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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 15:34

 

 

 

Il fut un temps où on disait dans les chaumières :

« Menteur comme un arracheur de dents ».


Aujourd’hui êtes vous sûrs  que l’on ne pourrait pas appliquer ce dicton aux journalistes de la Presse écrite, et de la Cyber presse ?

Contrairement à une idée répandue, la liberté d’expression proclamée en 1789 n’a été appliquée en France que quatre ans et demi en deux siècles.

Le contrôle de l’État a atteint son paroxysme dans les années 1944-54 où toute la presse a été nationalisée.

Le système actuel, quoique formellement respectueux des libertés, est contrôlé, à tous les stades, par les services du Premier ministre :

Détention de la moitié du capital de l’AFP.

Réductions conditionnelles des charges sociales et de la TVA.

Subventions directes aux « grands » quotidiens.

Censure des chaînes de radio et de télévision par le CSA, etc.

Un peu d’Histoire :

La scène se passe à New York,  lors d’un banquet,  le 25 septembre 1880. (çà ne date pas d’hier, n’est ce pas ?)

Le célèbre journaliste John Swinton s’énerve quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse : 

« Quelle folie que de porter un toast à la Presse indépendante ! 
Chacun ici présent sait que la presse indépendante n’existe pas. 

Vous le savez et je le sais. 

 Il n’y en a pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions. 

S’il le faisait,  vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. 

Je suis payé pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travaille. 

D’autres parmi vous sont payés pour un travail similaire. 

Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal,  je perdrais mon emploi en moins de 24 heures. 
La fonction d’un journaliste est de détruire la vérité,  de mentir radicalement,  de pervertir le faits,  d’avilir,  et de se vendre lui-même,  de vendre son pays  pour son pain quotidien ou ce qui revient au même,  son salaire. 
Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. 

Nous sommes leurs marionnettes.  Ils tirent sur les ficelles et nous dansons. 

Notre temps,  nos talents,  nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. 

Nous sommes des PROSTITUÉS INTELLECTUELS. » 

(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979),

En 2011, la Liberté de la Presse est devenu un leurre.

En France, comme ailleurs dans le Monde, nos journalistes, ont mis en veille leurs opinions, en adoptant un vocabulaire d’une neutralité  affligeante !

Certains journaux se contentant de livrer les informations telles qu’ils les reçoivent par agences interposées.

Un journaliste qui parle trop et trop vite, a des chances, soit d’être mis à la porte de son journal, soit d’être « trainé » en justice.


Tout récemment souvenons nous de l’affaire Zemmour  et encore plus récemment, du lamentable débat entre Robert Ménard ancien Président de Reporters sans frontières, et sa consœur de France inter.

L’objet  du spectacle : Ménard,  en électron libre a osé écrire un pamphlet provocateur  intitulé « Vive Le Pen » .

A quand une refonte du petit Larousse illustré ? ( eh oui, les images ont droit elles aussi à la censure)

Qu’en est-il des webzines qui ont pignon sur Net ?

Là aussi, les opinions Politiques sont de plus en plus difficiles à exprimer.

Même ici sur C4N, il nous faut (de plus en plus), nuancer nos propos,  sous peine de nous voir lynchés par une majorité bienpensante, qui bien souvent ignore le sens du mot « Tolérance »

Ce qui nous fait rester dans une neutralité relative, souvent lourde à porter.

Oserai-je dire que :

« Le premier métier d’un journaliste est de se taire. 
   Le deuxième est de mentir. » 

Sources :  Réseau Voltaire, et un document reçu de Bernard Monnier, le tout à la sauce du jour..

Vidéos :  Robert Ménard et la Liberté d’Opinion  sur France Inter :

 

Celle-ci, au temps où le « super » Stéphane Guillon avait encore la possibilité de s’exprimer sur France Inter  (également.)

Depuis, Guillon a été « remercié »

N’est ce pas là une preuve que La Liberté de parole à du plomb dans l’aile ?

 

JOURNALISTES : " TOUS MENTEURS! ", Par omission, ou par Obligation ?

Par Sophy

 

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=43238&Itemid=999

 

 

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commentaires

Ibrahima 03/05/2011 03:22




Se taire et mentir

La scène se passe à New York,  lors d’un banquet,  le 25 septembre 1880. (çà ne date pas d’hier, n’est ce pas ?)
Le célèbre journaliste John Swinton s’énerve quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
« Quelle folie que de porter un toast à la Presse indépendante !
 
Vous le savez et je le sais.
Il n’y en a pas un journaliste parmi nous qui oserait publier ses vraies opinions dans la presse algérienne, si vous le faisait,  vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. Un
journaliste est payé pour garder les vraies opinions en dehors du journal pour lequel il travaille. D’autres parmi nous sont payés pour un travail similaire.
Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal,  je perdrais mon emploi en moins de 24 heures et je risquerais la prison, me disait un directeur d'un
grand journal?.
La fonction d’un journaliste est de détruire la vérité,  de mentir radicalement,  de pervertir le faits,  d’avilir,  et de se vendre lui-même,  de vendre son pays 
pour son pain quotidien ou ce qui revient au même,  son salaire. Et, nos confrères d'Al-Djaazira et d'Al-Arabya sont dans la marge.  
Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes leurs marionnettes.  Ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Notre temps,  nos
talents,  nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes.
Un journaliste de trop, qui parle de trop et trop vite, a des chances, soit d'être mis à la porte de son journal, soit d'être "trainé" en justice.   
Oserai-je encore dire que : " Le premier métier d’un journaliste indépendant est de se taire. Le deuxième est de mentir"
Nous sommes des "prostitués intellectuelles".

Y.Mérabet journaliste indépendant
(Algérian Society For International Relations)


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