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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 04:01

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Manipulation des masses

Nous sommes manipulés sans en être tout à fait conscients. Le « nous » représente le peuple, c’est-à-dire les petites gens et, en grande partie, la classe moyenne qui contribue à 88% des impôts payés au Canada, car les Puissances de l’argent ne paient pratiquement pas d’impôts, tout en réalisant des milliards de dollars de profits. Les Puissances de l’argent exercent le pouvoir absolu sur le monde et bénéficient de l’appui inconditionnel de leurs hommes de paille, les chefs politiques, ainsi que celui des médias d’information sur lesquels elles ont le plein contrôle.

 

Quelles sont les puissances de l’argent ?

 

1- Les grandes multinationales et les banques dont les chiffres d’affaires représentent des centaines de milliards de dollars et qui ont le pouvoir de tasser les gouvernements. Exemples : a) Les puissantes pétrolières américaines qui placent leurs pions sur l’échiquier mondial et qui peuvent, avec leurs milliards, faire élire le président de la plus grande puissance de la terre ; b) Les 150 patrons des plus grandes industries canadiennes, dont les chiffres d’affaires dépassent, ensembles, les 1500 milliards de dollars et qui ont créé le B.C.N.I. (Business Council on National Issues of Canada). Ce lobby extrêmement puissant a son mot à dire dans l’élaboration des politiques et priorités nationales du Canada. Il est très actif dans le transfert des Sociétés d’État rentables au secteur privé ; c) Toutes ces multinationales qui, grâce à la mondialisation et aux traités internationaux, ont réussi à imposer le profit comme étant prioritaire sur la santé publique et la protection de l’environnement. Aux États-Unis, au Canada et au Mexique, à cause de l’Alena, un gouvernement ne peut adopter une loi qui pourrait nuire aux profits actuels, futurs ou potentiels des multinationales. S’il le fait, il s’expose à des poursuites devant un tribunal de l’Alena dont les décisions sont sans appel ; d) Un géant comme Wal-Mart, ouvertement anti-syndical, qui a réussi à faire adopter une loi par le gouvernement Harris de l’Ontario, afin de contrer la syndicalisation de ses employés. On l’appelle, par dérision, la loi Wal-Mart.

 

2- Les puissantes banques du monde, soit les banques centrales et les grandes banques qui créent l’argent, qui le prêtent et qui fixent les taux d’intérêts (la première préoccupation de Tony Blair, une fois élu, a été de transférer à la Banque d’Angleterre, le pouvoir de fixer les taux d’intérêts), ainsi que les institutions qui leur sont dévouées, soit le F.M.I. ( Fonds Monétaire International), la Banque Mondiale, l’O.M.C. (Organisation Mondiale du Commerce), de même que les agences de notation financière (Moody’s, Standard and Poor’s, etc.)

 

Comment manipule-t-on les masses ?

 

1- Par la peur ! La tactique la plus efficace consiste à faire peur au peuple en inventant des monstres qui risquent de l’anéantir. Exemple : les grandes pétrolières américaines qui voulaient prendre le contrôle des puits de pétrole irakiens. Un monstre a été créé : Saddam Hussein, un cruel dictateur dans son pays, comme il en existe des centaines dans le monde (pourtant allié des États-Unis dans la guerre Iran-Irak) qui possédait, disait-on, des armes de destruction massive pouvant anéantir le monde. L’Irak fut mis à feu et à sang et les grandes industries américaines s’y sont précipitées pour réaliser des profits faramineux. On a fait de même avec le président Noriega du Panama, pour prendre le contrôle de ce petit pays et du Canal et on veut faire un monstre du président Hugo Chavez du Venezuela, afin de prendre le contrôle des puits de pétrole de ce pays.

 

2- Par la division ! Le vieil adage « diviser¨pour régner » n’a jamais été aussi d’actualité. Les Puissances de l’argent se servent de leurs hommes de paille, les politiciens, pour diviser le peuple en présentant les syndicats, les assistés sociaux et les non-productifs, comme étant responsables de la situation précaire des finances publiques. Elles ne disent pas, évidemment, que si les finances publiques sont en difficulté, c’est justement à cause d’elles, les Puissances de l’argent, qui ne paient pas leur juste part d’impôts ; que leurs hommes de paille les dorlotent en leur octroyant des milliards en subventions, des prêts sans intérêts, des terrains gratuits et des reports d’impôts à l’infini.

 

3- Par la désinformation ! Les médias étant aux mains des Puissances de l’argent, rien de plus facile pour elles que de contrôler l’information. Les journalistes ne peuvent plus être neutres et impartiaux, car ils ne peuvent se passer des puissants appuis financiers. Ils doivent refléter le choix des rédacteurs en chef et de ceux qui les embauchent et qui peuvent les congédier en tout temps. Il en résulte que la nature même du système capitaliste, où l’information est contrôlée, sape les bases de la démocratie. James Squires, ex-directeur du Chicago Tribune, l’a reconnu en disant : « La prise de contrôle de l’information par les puissantes multinationales a tué le journalisme impartial ».

 

Le Marché comme religion !

 

Dans le monde capitaliste, le Marché a remplacé la religion pour assurer le bonheur des peuples. On enseigne, dans les pays industrialisés, une idéologie : celle de Milton Friedman, qui a écrit un livre « Capitalisme et liberté », et qui est considéré comme le gourou du néolibéralisme actuel. Le Marché est présenté comme l’application la plus parfaite de l’idée de liberté. Selon Friedman, le système d’un gouvernement élu par un vote majoritaire est un pis-aller et non un droit fondamental. Seul compte pour lui, le Marché, ce dieu suprême de la liberté et de la démocratie. L’unique droit fondamental, selon Friedman, est le droit de propriété. Le rôle de l’État serait de protéger ce droit. Il recommande une réduction des impôts en faveur des riches car, selon lui, ce sont eux qui épargnent, investissent et créent des emplois. Il estime même que l’impôt sur les sociétés devrait être aboli. Le fait de prendre de l’argent aux riches pour le donner aux pauvres est, pour lui, une aberration. Selon Friedman, le chômage est un mal nécessaire et même normal. La seule responsabilité sociale des grandes entreprises serait celle d’augmenter leurs profits. Son raisonnement est toujours le même : en augmentant ses profits, l’entreprise crée de l’emploi et fait rouler l’économie. L’école de pensée de Milton Friedman s’impose partout dans les institutions internationales. Le F.M.I., la Banque Mondiale et l’O.M.C. ont adopté ses thèses les plus radicales pour justifier leur prise de position en faveur de la mondialisation.

 

Ce que l’on ne dit pas, évidemment, c’est que cette école de pensée est tout à fait semblable à celle de Léon Walras (1834-1910), un autre père du néolibéralisme qui, tout comme Adam Smith (1723-1790), a vanté les mérites du Marché, qui devait assurer le plein emploi et le bonheur des individus. Cette école de pensée, qui fut adoptée à l’époque, a conduit à la pire crise économique mondiale, celle de 1929, qui est venue ébranler les bases du capitalisme. La dure réalité est venue imposer un démenti formel aux tenants de la théorie du Marché, considérée comme une sorte de main de Dieu. Les économistes du temps, qui jubilaient la veille, se sont mis à bafouiller. Ils ont annoncé, semaine après semaine, que la crise allait se résorber, sans résultat. Ce ne sont pas les économistes, ni les grandes entreprises qui mirent fin à la crise. Ce fut un homme pragmatique et courageux, le président américain Franklin D. Roosevelt, qui prescrivit, malgré les menaces de mort, l’intervention massive de l’État et l’injection de milliards de dollars en vue de créer des gigantesques travaux publics, qui allaient donner de l’emploi aux millions de travailleurs qui crevaient de faim. L’économie se remit en marche grâce à l’intervention de l’État. Ce que les économistes avaient oublié, c’est que le pouvoir d’achat des citoyens est très important pour la bonne marche de l’économie, car c’est la demande qui stimule la production.

 

Les grands défenseurs du Marché prétendent que celui-ci est le mécanisme le plus parfait, le plus naturel et le plus équitable pour réglementer les affaires sociales. Selon eux, les gouvernements ne devraient intervenir d’aucune façon pour ne pas affaiblir le Marché par des lois contraignables. Le Marché posséderait, selon eux, une sorte de main invisible qui assurerait le bonheur des peuples. Il s’agit là d’un mythe qui ne découle d’aucun travail de recherche et d’analyse. Ce mythe est basé sur la concurrence qui finirait par faire baisser les prix en améliorant la qualité des produits. Cette conception n’a aucune réalité avec le capitalisme sauvage qui prévaut à l’heure actuelle. La réalité est que le capitalisme s’arrange pour éliminer la concurrence en créant des oligopoles, ou géants, qui érigent leurs propres systèmes basés sur le profit le plus élevé possible, exemple : les pétrolières ! C’est un système conçu pour les riches au détriment des populations.

 

Quant on nous dit que le Marché libère l’individu, il ne libère en fait que le poison qui tue l’humanité. Le Marché favorise l’individualisme, l’égoïsme, le despotisme, la rapacité, la corruption, l’abandon des valeurs morales et traditionnelles. Le Marché est très superficiel et ne peut satisfaire les besoins fondamentaux qui sont l’amour, la famille, l’amitié, l’empathie, etc. Le Marché ne peut satisfaire les besoins en favorisant l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Dans la mesure où le Marché encourage l’égoïsme et la cupidité au détriment de la générosité et la compassion, il participe à coup sûr au malheur des défavorisés dans le monde.

 

Conclusion

 

  • Les disparités s’accentuent de plus en plus entre les riches et les pauvres, au détriment de ces derniers. Même dans des pays riches comme les États-Unis et le Canada, ces disparités sont frappantes. La classe moyenne, la grande vache à lait des gouvernements, voit son pouvoir d’achat diminuer d’année en année. Les syndicats sont attaqués de toutes parts par les Puissances de l’argent et leurs valets, les hommes politiques, qui les rendent responsables de l’état précaire des finances publiques, alors que ce sont elles qui en sont responsables. La contribution des industries, en impôts payés au Canada, qui était de 50% dans les années 1950, n’est plus que de 12% aujourd’hui. Les Puissances de l’argent disposent de tous les outils pour manipuler les masses et elles ne s’en privent pas, au contraire.

Jean-Claude St-Louis

 

http://mecanopolis.wordpress.com/category/antagonisme-de-classe/

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