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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 20:27
Magasin bio : Les nouvelles tribus vertes

Les nouvelles tribus vertes

01 août 2010 - 00:00 - Dossiers- Par Amel Bouvyer et Hélène Bine

Avant, c’était facile, les apôtres du vert étaient tous des hommes, barbus avec des Pataugas ou des femmes aux longs cheveux avec des sandales indiennes. Tout du moins, c’étaient toujours ceux-là qu’on aimait nous montrer. En 1971, ils manifestaient contre l’extension du camp militaire du Larzac. En 1977, ils marchaient pacifiquement vers la centrale nucléaire Superphénix pour finir avec un de leurs manifestants abattu. Dans les années 90, ils s’enchaînaient aux pelleteuses du chantier de l’A51 pour empêcher les travaux d’avancer. Avant c’était facile, pour trouver des écolos, il suffisait de faire un tour dans les associations de protection de l’environnement ou dans les partis politiques. Ça, c’était avant.

Aujourd’hui le green infiltre toute la société. Les écolos sont partout. Il y a ceux qui votent Europe Écologie, ceux qui s’abonnent à des paniers de légumes bio, ceux qui embellissent clandestinement la ville, ceux qui libèrent les 4x4. Dans le jargon des sociologues, on les appelle les créatifs culturels et ils représentent 17 % de la population. Leurs points communs ? Ils pensent globalement et agissent localement autour de six grandes valeurs : l’écologie (le bio, les médecines douces), la reconnaissance des valeurs féminines, l’être plutôt que le paraître, la connaissance de soi (et la vie intérieure), l’ouverture culturelle et l’implication sociale. Pluriels, multiples, complexes, les écolos d’aujourd’hui appartiennent à de nombreuses tribus.

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html

 

   

 

Les Green Drinkers


Ils se retrouvent au café tous les mois pour parler d’écologie, de croissance verte comme de décroissance. À la manière des First Tuesday de l’époque glorieuse des start-up de l’internet (la grand-messe où les entreprenautes et les capital-risqueurs pouvaient tailler le bout de gras en discutant millions à investir sur la grande toile et qui avait lieu tous les premiers mardis du mois), les Green Drinks ont commencé à émerger il y a une dizaine d’années. Il en existe plus de 300 dans le monde et, depuis 2007, une petite dizaine en France (Nantes, Grenoble, Marseille, Rennes, Lyon, Paris). Dans la capitale, chaque dernier lundi du mois, une centaine de participants (sur les 1 200 inscrits), entrepreneurs sociaux, étudiants, consultants, responsables DD de grands groupes, représentants d’associations, journalistes se retrouvent autour d’un verre pour lire dans le marc de café (équitable) l’avenir de la planète. Nul ordre du jour, pas plus de consignes de discussion. Chacun vient comme il est, comme il veut, quand il en a envie et tisse les liens qu’il souhaite. Le code des Green Drinks précise : « Pas de militantisme, pas de politique, pas de vente, pas de religion, pas d’appropriation, pas d’exclusion… " 

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=2


 


 

« Comme les rencontres se font sur un mode informel, la diversité des profils des participants fait l’intérêt et le succès de la formule, précise Jérôme Viel, fondateur du mouvement à Paris. Le responsable du fonds d’investissement solidaire de la Société générale
côtoie les fondateurs des chaussures équitables Veja, et la directrice RSE (responsabilité sociale entreprise) du groupe Accor échange des idées avec des spécialistes du microcrédit ou de la Croix-Rouge. » À chaque rendez-vous quelques intervenants viennent interrompre les tractations pour présenter leur association, leur entreprise ou leur film de façon plus ou moins formelle.

 À Paris, dans les Green Drinks, le public est plutôt jeune (moins de 30 ans), pro et plus blazer que blouson. On y trouve beaucoup d’entrepreneurs juniors, de consultants en quête d’idées et d’étudiants. En ce 31 mai, parmi les 90 participants il y avait Damien, consultant en énergie, climat et développement ; Julie, chargée de mission urbanisme ; Karine, directrice de production ; Muriel, chargée des partenariats au WWF ; Claudie, peintre, poète, traductrice… Quelle était leur humeur du moment ? « Envie de contribuer à l’effort des villes européennes qui ont pour ambition de réduire leurs émissions carbone de 30 % d’ici à 2020 au lieu des 20 % prévus par l’Union européenne. » « Triste à cause de la marée noire dans le golfe du Mexique, et contente de rencontrer des personnes qui travaillent pour la protection de l’environnement… » Et celle de Jérôme Viel ? « Faire son miel de tout ce qui nous arrive et accompagner le lancement de nouvelles formes d’actions citoyennes qui réinventent nos modes de production et de consommation, pour faire bouger les choses et changer le système par les pieds, puisque la tête ne répond plus ! »

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=3

 

 

Un vert, ça va !

 http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=4

 

 

 

Les croqueurs de carottes bio

En 2000, ils n’existaient pas. Aujourd’hui, ils sont plus de 200 000, selon le Mouvement interrégional des AMAP. (MIRAMAP). Les amapiens sont avant tout des mangeurs de carottes bio (ou presque) qui ont choisi de zapper les intermédiaires pour s’approvisionner directement chez le producteur. Rappelons le principe : ils passent contrat à l’année avec leur agriculteur, pré-achètent des paniers qu’ils vont chercher chaque semaine. « Inspiré des CSA américaines (Community Supported Agriculture, NDLR) ou des Tekkei japonais, le mouvement a fait son entrée en France en 2001 et il s’est développé à une telle vitesse, qu’on n’a pas pu tout contrôler », analyse Jérôme Déon, responsable du réseau des AMAP en Île-de-France. C’est pourquoi, malgré la charte du mouvement, certaines AMAP sont en bio, d’autres non.


 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=5


   

 

 

Si les formules sont multiples, les adhérents aussi. Ils ont tout de même la particularité de se faire remarquer. Une fois par semaine, à jour et heure fixes, ils installent leurs tables et tréteaux sur le trottoir et jouent à la marchande. Il y a des enfants qui courent partout et des adhérents entre 30 et 50 ans qui boivent des coups. Dans cette nouvelle grande smala, comme dans toutes les familles, il y a de tout. Le super militant qui a lui-même cherché pendant des mois un producteur avec qui passer contrat, le communiquant qui met en place un blog et une liste de diffusion, la bonne pâte qui se tape toutes les distributions, même si elle est supposée être assurée à tour de rôle. Les adhérents sympas qui ne râlent pas quand un oignon a germé. Ceux qui protestent parce qu’on leur a servi moins de fraises qu’à leurs voisins…
Certains amapiens sont très ouverts et n’hésitent pas à renseigner le chaland. D’autres gardent leur stand comme une forteresse décourageant tout curieux d’approcher leurs courgettes. Lors des rassemblements d’amapiens, l’ambiance est plutôt alter et les plus militants déplorent un manque de bénévoles. « À la fête des AMAP d’Île-de-France, en mai dernier, sur les 132 groupes, seules 5 personnes se sont portées volontaires pour monter l’événement », explique le responsable de la buvette. « C’est normal, explique Virginie, amapienne de l’est parisien, la plupart des adhérents n’ont ni le temps ni l’envie de s’engager au-delà de leurs paniers. Ils veulent bien consacrer un week-end par an à la ferme, parce que c’est amusant. Mais pour eux, en aucun cas, l’AMAP ne doit devenir un sacerdoce. »
Zappez les intermédiaires
Vous cherchez une AMAP près de chez vous ? C’est ici : www.reseau-amap.org.
La région Rhône-Alpes compte le plus d’AMAP (132 associations) suivie par l’Île-de-France (120) et la région Midi-Pyrénées (92).

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=6

 

 

Les désobéissants

Ils trouvent que les grandes associations se sont rangées des camions, qu’on y fait plus de marketing que d’activisme. Le collectif des désobéissants est né en 2006 à l’initiative d’un groupe de militants issus de Greenpeace ou de mouvances pacifistes. Leur premier combat a été de lutter contre le missile nucléaire M51. « On n’a pas été très bons, se souvient l’un des fondateurs, Xavier Renou, nous n’avons retardé le tir que de vingt minutes. Mais nous avons pris conscience de la nécessité de nous former aux techniques et principes de l’action directe non violente. »

La vingtaine d’activistes apprend donc comment mieux préparer ses coups et décide de former et de fédérer tous ceux qui souhaitent passer à l’action. Aujourd’hui, chaque semaine, des stages sont organisés pour comprendre comment rendre visibles les luttes auprès des médias, se défendre contre la répression, bricoler des supports d’action directe, manier l’humour aussi. Le réseau compte aujourd’hui 6 000 sympathisants, une sorte de pool de militants prêts à prêter main forte aux grandes causes environnementales, sociales, pacifistes. « Lorsque les antipub recherchent du monde pour l’une de leurs actions, on envoie l’info à tout notre fichier. » Les actions coups de poing sont parfois ludiques, quand il s’agit d’épandre de l’huile de neem pour dénoncer le lobby des pesticides, de débaptiser les rues de Bordeaux ou de manifester devant les supermarchés avec des sacs de courses aux pieds traînés comme des boulets. Mais parfois l’exercice est plus risqué, quand les militants s’enchaînent devant Areva ou l’Élysée.

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=7

 

 

 

Et ça peut même mal tourner (blessures, gardes à vue, amendes). « Les désobéissants aiment concilier le plaisir de l’action avec la création de nouveaux liens. Pour certains c’est une manière de militer à la carte. Pour d’autres, c’est un vrai engagement dans la durée. » Mais ici, chacun est libre. « On n’exige aucune conformité idéologique, précise Xavier. On demande à chacun au cas par cas de s’engager pour la cause qui lui convient. L’action passe avant l’idéologie, mais à terme tout le monde se retrouve autour des mêmes idées. » Lesquelles ? « Nous dénonçons et combattons, par la désobéissance civile, les lois, les pouvoirs, les politiques et les pratiques injustes : licenciements abusifs, destruction de l’environnement, expulsions de sans-papiers, prolifération du nucléaire, violation des droits de l’homme… » Les structures qui font appel au collectif des désobéissants s’appellent Jeudi noir, SUD, Confédération paysanne, RESF, Amnesty International, Oxfam, Les Travailleurs en grève de Majorette…

Et dans les rangs des désobéissants, les 25-40 ans sont majoritaires, tout comme les décroissants et les gens de gauche. « Mais nous avons aussi des sarkozystes », rappelle Xavier. Tous cherchent des formes de contestation différentes. Avec les Désobéissants, ils sont servis (collectif des désobéissants : www.desobeir.net).
Dans la même logique de désobéissance civique organisée, on retrouve les Déboulonneurs qui sévissent dans une quinzaine de villes (25 autres groupes sont en gestation). « Ce collectif se propose de déboulonner la publicité, c’est-à-dire de la faire tomber de son piédestal, de détruire son prestige. Non pas de la supprimer, mais de la mettre à sa place, pour qu’elle soit un outil d’information au service de toutes les activités humaines. » Les militants sont invités à barbouiller les pubs en public (www.deboulonneurs.org).

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=8

 

 

 

Débranchez


Les membres du Clan du néon éteignent les néons allumés toute la nuit et militent pour la réduction de la consommation électrique : www.clanduneon.over-blog.com.

Les guérilleros jardiniers

Ils agissent dans la plus grande clandestinité, se fabriquent leurs propres armes, utilisent un imaginaire à la Che Guevara. Pour eux, l’écologie est un combat. En vert et contre tous, ils sont des guérilleros. Les Guerilla Gardeners se chargent de fleurir la ville, partout où ils l’ont décidé. Qu’importe si le terrain ne leur appartient pas. Ils récupèrent les terres négligées pour leur offrir une nouvelle existence. Utilisent des grenades à graines qu’ils ont artisanalement fabriquées. Le chef des armées s’appelle Richard Reynolds et a fait émerger le mouvement en 2004. « Il y a cinq ans, je suis devenu un guérillero jardinier, écrit-il dans son livre « La guérilla jardinière  » (éd. Yves Michel). Je suis sorti dans le monde pour cultiver la terre là où il me plaisait. Je m’étais donné pour mission de combattre les lamentables parterres publics présents dans mon voisinage. Jusque-là, j’avais toujours vécu plus ou moins du bon côté de la loi. Je venais d’emménager dans une tour surmontant un rond-point maussade au sud de Londres […]. C’est le genre d’environnement qui pousse au crime. Le mien fut de jardiner sur l’espace public sans permission et de combattre tout ce qui se dressait sur mon chemin. »

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=9



Aujourd’hui, le mouvement existe à Londres, New York, Los Angeles, San Francisco, Miami, Vienne, Berlin, Paris. Il est prêt à envahir Rennes, Nantes, Lyon, Lille, Grenoble, Toulouse… Vous ne trouverez aucune brochure sur le mouvement, l’information se diffuse sur l’internet via les réseaux sociaux. Les mots d’ordre chauffent les troupes : « Bon, on peut déjà commencer à préparer une “grosse action” pour le vendredi 11 juin à 18 heures. RDV au parc Saint-Bruno devant la fontaine ! Pour les semis, ce sera plantes vivaces et fleurs de saison, je vous laisse faire vos propositions. Pour ceux qui le peuvent, il faut commencer à faire pousser chez soi… »

Qui se cachent derrière ces binettes et arrosoirs enflammés ? Difficile de le savoir. Par définition les guérilleros restent anonymes. À Paris, le chef de file, Gabeu, a 22 ans, il est étudiant en paysagisme. Mais, ailleurs, c’est une tout autre organisation. « C’est un mouvement biologique, au sens où elle ressemble à un organisme vivant, explique Richard Reynolds. […] La variété de guérillas jardinières m’évoque la sauge dont il existe 900 espèces. Certaines resplendissent de couleurs, d’autres se contentent de teintes de vert plus sourdes. Certaines ne durent qu’un an, d’autres sont vivaces et deviennent de vigoureux buissons. De même la guérilla jardinière s’épanouit sous diverses formes sur toute la planète. » Protéiforme, le mouvement s’étend aussi vite que le trèfle rampant. Le 1er mai, une rébellion jardinière invitait à planter des tournesols : plus de 6 000 personnes à travers le monde ont aussitôt chargé leurs graines et dégainé leurs plants.

Semez à tout vent

Le site de Richard Reynolds : www.guerrillagardening.org.
Paris : www.guerilla-gardening-paris.blogspot.com. Bruxelles : www.brussels-farmer.blogspot.com.

 

http://www.quelle-sante.com/article/dossier-magasin-bio-nouvelles-tribus-vertes.html?page=10

 

 

 

Les anartistes

Leur truc à eux, c’est de montrer que l’écologie rime avec joie de vivre et développement artistique. Tout est prétexte à faire la fête. Dans cette bande d’anartistes, on affiche ses idées par des actions artistiques et festives. Les artistes peuvent agir dans leur coin, comme ces tagueurs végétaux qui décorent les murs de la ville de dessins en mousse des bois. Ou de façon plus collective et organisée.

Un exemple ? Chaque automne, depuis 2005, des citoyens artistes prennent leur ticket pour une place de parking et le transforment en espace vert. Certains y installent une table de pique-nique, d’autres des bacs fleuris, d’autres encore hamacs et chaises longues. C’est le Parking Day lancé en 2005 à San Francisco par le collectif Rebar pour dénoncer la place prépondérante donnée à la voiture en ville. En 2009, 700 places de parking ont été verdies dans 140 villes, 21 pays et 6 continents. En France, l’action est relayée par le collectif Dédale, composé entre autres de paysagistes.

Dans cette tribu, certains font plus franchement la fête. Les salariés de la marque éthique Tudo Bom ? se retrouvent régulièrement pour boire une caïpirinha. « Tous les amis, fêtards solidaires et amoureux du Brésil, sont invités à venir danser et s’amuser sur de la bom música ! Un programme chargé nous attend : cours de danse pour s’échauffer avec Alex Lima, cadeaux Tudo Bom ? à gagner, concert du tourbillonnant Adriano Trindade et DJ de la Favela Chic pour le reste de la nuit… » Forcément, dans cette tribu, le public est souvent jeune, urbain et plein d’entrain. Il fréquente les festivals engagés dans le développement durable (pas ceux consacrés à la photo animalière, non, ceux qui programment de la bonne musique tout en adoptant un comportement responsable comme Solidays). Il écoute la Chanson du Dimanche, boit de la bière et de la vodka bio. Et, le lendemain, n’échappe pas au mal de tête. Mais il ne culpabilise pas : tout ça, il le fait pour la bonne cause.

Des tribus, il y en a d’autres. Les politiques, les naturalistes, les pessimistes, les décroissants, les consom’acteurs… En réalité, il y en a presque autant que d’individus. D’autant que les écolos, comme les bobos, n’aiment pas qu’on les enferme dans des cases. Pourtant, selon les recherches du Center for Research on Environmental Decision (CRED) de l’université Columbia, il semble que cette notion de tribu a un impact positif. En effet, plus les personnes ont le sentiment d’appartenir à un mouvement et plus elles passent à l’action. Des études ont montré que le fait d’attribuer un signe distinctif aux participants d’un groupe faisait passer l’implication des individus de 35 à 50 %. Comme quoi, pour que l’union fasse la force, il faut qu’elle soit visible.

 

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Published by Eva R-sistons - dans Alternatives au Système
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