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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 06:03

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qu’a-t-on fait de la démocratie ?

 

Posté par calebirri le 15 septembre 2010

En 2007, monsieur Sarkozy a été élu à la majorité, au deuxième tour d'une élection qu'on a appelé démocratique. En réalité, il n'a été élu que par 53% des votants, ce qui pose déjà la question de la représentativité, mais admettons ce calcul : cela ne fait guère qu'un vote sur deux, ce qui n'est pas non plus un plébiscite.

 

Il faut ajouter à cela que le chef de l'Etat a été élu selon un programme injuste et trompeur, usant dans celui-ci de toutes les subtilités offertes par le double langage et la double-pensée, et qu'il s'apprête malgré tout à réaliser : les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres.

 

Il serait sain de s'interroger sur la validité d'une telle élection qui, à en croire les faits qui ont suivi, est loin de satisfaire une population qui ne le soutient plus, pour autant qu'on puisse appeler le résultat d'un conditionnement outrancier un soutien. Et si on ajoute à cela les soupçons actuels quant au financement de la propagande (pardon, de la campagne), on serait en droit de réclamer quelques éclaircissements.

 

Car une fois au pouvoir, le président et son équipe se sont acharnés à retirer au peuple son pain, à la justice son indépendance, aux médias leurs libertés, aux étrangers leurs droits… en moins de trois ans, le gouvernement a réussi le formidable tour de force de saboter toutes les valeurs qui ont forgé la France, et ce en utilisant jusqu'à leurs noms! Malgré une côte de popularité qui devrait pousser le premier individu ainsi désavoué à la démission, le gouvernement persiste dans son entêtement, sans doute poussé par une vision à plus long terme de la politique qu'il mène.

 

En « renforçant les pouvoirs » d'un parlement déjà affaibli, il en a fait une chambre d'enregistrement de ses volontés, à tel point que chaque proposition de Loi est d'avance adoptée, et cela malgré les grèves, les manifestations, l'opposition syndicale et politique, associative, et bien d'autres preuves du mécontentement du peuple (suicides, désintérêt pour la politique…).

 

En « améliorant » la Constitution, il s'est ainsi protégé de toute attaque judiciaire, et de toute destitution éventuelle. D'ailleurs, il est difficile de ne pas voir dans l'application de cette modification la prescience de ses actions futures et des « affaires » qui l'entourent, à savoir l'affaire Bettencourt, Karachi, Clearstream et j'en passe…

 

En supprimant les juges d'instruction, il met la justice sous sa dépendance, et en votant le bouclier fiscal il favorise les riches. En sauvant les banques il endette l'Etat (et donc le peuple),  et en stigmatisant les étrangers il défie l'Histoire ; en jetant l'anathème sur certaines religions il méprise la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

Même à droite certains ne sont pas d'accord, et même à gauche on commence à trouver que cela fait beaucoup.

 

Mais que nous faut-il de plus ? Pourquoi personne ne demande-t-il, n'exige-t-il pas la démission de ce gouvernement?

 

Ne sommes-nous déjà plus en démocratie, puisque la parole du peuple ne vaut plus rien ? Le pouvoir ne l'écoute plus, et ne veut même plus l'entendre. Aujourd'hui, tous les pouvoirs (et contre-pouvoirs) tombent un à un dans la même escarcelle. Il faut bien se rendre compte que si demain le président voulait se faire voter les pleins pouvoirs, le parlement démocrate et représentant le peuple ne s'y opposerait pas, car les « règles démocratiques » seraient respectées, comme elles le sont pour le vote de l'assemblée sur les retraites : biaisées par le mode de scrutin d'un côté, et par le contrôle strict de la majorité sur ses membres de l'autre.

 

Mais est-il besoin d'aller jusque-là, quand on s'arrête un instant sur les pouvoirs dont dispose déjà ce gouvernement, qui agit en toute impunité ?

Quand on pense qu'il défie les règlements européens (qui ne sont pourtant pas les plus humanistes) au sujet des roms, qu'il bafoue les lois sur la protection des sources, qu'il entrave les enquêtes le mettant en cause, qu'il refuse les votes qui ne lui conviennent pas, qu'il musèle les détracteurs de son propre camp, qu'il fait fi des mouvements populaires, qu'il ment sur les chiffres du chômage, qu'il couvre les bavures et incite à la haine raciale ou qu'il fait licencier ses opposants, on ne peut qu'être révolté à l'idée qu'un tel gouvernement soit toujours en place.

 

il faut se réveiller maintenant, et regarder les choses objectivement. il faut passer au dessus des clivages gauche/droite, car les mécontents sont plus nombreux que les satisfaits. et la démocratie, c'est ça : lorsque le pouvoir va trop loin, le peuple possède le droit de le démettre. Et lorsque ce droit n'est pas respecté, il a le devoir de prendre les mesures qui s'imposent, c'est à dire de faire entendre sa voix, ainsi que d'exiger du pouvoir sa soumission à la volonté du peuple.

Exigeons donc, ou organisons  nous-mêmes un référendum sur la volonté qu'a le peuple français de voir rester ce gouvernement au pouvoir, et attendons le résultat, comme lors du référendum sur la privatisation de la Poste. Faisons vérifier les votes par des juristes ou huissiers, et attendons…

Nous saurons bien, alors, ce qu'on a fait de la démocratie.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

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