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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 14:23

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http://membres.multimania.fr/wotraceafg/nucleaire_iran.jpg

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Ibrahima Koutou

17 mai 2011

 

Le nouveau monde
Israël dans le giron
du nouveau monde moyen-oriental
Par Y.Mérabet


Le Mossad, l’organisation des renseignements israéliens la plus secrète de l’État d’Israël, devient de-facto le porte-parole officiel du gouvernement. Meir Dagan, son ancien responsable jusqu’en décembre 2010, s’exprime de manière régulière face aux médias et son devoir de réserve implique que les dirigeants israéliens cautionnent certainement ses propos. En dépendant directement du premier ministre, il occupait un rang de super ministre, en faisant de lui le deuxième personnage du gouvernement. Sa position à l’égard de l’Iran n’a jamais été figée et elle a évolué en fonction des circonstances politiques du moment et des faits probants portés à la connaissance de l’opinion internationale.
En janvier 2006, il avait exposé, devant la commission de la défense de la Knesset, ses prévisions apocalyptiques sur le Proche-Orient. Il avait alors soulevé le problème du réarmement à outrance de la Syrie par l’Iran et avait qualifié la situation avec le Liban de « danger pour Israël » en raison des multiples transferts d’armes syriennes vers le Hezbollah.

Il caractérisait alors la situation d’explosive et Tsahal, n'a pas hésité de tenir au sérieux ses propos pour mener à la guerre du Liban de juillet 2006. Les résultats attendus par cette expédition ne furent à l'avantage des troupes du Hezbollah. Pour la première la première fois dans l'histoire des arabes, une milice ultra-religieuse infligea une défaite à Israël. Tsahal fut humilié et réduit à une petite armée,le mythe invincible est levé. Meir Dagan vise l'Iran cette fois-ci, il pousse les États-Unis et la communauté e européenne à contre-carré le programme nucléaire par mesure de rétorsion et se prépare même à bombarder les sites avec l'aide de l'Arabie Saoudite et l'Égypte.
Meir Dagan s’était à nouveau exprimé devant la commission en juin 2009 en évoquant le programme nucléaire iranien : « Si le projet ne rencontre pas d’obstacle technologique, les iraniens auront une bombe prête à l’emploi en 2014 ». Ils aspiraient selon lui à mettre en route plus de dix mille centrifugeuses d’ici 2012 et il prônait une action d’envergure avant la fin 2009 pour stopper le programme. Le gouvernement n’avait alors apporté aucun démenti à cette analyse mais les journalistes avaient interprété ces propos comme préfigurant une attaque militaire sans se douter qu’elle prendrait en fait une autre forme plus insidieuse.
Le chef du Mossad, Meir Dagan, était déjà convaincu que l’option militaire, souvent avancée , contre l’Iran n’était pas la meilleure solution pour empêcher la mise au point d’une arme nucléaire iranienne.
Israël ne pouvait pas envisager une action semblable à celle de septembre 2007 qui avait entrainé la destruction par l’aviation israélienne de l’usine nucléaire syrienne dans un site près de Dayr a-Zwar. Avec l’accord des américains, les israéliens avaient alors cherché à envoyer un message de menace à l’Iran qui l’a complètement ignoré. Cette éradication d’un site unique entrait dans les compétences militaires israéliennes mais les iraniens, qui avaient appris la leçon syrienne, ont disséminé leurs installations à travers tout le pays tout en créant, par diversion, des usines nucléaires civiles soumises au contrôle occidental.
Les israéliens ont effectivement hésité à frapper les sites de peur que ces derniers sont chargés en plutonium et des risques encourus par la sécurité de la région, ou la prolifération nucléaire atteindra des proportions plus dangereuses que celle de Fukushima. De toute façon, depuis que le réacteur nucléaire de Busher est en charge, d'éventuelles frappes israélites deviennent incertaines sinon impossibles.
D'autre par les répercussions d’une telle attaque sur l’action du Hezbollah et de tous autres groupes activistes de la région auraient réagi de manière brutalement et simultanément par une pluie de missiles sur Israël. Encore, ils étaient convaincu que l'Iran avec toutes ses raisons à riposter violamment avec des armes très avancées pour réduire la petite Israël en poussière.
Les silences de la Maison Blanche accréditaient l’idée qu’elle refusait à s’engager dans une aventure militaire et qu’Israël se verrait contraint d’agir seul . Des anciens du Mossad prévoyaient la guerre et des fuites bien orchestrées faisaient état de vols d’entrainement au dessus de Gibraltar pour préparer l’attaque. En prévision d'une attaque israélite sur l'Iran et l'embrassement infernale du bassin méditerranéen ou sont basés les 80% de la flotte des forces occidentales (OTAN et NATO), il devient impératif de libérer le contrôle des deux portes d'accès maritimes; le golfe d'Aden et le détroit de Gilbraltar (coté marocain).
Mais la plupart des analystes occidentaux et israéliens estimaient que l’attaque de l’Iran passait d’abord par la mise au pas de la Syrie et du Hezbollah. En fait, le Mossad avait bien pris la décision d’attaquer l’Iran mais le combat allait prendre une tournure moins militaire. Il décida d’utiliser des sous-traitants parmi l’opposition iranienne , bien implantée en Iran, pour organiser des opérations clandestines traduites par l’assassinat dans des attentats ciblés de plusieurs scientifiques impliqués dans les activités nucléaires. Il a aussi commandité les mystérieuses explosions qui ont eu lieu sur une base de missiles de Khorramabad le 16 octobre 2010.

La première attaque d’Israël sur l'Iran a bien eu lieu en septembre 2009 mais sous forme cybernétique à l’aide du virus Stuxnet qui a rendu inutilisables près de 20% des centrifugeuses iraniennes. C'est encore une leçon apprise par l'Iran pour prévoir une protection efficace ses installations nucléaires, 50% du contrôle informatique fut remplacé par le manuel.

Il se pourrait que le code qui a été introduit dans les ordinateurs iraniens est encore actif et, grâce à des fonctions dormantes, ses effets néfastes lui permettent d’évoluer et de commettre d’autres attaques. Cette désorganisation des moyens de contrôle des centrifugeuses à poussé les russes à demander le report de la mise en service de l’usine de Bushehr qui vient de reprendre ses activités dans la deuxième quinzaine du mois mai 2011, une fois que les réserves iraniennes fussent levées .

Israël, convaincu de la réalité du nucléaire iranien, se rétracte

Meir Dagan avait ouvertement estimé en janvier 2011 que le sabotage des installations iraniennes avait porté ses fruits et sous estimer la vigilance des iraniens. Il avait assuré, devant la commission de la défense de la Knesset, que le programme nucléaire de Téhéran avait pris un retard de « plusieurs années ». Il est encore sorti de sa réserve le 6 mai 2011, à l’Université hébraïque de Jérusalem, en évoquant l’éventualité d’une frappe militaire contre les installations nucléaires iraniennes. Il a radicalement repoussé une telle éventualité comme étant « la chose la plus stupide que j’ai jamais entendue »
Il a ainsi confirmé les difficultés de distinguer les infrastructures nucléaires civiles des usines militaires. Par ailleurs, venant d’un officier qui a été à la tête d’une officine qui a souvent commandité des actions réprouvées par le droit, il a usé d’une argumentation juridique pour étayer son propos : « L’AIEA contrôle les installations civiles pas les secrètes. Une frappe sur ces installations serait manifestement illégale au regard du droit international ».

Juste quelques jours avant le déclenchement de la "révolte arabe", le chef du Mossad, Meïr Dagan, a effectué une visite secrète en Arabie Saoudite. “Dagan a eu des entretiens en Arabie saoudite sur l’Iran, et son programme nucléaire, sans pour autant dévoilé les noms des responsables saoudiens qu’il a rencontrés”. Les mêmes sources évoquent des rapports faisant état “d’une coopération secrète croissante entre Israël et l’Arabie Saoudite, dont une coordination défensive, en prévision d’une éventuelle opération militaire contre les installations nucléaires iraniennes”.
JSSNews, a rapporté il y a deux mois, que le système saoudien de défense aérienne, a été suspendu pendant de nombreuses heures, lors de manœuvres militaires saoudiennes, pour simuler un scénario où les avions militaires israéliens transiteraient par l’espace aérien saoudien pour attaquer l’Iran. Par la suite, des hélicoptères et des avions militaires israéliens ont atterri en Arabie saoudite pour y installer des équipements, chose que le Royaume cacherait à son peuple.
L'Arabie Saoudite, a été sérieusement dopée par Israël pour l'ériger en ennemie contre l'Iran : “Que l’Iran ne nous mette pas au défi !”
disait son Altesse Royale le Prince Sultan Bin Abdulaziz Al SAOUD, Ministre de la Défense et de l’Aviation et Inspecteur Général.

Vers un rapprochement (Israël-Egypte-Iran)

Ankara, médiateur de l’Iran

Elle a également voté contre la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 9 juin, renforçant les sanctions économiques internationales contre l’Iran. Peu avant, elle avait présenté avec le Brésil, une proposition d’échange de combustible nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, visant à faciliter un compromis sur le dossier nucléaire, mais qui a été rejetée par les autres pays. Le rapprochement de la Turquie et de l’Iran, qui représentent à eux deux plus de 150 millions d’habitants, s’est également accompagné d’un renforcement des relations économiques et commerciales qui ont atteint 10 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, avec pour objectif commun de les faire passer à 30 milliards de dollars entre 2013 et 2015.

L'Iran veut renforcer ses relations commerciales avec la Turquie pour réduire la place des Émirats arabes unis dans son commerce extérieur, après les restrictions bancaires imposées par les Émirats à la suite des sanctions économiques internationales. L’Iran, qui exporte déjà quotidiennement entre 15 et 18 millions de m3 de gaz vers la Turquie, a signé en juillet un contrat d’un milliard d’euros avec une compagnie turque pour la construction d’un gazoduc de 660 km qui permettra d’exporter, chaque jour, 60 millions de m3 de gaz d’ici trois ans vers la Turquie et l’Europe. Enfin, M. Erdogan, lui-même sunnite, a participé pour la première fois à Istanbul à la première fois aux cérémonies chiites d’Achoura, en présence d’Ali Akbar Velayati, principal conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei. Une première dans un pays sunnite à laquelle les médias iraniens ont donné un large écho.
La Turquie est un pays puissant, avec une position stratégique et des points communs idéologiques et culturels avec l’Iran”, a déclaré M. Salehi soulignant que le renforcement des relations avec la Turquie était une “priorité”. Longtemps considéré comme l’allié stratégique et même militaire d’Israël dans la région, la Turquie s’est rapprochée des pays arabes et de l’Iran, en particulier après l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008, puis l’attaque de la marine israélienne contre une flottille d’aide humanitaire en route vers Gaza, au cours duquel neuf Turcs ont été tués. Ce qui a provoqué une vive colère de la Turquie contre Israël. Signe du changement intervenu, Ankara a retiré en août l’Iran de la liste des pays constituant une menace pour elle, selon le document définissant la sécurité nationale du pays.
L’Iran et la Turquie n’ont cessé de se rapprocher ces dernières années sur le plan politique, mais aussi économique, la Turquie devenant un allié de poids pour les Iraniens dans leurs délicates négociations nucléaires.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali-Akbar Salehi a déclaré à Téhéran que l'Iran et l'Égypte étaient résolument décidés à renouer leurs relations bilatérales, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA le 08 mai 2011.
Faisant référence aux grands potentiels dont regorgent les deux pays, M. Salehi a souligné que ces ressources potentielles avaient permis de préparer le terrain pour la reprise des relations bilatérales dans les domaines politique, économique et culturel. A propos de sa prochaine visite en Indonésie pour participer à la réunion ministérielle du Mouvement des Non-alignés (MNA), Ali-Akbar Salehi a noté qu'il allait rencontrer son homologue égyptien en marge de la réunion, a rapporté l'agence IRNA.
L'Iran et l'Égypte sont deux pays importants de la région et leur coopération doit profiter à tous les pays islamiques, voire à toute la région, a-t-il ajouté.L'Iran avait rompu ses relations avec l'Égypte après que le Caire eut signé les accords de Camp David de 1978 avec le régime israélien et qu'il eut accordé l'asile au monarque déchu de l'Iran, Mohammad-Reza Pahlav

Les figures politiques politiques égyptiennes, enhardis par la 'révolte arabe', gardent un œil vigilant sur les prochaines élections, et convergent leurs politiques conformément aux échos de l'opinion publique. Ils cherchent dans cette procédure, à régénérer l’influence sur toute la région, influence, rudement affaiblie durant les années où leur pays se comportait en allié prévisible de Washington et d’Israël, depuis le traité de paix de 1979 avec Israël.
La première grande démonstration de cette nouvelle tactique a été l'entente négociée par l’Égypte visant la réconciliation des partis laïques palestiniens du Fatah avec ceux de leur rival, le Hamas. "Nous ouvrons une nouvelle page," a déclaré l'Ambassadeur Menha Bakhoum, porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptiennes. L'Égypte reprend le rôle qui lui a été une fois, confisqué."
Les manœuvres de l’Égypte sont susceptibles de modifier l'équilibre du pouvoir dans la région, permettant à l'Iran, adversaire implacable à effacer le conflit religieux, vieux de 15 siècles, handicapant le rapprochement des musulmans chiites aux sunnites et exploité par l'occident et Israël. Cet équilibre donnera un accès nouveau pour ce pays, créant une distance entre l’Égypte et Israël, qui entre-temps, supervise les événements avec anxiété.
"Nous sommes préoccupés par certaines activités récentes provenant de l'Égypte," a déclaré un haut fonctionnaire israélien, citant "Le rapprochement entre l'Iran et l'Égypte" ainsi que "l'amélioration des relations entre l'Égypte et le Hamas."

Conclusion
La dissuasion nucléaire, reste le moyen le plus fort pour se protéger contre les convoitise occidentales et le banditisme européen.

Journaliste indépendant
Algérian Sociéty For International Relations
Ibrahima
Fri, 22 Apr 2011 18:29 EDT
http://embassy-finder.com/fr/libya_in_manama_bahrain

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