

Les américains sont en train de rejoindre les européens, affrontant eux-aussi, mais à leur manière, la crise de leur dette publique. On a entendu le coup de canon qu'a tiré l'agence de notation Standard and Poor's à propos d'une éventuelle baisse de la note AAA de la dette américaine. De manière moins spectaculaire, les commentateurs s'interrogent sur la manière dont va se comporter le marché obligataire lorsque le programme d'achat de bons du Trésor US va s'arrêter, en juin prochain. Le tout non sans forte incidence sur le dollar.

 

De plus en plus de particuliers comme d'institutions, commencent à avoir des doutes de plus en plus sérieux

sur la pérennité du système économique mondial dans sa configuration actuelle.

Ainsi l'université du Texas vient d'investir environ 1 milliards de sa trésorerie en OR

(source Blomberg)

Les membres du Board voient l'or "juste comme une autre monnaie mais qui n'a pas à souffrir d'une impression supplémentaire de billets"  (suivez mon regard..!)

( Il est à noter que cette université forme également des économistes )

 

Matthew Zames, le président du Comité consultatif du Trésor pour les questions d'emprunt (TBAC), vient d'écrire une très éloquente lettre au secrétaire au trésor, Timothy Geitener :

"Les risques qu'un défaut de paiement (des Etats-Unis) ferait peser à long terme sont si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d'avoir des conséquences négatives sur les marchés bien avant que ledit défaut ne se produise réellement".

 

Il poursuit ce courrier en avertissant que "les conséquences d'un abaissement de la cote de solvabilité seraient considérables, et pourraient faire monter d'un point de pourcentage les taux d'intérêt (consentis par le Trésor sur ses emprunts) pour chaque baisse de la note d'un cran".

 

Précision , ce Comité regroupe la fine fleur des investisseurs américains dans la dette US : mégabanques et fonds d'investissement. Son président n'a toutefois pas explicité dans sa lettre toutes les inquiétudes de ses mandants, en parlant du risque d'une nouvelle crise financière sans en décrire le mécanisme.

 

Celui-ci est fort simple et toucherait tous les établissements financiers mondiaux. Les bons du Trésor jouent un rôle particulier dans le système financier international, utilisés comme collatéraux pour garantir des emprunts, étant considérés sans risque jusqu'à maintenant. Un accroissement des taux de ceux-ci, auquel correspondrait une baisse de leur valeur, impliquerait des désendettements précipités ou d'importants appels de marge une fois les dévalorisations de ces collatéraux effectuées, auxquels les banques devraient alors faire face. Or, le dollar est entré dans un engrenage baissier prononcé, qui a déjà pour effet une augmentation des taux.

 

La finance va se trouver placée dans une situation inédite : les actifs sans risque que représentaient les obligations américaines, point d'appui de tout le système financier, vont cesser de l'être, sans qu'aucune solution de remplacement ne soit envisageable. L'euro connaissant également une crise et le Yan étant loin d'être prêt à jouer un nouveau rôle.

 

Le système monétaire international ne peut connaître d'évolution qu'à chaud, les américains s'opposant à toute évolution même progressive de ses bases actuelles.

Il va donc connaître de forts soubresauts. La "guerre des monnaies", qui n'a pas cessé depuis que la FED a relancé la planche à billets, va encore d'amplifier.

Suscitant de nouvelles mesures de défense des pays émergent, qui subissent un afflux déstabilisateur de capitaux à la recherche de forts rendements. Contribuant chez eux à la montée d'une inflation et à la constitution de bulles d'actifs boursiers et immobiliers.

 

Ne perdant jamais le nord, les mégabanques américaines viennent d'obtenir que les swaps de change bénéficient d'une exemption, dans le cadre de l'application de la loi Dodd-Frank. Le trading de ces produits dérivés ne sera pas dans l'obligation d'utiliser les nouvelles "chambres de compensation" destinées à lever le brouillard opaque qui enveloppe ce marché  (où il faudrait pourtant interdire les paris sur les fluctuations de prix..!)

La spéculation sur les marchés monétaires a de beaux jours devant elle, dans un contexte des secousses qui s'annoncent sur ceux-ci, ne pouvant en retour que les amplifier.


à noter : Morgan Stanley vient de faire un défaut de paiement volontaire de 3,2 milliards d'euros sur un immeuble qu'elle détient à Tokyo. En clair, je n'en veut plus de cet immeuble.

Quel peut être le mobile d'une telle décision pour cette "vénérable" institution ?

 

McDonald (les restaurants) ont lancé une campagne de recrutement proposant 50 000 job en une journée.

Pas loin de 3 millions de personnes se sont présentées pour obtenir un travail, certains campant même la veille pour être sûres d'être reçues. ( La situation a carrément virée au drame à Cleveland..!).

 

 

extrait du blog de Paul Jorion et notamment des écrits de François Leclerc.

 

 

Crise : rebondissement en vue

 

 

 

http://storage.canalblog.com/62/67/462193/38647635.jpg

 

http://storage.canalblog.com/62/67/462193/38647635.jpg

 

Partager cet article

Published by Eva R-sistons - dans La crise
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche