Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 20:49
Média et censure: la descente aux enfers du totalitarisme des médias occidentaux

Média et censure: la descente aux enfers du totalitarisme des médias occidentaux

http://www.alterinfo.net/Media-et-censure-la-descente-aux-enfers-du-totalitarisme-des-medias-occidentaux_a60866.html

 

 

.

 

L’étrange mise au silence de l’Amérique libérale

.
Comment la censure politique fonctionne t’elle dans les sociétés libérales ? Quand mon film: “Année zéro: la mort silencieuse du Cambodge” fut interdit aux Etats-Unis en 1980, le diffuseur PBS coupa tout contact. Les négociations furent terminées de manière brutale, les coups de téléphone furent sans réponse. Quelque chose se passa. Mais quoi ? “Année zéro™ avait déjà alerté le monde des horreurs de Pol Pot, mais il enquêtait également sur le rôle critique de l’administration Nixon dans la montée au pouvoir du tyran et de la dévastation du Cambodge. Six mois plus tard, un officiel de PBS me dit: “Ce n’était pas une censure. Nous vivons des jours politiques difficiles à Washington. Votre film nous aurait causé pas mal de problèmes avec l’administration Reagan. Désolé.”
En Grande-Bretagne, la longue guerre en Irlande du Nord déclencha une censure similaire bien que réfutée. La journaliste Liz Curtis fît plus de 50 films pour la télévision en GB, qui ne furent jamais montrés ou retardés indéfiniment de diffusion. Le mot “banni” fut rarement utilisé et les responsables insistèrent toujours sur le fait qu’ils croyaient en la liberté d’expression.
La fondation Lannan à Santa Fe au Nouveau Mexique, croit en la liberté d’expression. Son site internet proclame que la fondation “est dédiée à la liberté culturelle, à la diversité et à la créativité.” Des écrivains, des réalisateurs, des poètes ont accès à ce sanctuaire de libéralisme financièrement supporté par le milliardaire Patrick Lannan dans la pure tradition de Rockefeller et Ford.
Lannan accorde également des “bourses” au média libéral américain, tels que Free Speech TV, la Foundation for National Progress (éditeur du magazine Mother Jones), le Nation Institute et le programme de radio et de télévision Democracy Now! En Grande-Bretagne, Lannan  a soutenu le prix de journalisme Martha Gellhorn, duquel je suis un des membres du jury. En 2008, Patrick Lannan a personnellement soutenu la campagne présidentielle de Barack Obama. D’après le journal “Santa Fe New Mexican”, il est totalement “dévoué” à Obama.
Le 15 Juin, Je devais aller à Santa Fe après avoir été invité à partager une plateforme de communication et de promotion avec le distingué journaliste américain David Barsamian. La fondation devait aussi accueillir la première américaine de mon nouveau film “the War you don’t see” (NdT: “La guerre qu’on ne voit pas”), qui enquête sur la fausse imagerie des faiseurs de guerre, spécialement Obama.
Je me préparais à ce voyage à Santa Fe lorsque je reçus un courriel du responsable de la fondation Lannan qui organisait ma visite. Le ton était incrédule: “Quelque chose s’est passé”, écrivit-elle. Patrick Lannan l’avait appelé et ordonné que tous les évènements programmés me concernant devaient être annulés. “Je ne sais pas ce qui se passe.” Écrivit-elle.
Désabusé, je demandais que la première de mon film soit maintenue dans la mesure où la distribution américaine du film en dépendait beaucoup. Elle répéta que “tous” mes évènements étaient annulés et ceci incluait “la première et le visionnage de votre film”. Sur le site internet de la fondation Lannan, le mot “annulé” apparaissait en travers d’une photo me représentant. Il n’y avait aucune explication. Aucun de mes coups de téléphone n’eurent de réponse, et aucun de mes courriels suivant ne reçut de réponse. Un monde kafkaïen d’incompréhension était descendu sur moi.
Le silence dura une semaine jusqu’à ce que, sous la pression des médias locaux, la fondation émit un bref communiqué disant que trop peu de tickets avaient été vendus rendant ainsi ma visite “peu rentable” et que la “fondation regrettait que la raison pour laquelle l’évènement fut annulé ne fut pas expliquée auparavant à Mr Pilger et au public au moment où la décision fut prise de l’annulation.” De sérieux doutes furent émis par un robuste éditorial du Santa Fe New Mexican. Le journal qui a joué de longue date un rôle si prééminent dans la promotion des activités de la fondation Lannan, révéla que ma visite fut annulée avant que la campagne publicitaire et les annonces ne fussent publiées. Une interview pleine page de moi faite par le journal dût être rapidement déprogrammée. “Pilger et Barsamian pouvaient s’attendre à une audience presque complète des 820 sièges du Lensic Arts Centre”.
Le gérant du Screen. Le cinéma de Santa Fe qui avait été loué pour la première fut appelé tard une nuit et averti d’arrêter immédiatement toute la promotion en ligne de mon film, mais il prit sur lui de reprogrammer le film pour le 23 Juin. Ce fut salle comble avec beaucoup de gens qui ne purent pas entrer pour voir le film. L’idée qu’il n’y avait pas d’intérêt du public fut bien démontrée comme étant fausse.
Des théories ? Il y en a plusieurs, mais rien n’est prouvé. Pour moi, ceci n’est que trop ressemblant de ce qui se passait dans la période ombrageuse de la guerre froide. “Quelque chose fera surface”, a dit Barsamian, “ils ne peuvent pas garder cela secret indéfiniment”.
Mon discours du 15 Juin devait être à propos de la collusion du libéralisme américain dans un état permanent de guerre et la chute des libertés chéries, telle celle de vouloir rendre le gouvernement responsable de choses qui se passent. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le désaccord sérieux, la liberté de parole, ont été substantiellement criminalisés. Obama, le libéral noir, le résultat miraculeux du marketing est autant un va t’en guerre que George W. Bush. Son score est de six guerres. Jamais dans l’histoire des Etats-Unis, un président n’a autant poursuivi en justice de sonneurs d’alerte; et pourtant, dire la vérité, cet exercice de véritable citoyenneté, est au cœur même du premier amendement de la constitution des Etats-Unis. Le plus grand succès d’Obama est d’avoir réussi à séduire, co-opter et à réduire au silence la plupart de l’opinion libérale dans le pays, et ceci incluant le mouvement anti-guerre.
La réaction à la censure de Lannan a été lumineuse. Les braves, tels que le grand sonneur d’alerte Daniel Ellsberg étaient dégoûtés et en ont fait part. De la même manière bon nombre de citoyens américains ont appelé leur station de radio locale et m’ont écrit, reconnaissant un symptôme d’une bien plus grande répression. Mais d’autres voix exaltées libérales ont été choquées que je puisse oser chuchoter le mot “censure”, en parlant d’un tel phare de la “liberté culturelle”. La gêne de ceux qui veulent jouer sur les deux tableaux est palpable. D’autres ont descendu les rideaux et ne disent rien. Vu la froide démonstration de puissance de leur patron, c’est compréhensible. C’est pour eux que le poète dissident russe Yevgueny Yevtushenko un jour écrivit: “Quand la vérité est remplacée par le silence, le silence est un mensonge.”
 
Par John Pilger
Le 7 Juillet 2011
Url de l’article original:
http://www.johnpilger.com/articles/the-strange-silencing-of-liberal-america
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Nouvel Ordre Mondial: la toile et sa liberté d’expression en danger !

Cet article de Paul Joseph Watson adresse le problème épineux de la censure de la toile. Les gouvernements à la solde de l’oligarchie travaillent d’arrache-pied depuis plusieurs années pour censurer et museler la dissidence à leur projet de nouvel ordre mondial.
Différents prétextes ont été utilisés: de la pornographie aux attaques pirates fausse bannière, en passant maintenant par le cas des droits d’auteurs et du piratage.
Notre position à ce sujet est claire: il est inepte de vouloir s’approprier les droits d’ecrits ou de travaux artistiques ou autre. Tout ceci n’est que le résultat de la main mise par la même clique oligarchique sur le patrimoine mondial. Qui profite de la vente d’un livre ?… L’auteur ?.. Soyons-sérieux ! Certains d’entre nous savent ce qu’un livre publié rapporte à son auteur, dans tous les cas, bien moins que ce que cela rapporte à la maison d’édition (à de très rares exceptions près). Il n’y a pas de « propriété intellectuelle » et son corollaire des « droits d’auteurs » n’ont été inventés qu’à des fins mercantiles !
Tout écrit, invention, œuvre d’art est la propriété exclusive du patrimoine mondial, quelque soit l’importance de la contribution au dit patrimoine. Il est absurde que qui que ce soit s’approprie quoi que ce soit sous prétexte « qu’il / elle l’a fait ou écrit ». Parce qu’un écrit contributoire sous forme de livre, d’article, de poème ou de pamphlet n’est possible que par la construction intellectuelle rendue possible pour l’auteur en assimilant une multitude d’idées et de concepts venant d’autrui qui lui ont permis de forger, dans le temps, son point de vue et de l’exprimer à sa manière. En d’autres termes: chaque écrit n’est qu’une autre brique supplémentaire apportée à l’édifice de la conscience humaine et à ce titre est un patrimoine de l’humanité entière. Ce raisonnement est valable pour tout oeuvre d’art, toute invention basée sur une interprétation et une mise en application de la science. Le concept même de « brevets » est une insulte à l’intelligence humaine.
Les notions de « propriété intellectuelle » et de « droits d’auteurs » ne sont que des concepts oligarchiques, contribuant à la domination et l’oppression du vaste nombre par une clique de nantis. L’oligarchie se moque bien de ces concepts qu’elle sait erronés. Son but ultime est la censure à l’image du sénateur américain Jay Rockefeller qui déclara dans une séance publique il y a trois ans: « Nous n’aurions jamais dû inventer l’internet ». Aveu on ne peut plus franc et désabusé.
L’oligarchie transnationale a déjà creusé sa tombe ! Nous irons tous pisser dessus !
– Résistance 71 –
 
La loi “Protect IP Act” donne au gouvernemnt le pouvoir de saisir des sites internet au doigt et à l’œil
 
Des professeurs de droit mettent en garde contre cette nouvelle législation qui permet à l’État de saisir des sites internet sans plus de raison que celle d’établir des liens avec d’autres sites contenant des matériaux protéger par des droits d’auteurs.
 
Par Paul Joseph Watson

 le 6 Juillet 2011
Url de l’article original:
http://www.infowars.com/protect-ip-act-gives-government-power-to-seize-websites-on-a-whim/
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
Une nouvelle législation qui donnerait au gouvernement des Etats-Unis le pouvoir de saisir sans contrôle des domaines de sites internet simplement parce qu’ils établieraient des liens avec des sites contenant des informations sujettes aux droits d’auteurs, a été étiquettée comme une caractéristique des “régimes répressifs” par un groupe de professeurs de droit qui met en garde que cette loi permet à l’État de “briser le système d’adresses de l’internet”.
 
La loi “Protect IP”, qui est en ce moment au point mort au sénat, représente un coup mortel à la liberté d’expression sur internet. Elle transformerait la toile dans son intégralité en un clone du modèle YouTube, qui censure de manière routinière et supprime des informations lorsque des gouvernements ou des corporations leur demandent; ils ferment aussi les comptes utilisateurs et ceux de diffusion sans qu’aucun recours ne soit possible.
Cette législation ne fait que codifier ce que le département de la sécurité nationale (NdT: Homeland Security) met déjà en pratique en saisissant et en fermant des sites internet sans aucune forme de procédure et dans certains cas, sans même en avertir les propriétaires.
Dans une lettre ouverte écrite par le professeur Mark Lemley de l’université de Stanford, David Levine de l’université d’Elon et David Post de l’université Temple, les signataires mettent en garde que la loi requérerait que les companies d’hébergement des sites internet et les moteurs de recherche procèdent à un désenregistement de sites web complets sur la simple base d’une plainte par un détenteur de droits d’auteur, sans qu’une procédure légale indépendante ne soit entreprise.
Le simple fait de mettre des liens que des détenteurs de droit d’auteurs prétendent être en violation des lois sur la propriété intellectuelle serait une raison suffisante pour les agences fédérales de saisir votre domaine et vous poursuivre pour infraction.
“A un moment où beaucoup de gouvernments étrangers ont considérablement augmenté leurs efforts de censurer les communications sur internet, cette loi (Protect IP Act), incorporerait pour la première fois dans la loi américaine, un principe associé de manière plus fréquente avec les régimes répressifs: un droit d’insister sur l’élimination directe de contenus du réseau internet global, et ce indépendemment d’où l’information provient et où elle est localisée et ce en rendant ce contenu assujettissable aux exigences de la loi locale”, établit la lettre.
En suggérant que saisir et faire disparaître des sites web sans moyen contradictoire est une violation flagrante de la loi constitutionnelle interprêtée par la cour suprême, les professeurs ajoutent que la loi donnerait au gouvernement le pouvoir de “briser le système d’adresse et de location de l’internet”.
“Il est demandé aux prestataires de services internet, aux opérateurs de serveurs de refuser de reconnaître des domaines internet qu’une cour considère “dédiés à des activités frauduleuses”. Mais au lieu d’attendre une décision de justice concernant un site internet avant que de lui imposer l’équivalent de la peine de mort internet, la loi donnerait le pouvoir aux cours d’ordonner à tous prestataires de services internet d’arrêter de reconnaître un site même sous le coup d’une sanction temporaire ou d’une injonction préliminaire données le jour même qu’une plainte est reçue. Les cours pourraient donner un tel ordre même si le propriétaire du nom de domaine n’a jamais reçu de notification qu’une plainte était déposée contre lui.”
“Les moteurs de recherche, les compagnies de cartes de crédit et même les publicitaires seront alors mandatés pour refuser toute transaction avec les propriétaires du site sous cette proposition de loi; ce qui rendra la tâche de faire du business sur internet très difficile pour les publicitaires et les compagnies de cartes de crédit.”
Comme nous l’avons précedemment documenté de manière exhaustive, les supporteurs d’une régulation d’internet tels le sénateur Joe Lieberman, ont clairement expliqué leurs intentions de créer un système de contrôle d’internet comme celui de la Chine communiste, en donnant à Obama le pouvoir de bloquer des zones entières de la toile au moyen d’un interrupteur virtuel.
Ainsi, le réseau du Cloud d’Amazon.com a notoirement retiré le site de Wikileaks de ses serveurs et ce  suivant un coup de téléphone donné par le comité de sécurité intérieure du sénateur Lieberman, demandant expressément que le site soit viré.
Lieberman s’est épanché sur les véritables raisons derrière la censure de la toile durant une interview avec CNN quand il déclara: “En ce moment même, la Chine, son gouvernement, peut disconnecter des parties entières de l’internet en cas de guerre et nous avons besoin de cela ici aussi.”
Durant une interview plus récente avec le réseau, Lieberman a dit que les allégations qui disent qu’il est en train de travailler à la création d’un “bouton interrupteur pour internet” n’étaient que de la divagation, tout en répétant la même chose que précédemment, à savoir que le gouvernement américain se doit d’avoir le pouvoir de “déconnecter des parties de l’internet en cas de guerre”.
Bien sûr, comme nous l’avons prouvé, la Chine ne déconnecte pas l’internet “en cas de guerre”, elle ne fait que censurer et intimider les gens qui expriment une quelconque dissidence contre les atrocités du gouvernement ou la corruption. Ceci est exactement l’environnement cybernétique que les gouvernements occidentaux essaient de dupliquer alors qu’ils essaient de placer un baillon sur le dernier bastion de la véritable liberté d’expression: la toile.


Jeudi 7 Juillet 2011
http://www.alterinfo.net/Media-et-censure-la-descente-aux-enfers-du-totalitarisme-des-medias-occidentaux_a60866.html

.

 

Partager cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog d' Eva, R-sistons à la crise
  • Le blog d' Eva,  R-sistons à la crise
  • : Tout sur la crise financière, économique, sanitaire, sociale, morale etc. Infos et analyses d'actualité. Et conseils, tuyaux, pour s'adapter à la crise, éventuellement au chaos, et même survivre en cas de guerre le cas échéant. Et des pistes, des alternatives au Système, pas forcément utopiques. A défaut de le changer ! Un blog d'utilité publique.
  • Contact

Recherche