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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:26
  • Maladies héréditaires: êtes-vous à risque ?
  • EastWest Imaging - Fotolia.com

Votre mère a des varices, votre père est diabétique... ne croyez pas que vous suivrez forcément le même chemin. Mais pour faire reculer certains risques héréditaires, il faut avoir les bons réflexes santé. On vous dit lesquels.

1. Vous avez un parent en surpoids : limitez les excès

Pas difficile de savoir si on est celle de la famille qui sera obligée de surveiller son poids toute sa vie : dès qu'on fait des excès alimentaires, on prend des kilos et on a du mal à les perdre!

Si l'un de vos parents est obèse, vous avez 40 % de risque de le devenir. Toutefois, ces statistiques ne tiennent pas compte des mesures préventives qui peuvent être prises au cours de la vie. De même, il est possible de lutter contre la tendance familiale à s'enrober un peu trop.

Mais attention, vouloir une taille de guêpe si on a tendance à être un peu grassouillette est une source inépuisable de déconvenue. En revanche, maintenir un poids moyen est tout à fait possible, A condition de ne pas tomber dans la folie des régimes restrictifs à répétition, qui finissent par installer des kilos dont on a de plus en de mal à se débarrasser. « Le seul régime qui marche à long terme, c'est une alimentation équilibrée, associée à une activité physique régulière », rappelle le Dr Jean de La Tullaye, nutritionniste en région parisienne.

Une consigne simple mais pas si évidente à observer, tant les habitudes familiales sont parfois imprimées profondément en nous. « Si vous appartenez à une famille où l'on marchait dans les bois après le repas dominical, vous continuerez sans doute à sortir le dimanche après-midi sans que cela vous coûte », poursuit ce spécialiste. Mais si passer l'après-midi devant la télévision vous paraît normal, il faut lutter contre cette mauvaise habitude.

Côté repas, c'est pareil. Manger de tout, mais pas trop gras, en favorisant les fruits, les légumes et les féculents qui calent, pour ne pas avoir envie de produits sucrés entre les repas, ce sont des habitudes que l'on prend de bonne heure. Ou qu'il faut adopter. Sinon, gare au blues qui suit les prises de poids.

 

A découvrir aussi : la méthode du Dietcare pour rééquilibrer votre alimentation

 

 

Votre mère a des varices, votre père est diabétique... ne croyez pas que vous suivrez forcément le même chemin. Mais pour faire reculer certains risques héréditaires, il faut avoir les bons réflexes santé. On vous dit lesquels.

2. Cancers : pensez tôt au dépistage

Entre 5 et 10 % des cancers sont liés à une prédisposition génétique héréditaire. Une nouvelle toujours difficile à entendre, qui doit conduire à pratiquer des examens de dépistage particuliers.

Quand plusieurs membres d'une même famille développent un cancer, il est logique de se demander s'il n'existe pas un lien entre ces maladies. C'est d'ailleurs en étudiant de telles familles que les scientifiques ont pu mettre en évidence des gênes de prédisposition. Ils en ont identifié, pour l'instant, dans trois cancers : cancer du sein, cancer de l'ovaire et cancer du colon.

Et en suspectent dans d'autres, notamment dans certains cancers du poumon. Depuis dix ans, on sait qu'avoir dans son patrimoine génétique des gènes BRCA1 et BRCA2 anormaux augmente nettement le risque d'avoir un cancer du sein ou de l'ovaire. Ces cancers familiaux sont souvent différents de ceux qui surviennent dans la population générale : ils se manifestent plus tôt, sont composés de cellules tumorales plus prolifératives... Des caractéristiques qui aident à les reconnaître.

Il existe aujourd'hui une vingtaine de consultations spécialisées en oncogénétique. C'est là qu'on peut savoir si une anomalie commune explique ou non les cas survenus dans la famille et si on est soi-même porteuse de l'anomalie. Mais ces recherches (analyse de la tumeur chez les malades, prise de sang chez les personnes saines) ne sont entreprises que s'il existe un vrai risque d'histoire familiale. Une mère qui a eu un cancer du sein, cela ne suffit pas.

Les femmes porteuses des gènes anormaux peuvent être aidées sur le plan psychologique et font l'objet d'une surveillance particulière : palpation régulière des seins par un spécialiste, mammographies avant 40 ans, etc. Même précaution de surveillance, mais cette fois par coloscopie, pour les personnes qui appartiennent à des familles où existe une prédisposition pour le cancer colorectal. Un facteur génétique est en cause dans 3 % de ces cancers.

A découvrir aussi : Cancer: les bons aliments et ceux à éviter vraiment

 

 

 

Votre mère a des varices, votre père est diabétique... ne croyez pas que vous suivrez forcément le même chemin. Mais pour faire reculer certains risques héréditaires, il faut avoir les bons réflexes santé. On vous dit lesquels.

3. Votre maman a des varices : consultez dès 20 ans

L'hérédité joue un rôle important dans l'apparition des troubles veineux puisque si l'un de vos parents a des varices, vous risquez d'en souffrir aussi dans 60 % des cas. Mais seulement si vous ne faites rien...

En cas d'antécédents familiaux, les varices sont plus fréquentes et elles surviennent plus tôt. Un cadeau dont on se passerait bien car il ne pose pas que des problèmes esthétiques. La stagnation du sang dans les veines des jambes peut en effet favoriser la formation de caillot (phlébite) ou perturber l'oxygénation de la peau et alors provoquer des ulcères.

Pour ne pas en arriver là, il est nécessaire de prendre soin de ses jambes tout au long de sa vie. « Nous savons que notre environnement peut aussi favoriser la maladie veineuse, car les ethnies sans varices en développent lorsqu'elles migrent dans un pays développé », explique le Dr Nicole Casobon, angiologue à Paris.

Quels sont les facteurs de risque connus ?

La prise de poids qui entraîne une augmentation de la pression dans les veines. La sédentarité qui limite la circulation du sang. La chaleur qui dilate les vaisseaux. La prévention consiste donc à pratiquer une activité physique régulière, à choisir parmi celles qui ne provoquent pas d'à-coups : plutôt la natation, la marche ou le vélo que le jogging ou le tennis. Sans oublier de contrôler votre poids.

Il est aussi conseillé de consulter un médecin dès le début de votre vie adulte, pour connaître votre état veineux. En cas de doute, le médecin vous adressera à un angiologue pour pratiquer un écho-doppler qui peut déjà montrer un reflux sur les veines superficielles et donc la nécessité d'une surveillance. Enfin, traiter les premières varices permet d'éviter l'extension de la maladie.

Votre mère a des varices, votre père est diabétique... ne croyez pas que vous suivrez forcément le même chemin. Mais pour faire reculer certains risques héréditaires, il faut avoir les bons réflexes santé. On vous dit lesquels.

4. Des maladies cardio-vasculaires : surveillez votre tension

Si, dans votre famille, on a tendance à faire des infarctus ou des accidents vasculaires cérébraux de bonne heure, il existe une fragilité vasculaire. Vous devez absolument en tenir compte dans votre façon de vivre.

Des artères qui perdent leur souplesse, des graisses qui s'accumulent le long des vaisseaux, c'est une nature dont on hérite parfois. Et qui se manifeste par la survenue d'accidents vasculaires précoces. Méfiance, donc, si votre père a eu un infarctus avant 50 ans ou si un membre de votre famille a souffert d'attaque cérébrale avant 70 ans. Protégées par leurs hormones, les femmes sont en principe épargnées jusqu'à la ménopause. Mais une vie trépidante doit rendre vigilante vis-à-vis des autres facteurs de risque : montée de la tension artérielle qui fatigue le coeur, excès de cholestérol et de triglycérides qui bouche les artères, tabac qui participe aussi à l'encrassement des vaisseaux.

Que faire ?

Premier geste à faire: surveiller votre tension. « Entre 35 et 44 ans, seuls 57 % des gens connaissent leurs chiffres tensionnels », souligne le Pr Girerd, du Comité de lutte contre l'hypertention. Or la tension ne prévient pas quand elle monte ! Pourtant, la maintenir en dessous de 14/9 est indispensable. Un résultat obtenu en modifiant ses habitudes et, si cela ne suffit pas, en prenant des médicaments. Enrichir son alimentation en fruits, légumes et laitages allégés fait ainsi baisser la tension de 8 à 14 cmHg. Et permet aussi d'agir sur le cholestérol en excès. A condition là encore de le savoir.

Si vous prenez la pilule ou si vous avez plus de 50 ans, une analyse de sang est utile une fois par an. Mais surtout, faites du sport. Une nouvelle étude réalisée chez plus de 120 000 infirmières de Grande-Bretagne montre que le taux de mortalité par maladies cardio-vasculaires est plus faible parmi celles qui font trois heures et demi par semaine d'exercices soutenus : de la marche rapide, de la course, de la natation...

A découvrir aussi : AVC, quels sont les signes qui doivent alerter ?

 

 

 

Votre mère a des varices, votre père est diabétique... ne croyez pas que vous suivrez forcément le même chemin. Mais pour faire reculer certains risques héréditaires, il faut avoir les bons réflexes santé. On vous dit lesquels.

5. Vous avez un père diabétique : bougez-vous tous les jours

Si le diabète qui apparaît dans l'enfance ne peut être prévenu, il n'en est pas de même pour celui qui apparaît à la cinquantaine. Pour ce type de diabète, la prévention s'avère très efficace.

L'observation de certaines populations a beaucoup fait progresser la connaissance des facteurs de risque du diabète de type 2, celui qui apparaît à l'âge adulte. Alors que cette maladie était inconnue chez les Indiens Pima d'Amérique dans les années 1950, elle touche aujourd'hui 50 % d'entre eux. Et la même "épidémie" s'observe dans certains pays d'Afrique noire depuis que la population s'est sédentarisée.

Bouger est donc indispensable. « Pratiquer une activité d'endurance une demi-heure, trois fois par semaine et rester mince, cela suffit à éviter l'apparition du diabète chez les personnes prédisposées », explique le Dr Agnès Hurtier, diabétologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Des études ont même montré que cette hygiène de vie était efficace au début de la maladie, c'est-à-dire quand la glycémie commence à monter. D'après cette étude, deux ans de gymnastique (dans un club ou avec un coach) et une un rééquilibrage alimentaire font aussi bien que les médicaments.

Alors, qu'est-ce que vous attendez pour bouger votre corps, deux heures par semaine ?

A découvrir aussi : Les solutions douces anti-diabète de notre Encyclopédie de la santé au naturel

 

 

http://www.topsante.com/sante-au-quotidien/maux-du-quotidien

 

 


 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Santé
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commentaires

mutuelle hospitalisation 08/02/2013 16:46


Bonjour,


La varice et le diabète sont ils liés? J'ai vu une personne obèse atteinte de diabète et de la varice à la fois. Ila du mal à se tenir debout.

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