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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 23:51

Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs 

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Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs
Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 11 janvier 2012
 

 

Gilles Jacquier, reporter de guerre travaillant pour France 2 (Envoyé spécial), entré de sa propre initiative en Syrie pour couvrir les événements qui déstabilisent le pays, est mort aujourd’hui à Homs, sous le feu des roquettes de l’« Armée syrienne libre ». Cette attaque a causé la mort de huit personnes et en a blessé 25 autres, dont aucune ne portait d’arme d’après nos sources.
La veille, le reporter avait quitté le voyage de presse organisé à sa demande, arguant qu’il n’était pas interréssé par les rencontres avec des leaders politiques et religieux qui lui avaient été proposées. Il avait loué un véhicule privé pour se déplacer à sa guise et relevé de toute responsabilité les personnes qui l’avaient aidé à obternir un visa.
Au moment des faits, le journaliste décédé se trouvait avec des confrères français et belges à proximité d’une manifestation pro-gouvernementale.
Une première roquette, tirée par un lance-roquettes portatif, a frappé les manifestants, tuant huit personnes. Après avoir évalué la situation en montant sur une terrasse, M. Jacquier et son cadreur se sont approchés des cadavres pour les filmer, lorsqu’une seconde roquette s’est abattue à proximité, tuant le reporter français et blessant sérieusement son confrère.

Ce drame nous rappelle que le peuple syrien est confronté à des groupes armés faisant feu de manière indiscriminée sur des personnes non armées dans les rues de certaines villes du pays. Il s’agit d’une guerre non-conventionnelle et en aucun cas de répression musclée de « manifestations pacifiques », comme ont pu le constater les observateurs de la Ligue arabe.
M. Jacquier et ses confrères avaient un rendez-vous avec des membres de l’opposition armée et s’estimaient donc protégés par elle, mais les journalistes n’étaient pas encore entrés dans le quartier qu’ils contrôlent et se trouvaient donc dans la partie qu’ils attaquent de manière indiscriminée. Intoxiqués par la propagande atlantiste, et ayant refusé d’écouter les témoignages des victimes précédentes, ils ont mal évalué la situation et se sont inutilement exposés.

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En haut à gauche de l’image, le point d’impact de la roquette qui a tué Gilles Jacquier. Caractéristique d’une roquette thermobarique, cet impact présente peu de dégâts matériels, contrairement à celui d’un obus de mortier qui forme un cratère. En revanche, le souffle de l’explosion peut tuer dans un rayon de 10 mètres en écrasant les organes internes des victimes, ce qui explique en outre le peu de blessures apparentes.

Peu de temps après la tuerie, l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme », l’organe de propagande des gangs armés basé à Londres, a prétendu que le groupe de journalistes avait été la cible d’"obus de mortier", faisant planer un doute sur l’origine des tirs car l’armée n’a pas recours à ce type de lance-roquettes dans le cadre de ses activités de maintien de la sécurité. Cependant les images tournées sur place peu de temps après l’attaque et diffusées par la télévision syrienne montrent clairement l’impact d’une roquette thermobarique « RPG-7 » sur le trottoir (et non pas un cratère d’obus) tandis que les victimes sont évacuées, ainsi que les ailettes de la roquette, récupérées par les habitants du quartier.

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Habitant de Homs montrant à la caméra de la chaîne syrienne al-Dounia les ailettes de la roquette de type « RPG-7 » qui a causé la mort du reporter français.

Le Réseau Voltaire présente ses condoléances à la famille et aux collègues de M. Jacquier.

Arthur Lepic

Source : « Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 11 janvier 2012, www.voltairenet.org/a172340
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Sur le site de Lucien PONS,
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QUI A TUÉ GILLES JACQUIER ?
Vendredi 13 janvier 2012

Après l’annonce de la terrible nouvelle, un certain flottement révèle une difficulté pour les propagandistes de l’OTAN pour lesquels les médias français construisent servilement la fable des « printemps arabes ». S’ils ont tenté, dans un premier temps, d’attribuer les crimes à l’armée régulière syrienne, on a assisté ensuite à un rétropédalage, le grief se réduisant à reprocher à l’armée de n’avoir pas pris toutes les dispositions pour assurer la sécurité des journalistes (notons au passage que si l’armée avait pris ces mesures, on lui aurait aussitôt reproché de ne pas laisser les journalistes travailler librement).

En réalité, il semble désormais établi que les auteurs de ces crimes sont parfaitement connus et que le pouvoir syrien est parfaitement capable de prouver de façon incontestable que ce sont les terroristes qui ont tiré sur un groupe de journalistes pour ensuite expulser les autres au motif qu’ils ne seraient plus capable s’assurer leur sécurité dans le quartier de Homs qu’ils contrôlent. Il est clair que ce sont ces terroristes soutenus par des commandos étrangers qui ne veulent pas de témoins.

Si les journalistes français réalisent à quelle odieuse manipulation ils participent, parfois à leur insu, l’assassinat de Gilles Jacquier pourrait être une brèche qui provoquera l’effondrement du mur du mensonge.

L’interview d’Etienne Monin, en ligne sur le site de France-info réalisé « à chaud » est intéressante à plus d’un titre : malgré l’évidente volonté de la radio de fausser la réalité, on y apprend que ce sont les terroristes, auto-proclamés "armée LIBRE syrienne", qui ont pris prétexte du crime pour se débarrasser des journalistes et non l’armée régulière, comme voudrait le faire dire France-info à son "grand reporter".

Etienne Monin - qui a pourtant été décoré pour services rendus en Libye - semble ébranlé : il est incapable d’attribuer le crime à l’armée syrienne comme le réclame la propagande otanienne. Il doit bien convenir que ce sont les terroristes qui ne veulent plus de journalistes sur place. Il en est réduit à espérer qu’un jour la vérité soit enfin connue et les criminels démasqués.

L’article ci-dessous de Tarik Slimani pour l’agence de presse SANA est suffisamment précis pour que les propagandistes de l’OTAN hésitent à construire une supercherie de plus pour justifier une nouvelle intervention guerrière en Syrie. La paix est certainement sauvée pour un temps. Reste à espérer que les missiles prévus martyriser les peuples syrien et iranien connaissent le même sort que les vaccins H1N1 de Mme Bachelot. Pour ça, il faut que les journalistes français réalisent enfin dans quelle impasse leurs commanditaires les fourvoient, et quels reniements des valeurs les plus essentielles cela implique. Tôt ou tard, cette vérité là triomphera aussi. Le plus tôt sera le mieux.

 


Neuf martyrs dont un journaliste français et d’autres blessés dont un journaliste belge par des obus tirés par des terroristes sur une délégation médiatique dans le quartier Ekrima à Homs

par Tarik Slimani, le 11 Janvier 2012

Homs / Neuf personnes dont un journaliste français ont été tuées et d’autres blessées dont un journaliste belge, dans une attaque aux obus de mortier, tirés par un groupe terroriste contre une délégation médiatique au moment elle était en train de prendre acte sur le terrain des séquelles d’actes terroristes commis dans le quartier Ekrima à Homs.

Selon le correspondant de SANA, sur place, les terroristes ont tiré des obus de canons en direction de la délégation médiatique étrangère, au moment où elle était au lieudit, en train de prendre connaissance des effets d’actes de destruction dans les maisons et les bâtiments commis par des terroristes dans le quartier de Ekrima à Homs et de faire des interviews avec les citoyens ayant subi des dommages dans leurs biens.

Cette attaque terroriste a fait neuf tués dont le journaliste français Gilles Jacquier, correspondant de France 2, et nombre de blessés dont un journaliste belge. Aussitôt, les victimes ont été évacuées aux hôpitaux de Nahda et de Zaïm, dans la même ville pour recevoir les soins appropriés.

A noter que le journaliste belge "est sorti de l’hôpital après avoir reçu des soins, car sa blessure était superficielle", selon le correspondant de SANA sur place. Le ministère de l’information condamne l’acte terroriste contre le journaliste Jacquier et réaffirmant que cette agression était pour brouiller la vraie image des événements en Syrie Un responsable haut placé au ministère de l’information a déclaré qu’une équipe, de journalistes étrangers, était sur le point de faire des reportages sur les effets dévastateurs d’actes terroristes et accueillir des témoignages parmi les citoyens victimes de ces actes commis par des groupes terroristes dans le quartier de Ekrima à Homs, a fait l’objet d’une attaque surprise d’obus de canons, tirés par un groupe terroriste, ce qui a causé la mort de 8 personnes, tombées en martyrs dont le journaliste français, Gilles Jacquier de /France 2/ et fait 25 autres blessées dont un journaliste belge. Selon la même source, "La tournée sur le terrain de la délégation médiatique étrangère dans les quartiers de Homs, s’inscrit dans le cadre de l’autorisation accordée par la Syrie aux équipes de journalistes étrangers afin qu’ils circulent librement à travers les différentes régions du pays pour transmettre à l’opinion mondiale les faits réels constatés de visu".

La source a en outre publié les 12 noms de journalistes formant les équipes en questions, il s’agit de trois journalistes français : Gilles Jacquier, Caroline Martin Buiron et Christopher Kink, de cinq Belges : Rody-Karl Frankie, Jean-Kyril Beck, Philippe Van Hake, Jean-Marc Fraksin, Chris de Tiguel, de deux de la revue française, /La Vie/ : Jacques Duilissy et Steven Vassinar, de deux du magazine suisse /Hebdo/ : Patrick Valélian et Sid Ahmed Hahouch en plus de 3 accompagnateurs : Nour Haqqi, traductrice syrienne, Joseph Id et Mireille Abi Nader du Liban.

"Le ministère de l’information a exprimé ses vifs regrets et sa compassion profonde de la perte des vie de la Syrie et de ses invités, tout en condamnant cette agression terroriste qui a coûté la vie au journaliste Jacquier, alors qu’il accomplissait sa mission journalistique", a ajouté la même source. Elle a estimé que ce forfait abject est "un acte dans la série d’agressions terroristes dont fait l’objet la Syrie et s’inscrit dans le contexte des tentatives de terroristes de vouloir occulter la vraie image de ce qui se déroule comme événements en Syrie".

Le Conseil national de l’information condamne l’agression terroriste de Homs et présente ses condoléances à la famille Jacquier et à France 2.

Le Conseil national de l’information a exprimé sa solidarité avec les familles des victimes de l’agression perpétrée par un groupe terroriste armé, en condamnant énergiquement cet acte lâche qui a ciblé des confrères qui accomplissaient en Syrie leur devoir professionnel afin de transmettre la vérité et révéler le terrorisme qui touche et la Syrie et son peuple. Le Conseil présente par la même occasion ses condoléances aux familles des victimes dont celle de Jacquier et à l’équipe de la rédaction de France 2, tout en "souhaitant un prompt rétablissement aux autre blessé dont le journaliste belge".

T. Slimani

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(http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=650)

 

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