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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 04:41

L’euro poursuit son plongeon et la « vitrine américaine » se fissure

L’euro s’est encore nettement replié en fin de semaine contre le dollar. Hier, la chute de la devise européenne était liée à la publication de chiffres très décevants sur le chômage aux Etats-Unis, ainsi que de nouvelles inquiétudes en zone euro, concentrées cette fois sur l’Italie.

L’économie américaine a créé 18.000 emplois en juin, une progression bien maigre au vu des 80.000 embauches nettes espérées par les analystes. Le taux de chômage a continué sa remontée entamée en avril, pour s’établir à 9,2%, son plus haut niveau depuis le début de l’année.   »C’est une journée difficile pour tout le monde. La faiblesse des chiffres de l’emploi a entraîné une correction importante de l’appétit des investisseurs pour le risque », a constaté Ray Attrill, de BNP Paribas. La déception est d’autant plus forte que, la veille, le cabinet en conseils ADP avait estimé dans son étude mensuelle que les embauches s’étaient accélérées dans le secteur privé. Ces chiffres « sont extrêmement négatifs pour les perspectives de croissance aux Etats-Unis et dans le monde. (De telles mauvaises nouvelles) ont tendance à provoquer un retour des capitaux américains vers les Etats-Unis. C’est un mouvement de recherche de sécurité de la part des investisseurs basés en zone dollar, qui reviennent vers le dollar », a-t-il ajouté. D’autant que « le marché reste réticent à acheter des euros vu la potentielle actualité négative que pourraient constituer des déclarations de dirigeants de la zone euro ou des agences de notation », a relevé l’analyste.

Malgré le déblocage de la crise grecque, les pays européens peinent à mettre sur pied un nouveau plan d’aide à Athènes, et le Portugal semble s’enfoncer dans la crise depuis que l’agence Moody’s a relégué la note de sa dette dans la catégorie « spéculative ».

Les inquiétudes des investisseurs se sont concentrées sur l’Italie, autre pays très endetté, où le ministre des Finances, Giulio Tremonti, a été critiqué par le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et se trouve désormais au cœur d’un début de scandale politico-judiciaire. M. Tremonti est considéré « comme celui qui a permis à l’Italie d’échapper à la crise de la dette malgré un déficit colossal », a relevé Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com. « La dernière chose dont le pays a besoin, c’est d’une crise politique qui pousserait les investisseurs à lâcher les obligations italiennes, comme ils l’ont déjà fait avec la Grèce, l’Irlande et le Portugal », a-t-elle averti. Les taux de la dette italienne à 10 ans ont atteint des niveaux records hier, à plus de 5%, signe de la méfiance des investisseurs.

L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a clôturé vendredi sur une chute de 3,47% à 19.049 points sous l’effet d’une chute des valeurs bancaires en raison des craintes de contagion de la crise de la dette à l’Italie. Plus forte baisse de l’indice, UniCredit, la première banque du pays, s’est effondrée de 7,85% à 1,232 euro.

« Alors qu’un plan de sauvetage était économiquement gérable pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, ce n’est pas le cas pour l’Italie. Ces difficultés vont être bien plus compliquées à gérer dans les grands marchés de la zone euro », a prévenu Jens Nordvig, de Nomura.

Il apparaît donc clairement que la guerre monétaire est en phase « accélérée ». Nous ne pouvons que réitérer notre conseil d’être liquide et d’investir avec célérité dans des métaux précieux en physique et EN DEHORS des banques. Il se peut en effet qu’à un moment ou un autre, sans voir la tempête, un week-end survienne et qu’à sa sortie, l’on apprenne qu’une forte dévaluation de la devise européenne soit arrivée ! Les avoirs en banque seraient égratignés très sérieusement. Inutile d’évoquer les assurances-vie dont les obligations d’Etat ne sont plus des investissements « père de famille » mais source de grande ruine. Nous réitérons nos mises en garde tout en signalant que les informations données sur ce blog avaient très bien anticipé les événements monétaires de ces dernières semaines. LIESI accueillera de nouveau très prochainement TRADER NOE dont les analyses, très lucides, ont aidé des milliers de lecteurs à anticiper les mouvements récents…

Ce blog demande beaucoup de temps et de travail « bénévole ». D’où des défauts. Nous le maintiendrons tant que la « pression » sera gérable, mais il faut être bien conscient que nous sommes en sursis.

 
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Publié par le 9 juillet 2011 in Non classé

 

Le fonds pétrolier norvégien investit 702 M EUR dans l’immobilier à Paris

Le fonds pétrolier de la Norvège a annoncé qu’il rachetait au géant français des assurances Axa 50% des parts de sept grandes propriétés immobilières à Paris et en proche banlieue pour 702,5 millions d’euros, son premier investissement dans la pierre en France. Jusque là détenues à 100% par Axa, les sept propriétés, principalement des immeubles de bureaux, représentent un total de 156.000 mètres carrés à des adresses prestigieuses près des Champs-Elysées, des Grands Boulevards et du quartier d’affaires de la Défense, indique le fonds public dans un communiqué. Il s’agit du deuxième investissement dans l’immobilier du fonds et le premier en France, indique la banque centrale norvégienne dans un communiqué. Au terme de la transaction parisienne prévue pour le troisième trimestre, Axa conservera l’autre moitié des bâtiments et assurera la gestion quotidienne des propriétés, indique la Banque de Norvège.
Les adresses concernées sont dans le 8e arrondissement (12-14 Rond Point des Champs-Elysées, 16 avenue Matignon), dans le 9e arrondissement (1-3 et 2 rue des Italiens, 24-26 rue Le Peletier), ainsi que dans l’Ouest parisien (l’OPUS 12 dans le quartier d’affaires de La Défense, le Meudon Campus et le 31-33 rue de Verdun à Suresnes). Le prix payé valorise le mètre carré moyen à 9.000 euros, selon un calcul de l’AFP.

Le premier investissement immobilier du fonds norvégien avait été fait en avril à Londres, lorsque le fonds avait pris 25% du portefeuille de la Crown Estate Regent Street. « L’investissement est lié à notre stratégie qui est d’investir sur les principaux marchés européens, avant d’étudier d’autres parties du monde », déclare dans le communiqué Karsten Kallevig, directeur des investissements immobiliers de la société d’investissements du fonds, NBIM.

Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds de pension norvégien dispute le titre de principal fonds souverain à celui d’Abou Dhabi, qu’il devance désormais selon un récent rapport du cabinet américain Monitor Group. Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat norvégien et investi en actions et obligations internationales ainsi que -modestement- dans l’immobilier, le fonds pesait fin mars 3.102 milliards de couronnes (395,7 milliards d’euros), son niveau le plus élevé jamais atteint.

L’immobilier ne représente pour l’heure que 0,1% de la valeur du fonds, contre 61,3% d’actions et 38,6% d’obligations, selon la Norges Bank. Ce chiffre (très faible) est rassurant car l’investissement de l’immobilier parisien est certainement la plus mauvaise idée du moment.

 
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Publié par le 9 juillet 2011 in Non classé

 

La Chancelière A. Merkel s’implique dans les relations entre Washington et l’Arabie saoudite

Dans le prochain numéro de LIESI nous verrons entre autres, à travers l’affaire DSK et la Grèce, que l’Allemagne a été mise sous pression par le tandem Washington/Paris. Dans la période actuelle où des fissures apparaissent et deviendront béantes au plus fort de la tempête, bien des pays sont en rupture d’alliance. L’Allemagne est de ceux-là, comme l’Arabie saoudite !

La presse allemande s’est fait l’écho depuis le week-end dernier de la vente imminente de 200 chars de combat Leopard 2 à Ryad, sans que l’information ne soit confirmée côté allemand.  Ces informations ont déclenché une polémique menée par l’opposition mais aussi par certains membres du parti conservateur de la chancelière, qui y voient une violation de la politique habituelle de l’Allemagne qui ne vent pas d’armes lourdes à des dictatures, et encore moins dans cette région du Golfe déjà instable. Mme Merkel a contré ce dernier argument en assurant que son gouvernement apportait évidemment sa contribution pour continuer à soutenir le développement de la démocratie en Afrique du nord et au Proche-Orient. La chancelière allemande Angela Merkel a défendu le silence de Berlin sur la possible vente de chars à l’Arabie saoudite, estimant qu’il y avait de bonnes raisons de garder le secret sur ce type de transactions. Les débats et les décisions du Conseil fédéral de sécurité (qui doit donner son aval à la vente d’armes lourdes à l’étranger) sont confidentiels pour de bonnes raisons, affirme la chancelière dans un entretien au quotidien bavarois Mittelbayerische Zeitung. Mme Merkel estime en outre que le Parlement est suffisamment informé avec le rapport annuel sur les exportations d’armes allemandes qui détaille les ventes d’armes et de munitions.

Au sein de la coalition gouvernementale, on s’inquiète également de la polémique grandissante, notamment chez les alliés libéraux (FDP) de la chancelière. Le responsable parlementaire FDP des Affaires étrangères, Rainer Stinner, a ainsi estimé que cela (nuisait) au gouvernement et cela (nuisait) à l’Allemagne quand seules des voix critiques sont audibles. Au-delà de ces critiques, l’attitude de la chancelière est significative d’un monde qui change. L’Arabie saoudite est en train de s’adapter au retournement d’alliance d’avec les Etats-Unis.

 
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Publié par le 9 juillet 2011 in Non classé

 

Flash – Y aura t-il une attaque contre les banques européennes pour descendre l’euro ?

La colère des établissements européens vis à vis des tests de résistance monte, selon le Financia Times. Les banques dont les résultats des tests seront publiés la semaine prochaine estiment que la procédure est trop stricte. Ils déplorent en particulier les changements de dernière minute sur les hypothèses de départ.

La volonté américaine de liquider l’euro est de plus en plus aveuglante. Précisons que les oligarques de Wall Street bénéficient de complicités dans plusieurs gourvernements européens

 
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Publié par le 8 juillet 2011 in Non classé

 

Agences de notation : un poids / deux mesures

Comme nous l’évoquions sur ce blog il y a seulement quelques heures, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a infligé, hier, un nouveau camouflet aux agences américaines de notation en annonçant que l’institution de Francfort continuerait à accepter des titres de dette portugaise dans ses échanges avec les banques du pays, malgré la dégradation de quatre crans de la note portugaise décidée par Moody’s. Aujourd’hui, les trois grandes agences de notation financière encaissent sans broncher les critiques à leur évaluation des Etats, activité qui leur sert de vitrine sans rapporter grand chose. Les américaines Moody’s et Standard and Poor’s, sollicitées par l’AFP pour réagir aux réactions indignées venues d’Europe, n’ont pas souhaité faire de commentaire. L’anglo-américaine Fitch n’a pas commenté non plus, renvoyant à une page de son site internet intitulée « Comprendre les notes de crédit: limites et utilisations ».

« Le fait de déléguer à ces agences de notation privées le jugement sur ce qui constitue un investissement sûr est sans précédent dans notre histoire et complètement injustifié au vu de leurs performances passées », écrivait l’Association des banquiers du Missouri en 1936. Plus près de nous, dans une étude publiée en septembre, le Fonds monétaire international reprochait aux agences de manquer de transparence dans la notation des Etats. En fait, les agences de notation ne sont que des instruments de pouvoir exercés par des oligarchies financières. Il suffit de comparer l’insouciance des notes des agences américaines à l’égard de la dette américaine par rapport au dernier exemple donnée avec la dette portugaise.

 
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Publié par le 8 juillet 2011 in Non classé

 

Dette américaine : les désaccords sont encore nombreux – Echéance fatale : 02.08.2011

La dette brute de l’Etat fédéral, de quelque 14.300 milliards de dollars, a atteint à la mi-mai le plafond autorisé par le Congrès et le déficit budgétaire doit atteindre 1.600 milliards cette année. Les instances financières internationales ont mis en garde contre les conséquences mondiales d’un défaut de paiement des Etats-Unis. C’est pourquoi, il y a quelques jours, la présidence américaine avançait qu’une solution serait trouvée afin d’éviter une situation très désagréable dans l’hypothèse ou au terme du 2 août, les Etats-Unis soient en situation de défaut de paiement. Mais hier, après une rencontre avec les principaux responsables des partis du Congrès, le président Barack Obama a reconnu  que les désaccords persistaient avec les républicains sur le budget et la dette. Read the rest of this entry »

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