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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 17:59

http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Sante.html

Plaidoyer pour un certain végétarisme, avec appel à pétition massive. Michel Tarrier Ceci est une communication du groupe Écorésistance : http://www.facebook.com/group.php?gid=138959779453554&ref=mf

J. Bousquet -- le 4 novembre
« Quiconque veut sauver la planète doit commencer par arrêter de manger de la viande. C’est le plus important que l’on puisse faire. Quand on y pense, le végétarisme est une approche globale remarquable qui permet de lutter tout à la fois contre les problèmes d’environnement, de la faim dans le monde et de la cruauté envers les animaux. » Cette belle déclaration de principes est signée Sir Paul McCartney, incontestablement l'un des végétariens les plus célèbres au monde. Et d’ajouter : « Je crois en la protestation pacifique et ne pas manger d'animaux est une protestation non violente. »

Ce manifeste ne concerne évidemment pas les amies végés et encore moins végans, devant lesquels je me prosterne. Il ne s’agit plus, pour une fois, de convaincre des convaincus, mais de persuader l’immense majorité de mettre au plus vite un bémol au régime carné dont la permanence n’a rien d’autre comme origine que celles d’une politique imposée et d’une culture illusoire, jouissive et devenue inique et donc caduque. Mangez-en le moins souvent possible, c’est tout et c’est un vœu plus légitime qu’extrémiste. Le seul extrémiste est le viandard incapable de décrocher. Et puis, si vous n’en êtes pas persuadés, vous serez bientôt rattrapé par l’obligation.
 
Rationnement à l’horizon 2030 : les pays du Nord seront alors soumis à des tickets de viande. Prenez date, et prenez vos responsabilités dès maintenant.
 
Faute de terres fertiles suffisantes et en raison d’une dramatique raréfaction de l’eau, les céréales devront être cultivées pour elles-mêmes et pour nourrir l’humanité, et non plus dans le gâchis actuel qui consiste à les dilapider au profit d’un élevage de rente, égoïstement destiné aux pays nantis. Certains messages dont il faut tenir compte ont été délivrés lors du World Science Summit, en mai 2008, à l'Université Columbia de New-York. « Il y a cent ans, chaque être humain disposait de huit hectares de terres, contre deux aujourd'hui, et nous faisons comme si de rien n'était » déclara Peter Head, directeur d’Arup. « Pour pouvoir nourrir trois milliards d'hommes supplémentaires d'ici à 2050, il nous faudra la surface du Brésil » a annoncé Dickson Despommier, professeur de sciences environnementales à l'Université Columbia. Près de 80 % des surfaces agricoles mondiales étant déjà en rendement, ce dernier propose de faire pousser choux et pommes de terre en pleines villes, selon un mode d’agriculture verticale en gratte-ciels, les eaux usées urbaines servant à irriguer ces plantations et des piles solaires fournissant l'énergie nécessaire à ces fermes verticales : « Il faut produire les aliments là où les gens vivent. C'est possible, et c'est une nécessité absolue. La Nature ne pourra se rétablir que si nous la laissons tranquille ». Vous imaginez donc que dans un tel contexte l’élevage industriel de bovidés n’aura plus raison d’être. N’attendons pas qu’il soit trop tard !
 
Aux actes écocitoyens ! Des mesures immédiates pour aller vers moins de viande.
Je signe de suite et m’engage à ne pas persister dans mon régime excessivement carné.
 
Nous, soussignés, demandons des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande et un moratoire sur l'élevage intensif.
Signer la pétition !  http://www.viande.info/petition
 
L’impact de la viande sur les humains, le animaux et l’environnement, tout ce que vous devez savoir sur ce sujet majeur : http://www.viande.info/
 
Pour un monde équitable, solidaire et durable
 
Faute de pouvoir apparemment demander plus, un semi-végétarisme qui n’exclut que la viande de mammifère mais accepte certains poissons et parfois la volaille doit pour le moins remplacer la surconsommation de viande dont fait preuve le mode de vie à l’Occidentale. Cette dynamique s’inscrit dans une incitation générale à la frugalité, c'est-à-dire à la recherche d’une certaine simplicité et une moindre empreinte écologique. Il est urgent de considérer le mangeur quotidien de viande comme un drogué, de lutter contre ce type d’overdose, d’ouvrir des centres de désintoxication pour humains carnivores. Laisser ce type d’individu en totale liberté constitue un grave manquement à l’intérêt général. L’instauration de tickets hebdomadaires ou mensuels de viande sera tôt ou tard votée. Au mieux, l’excédent de boucheries et les restaurants spécialisés devraient être fermés dans les meilleurs délais. Un effort de guerre s’impose.
 
Aucun aliment n’est indispensable, seuls les nutriments le sont et l’équilibre alimentaire résulte d’un régime diversifié. Question de bon sens et non d’addiction. Un B.A.BA d’anatomie comparative nous enseigne que le régime alimentaire naturel des hominidés est de type omnivore et la nature de ses mâchoires tend à prouver que le régime carnivore n’est que très subsidiaire. Exception faite de quelques ethnies concernées par des conditions bioclimatiques très particulières, tels les Inuits, se nourrir trop souvent de viande serait donc une dérive gourmande, contre-nature, qui plus est contre-indiqué pour la santé. Les vrais carnivores sont en effet pourvus de longues dents acérées et pointues, de grandes canines et de griffes pour leur permettre de déchiqueter la chair de leurs proies. Notre main est conçue pour la cueillette des fruits et des légumes et non pour extirper les entrailles d’une carcasse animale. La mâchoire des carnivores se meut de bas en haut pour déchiqueter et mordre la viande, tandis que celle humaine se déplace latéralement pour broyer. La salive des carnivores contient un acide nécessaire à la digestion des protéines animales et se trouve dépourvue de ptyaline, une enzyme qui permet la digestion des amidons. Tout au contraire, la salive humaine est alcaline et contient de la ptyaline. Bien d’autres traits morphologiques et physiologiques nous séparent des carnivores et attestent de notre régime omnivore à tendance plutôt végétarienne. Selon la grande majorité des nutritionnistes, le régime végétarien, excluant viande et poisson mais acceptant le lait (encore que…) et les œufs (lacto-ovovégétarisme), ne pose aucun problème. La situation serait plus problématique pour les végétaliens stricts qui risquent carence ou déficience, mais le sujet relève du militantisme et prête à débat. Au lieu de considérer d’abord les éventuels écueils du végétarisme  (absence de certaines vitamines, de calcium, de fer..), le nouveau paradigme consiste à mettre l’accent sur ses aspects bénéfiques, dont la présence de fibres alimentaires et de micro-constituants à pouvoir antioxydant. Favoriser la consommation des fruits et des légumes va dans ce sens et prévient contre les irréfutables effets délétères des excès de lipides saturés et souvent de sel fournis par les produits animaux. Le régime viandard déviant induit les maladies coronariennes, l’hypercholestérolémie, les accidents vasculaires cérébraux et certains cancers. Reste qu’un régime végétarien doit être bio pour ne pas succomber aux résidus avérés de pesticides dont les fruits et les légumes sont dangereusement gorgés. Enfin, il faut préciser que le végétarisme choisi en connaissance de cause et bénéficiant d’une diversité, ne peut être confondu avec celui imposé dont sont contraints les deux tiers de l’humanité et qui mène à des carences nutritionnelles graves.
 
Sans le moindre état d’âme à l’égard de la condition faite aux animaux, le rayon boucherie de nos hypermarchés poursuit imparablement la quête de sa pierre philosophale, de sa poule aurifère, qui doit être quelque chose comme le porc à quinze côtes, la truie à trois portées, la vache à engendrer deux veaux… Les majors boulimiques de l’agro-industrie ont déjà enfanté du poulet sans plumes, comme de la plante sans semence, sans que l’absurdité de leurs objectifs ne pose un quelconque problème sociétal. Le consommateur est conditionné (pardon pour le pléonasme !) à penser que c’est pour son bien, voire mieux, pour nourrir la faim dans le monde. Maintenant qu’il suffit de transplanter un gène de la chose dans la bête, leurs labos ne vont pas se gêner pour ajouter du filet ou retirer des pattes. La consommation de la viande et du lait est partout en hausse. Depuis un demi-siècle, la production mondiale de viande est passée de 44 millions à plus de 220 millions de tonnes. 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 13,5 milliards de poulets, 1,3 milliard de bovins et l milliard de cochons sont destinés à nos assiettes. Les États-Unis transforment chaque jour 1.000 tonnes de viande de bœuf en hamburgers, et chaque citoyen Nord-américain dévore durant sa vie 9 bœufs de 500 kg. Un Français mange 100 kg de viande par an, trois fois plus qu’il y a un demi-siècle. Aux États-Unis, 70 % des céréales sont destinés aux animaux d'élevage, contre seulement 2 % en Inde. Dans un parc d'engraissement américain de 37.000 bovins, 25 tonnes de maïs sont distribuées chaque heure. 90 % des cultures de soja, dévoreuses d’écosystèmes majeurs, vont aux animaux d'élevage pour la grande bouffe occidentale. Pour satisfaire à la demande, entre 1977 et 1980, le Brésil a augmenté de 400 % ses exportations de soja. Simultanément, 38 millions d’habitants étaient sous-alimentés et 10.000 petits Brésiliens mouraient de faim. Il faut 7 kg de céréales et 10.000 litres d’eau douce pour produire un seul kilogramme de bœuf. Le bétail européen mange autant de céréales que les populations de l'Inde et de la Chine réunies
 
Un consommateur humain qui passe au tout végétal, ne serait-ce qu’une fois par semaine, fait montre d’une solidarité planétaire de l’ordre de 5.000 litres d’eau par an. Le choix du mode alimentaire est donc déterminant dans la valeur de l’empreinte écologique de chacun. Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles nourriraient 800 millions d'humains. En l985, pendant la famine en Éthiopie, le pays exportait des céréales pour le bétail anglais. Même au Sénégal, la culture d’arachide pour le bétail se fait aux dépens de cultures vivrières pour la famille, et en Thaïlande la production de manioc est exportée pour les élevages occidentaux. La production carnée est au premier rang des causes du détournement calorique planétaire : 500 calories d'énergie alimentaire issues d’un steak d’un demi-kilogramme demandent 20.000 calories de carburant fossile à produire. Les voilà les chiffres de la gabegie ! Dans le système Nord-américain, la moitié de l’eau dont la majeure partie est non-renouvelable, est dilapidée au profit de l’arrosage d’une agriculture servant à la nourriture des animaux d’élevage. La pollution des eaux, dont celle de nature pesticidaire, est en grande partie le fait des rejets de l’élevage productif. C’est aux méfaits de l’élevage qu’il faut attribuer 85 % de l’érosion de la fertilité des sols (déboisement, création de déserts agraires, désertification), et 20 % de l’augmentation de l’effet de serre causé par le méthane, gaz largement produit par les vaches que nous mangeons. On saccage 17 mètre carrés de forêt tropicale, abritant une phytomasse de 75 kg de plantes vasculaires et de vie animale, pour produire un steak haché de bœuf, chiffre évalué pour l’Amérique centrale. 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés depuis 50 ans pour faire place à des pâturages d’engraissement ou à des fermes « modèles » de bovidés. En attendant d’amputer ce qui reste au profit des agrocarburants de première génération, nous transformons déjà des forêts en hamburgers tout en participant au réchauffement du globe. Le conducteur-carnivore est vraiment le vampire numéro un de la planète : honte à la sainte famille qui prend sa voiture pour aller se goinfrer de grillades au restaurant du coin ! Outre le fait qu’une alimentation végétarienne réduit le risque de mort par attaque cardiaque de 50 à 4 %, et divise par trois le risque de cancer du sein et des ovaires, on sait bien que l’exploitation des animaux par la boucherie est aussi l’une des grandes causes de la faim dans le monde.
 
L’élevage en batterie entre dans les pratiques les plus ignominieuses de notre humanité. Poules, dindes, cochons, bovidés sont industriellement torturés au nom du profit maximal. La vie faite à nos frères mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard et demi d’animaux mangés en France sont des volailles. L’existence de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. La poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers. Mais la morale est que ce mauvais traitement retombe sur la santé de ceux qui consomment cette chair pétrie de souffrances et de poisons. Bon an, mal an, l'Union européenne produit plus de 200 millions de porcs. 90 % de ceux-ci subissent le triste sort de la détention à vie, confinés dans un espace de 0,66 mètre pour un animal de 100 kg, traitement réservé à un saucisson vivant, rien de plus. Après son insémination, la truie est placée pour trois mois dans une stalle individuelle en pleine obscurité, où elle est détenue sanglée, sans pouvoir ni se lever, ni se coucher, afin de permettre des économies de nourriture. Peu avant la naissance de ses porcelets, elle est placée en immobilisation forcée dans une cage de mise-bas, où ses petits pourront téter à loisir. Les instincts maternels de la mère sont déniés, elle ne peut pas confectionner un nid pour sa mise-bas, ni approcher ses petits. Entre les administrations d’anxiolytiques et d’antibiotiques, mordre les barreaux reste sa seule compensation pour survivre à ce stress. Les porcelets ont la queue et les dents coupées sans anesthésie, les mâles sont castrés à vif. Ils sont sevrés précocement afin que la truie recommence sans plus attendre un nouveau cycle. Ils sont ensuite placés dans l'obscurité sur un sol en claire-voie (déformations, nécroses des pattes) pour être engraissés d'aliments composés de céréales, de farines animales et d’antibiotiques, un cocktail d’accélérateurs de croissance. Pour augmenter les portées et stabiliser les cycles de fécondité, les femelles sont traitées aux hormones et aux stéroïdes. L’odyssée du transport vers l'abattoir a généralement lieu de nuit et les porcs ne verront jamais la lumière du jour. Incapables de se mouvoir, certaines truies sont treuillées dans le camion. Leur chair meurtrie n’est déjà plus que rillettes ou saucisson.
 
En France, plus de la moitié des émissions de méthane provenant des activités anthropiques proviennent de l’élevage du bétail. Les ruminants produisent, par éructation de gaz provenant des fermentations microbiennes du rumen, d’énormes quantités de méthane, gaz à très fort pouvoir d’effet de serre. Ce même bétail induit l’émission de 40 % d’ammoniaque, cause prééminente des pluies acides. Les nuisances environnementales et les atteintes à la santé publique de telles entreprises nocives sont donc peu imaginables. Lorsqu’on découpe un bifteck ou une côte de porc dans notre écuelle cannibale, outre l’acte cruel que cela représente, il faut bien songer à l’égoïsme que cela implique envers les peuples défavorisés et à l’impact incommensurable stupidement accompli à l’égard de l’environnement terrestre. Les déjections porcines représentent 60 millions de litres de lisier (purin) déversés chaque jour en France, au nom du lobby agro-alimentaire. L’exemple breton donne la nausée. Avec seulement un Breton pour trois cochons, et donc presque 9 millions de porcs (60 % de la production française sur seulement 6 % de la surface agricole nationale) – auxquels il faut inclure 77 millions de volailles en batterie - la Bretagne est en deuil de ses eaux de sources et fait face à une permanente marée verte. Les nitrates issus du lisier ont infesté toute la péninsule, à tel point que l’eutrophisation irréversible des rivières et des nappes phréatiques est de l’ordre de 60 % et que les légumes de bien des secteurs sont désormais impropres à la consommation. C’est une pandémie organisée.
 
À la production de la viande s’ajoute celle laitière, intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache - reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit des « fils de pub » des agences et cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question ! Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois au minimum par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt années à seulement cinq. C’est ainsi que les trois quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux à viande sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux ne peuvent à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelque 60 cm de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.
 
En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation très secondaire, voire occasionnelle, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle, véritable phénomène boomerang de nos viles exactions, n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.
 
Il y a 2.000 ans, Jésus et les thérapeutes esséniens nous mettaient déjà en garde contre les risques de l’alimentation carnée et de l’attitude irrespectueuse qu’elle génère envers ce que nous nommons les animaux, voire les bêtes : « La vie a été donnée à tous par Dieu, et, ce que Dieu a donné, il n’appartient pas à l’homme de le reprendre. Car je vous le dis, en vérité, c’est d’une mère unique que procède tout ce qui vit sur Terre. Voilà pourquoi celui qui tue, tue son frère. Or, de cet homme criminel, la Mère la Terre s’en détournera (...) et la chair des animaux abattus deviendra pour son corps son propre tombeau. Car celui qui tue, se tue lui-même et celui qui mange la chair des animaux abattus, mange le corps de mort (...) Ne tuez pas et ne mangez jamais la chair de vos innocentes victimes si vous ne voulez pas devenir les esclaves de Satan. Car voilà le chemin de la souffrance et de la maladie, qui conduit à la mort. » (Jésus-Christ, L’Évangile de la Paix, par le disciple Jean). Les pythagoriciens de la Grèce antique étaient végétariens. Ces références pourraient faire des émules : Platon, Socrate, Diogène, Aristote, Sénèque et Plutarque à la même période, Bouddha, Hippocrate et Pythagore cinq siècles auparavant.
 
Quand on médite sur le fait que l’élaboration d’une seule protéine animale demande sept protéines végétales, l’impact du régime carnivore erroné de l’espèce humaine s’avère considérable et déplorable pour l’équilibre mondial. Ces quelques chiffres qui circulent sur Internet et qui sont peut-être approximatifs en disent long : plus de la moitié de l’eau potable des États-Unis est destinée au bétail ; sur un demi-hectare de terre cultivable, on peut produire soit 70 kg de bœuf, soit 10.000 kg de pommes de terre ; de 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux sont requis pour produire un seul kilogramme de viande ; il faut 30.000 à 60.000 litres d’eau pour faire 1 kg de viande de bœuf, et seulement 800 litres d’eau pour 1 kilogramme de blé ; la moitié des récoltes alimentaires mondiales sont mangées par le bétail ; 64 % des terres cultivables de notre planète servent à la production de viande (pâturage et fourrage) ; un « Multi Dommage » (comme Mc Donald…) s’ouvre toutes les 17 heures dans le monde, ce qui engendre la désertification de 125 km2 par jour de forêt humide ; comme il faut 5 kilogramme de poissons pour produire 1 kilogramme de farine, et qu’il faudra 5 kilogramme de cette farine pour qu’un bœuf ou un porc produise 1 kilogramme de viande, ce sont donc 25 kg de poissons qui ne servent qu’à la production d’un seul kilogramme de viande ! La consommation annuelle mondiale d’engrais de synthèse est passée de 7 millions de tonnes en 1945 à 53 millions de tonnes en 1968, et atteint 150 millions de tonnes aujourd’hui ; 500 types de pesticides sont employés dans l’agriculture industrielle, soit 1,5 à 2 tonnes par habitant, par culture et par an, en Europe ; en 1997, la quantité d’antibiotiques vétérinaires utilisée dans l’Union européenne s’est élevée à plus de 10.000 tonnes ; un panel de plus de quatre-vingt produits différents peuvent être injectés aux cochons modernes durant leur élevage ; les producteurs canadiens de volailles, de porcs, de bovins et de poissons utilisent plus de 20.000 tonnes d’antibiotiques par an en injections, ou incorporées à la moulée ; 80 % des animaux élevés en batterie sont malades ; une trentaine d’hectares de forêts sont détruites chaque minute ; 300 tonnes d’humus disparaissent chaque minute ; plus des trois quarts des terres arables qui existaient lorsque les Européens colonisèrent l’Amérique, ont déjà disparu ; les excréments de bétail représentent 110 tonnes par seconde pour les Etats-Unis et l’Europe, où cela entraîne 50 % de toute la pollution des nappes phréatiques ; le bétail des pays riches mange autant de céréales que les Indiens et les Chinois réunis ; un bœuf fournit 200 kg de viande, soit 1.500 repas. Les céréales qu’il a mangées auraient pu servir 18.000 repas ; la consommation carnée utilise 60 % des réserves d’eau mondiale ; il faut 400 litres d’eau à l’heure, 24 sur 24 h,  pour faire face aux besoins alimentaires d’une seule personne carnivore ; plus de 50 millions d’enfants meurent de faim chaque année ; un Américain sur trois et un Français sur quatre sont obèses ; 71 % des graisses et protéines qui sont consommées en France sont d’origine animale ; pour fournir 50 kg de protéines, un animal a dû consommer au minimum 800 kg de protéines végétales ; une pisciculture étasunienne de saumons de 8 ha occasionne autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants ; 120.000 tonnes de crevettes ont été produites ces cinq dernières années dans les régions marécageuses de Thaïlande, détruisant ainsi 800.000 tonnes d’autres espèces.
 
Pour un monde équitable, solidaire et durable, une sensibilisation massive s’impose pour la restriction progressive du régime carné, quelles que soient les conséquences pour les filières économiques concernées. Quand un mal est défini, on tente de l’éliminer, du moins de le contrôler. En cas contraire, c’est un contrat tacite d’ordre mafieux. Les mesures à édicter passent par la plus sévère taxation de tous les produits carnés. Il en va de même pour bien des espèces de poisson si l’on veut limiter la casse halieutique. Les ressources des mers sont pour la plupart au plus bas. Et je ne reviendrai pas ici sur la question empathique du « cri du poisson », car après tout un thon mérite tout autant le respect qu’un chien ou un poney, et les méthodes utilisées pour sa pêche sont des plus barbares.
 
 
Une autre adresse d’intérêt :
http://www.ecoconso.be/spip.php?article286
 
Une vidéo a battu tous les records de visite, et ce n’est pas un hasard :
La viande rend malade, mais j’en mange !
http://www.dailymotion.com/vid...end-malade_news
 
Un groupe à rejoindre pour en parler : Promouvoir le végétarisme
http://www.planete-attitude.fr...voirlevgtarisme

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde
L’incontournable bouquin-enquête de l'ami Fabrice Nicolino.
http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=656
 
Dictature verte, Michel Tarrier, Les Presses du Midi
Un guide des initiatives contre l’extermination finale, ou stratégie de survie au pied du mur.
http://www.rfi.fr/emission/201...ure-verte-editi
http://www.amazon.fr/Dictature...l/dp/2812701404

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Published by Eva R-sistons - dans Santé
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