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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 01:54

http://www.reopen911.info/News/wp-content/uploads/BradleyManning.jpg

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Merci d'avoir signé la pétition pour mettre un terme à la torture que subit Bradley Manning. Votre nom a été ajouté.

Plus nous serons nombreux à rejoindre cette campagne aujourd’hui, plus puissant sera notre appel. Merci de faire passer le mot -- faites suivre le lien suivant à vos amis et à votre famille, et postez-le sur Facebook :

https://secure.avaaz.org/fr/bradley_manning_fr/97.php?cl_tta_sign=e166e4d9d771c924fd3ad62cafcb2dd0

Merci mille fois,

L’équipe d’Avaaz

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Voici le message d'origine à faire suivre:

Chers amis,

L'informateur de Wikileaks, Bradley Manning, est en ce moment torturé dans une prison militaire aux Etats-Unis. Il subit un isolement complet qui peut conduire à la folie, ponctué de courtes sorties quotidiennes pendant lesquelles il est totalement déshabillé et couvert d'insultes par les autres détenus.

Bradley attend son procès pour avoir divulgué des documents militaires secrets à WikiLeaks, dont une vidéo de soldats américains massacrant des civils irakiens. Le traitement cruel et inhumain dont il fait l'objet s'inscrit manifestement dans une campagne d'intimidation visant à réduire au silence les informateurs et à réprimer WikiLeaks. Le gouvernement des Etats-Unis est partagé sur ce sujet, et des diplomates critiquent publiquement les militaires pour le traitement qu'ils infligent à Bradley Manning, mais le Président Obama s'est tenu à l'écart jusqu'à présent.

Le Président Obama accorde beaucoup d'importance à la réputation des Etats-Unis dans le monde. A nous de lui montrer qu'elle est en jeu aujourd'hui. Lançons un gigantesque appel mondial au gouvernement des Etats-Unis pour que Bradley Manning cesse d'être torturé et pour que la loi soit respectée. Signez la pétition ci-dessous -- notre message sera présenté à travers des actions choc et des encarts publicitaires à Washington dès que nous aurons atteint 250000 signatures:

https://secure.avaaz.org/fr/bradley_manning_fr/97.php?cl_tta_sign=e166e4d9d771c924fd3ad62cafcb2dd0

Sur le papier, les Etats-Unis s'opposent à la torture. La Constitution des Etats-Unis interdit "les traitements cruels et inhabituels". D'autre part, les Etats-Unis ont signé avec près d'une centaine d'autres pays une convention internationale qui garantit que tous les prisonniers seront traités "avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Or, Bradley Manning se trouve aujourd'hui en cellule d'isolement complet sans même de draps pour se couvrir, sans qu'il lui soit permis de faire d'exercice physique, et soumis à une humiliation cruelle qui atteint gravement son intégrité mentale. C'est une violation du droit international et de la loi aux Etats-Unis.

Bradley est détenu sous un statut visant la "prévention de blessures" malgré 16 rapports de professionnels militaires de la santé mentale, stipulant qu'il faudrait mettre un terme à ses conditions sévères de détention. Ses avocats tentent de faire valoir auprès du tribunal ses droits fondamentaux constitutionnels et internationaux, mais jusqu'ici le tribunal militaire responsable du sort de Bradley a ignoré ses souffrances.

Depuis la révélation explosive des crimes commis par les militaires américains en Afghanistan et en Irak, Wikileaks subit une répression sévère. Beaucoup pensent que cette pression brutale sur Bradley a pour but de le forcer à impliquer le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Mais Obama a promis aux citoyens des Etats-Unis et au monde entier qu'il protègerait, et non pas persécuterait, les informateurs :

"Souvent, la meilleure source d'information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d'un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l'intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l'argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés."

Le traitement cruel infligé à Bradley va dans le sens contraire et envoie un message effrayant à celles et ceux qui pourraient révéler des informations importantes. Agissons rapidement pour faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis afin qu'il honore ses engagements pour les droits humains et la protection des informateurs, et qu'il mette un terme au traitement cruel et insupportable subi par l'un de ses citoyens. Signez la pétition ci-dessous:

https://secure.avaaz.org/fr/bradley_manning_fr/97.php?cl_tta_sign=e166e4d9d771c924fd3ad62cafcb2dd0

Bradley Manning affirme qu'il est un patriote et a admis avoir divulgué des informations que, selon lui, le monde devait connaître. Certains peuvent être en désaccord avec l'approche de Wikileaks et avec l'opinion de ceux qui leur ont fourni des informations. Mais la torture illégale de Bradley Manning - qui n'a pas encore bénéficié de jugement équitable et n'a été jusqu'ici déclaré coupable d'aucun crime - est honteuse et constitue une violation des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

Avec espoir et détermination,

Emma, Ricken, Pascal, Janet et le reste de l'équipe d'Avaaz

Sources:

Le calvaire du soldat Manning, Courrier International:
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/16/le-calvaire-du-soldat-manning

Démission du porte-parole du département d'Etat pour avoir critiqué le traitement infligé à Manning, L'Express:
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/demission-du-porte-parole-du-departement-d-etat_971889.html?xtor=x

Texte sur l'importance des informateurs publié sur le site officiel du Président Obama (en anglais):
http://change.gov/agenda/ethics_agenda/

WikiLeaks : Manning inculpé de collusion avec l'ennemi, NouvelObs:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110303.OBS9012/wikileaks-manning-inculpe-de-collusion-avec-l-ennemi.html

Amnesty appelle une nouvelle fois à réviser les conditions très dures de la détention du soldat lié à l'affaire Wikileaks:
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/fresh-call-end-harsh-detention-wikileaks-soldier-2011-03-24

Obama: pas de pitité pour les informateurs, selon l'AFP:
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=10672

 

Bradley Manning, l’auteur présumé des fuites
de documents envoyés à Wikileaks

 

Quelle est la place de la vérité des faits dans un pays démocratique en guerre ? Peut-on, au nom du droit à l’information, révéler les atrocités commises par les soldats sur le terrain ? Réponse de Barack Obama : non. C’est même là un acte de trahison. Et c’est ce que risque Bradley Manning, ce jeune soldat états-unien accusé d’avoir envoyé à Julian Assange et son site Wikileaks des milliers de documents sur la guerre en Irak et en Afghanistan. Voici un article lapidaire paru sur le site anti-guerre Counterpunch et traduit par LeGrandSoir.


 

Le calvaire de Bradley Manning : Sous Obama, il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en révéler un


par Charles DAVIS, Medea BENJAMIN, sur Counterpunch, le 9 mars 2011

Traduction D.Muselet pour LeGrandSoir

 

Bradley Manning est accusé d’avoir humilié l’establishment politique en révélant la complicité d’importants officiels étasuniens dans l’exécution et la dissimulation de crimes de guerre. Pour le punir d’avoir écouté sa conscience, le gouvernement étasunien le maintient abusivement en cellule d’isolement, l’humilie et essaie de le garder derrière des barreaux sa vie entière.

La leçon est claire et les soldats l’ont comprise : Il vaut mieux commettre un crime de guerre que d’en dévoiler un.

Manning, un officier des services secrets de 23 ans en service au Kuwait – choqué par ce qu’il a vu- a supposément communiqué des dizaines de milliers de câbles du département d’état au Website spécialisé dans les révélations Wikileaks. Ces câbles montrent que des officiers étasuniens ont couvert à peu près tous les crimes, des viols d’enfants financés par le trésor public en Afghanistan aux bombardements illégaux du Yemen. Manning est aussi accusé d’avoir fait fuiter la vidéo qui montre des pilotes étasuniens tirant sur plus d’une douzaine d’Iraquiens à Bagdad, dont deux journalistes de Reuters, puis tuant le père de deux enfants qui s’était arrêté pour leur porter secours. Les deux jeunes de l’homme furent aussi sérieusement blessés.

"Eh bien c’est leur faute ! Ils n’ont qu’à pas amener des enfants à la guerre" a déclaré un pilote étasunien que le remords n’étouffait pas dans cette vidéo de juillet 2007 intitulée "meurtre collatéral".

 

 

 

Aucun de ces soldats coupables de crime de guerre n’a été puni, ni aucun des officiels de haut rang qui leur ont donné leur aval. En fait, un soldat a plus de chance de recevoir une médaille que d’aller en prison s’il commet un crime de guerre. Et que se passe-t-il pour ceux qui ont donné leur aval ? Eh bien on leur offrira un contrat pour écrire un livre et des émoluments à 6 chiffres pour faire des conférences. Vous n’avez qu’à demander à George W. Bush. Ou à Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Condoleeza Rice. Ou au "respectable" (on se demande bien en quoi) Colin Powell.

En fait, tout indique que Manning serait dans une bien meilleure position aujourd’hui -probablement en train de faire des conférences plutôt que de croupir en cellule d’isolement- s’il avait tué lui-même ces hommes à Bagdad.

J’exagère ? Regardez ce qui est arrivé aux soldats étasuniens qui pendant quelques heures – pas quelques minutes – sont allés de maison en maison dans la ville irakienne de Haditha et ont exécuté 24 hommes, femmes et enfants en représailles du bombardement du bord de la route.

"Je les ai vus tirer sur mon grand-père, d’abord dans la poitrine, puis dans la tête" a déclaré un des deux témoins qui ont survécu au massacre, Eman Waleed, un enfant de neuf ans. "Puis ils ont tué ma grand-mère." Presque cinq ans plus tard, il n’y a aucun des hommes qui a pris part au massacre derrière les barreaux. Et en dépit d’une enquête qui a révélé que des déclarations faites par la chaîne de commandement "suggéraient que la vie des civils iraquiens n’est pas aussi importante que la vie de soldats étasuniens" et que le meurtre de civils innocents à la peau brune "était juste le prix de revient du business" aucun de leurs supérieurs n’est derrière les barreaux non plus.

Maintenant regardez comment Bradley Manning est traité. Le 1er mars, l’armée a accusé Manning de 22 délits supplémentaires -en plus des premières charges qui étaient d’avoir révélé de l’information classifiée, d’avoir désobéi aux ordres et de s’être mal conduit de façon générale. Une des nouvelles accusations "aide à l’ennemi" est passible de mort. Cela signifie que Manning est susceptible d’être exécuté ou de passer toute sa vie en prison pour avoir dévoilé l’horrible vérité du l’Empire étasunienPendant ce temps, l’administration Obama a décidé de rendre la période qui précède le procès aussi inhumaine que possible pour Manning, en le maintenant en cellule d’isolement 23 heures par jour, depuis son arrestation il y a 10 mois, un traitement qui le groupe "psychologues pour la responsabilité sociale" qualifie de "traitement pour le moins cruel, inhabituel et inhumain en violation avec la loi étasunienne."

En plus de l’horreur de l’isolement sur le long terme, Manning n’a pas le droit de faire de l’exercice dans sa cellule ni d’avoir des draps et un oreiller. Et toutes les cinq minutes il doit répondre par l’affirmative au garde qui lui demande s’il est "OK"

Il ment probablement.

Et maintenant ça empire encore. Sur son blog, l’avocat militaire de Manning, le Lt David Coombs, révèle qui son client est désormais complètement déshabillé le soir, et laissé nu et sous surveillance étroite pendant sept heures. Quand on sonne le réveil à 5 heures du matin il est alors "obligé de se tenir debout tout nu devant sa cellule."

Si vous me faites remarquer que l’empereur n’a pas d’habits, je vous dirais que l’Empire va s’assurer que vous n’en ayez pas non plus.

Les officiels de la base de la Marine de Quantico où Manning est enfermé prétendent que cette mesure n’est pas "une punition" mais que c’est au contraire "une mesure conservatoire" destinée à l’empêcher de se faire du tort à lui-même. Croyez-vous vraiment que Manning va s’étrangler avec ses sous-vêtements – et qui plus est en étant sous surveillance 24 heures sur 24 ?

"Est-ce que c’est Quantico ou Abu Ghraib ?" a demandé le républicain Dennis Kucinich dans un communiqué de presse. C’est une bonne question, Monsieur le représentant du Congrès. Comme il en a été pour les hommes emprisonnés dans la chambre de torture du précédent président étasunien, Manning est humilié et torturé bien qu’il n’ait même pas été jugé par un tribunal militaire, et encore moins jugé coupable de quelque crime que ce soit.

Et voilà où en est l’homme de loi spécialiste en droit constitutionnel qui s’est présenté comme le candidat de l’espoir et du changement.

Vous souvenez-vous de l’époque où Obama faisait campagne contre ces mêmes techniques de torture pratiquées par Bush et ses supporters ? Vous rappelez-vous qu’Obama a dit : "Ceux qui révèlent des choses cachées témoignent de la bonne santé d’une démocratie et on doit les protéger des représailles" ? On voit maintenant que son soutien pour eux n’était que de la rhétorique. Depuis il a été élu.

Et c’est un fait, en dépit de ses belles promesses et de ses belles paroles, la manière dont Obama traite Manning n’est pas différente de ce que faisait Richard Nixon. Pas plus qu’Obama -qui a poursuivi plus de personnes pour avoir communiqué des informations secrètes que n’importe quel autre président dans l’histoire- Nixon n’aimait les "mouchards" et ne voulait que le public étasunien sache ce que faisait son gouvernement. Et comme Obama il a prétendu que Daniel Ellsberg, qui avait révélé les Documents du Pentagone avait "aidé et soutenu l’ennemi" en dévoilant la vérité sur la guerre du Vietnam.

Mais il y a une différence : Richard Nixon n’a jamais jeté le grand héros qui a révélé la vérité à son époque seul dans un cachot et ne l’a pas torturé. Si seulement on pouvait en dire autant de Barak Obama.

Charles DAVIS, Medea BENJAMIN

sur Counterpunch, le 9 mars 2011

 

Notes de l’auteur :

(*) Medea Benjamin est cofondatrice de Global Exchange et CODEPINK : Women for Peace

(**) Charles Davis est un journaliste indépendant. Le 20 mars, CODEPINK et d’autres marcheront vers la base de la Marine de Quantico pour soutenir Bradley Manning. Vous pouvez signer la pétition de CODEPINK qui demande au président Obama la grâce de Bradley Manning.

 

En complément :

Bradley Manning
c/o Courage to Resist
484 Lake Park Ave #41
Oakland CA 94610
USA

 

En lien avec cet article :

  http://www.reopen911.info/News/2011/03/16/le-calvaire-de-bradley-manning-sous-obama-il-vaut-mieux-commettre-un-crime-de-guerre-que-d%E2%80%99en-reveler-un/

 

 

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