De Volkskrant – Pays-Bas

 

L’école supérieure spécialisée de La Haye refuse de dresser un sapin de Noël car cela ne correspondrait pas au caractère multiculturel de l’école. Dans le quotidien De Volkskrant, le chroniqueur Malou van Hintum se demande si la direction de cette école a perdu la raison : « Accepter la diversité de la société, c’est la mettre en évidence plutôt que de la dissimuler. (…) Nous sommes différents, nous avons des opinions différentes, nous avons des styles de vie différents. Donnez-vous autant de liberté et d’espace que possible pour exprimer tout cela. Cela vaut surtout quand il s’agit des côtés festifs d’une conviction, que ce soient les processions catholiques ou le sapin de Noël des païens, adopté discrètement dans la fête religieuse et qui pare désormais les salles de séjour, les classes ou les vitrines laïques. (…) En refusant de dresser un sapin de Noël, l’école supérieure fait justement disparaître le côté ‘international et varié’ de l’école. Ce n’est pas politiquement correct. C’est une vision étroite et bornée. Et horriblement ennuyeuse. »

(09.12.2009)

Newsmill - Suède

Sapin de Noël ou pas dans les écoles néerlandaises?Sapin de Noël ou pas dans les écoles néerlandaises? | (bendylan/flickr)Une école de Stockholm a interdit à une élève de participer aux cours avec son voile. Etant donné qu’il n’y a en Suède aucune interdiction générale concernant le port du voile, l’élève du quartier d’Åsö s’est tournée vers le médiateur en matière de discrimination. Lotta Edholm, responsable des questions scolaires à Stockholm, annonce dans le forum d’opinion Newsmill qu’elle étudie le cas : « Je suis très sceptique. Mais c’est justement ce dont il s’agit ici : qu’a-t-on le droit de faire au nom de la religion ? Jusqu’où s’étend la liberté de religion ? La liberté de religion signifie-t-elle également la liberté d’exprimer des points de vue extrémistes dans l’environnement d’enfants ? Je veux examiner cela. Si le médiateur en matière de discrimination juge les règles mauvaises pour Åsö, Stockholm fera examiner cette décision devant un tribunal. »

(08.12.2009)

The Guardian – Royaume-Uni

Les gens satisfaits n’ont pas besoin de religion, écrit Sue Blackmore dans son blog pour le quotidien progressiste de gauche The Guardian : « La foi religieuse populaire provient d’un dysfonctionnement des conditions sociales. Ceci est la conclusion de la dernière étude sociologique effectuée par Gregory Paul. Selon lui, la religion est bien loin d’apporter des avantages à la société comme ‘l’hypothèse socio-économique de la création de la morale’ tend à nous le faire croire, la religion populaire est un mécanisme psychologique qui nous permet de faire face à une grande charge de stress et d’anxiété. (…) C’est une béquille sur laquelle les gens s’appuient quand ils doivent faire face à un stress extrême, ‘une invention naturelle des esprits humains en réponse à un entourage déficient’. Les Américains, dit-il, subissent un stress et une peur épouvantables provenant du manque de services médicaux universels (…) et d’énormes inégalités de revenus. Dans ces conditions, la foi en un être créateur tout-puissant et le respect de rites religieux apportent un vrai soulagement. En opposition, les majorités des classes moyennes d’Europe occidentale, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Japon mènent une vie suffisamment sécurisante pour ne pas rechercher le soutien d’un créateur tout-puissant. »

(08.12.2009)

Komment – Hongrie

« La loi sur les minarets en Suisse n’empêchera pas les musulmans radicaux de propager leur enseignement »

L’interdiction des minarets en Suisse montre avant tout à quel point règne la peur de l’étranger, écrit l’historien et journaliste Attila Novák sur le site d’opinion Komment.hu : « Si l’on considère l’islam européen, on a le choix entre Charybde et Scylla, entre l’intégration complète et le rejet total. Sur arrière-fond d’histoire européenne, j’aimerais inviter à la prudence tous les journalistes pour lesquels les images d’organisations terroristes islamistes et de musulmans pacifiques sont souvent inextricablement liées, et qui ont tendance à faire porter le chapeau de l’islamisme à la société musulmane dans son ensemble. (…) La loi sur les minarets en Suisse n’empêchera pas les musulmans radicaux de propager leur enseignement. (…) La loi dévoile notamment la peur des étrangers, ce qui ne présage rien de bon pour l’avenir. »

(08.12.2009)

Dnevnik – Bulgarie

Le débat portant sur le référendum suisse contre les minarets montre que l’Europe a besoin de nouveaux modèles d’intégration pour les musulmans, estime le quotidien Dnevnik : « Au commencement de l’islam, les minarets étaient des tours de guet éclairées par des flambeaux et qui ont plus tard été utilisées pour appeler les musulmans à la prière. Aujourd’hui, quatre minarets au cœur de l’Europe font apparaître un grave problème. (…) Les réactions consécutives aux caricatures de Mahomet au Danemark en 2006, les discussions animées autour du discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne un an plus tard, le film Fitna du politique d’extrême droite Geert Wilders tout comme l’assassinat auparavant du réalisateur Theo van Gogh, ne sont que les exemples les plus parlants. Personne ne s’attendait à ce que l’intégration des immigrés musulmans en Europe soit facile et harmonieuse. Et en l’occurrence il ne s’agit pas de l’échec de celle-ci, mais du signe qu’il faut tenir compte de l’approche permettant d’atteindre cet objectif. »

(09.12.2009)