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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 22:39

 

 

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ?

Posté par calebirri le 11 septembre 2012

Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? dans La voie des peuples bank-run-300x266Le 30 septembre, le gouvernement « socialiste » français va entériner l’entrée effective de la France dans le nouvel empire européen. Tout le monde se réjouira bien sûr de cette belle victoire contre la démocratie, et l’austérité deviendra alors la seule politique économique possible. Confrontés à la mainmise du pouvoir financier sur le pouvoir politique, il apparaît désormais clairement que ce qui est dénoncé dans le documentaire sur Goldman Sachs (Goldman Sachs : la banque qui dirige le monde) n’est pas le fruit d’un complot organisé mais bien plutôt le résultat d’un système qui échappe complètement à ceux qui sont censés le dominer. Et c’est donc « naturellement » que gouvernants et financiers travaillent main dans la main, au détriment des millions d’êtres humains qui doivent se préparer à des sacrifices jamais vus, au nom de la sauvegarde du système qui nous oppresse depuis si longtemps.


Face à cette perspective, la nécessité d’une réaction des peuples se fait sentir, plus fort que jamais, et il ne fait pas de doute qu’aucune manifestation, de quelque importance qu’elle soit, n’est susceptible de faire changer d’avis nos bons gouvernants qui nous veulent tant de bien (même contre notre gré) ; mais qui sont pieds et poings liés avec ceux qui nous veulent tant de mal (si les banques font faillite les Etats s’écroulent -enfin leurs gouvernants pas le pays, et si les Etats cessent d’aider les banques ce sont elles qui font faillite). Si à la fin « Goldman Sachs gagne toujours », le peuple lui perd à chaque fois. Et cela est injuste, et dangereux. Les peuples ont donc le devoir d’organiser la sédition pour réclamer que soient entendues -et écoutées -leurs revendications.


Parmi les actions de résistance possibles (et que j’avais énumérées ici) aucune ne semble satisfaisante, à part une seule : le bankrun.


Cette option est sans doute la plus radicale mais aussi la plus efficace : elle créerait un chaos financier sans précédent, et aurait bien sûr des conséquences mondiales. Mais à force de ne pas agir, nous devenons aussi coupables que les dirigeants que nous critiquons par ailleurs : nous sommes de plus en plus nombreux à « savoir » ce qui se passe et nous ne faisons rien. Alors qu’en touchant à l’argent, celui qui existe et que nous transpirons chaque jour au travail, nous avons l’occasion (il est à nous !), à chaque instant, de reprendre la main face aux gouvernants et aux financiers, car ils ont beaucoup plus à perdre que nous. Et pas besoin de fédérer tous les pays en même temps : un seul pays comme la France est en capacité de montrer au monde entier à quel point le système est scandaleusement fragile.


Et puis il y a autre chose aussi : avec un bankrun, ceux qui le peuvent retirent leur argent, et tous les petits porteurs sont garantis par l’Etat en cas de faillite des banques. Pour ceux qui n’ont pas d’argent, ou qui n’ont que des dettes envers leurs banquier, ou qui sont en rouge tout le temps, ils n’ont pas non plus à s’inquiéter de la faillite des banques : soit ils ne devraient alors plus rien, soit leurs dettes seront revendues à l’Etat après nationalisation des banques en faillite. Les seuls qui perdront tout seront les financiers, et ceux qui vivent sur notre dos.


En plus, une telle action peut très bien ne pas se produire, sachant qu’il suffirait que la rumeur du bankrun s’étende suffisamment loin et soit suffisamment crédible pour faire plier tous les banquiers et les gouvernants du monde, car leur plus grande peur est qu’on s’aperçoive que « le roi est nu », et que tout leur argent n’existe pas. Il suffirait que seuls les pauvres, même ceux qui sont toujours dans le rouge, menacent de retirer tout ce qui se trouve sur leur compte pour que les moins riches y aillent aussi. C’est quasiment imparable.


La seule chose que nous ne savons pas, c’est ce qui se passera si les banques et les gouvernements n’écoutent pas le peuple. Mais cela n’arrivera pas, si toutefois nous sommes assez nombreux et motivés pour diffuser ce message, le relayer, et participer à faire grossir la rumeur… De toutes les manières nous n’avons plus le choix, car vous devez savoir que des projets concernant le plafond des retraits d’argent sont à l’étude en ce moment, justement pour éviter cela.


Pourtant, nos exigences sont on ne peut plus démocratiques, car elles consistent à demander la mise en place effective du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) pourtant prévu par la LOI, sur deux points essentiels : un audit citoyen de la dette pour refuser l’austérité, ainsi qu’un référendum sur la mise en place d’une assemblée constituante pour refonder nos institutions.

Pour la date, il faut en choisir une qui fasse sens, pas trop éloignée dans le temps et symboliquement forte. Je vous propose donc le 21 décembre 2012 : puisqu’il y aura de toutes les manières tout un « tintamarre » médiatique en ce jour de « fin du monde », pourquoi ne pas profiter pour faire également de ce jour le début d’un autre monde, celui ou le peuple cesserait de se faire berner et asservir sans réagir ?

Je vous propose donc une nouvelle tentative de lancement de cette initiative en répondant massivement au sondage suivant : « Bankrun du 21/12/2012 : serez-vous présent pour le nouveau monde ? », que vous trouverez à l’adresse suivante : http://calebirri.unblog.fr

Ne laissez-pas ce qui pourrait être notre dernière chance s’envoler, et préparez-vous à agir : nous en avons le devoir impérieux.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

Pétition pour un reférendum sur le pacte budgétaire

Masstricht, 20 ans plus tard. C'est le moins que l'on puisse faire... Le texte de la pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen: François Hollande s'était engagé à renégocier pour la…


Pour lire la suite cliquez ici

Même si l'appel à cette manifestation est tardif, tout doit être fait pour assurer son succès. Le M’PEP, qui avait déjà appelé à une manifestation nationale contre le TSCG avec le POI, le PRCF et la Gauche communiste du PCF, appelle à se joindre à la manifestation pour dire « Non à l’austérité permanente ! », « Refusons le Pacte budgétaire ! ». Il faut bloquer la machine infernale de l’Union européenne et de sa monnaie unique, conditions indispensables à la sortie de crise.

Partout, constituons et renforçons les comités contre la ratification !
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Un coup de force anticonstitutionnel

by Patrick Le Hyaric

 

 

 

En déclarant le nouveau traité européen (TSCG) compatible avec notre loi fondamentale, le Conseil constitutionnel participe à l’opération de banalisation et d’évitement de tout débat sur les gravissimes conséquences qu’induirait l’application de ce traité coécrit par M. Sarkozy et Mme Merkel. Vouloir ainsi camoufler le transfert total de la souveraineté budgétaire de l’État vers des autorités extérieures au pays revient à cacher le déni qui se prépare contre la démocratie.

Depuis l’avènement de la République, l’une des prérogatives principales des parlements nationaux est de décider des budgets des nations. C’est l’essence même de notre contrat social. Avec le traité, le Parlement perdrait ce pouvoir essentiel. Le principe d’équilibre budgétaire dit « règle d’or » focalise l’attention. Mais le traité ne s’arrête pas là. Nos concitoyens doivent savoir que son application donnerait à la Commission européenne, organisme non élu, non démocratique, les pleins pouvoirs sur les états-nations. Elle pourrait décider d’abaisser autoritairement le déficit structurel de l’État, mais aussi contrôler ceux  de la sécurité sociale, des collectivités locales, des entreprises publiques à un niveau très en deçà de ce qui était prévu dans les traités de Maastricht et de Lisbonne. La barre serait désormais abaissée à 0,5% des richesses produites. Les projets de loi de finances seraient transmis à la Commission de Bruxelles avant tout débat à l’Assemblée nationale. Un mécanisme de correction automatique des budgets serait arbitrairement instauré, des sanctions imposées aux États qui n’appliqueraient pas consciencieusement l’austérité. Les autorités européennes vérifieraient et corrigeraient les budgets tous les six mois. Le comble est de voir le Conseil constitutionnel décider lui-même d'abandonner ses propres prérogatives de contrôle budgétaire pour les transférer à la cour de justice européenne. C’est un coup de poignard contre la République ! Il a pour objectif fondamental d’imposer l’austérité à perpétuité pour le monde du travail et de la création afin d’enrichir les puissances d’argent. Il s'agit, pour les tenants du traité,  de se prémunir des réactions populaires en faisant porter la responsabilité de choix intolérables sur des institutions supranationales.

Au-delà d’un pacte d’austérité budgétaire, le traité contient aussi en son titre IV un outil permettant à des autorités extérieures d’intervenir sur les choix économiques des gouvernements. L’aberrante décision du Conseil constitutionnel nous oblige à redoubler d’efforts pour obtenir un vrai débat sur le contenu du traité et ses implications négatives sur la vie quotidienne des populations. Cet « oukase » destiné, selon son article 16, à devenir la loi fondamentale de l’Europe, va constituer un cadenas austéritaire contre toute politique de gauche. Ne laissons pas faire !

C’est trop grave pour qu’il soit adopté en catimini à la faveur d’une séance spéciale du Parlement fin septembre. Un référendum est indispensable. Dans l'immédiat, le réclamer avec force dans l’unité aidera nos concitoyens à mieux prendre conscience de ce qui se trame dans leur dos.

 

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Pour la démocratie, un référendum sur le nouveau traité

by Patrick Le Hyaric

 

 

 

Rien ne servirait d’un côté de mettre en place une commission sur la démocratisation de la vie politique, en enlevant de l'autre aux parlementaires jusqu’au droit de décider du budget de la Nation et de la Sécurité sociale. C’est pourtant ce qui se passerait avec l’acceptation du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire » (TSCG). Pire, si la Commission  européenne considérait demain que l’État ne réduit pas suffisamment et assez vite ses déficits, un « mécanisme de correction est déclenché automatiquement ».

Le 25 juin 1992, le Conseil constitutionnel, chargé de donner un avis sur la compatibilité du traité de Maastricht avec la Constitution française, avait conclu à la nécessité d’une révision constitutionnelle car le traité portait « atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale ».  Ce raisonnement est encore plus vrai aujourd’hui. La combinaison du traité d’austérité budgétaire et de deux règlements (le Two-Pack) en cours d’adoption entre le Conseil et le Parlement européen constitue non seulement un recul de la souveraineté nationale, mais aussi une perte sans précédent de la souveraineté populaire. Car ce ne serait plus les représentants élus directement par le peuple qui décideraient des choix budgétaires ainsi que des orientations économiques et sociales, mais la Commission de Bruxelles et le Conseil en dernier ressort.

La chose est si sérieuse que le président de la République a déféré, le 12 juillet dernier, le texte du traité pour avis au Conseil constitutionnel. Il s’est toujours dit opposé à « l’inscription de l’obligation d’équilibre budgétaire dans la constitution ». Mais aucun tour de passe-passe ne peut effacer que l’application du traité oblige de facto à une « règle d’équilibre budgétaire », « au moyen de dispositions contraignantes, permanentes et de préférence constitutionnelles ». En dernier ressort, c’est la Cour de justice européenne qui jugera de la validité des choix juridiques décidés par les Etats. Qu’on le veuille ou non, cela s’appelle la « règle d’or » que prétendait refuser le candidat socialiste en campagne. Faire voter une loi organique, c'est à dire de portée supérieure à toutes les autres, ne viserait qu’à cacher le fait qu’on ne l’inscrive pas directement dans la Constitution. Mais cela reviendrait au même puisque la loi organique est une loi complétant la Constitution.

Le souverain est le peuple. Doit-il être tenu à l’écart de ce débat crucial qui concerne l’égalité et la justice, le choix des politiques économiques et sociales, le rejet de l’austérité comme moyen de sortir de la crise ? Les principes démocratiques fondamentaux conduisent à répondre Non. Dans ces conditions, un débat public doit avoir lieu sur ce traité et le rôle de la France dans l’action pour changer l’Europe. Ce débat doit être sanctionné par une consultation populaire sur l’acceptation ou non du traité austéritaire. L’enjeu est crucial. Au moment où l’expérience montre dramatiquement que les précédents traités conduisent l’Europe et les peuples à se fracasser contre le mur de l’argent et les enfoncent toujours plus dans la crise, la confrontation publique est indispensable. La démocratie doit être restaurée, les parlements respectés. Il en va de la possibilité ou pas de mener une politique de gauche quand la majorité des électeurs la choisisse.

On ne peut à la fois défendre la nécessité de la démocratisation de l’Union européenne et faire ratifier un tel traité sans débat public et sans consulter les citoyens. La question ne serait pas de se prononcer « pour ou contre » l’Europe, mais, au contraire, la question porterait sur les orientations politiques, sociales, écologiques, culturelles, de la construction européenne afin de redonner un nouveau sens à une Union qui, telle qu'elle est, conduit les populations du continent à se détourner d'elle.

L’Europe austéritaire ou l’Europe sociale, solidaire, démocratique, pacifique et écologique, tel est l’enjeu du débat. En utilisant la pétition pour un référendum que met à votre disposition l’Humanité, menons-le partout sans attendre.  
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La Banque centrale doit être un service public européen

 

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Politique française :

Groupe DOUX : se donner les moyens de maintenir les emplois, de pérenniser et développer toute la filière avicole

 

L’école pour la République ensemble

 

 

 

François Hollande sur TF1 : petit jeu face à une grande crise

 

Déclaration de Jacques Cheminade


Paris, le 9 septembre 2012 – Le plus révélateur dans l'intervention de François Hollande sur TF1 a été ce qu'il n'a pas dit. Face à une crise financière mondiale, à un euro menacé et à un risque de guerre dont le détonateur se trouve au Moyen-Orient, le Président de la République a tenu un langage de Premier ministre parlant de politique intérieure. Rien sur le Traité budgétaire européen, rien sur l'initiative prise par Mario Draghi d'ouvrir toutes grandes les portes de l'émission monétaire pour renflouer les établissements financiers, rien sur la Syrie ou sur l'Iran. Quant au combat contre l'adversaire désigné au Bourget, juste un mot en passant : «  la réforme bancaire qui va arriver » , sans plus de précisions.

Pire encore, son « agenda du redressement en deux ans » est fondé sur deux batailles, une lutte contre le chômage et une lutte contre la dette. Sans se poser un seul instant la question de la légitimité de cette dette ni se demander si donner priorité à son règlement n'est pas la source du chômage. J'avais dit au cours de la campagne présidentielle que « traiter de la dette sans parler de l'émission de monnaie et de crédit est comme vouloir changer de chaussettes sans se laver les pieds » . Je dois malheureusement le répéter.

Qui plus est, au sein d'une tempête financière, prétendre réformer le droit du travail en le rendant plus protecteur pour les salariés tout en soutenant les entrepreneurs par plus de flexibilité revient à tenter de résoudre le problème de la quadrature du cercle, ou plutôt à servir le plus fort. Ajoutons qu'il est souhaitable de créer une Banque publique d'investissement, mais que la version Moscovici n'est que la mise en commun des moyens d'Oséo, de CDC-entreprises et du Fonds stratégique d'investissement, c'est-à-dire un collage sans vision ni portée.

« Je suis en situation de combat » , nous a dit le Président de la République. Eh bien non, car l'être supposerait de lever les contraintes qui bloquent la croissance réelle de l'économie, détruisent la justice sociale et conduisent au chaos. Combattre, ce serait imposer aux banquiers la séparation totale des banques, pour que les banques de dépôt et de crédit financent ce qui est nécessaire à la reprise, mettre en œuvre une politique de crédit public pour fixer l'horizon et entreprendre une sortie du système de l'euro tel qu'il a été imposé, véritable garrot imposant l'austérité monétariste. François Hollande prétend assurer la justice sans changer la règle du jeu. Il reste entouré de ces apôtres de la rigueur que Léon Blum dénonçait à son procès de Riom pour nous avoir conduit au désastre économique et à la guerre. C'est aujourd'hui encore pire qu'un crime, une erreur fatale.

 

Escroquerie centralisée : Stérilisation de votre pouvoir d'achat

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Faut-il sauver Peugeot ?

Et que veut dire "Sauver Peugeot"? Sauver ses ouvriers ? Ses actionnaires ? Sauver un système où la mobilité est associée à la possession d'une voiture individuelle? Les 3 à la fois ? Comment j’ai…

 

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Chômage des jeunes: hausse de 50% dans l'UE depuis le début de la crise
www.express.be
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Bernard Arnault, la superclasse et l’Europe

Acte I : le président François Hollande annonce la création d’une nouvelle tranche d'imposition à 75 % pour la part des revenus dépassant un million d'euros par an, donnant ainsi une suite logique à…

 

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Pourquoi nos idées ne gagnent pas (encore) ?

Posted: 10 Sep 2012 11:55 PM PDT


C’est un commentaire que je vois assez souvent, à savoir pourquoi les idées alternatives sur l’Europe et la libéralisation néolibérale ne parviennent-elles pas au pouvoir ? Est-il seulement possible espérer changer les choses ? Une remise en perspective permet de rester plus optimiste.
Une question de circonstances
De telles questions doivent être remises dans une perspective plus longue qu’une simple élection, y compris celle de 2012. En fait, la révolution néolibérale a commencé dans les années 1970 pour triompher dans les années 1980, avec concomitamment les élections de Margaret Thatcher puis Ronald Reagan et la chute progressive de l’URSS. L’ultralibéralisme triomphant n’a alors plus eu de retenue et a pu imposer son agenda, y compris au sein de la gauche non communiste.
Le retour des crises financières (en 1987, puis les caisses d’épargne aux Etats-Unis) ainsi que la crise économique de 1991-1993 ont permis de faire émerger une critique du néolibéralisme dont Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement ont été les figures de proue. Tous les débats qui nous animent aujourd’hui étaient déjà là. Malheureusement, cette critique n’a pas réussi à s’imposer. La chute du mur de Berlin était peut-être trop proche pour une vraie remise en question.
La crise des pays émergents en 1997 était sans doute trop lointaine pour nous faire douter et si l’explosion de la bulle Internet en 2001 a rappelé la folie des marchés, la phase de croissance qui l’avait précédée et la sortie de crise finalement aussi rapide qu’illusoire a pu maintenir l’idée que notre système économique n’était peut-être pas si vicié que cela, malgré de gros disfonctionnements (baisse du pouvoir d’achat) qui étaient en réalité camouflés par une bulle de dettes privées.
L’échec provisoire de la Grande Récession
 
En revanche la grave crise financière démarrée en 2007 a provoqué un véritable débat sur notre modèle économique et une véritable remise en question. Las, le second tour Sarkozy-Hollande a mis en échec toute tentative de changement en 2012, comme ailleurs, ainsi que je l’avais entrevu dans un papier de janvier 2009, anticipant la victoire d’une lecture néolibérale de la crise. Nous allons devoir passer par une nouvelle crise pour enfin sortir de ce système.
Les raisons sont multiples. Tout d’abord, l’échec d’un système économique peut être traduit comme l’échec d’un gouvernement par les électeurs, qui peuvent alors se tourner vers l’opposition habituelle pour trouver une solution. D’où les victoires de la droite en Grèce et en Espagne et de la gauche en France. Ensuite, comme le souligne bien Joseph Stiglitz, les néolibéraux ont assez habilement rebondi sur la crise pour faire avancer leur agenda en parlant d’une crise des dettes souveraines et en appelant à des programmes d’austérité sauvages, que même la gauche modérée défend.
Néanmoins, la contestation grandit. Certes, tant qu’elle s’exprime aux marges du spectre politique, les partis traditionnels peuvent encore espérer l’emporter. Mais dans le cas de la Grèce, il n’a tenu qu’à un fil pour que Syriza, passé de 4 à 27% des suffrages en trois ans seulement, ne l’emporte en juin.  
L’Amérique du Sud offre une perspective intéressante pour l’Europe : les cures d’austérité y ont porté au pouvoir des dirigeants différents, de gauche radicale ou des progressistes comme Lula ou les Kirjner en Argentine qui ont tous adopté des politiques plus dirigistes et égalitaires.
Paradoxalement, nous sommes peut-être sortis trop vite de la crise de 2008 pour permettre l’émergence d’une vraie alternative. Mais, la rechute brutale de l’Europe, du fait du « barbarisme » des politiques suivies, devrait bien à terme permettre cette alternance. Lula ou Chavez ?
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ATTAC :  

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Chères amies, chers amis,

En imposant l’austérité à marche forcée, le nouveau Traité budgétaire (soumis à ratification début octobre au Parlement) menace de plonger davantage l’Europe dans la crise économique, sociale et environnementale.

C’est pourquoi Attac et de nombreuses organisations associatives, syndicales, politiques ont décidé de lancer ensemble une campagne unitaire : "pour une Europe solidaire, NON au Traité d'austérité". Une pétition unitaire est déjà disponible, à signer et diffuser massivement :


http://www.avaaz.org/fr/petition/NON_a_lausterite_perpetuelle_en_Europe_3/

Et ce n’est qu’un début ! Vous pouvez vous mobiliser : 

  • En participant à la grande manifestation unitaire à Paris, le 30 septembre à 13h30, au départ de Nation.

Attac invite ses adhérents et chaque comité local à participer, dans les cadres collectifs, à l’organisation de transports et de bus pour la manifestation unitaire. Il est essentiel que nous soyons nombreux. L’objectif : plus de 2000 militants d’Attac dans les rues pour dire NON au Traité d’austérité.

N’hésitez pas à vous renseigner en contactant l’adresse contact@stopausterite.org. Informez-nous si vous planifier un départ : une cartographie est prévue pour faciliter la diffusion de l’information. Plus d’information à suivre sur le site d’Attac et le site de campagne unitaire : http://stopausterite.org

  • En interpellant directement vos députés

Deux possibilités complémentaires : au niveau individuel, envoyer un mél et dans le cadre du CL ou du collectif, rédiger une lettre papier avec demande de RDV auprès des parlementaires de votre circonscription. Vous pouvez inciter vos amis, collègues, proches à faire de même. Toutes les informations ici : http://www.audit-citoyen.org/?p=2973

  • En organisant des réunions publiques et en diffusant du matériel militant.

Vous pouvez envoyer mail à contact@audit-citoyen.org pour les demandes d’intervenants, et materiel-militant@audit-citoyen.org pour les demandes de matériels (tracts, 4P, affiches…).

Vous pouvez notamment commander les 10 raisons de dire non au Pacte budgétaire ainsi que l’affiche et le tract de la manifestation.

D’autres initiatives locales et nationales sont à suivre courant septembre et octobre. Restez informés en vous connectant sur le site de l’audit citoyen et celui de la campagne unitaire !

L’équipe de campagne Attac
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