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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 17:54
Connection Maroc Mossad Israël
http://www.planetenonviolence.org/Connection-Maroc-Mossad-Israel_a1958.html

 

Un livre israélien sur l’assassinat

et l’enterrement de Ben Barka révèle
comment Rabat s’est allié avec Israël contre l’Algérie


Un journaliste israélien dévoile, dans un ouvrage, l’étroitesse des relations entre le Maroc et l’État hébreu et l’alliance entre les deux pays contre l’Algérie, notamment lors de “la guerre des sables” en 1963, à travers l’entraînement d’officiers marocains et un soutien multiforme apporté par Tel-Aviv.




Le Lien marocain est le titre d’un livre préfacé par un ancien chef du Mossad, le service d'espionnage israélien, Ephraïm Halévy, et publié en hébreu par les éditions Matar, qui révèle les liens étroits entre Israël et le Maroc. Mais ce qui intéresse le plus les Algériens, c’est la partie dans laquelle il est fait état d’une alliance maroco-israélienne en 1963 après le déclenchement de la “guerre des sables” entre le Maroc et l'Algérie. L’auteur de l’œuvre rapporte que le chef du Mossad de l’époque, Meir Amit, doté d'un faux passeport, a rencontré à Marrakech le roi Hassan II pour lui déclarer : “Nous pouvons, et nous voulons vous aider.” Sans le moindre scrupule, le souverain alaouite a accepté l’offre israélienne. Ainsi des instructeurs de l’armée israélienne ont ensuite entraîné des officiers marocains, formé des aviateurs au pilotage de Mig-17 soviétiques, organisé ses services secrets, surveillé la construction de la barrière entre le Maroc et l'Algérie, vendu des armes, y compris des chars AMX-13 français via Téhéran, et équipé des embarcations de pêche avec des radars pour les transformer en gardes-côtes. Voilà en gros ce qu’a fait Israël pour le Maroc pour lui permettre de prendre le meilleur sur l’Algérie, en vain. En effet, en dépit de tout ce soutien, la monarchie chérifienne n’a pas réussi à atteindre ses desseins.

 

Il faut dire qu’à travers cette aide, Israël s’est bien implanté dans le royaume au point d’exploiter cette présence, par le moyen de l’espionnage, pour découvrir les faiblesses des armées arabes. Selon le journaliste écrivain israélien, le Mossad a réussi à suivre le sommet arabe de Casablanca en 1965 et a ainsi découvert l'impréparation des armées arabes bien avant la guerre de juin 1967, ce qui explique son écrasante victoire traduite par l’annexion de tous les territoires palestiniens ainsi que le Sinaï égyptien et le Golan syrien. Une place importante est accordée dans cette œuvre aux pourparlers du Mossad avec le roi Hassan II, qui ont préludé à la rencontre secrète au Maroc du ministre israélien des Affaires étrangères Moshé Dayan avec le vice-Premier ministre égyptien Hassan El-Toami, puis au voyage historique du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem en 1977.

 

Par ailleurs, Shmouel Seguev dévoile les détails de l’assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en 1965 à Paris, par Ahmed Dlimi, le numéro deux de la police secrète marocaine, puis enterré dans la capitale, près d'une autoroute. “Le 29 octobre 1965, Ben Barka est arrivé à Paris en provenance de Genève, avec un passeport diplomatique algérien. Il a déposé ses valises chez son ami Jo Ohanna, un Juif marocain, et s'est rendu à pied à la brasserie Lipp pour y rencontrer un journaliste français, quand deux policiers français en civil l'ont interpellé et conduit dans une voiture de location jusqu'à une villa au sud de Paris”, raconte le journaliste. Avec force détails, l’auteur affirme : “Nous savons avec certitude que Ben Barka était encore en vie le 1er novembre (...) Le général Dlimi ne voulait pas le tuer, mais lui faire avouer son intention de renverser le roi Hassan II.”
Avant d’ajouter : “Ben Barka avait les chevilles entravées et les mains nouées dans le dos, et Dlimi lui a plongé la tête dans un bac rempli d'eau. À un moment donné, il a pressé trop fort sur ses jugulaires, l'étranglant ainsi à mort.”
Il poursuit en indiquant que “le ministre marocain de l'Intérieur, le général Mohammed Oufkir, chef de la police secrète, est ensuite arrivé à Paris pour organiser l'enterrement, qui s'est déroulé à Paris, quelques jours après le décès, sur une aire en construction, où il y avait du béton et du ciment, aux abords de l'autoroute du sud”. Selon Seguev, le Mossad a ainsi indirectement permis aux services secrets marocains de repérer l'opposant socialiste, puis de le piéger. Il déclare que “Ben Barka, qui voyageait beaucoup à travers le monde, se servait d'un kiosque à journaux à Genève comme d'une boîte postale où il venait récupérer son courrier, et le Mossad a donné cette information à Dlimi”.

 

D’autres révélations sont rapportées par ce livre, selon lesquelles Ben Barka aurait rencontré en 1960 un haut responsable du Mossad pour lui demander — en vain — une aide financière et en armes afin de renverser le régime chérifien, et que David Ben Gourion, le fondateur d'Israël, en a averti le souverain marocain.

 


Source : http://www.forum-algerie.com/actualite-algerienne/6247-lechec-du-mossad.html:

 

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Connection Maroc Mossad Israël

La Connection Maroc Israël

Connection Maroc Mossad Israël

Barak Obama a écrit récemment au roi du Maroc pour lui demander de bien vouloir " diriger les efforts pour réduire le fossé entre Israël et le Monde Arabe". En ce qui concerne la relation Maroc Israël, elle est depuis longtemps celle d'une totale collaboration, la première en son genre entre un pays arabe et Israël longtemps même avant que la Jordanie et l'Egypte aient signé un traité de paix avec l'entité sioniste. Eclairage sur cette connection Maroc Mossad Israël

 

 

Explorer les liens secrets entre Jerusalem et Rabat

Peu de temps après l'indépendance, Israël a commencé à suivre une "doctrine périphérique" dans ses affaires étrangères : chercher à nouer des liens avec des pays arabes en marge du conflit qui perdure au Moyen Orient. Aucun exemple n'a mieux illustré la sagesse de cette doctrine que les liens développés avec le royaume du Maroc.

De nombreux facteurs expliquent cette relation spéciale. Dans les années qui ont suivi leur indépendance, Israël et le Maroc ont tous deux eu besoin de l'assistance occidentale pour relever les défis en interne et les menaces étrangères, spécialement le communisme et le pan arabisme.

" quand le Maroc est devenu indépendant, ses frontières étaient largement ouvertes à des éléments hostiles spécialement des espions égyptiens, qui cherchaient à construire une infrastructure secrète, dans un effort pour faciliter la pénétration soviétique en Afrique du Nord" explique Shmuel Segev,un ancien officier du renseignement militaire et auteur de "The Moroccan Connection : The Secrets Relations between Israël and Morroco". A cette époque, Gamal Abdel Nasser était un proche allié de Moscou. En échange d'armes tchèques et d'instructeurs soviétiques, Nasser a ouvert les portes de l'Afrique à l'Union Soviétique et à la Chine. Finalement cette réalité a été utilisée par Israël pour convaincre le Maroc de coopérer dans le domaine du renseignement."]i

Pendant les décennies qui ont suivi, Tel Aviv et Rabat ont développé une relation secrète forte dans trois domaines : émigration, renseignement et diplomatie. Cette voie clandestine a porté ses fruits et a conduit finalement à l'un des succès les plus rayonnants de la diplomatie israélienne : la visite à Jérusalem du président égyptien Anwar Sadat en 1977.

La communauté juive marocaine a eu une histoire longue et spéciale pendant plus de 2500 ans. Comptant en 1948 près de 300 000 membres, c'était la communauté juive la plus grande du monde arabe. Répartie dans tout le pays, elle se concentrait néanmoins surtout à Rabat et à Casablanca. La monarchie avait établi une relation unique avec sa minorité dhimmi, indispensable et "protégée". Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le roi Muhammad V a refusé d'appliquer les lois antisémites du protectorat imposées par le régime de Vichy en France, s'assurant ainsi la fidélité de la communauté juive. Cependant, l'indépendance israélienne et la propagande de la Ligue Arabe influencée par le président égyptien Nasser a rapidement crée une atmosphère d'oppression et de menaces constantes.

En 1954, le chef du Mossad, Isser Harel, a décidé d'établir une base clandestine au Maroc. Un agent clandestin appelé Shlomo Havilio a été envoyé pour surveiller les conditions de vie des Juifs dans le pays. Son rapport sonnait l'alerte : les Juifs craignaient le départ des forces coloniales françaises et l'hostilité croissante du pan arabisme; les communautés juives ne pouvaient pas être défendues et leur situation allait probablement empirer une fois le Maroc indépendant. Havilio avait une solution : une émigration en masse en Israël. Harel était d'accord.

Moins d'un an après ce rapport, le Mossad a envoyé ses premiers agents et émissaires au Maroc pour évaluer la situation et pour organiser une Alya non stop ( Alya = émigration ndlt). Environ 90 000 Juifs ont émigré entre 1948 et 1955, et 60 000 de plus sont partis dans les mois qui ont précédé l'indépendance. Alors, le 27 Septembre 1956, les autorités marocaines ont stoppé toute émigration, la déclarant illégale. a partir de ce moment là jusqu'en 1960, seulement une petite poignée d'un millier ont quitté le Maroc clandestinement chaque année. Quand Isser Harel a visité le Maroc en 1959 et 1960, il était convaincu que les Juifs étaient prêts à partir en masse pour retourner à Sion.

Peu de temps après, Harel a remplacé Havilio par Alex Gatmon comme chef du Mossad au Maroc. Une milice clandestine a été créée, la "Misgeret" ( " réseau") dont le commandement central était à Casablanca et des agents ont été recrutés dans tout le royaume. Son but était de défendre les communautés juives et d'organiser les départs clandestins. Le 11 janvier 1961, un drame a eu lieu : un petit bateau, le Piscés ( Egoz) a coulé lors d'une tempête avec 55 émigrants juifs marocains à bord, la moitié des enfants.Tous ont péri. Il a fallu trouver une nouvelle stratégie pour que les enfants soient sortis clandestinement sans leurs parents, qui ensuite partiraient eux aussi clandestinement. Naftali Bargiora a proposé une idée audacieuse à l'Agence Juive. L'"Opération Mural" était née.

Le Mossad, avec l'Agence Juive et une organisation humanitaire s'occupant d'enfants a envoyé au Maroc David Littman, un volontaire britannique. Après 4 mois de négociations, il a réussi au delà de toute attente. Littman ( nom de code "Mural") avec des contacts du Mossad, a organisé le départ de 530 enfants juifs, qui, sous couvert d'aller dans des camps de vacances en Suisse, ont quitté légalement le Maroc, et de là ont rejoint Israël. L' Opération Mural est survenue à un moment décisif. Le système des "passeports collectifs" obtenu par Littman sera ensuite utilisé pour une plus importante émigration ayant réussi cette fois avec l'autorisation du roi.

Pendant l'été 1961, le chef du Mossad au Maroc, Alex Gatmon - un ancien chasseur de nazis - a rencontré secrètement le ministre du travail marocain, Abdelkader Benjelloun. Les conditions posées par le roi pour une émigration légale c'était qu'aucune organisation sioniste ne soit impliquée et le paiement d'une indemnité pour chaque départ. Le 27 novembre 1961, après qu'Israël eut payé 500 000 $ via le Mossad, le chef de la sécurité nationale, Muhammad Oufkir, a signé le premier "passeport collectif" autorisant des Juifs à quitter le pays légalement.

C'état le début de "l' Opération Yaknin". Les chiffres varient, mais pour chaque tête il a été payé entre 50 et 100$. Le coût total des indemnités payées aux autorités marocaines se chiffre entre 5 et 20 millions de $ ( soit l'équivalent actuel de 100 à 400 millions de $). Finalement, entre 1962-1964, grâce à ses contacts secrets, le Mossad a pu amener 100 000 Juifs en Israël.

A côté du Misgeret, Harel avait crée un deuxième réseau pour développer des relations avec des responsables marocains et établir des liens secrets au plus haut niveau. Selon Segev " un Juif marocain, qui état un ami proche du ministre de la sécurité nationale, Muhammad Oufkir, a organisé une rencontre entre Oufkir et le Mossad dans un lieu secret à Paris. Rien n'est sorti de cette rencontre - Oufkir, n'était pas encore prêt à une coopération des services secrets marocains avec ceux d'Israël."

Mais tranquillement, les relations ont commencé à s'améliorer fin 1959-1960, spécialement après la mort du roi Mohammad V en Février 1961, et le couronnement d'Hassan II. Le Mossad a offert d'entraîner les gardes du corps de sa majesté. Il a aussi formé les services secrets du royaume, mal organisés à 'époque - leur apprenant à empêcher les agents algériens et égyptiens de pénétrer dans les ambassades marocaines au Caire et à Alger.

En 1965, le Mossad dont le directeur de l'époque était Meir Alit, s'est vu obligé de répondre à un appel du roi pour retrouver la trace d'un dissident, Medhi Ben Barka, une affaire qui hantera le Maroc pendant des décennies. Contrairement aux rumeurs persistantes qui circulent, le rôle du Mossad s'est limité à fournir au Maroc l'adresse de la poste restante où Ben Barka venait chercher son courrier à chaque fois qu'il séjournait à Genève. Cependant, Israël n'a pas été impliqué dans ce qui s'est passé après que Ben Barka eut quitté Genève pour Paris et ait connu un sort tragique. Selon Jean Baklouti, qui dirigeait à l'époque l'agence du contre espionnage français la DST " Ben Barka est tombé plus tard dans un piège et a été tué par des agents marocains aidés par la 7ème section des services d'espionnage intérieurs (les RG)".

Les services de renseignements israéliens sont restés proches du roi pendant des années. A la fin des années 70, l'ancien contact d'Israël, Oufkir, a essayé de monter une conspiration contre le roi. Il a ouvertement partagé son projet avec Israël qui a tout de suite prévenu le roi Hassan II. Le coup a échoué, et le roi n'a jamais oublié cette aide cruciale de Tel Aviv. Des années durant, cette voie secrète s'est améliorée, et Israël est resté actif dans la fourniture d'armes et de renseignements au Maroc, spécialement en relation avec le conflit du Sahara.

Concernant les problèmes du Moyen Orient, l'intérêt du Roi Hassan II pour la paix n'était pas nouveau. Dans la fin des années 50, avant son couronnement, il avait choqué les gens lors d'une visite au Liban en affirmant que la seule solution pour le conflit qui perdurait s'était de faire la paix et d'inclure Israël dans la Ligue Arabe. Le roi était fasciné par l'idée d'une "réconciliation de la fraternité sémite" bien qu'il ne l'ait jamais exprimé durant les premières années de son régime, alignant son pays sur l'alliance anti Israël.

Cependant, au milieu des années 70 et ensuite, Hassan II a commencé à parler de plus en plus de "dialogue" et a mis en garde ses homologues arabes sur les dangers d'un "conflit prolongé" pour leurs propres sociétés. Le royaume a par conséquent organisé des conférences de haut niveau en lien avec le Moyen Orient, et maintenu ouvertes les voies secrètes avec Israël. Quand Tel Aviv a commencé à envisager la paix avec l'Egypte, le Maroc a offert son aide comme facilitateur.

En octobre 1976, Ytzhak Rabin s'est rendu en visite au Maroc dans ce but, mais le président égyptien, Anwar Sadat l'a trouvé "trop faible" et n'a pas donné suite à ses gestes d' ouverture. Tout à changer avec l'élection de Menahem Begin en 1977. Sadat a fait part de son intérêt. De plus, pour construire une véritable relation avec l'Egypte, le Mossad a fait passé via les services secrets marocains des renseignements aux égyptiens, prévenant Sadat d'un complot libyen le ciblant. Cela a profondément impressionné le dirigeant égyptien.

Peu de temps après, le chef du Mossad, Yitzha Hofi, s'est rendu à Rabat, a rencontré le roi et a commencé des négociations avec l'aide de Sadat, Hassan Tuhami. En septembre 1977, une nouvelle réunion s'est tenue entre le ministre des affaires étrangères Moshe Dayan et l'aide de Sadat à Rabat, prouvant une nouvelle fois que la diplomatie et les services secrets pouvaient travailler ensemble. Segev explique que "c'est important d'expliquer le rôle du Mossad dans cet épisode", " car sans Hofi, la rencontre Dayan Tuhami n'aurait pas eu lieu". Le 17 novembre 1977, Sadat s'est rendu à Jérusalem, une visite historique qui changera le Moyen Orient pour toujours. Plus de 20 ans après les premiers contacts israéliens avec le Maroc, la connection entre l'état juif et le royaume a révélé son énorme potentiel.

Et aujourd'hui ?

Dans le domaine des services secrets, mais aussi de la culture et de l'économe ( le commerce entre les deux pays s'élève à 100 millions de $ par an), le Maroc et Israël ont des intérêts communs. La lutte contre le "terrorisme" est également un défi qu'ils doivent affronter quotidiennement " Le Mahgreb a beaucoup à gagner à ne pas prendre partie aveuglément pour les régimes voyous du Grand Moyen Orient" a dit Michael Ross, un ancien agent du Mossad né au Canada, et auteur de "The Volonteer". "Le Maroc devrait résister aux tentatives d'al Qaeda pour s'enraciner fermement en Afrique du Nord".

Ce passé partagé permet au Maroc et à Israël de rester proches. En Mars 2009, un journal de Casablanca, Le Soir Echos, a demandé une interview et publié l'histoire de l' Opération Mural et de l'Alya secrète des enfants juifs. C'était la première fois que les Marocains apprenaient l'existence de David Littman, et de cet épisode particulier dans les relations Israël Maroc.

Cet été, Littman, qui sera décoré lors d'une cérémonie par le Centre israélien des services secrets et de la commémoration, a utilisé cette interview pour s'adresser aux Marocains et leur demander d'agir et dit : " une solution au conflit arabo israélien n'est possible qu'avec l'aide d'un état qui a la confiance des deux côtés". "Le Maroc se trouve dans cette position unique. Le roi Muhammad VI devrait venir à Jérusalem, s'adresser à la Knesset et réaliser le rêve de son père le roi Hassan II"

Dans les colonnes du quotidien de Casablanca, Littman a aussi exprimé son espoir que cette relation durable entre le Maroc et Israël puisse servir d'exemple pour d'autres pays, et soit un encouragement à des négociations de même que pour rappeler à tous que malgré les difficultés, on peut parvenir à une réconciliation (sur le dos des Palestiniens ?! ndlt).


Xavier Cornut 22/06/09 www.jpost.com. Il travaille sur les relations Maroc Israel, il a été mentionné récemment dans Le Soir Echos de Casablanca et l'Israel Magazine de Jerusalem.

Article en anglais " The Moroccan Connection"

01/08/2010

Nous avons reçu un mail de Mr Cornut nous demandant de bien vouloir soit " supprimer l'article, soit de supprimer mon nom ajouté en fin d'article " ceci parce que selon lui " votre titre ne correspond pas à la teneur de l'article et me paraît pour le moins arbitraire."

Nous n'en ferons rien nous laissons aux lecteurs la possibilité de se rendre compte par eux -mêmes en lisant la version en anglais et un article du même auteur publié le 11/08/2009 en complément d'information et intitulé :

L'épopée marocaine"

Vu de Tel Aviv, quelle aide réelle le roi du Maroc peut-il apporter dans le processus de paix ?

Le Jpost a publié un article le 8 juillet de Jessica Levin et Alex Sorin sur ce sujet quelques jours après que le président Obama ait envoyé une lettre au roi Mohammad VI du Maroc pour le presser en tant que dirigeant d'un pays nord africain modéré de " diriger les efforts pour réduire le fossé entre Israël et le monde Arabe".

En Israël les experts ont un avis partagé sur la question. Selon l'un d'entre eux, Alon Ben Meir, actuellement en visite au World Policy Institute de New York, le gouvernement Netanyahou serait ravi de voir le roi du Maroc prendre une initiative allant dans ce sens. En fait Netanyahou cherche, sans rien concéder aux Palestiniens, a obtenir des gestes de normalisation des pays arabes, et compte sur le roi du Maroc pour cela. Il faut savoir qu'actuellement, les Juifs qui vivent au Maroc, environ 5000, on le droit de servir dans l'armée israélienne et exercent une grande influence, selon Yoram Bilu, un professeur d'anthropologie à l'Université hébraique. Selon ses propres termes : " il y a des familles riches et puissantes et elles sont représentées dans des postes de pouvoir et sont trés proches du roi."

Mais un autre expert, Daniel Zisenwine, du Moshe Dayan Center for Middle Eastern et North African Studies de l'université de Tel Aviv, semble d'un avis différent. Pour lui, " Le gouvernement marocain se concentre actuellement sur les problèmes internes et depuis l'arrivée de Muhammad VI au pouvoir en 1999, on a pu noter un retrait de l'implication active du Maroc dans la diplomatie régionale, alors que celle ci était visible sous le règne de son père... La lettre d'Obama fait partie de l'effort américain pour raviver cette implication. Je ne vois pas beaucoup d'enthousiasme de la part du Maroc."

Pour lui le Maroc, qui a des liens forts avec les US et les pays européens n'a rien à gagner des contacts avec Israël sur la scène internationale, et le roi Muhammad VI lui même est plus prudent que son père ne l'était dans ce domaine.

"La nouvelle génération au Maroc est moins liées à la communauté juive, des sentiments chaleureux ont effectivement existé mais il semble en voie de disparition"

Il rappelle également que les Marocains ont organisé des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien lors de l'Opération Plomb Durci contre Gaza au cours de laquelle l'armée israélienne a massacré plus de 1400 Palestiniens.
http://www.planetenonviolence.org/Connection-Maroc-Mossad-Israel_a1958.html

 

 

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"La démocratie est un danger pour Israël"
 
Le vice-Premier ministre israélien Shalom (né à Tunis) a exprimé son appréhension : « Ce qui s’est passé en Tunisie pourrait mener à une forte recrudescence au pouvoir de manière démocratique dans d’autres pays arabes, ce qui constituerait une menace à la sécurité d’Israël. Il se pourrait que des régimes élus démocratiquement et qui détestent Israël, aient un impact important sur la menace de la sécurité d’Israël. »
 
http://www.michelcollon.info/Breves-Tunisie-les-40-voleurs.html

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