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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 02:58
Nous vivons sous le régime de l'oligarchie financière
inv
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Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
17 juin 2011
La séparation des pouvoirs est institutionnelle, mais reste en grande partie théorique. Dans la pratique, la classe dominante cumule toutes les formes de pouvoir. Ses membres, au coeur de l'Etat, des grandes entreprises, des banques, de l'armée, des arts et des lettres, entretiennent des relations assez proches pour que chacun, dans sa sphère d'influence, puisse décider dans le sens des intérêts de la classe.


La France des héritiers ne peut avancer sous l'étendard de l'héritage. La culture, le mérite, le droit sont appelés à la rescousse. Les châteaux privés, classés monuments historiques, sont un exemple de cette alchimie à l'oeuvre. Les procédures de classement utilisent à la fois le juridique et l'esthétique pour asseoir la légitimité des propriétaires. Les intéressés sont persuadés d'être dans le domaine de la défense du bien commun. Un château classé a, comme une bourgeoise élégante, de la classe. Le classement est la sélection de ce qui, social matérialisé dans les bâtiments ou incorporé dans les personnes, mérite de survivre dans la mémoire des hommes et dans les paysages des villes et des campagnes.


Les faveurs fiscales de la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat de 2007 (TEPA), avec une baisse sans précédent de la fiscalité sur les successions et les donations, profitent aux plus aisés. Ces faveurs manifestent l'importance accordée aux dynasties familiales fortunées, qui inscrivent l'excellence sociale dans le temps long de la lignée et qui accaparent les privilèges sur plusieurs générations.


La notion de patrimoine, ensemble des biens transmissibles, est en phase avec les outils juridiques issus de la financiarisation. Ainsi la société holding, qui permet l'accroissement des richesses au sein de la famille, en même temps que le contrôle d'entreprises par celle-ci, organise la transmission générationnelle en lui assurant de solides avantages fiscaux. Les affaires des familles Bolloré, Arnault ou Pinault, pour ne citer que quelques amis du président, sont structurées de cette manière.


La famille Wildenstein a utilisé un outil juridique anglo-saxon, le trust, pour assurer la transmission d'un important patrimoine composé d'oeuvres d'art de grande valeur, avec des tableaux de Picasso, Bonnard, Van Gogh. Des trusts ont été créés dans des paradis fiscaux auxquels Daniel Wildenstein, mort en 2001, a confié une part importante de son patrimoine. Hervé Morin, alors ministre de la défense, a justifié l'existence de ces trusts par la volonté d'éviter la dispersion des collections. Les Wildenstein sont une dynastie de marchands d'art qui en est à la cinquième génération. Guy Wildenstein est un ami de Nicolas Sarkozy, l'un des fondateurs de l'UMP et l'un des généreux donateurs réunis dans le "premier cercle".


Label d'utilité publique


Le petit monde des grandes fortunes a toujours été celui des collectionneurs. Ce goût pour l'art et le rôle de mécène ont permis de rendre légitimes des fortunes colossales sans commune mesure avec le travail dont elles étaient censées être le fruit. La culture donne aux grandes richesses le label d'utilité publique chargé de rendre supportable l'accumulation de l'argent à un seul pôle de la société en transformant l'arbitraire de l'héritage en mérite. Le capital symbolique lié à ces investissements artistiques vient parachever la force de la dynastie familiale dans une immortalité symbolique qui se concrétise, dans un musée comme le Louvre, par des plaques de marbre où sont gravés les noms des donateurs ou avec l'ouverture à la visite de leurs châteaux classés.


Malgré la mondialisation, l'oligarchie continue à coopter des dynasties. Les familles de l'aristocratie de l'argent gèrent leurs dynasties dans une forme de collectivisme pratique qui met ensemble les ressources de chacun pour décupler une force commune qui permet de maintenir et de développer un libéralisme économique toujours plus déréglementé.
inv
Notes :

Un débat désolant : poste de député pour les français d'Israel(à pleurer de rire)
par Jacques Benillouche


Les querelles qui s’affichent au grand jour entre dirigeants juifs sont désolantes et elles finiront par lasser par l’effet désastreux qu’elles génèrent. Un poste de député des français de l’Etranger est en jeu, suscitant des échanges indignes des postulants. L’absence d’idées nouvelles, la pauvreté des arguments et surtout les attaques personnelles dénaturent la finalité de cette élection qui devrait avoir lieu en 2012. Elle laisse le temps aux partisans de chaque bord de continuer à se déchirer dans un spectacle qui ira crescendo et dont le paroxysme mènera, par dépit, à l’élection d’aucun candidat issu de la communauté juive.


De toute façon, le poste est purement honorifique, bien payé de surcroit, parce qu’un seul député sur 577 n’a aucune chance de faire avancer d’un pouce les éventuelles revendications des français d’Israël. Mais encore faudrait-il que la liste des besoins des expatriés soit détaillée et que les candidats nous informent des méthodes qu’ils comptent user pour les résoudre.


Quatre candidats se sont déjà déclarés sur un programme qui attend d’être mis au point. Ils comptent essentiellement sur les 200.000 français immatriculés en Israël dont peu d’entre eux participent aux élections françaises ; 20% à peine selon les chiffres du consulat français ce qui ne suffit pas à se passer des voix venant des autres pays. En effet, Israël fait partie de la huitième circonscription comprenant également l’Italie, Malte, Saint-Marin, le Saint-Siège, Chypre, la Grèce et la Turquie. Le député est élu à la majorité des voix s’exprimant dans ces pays.


L’effet dévastateur des querelles de personnes n’encouragera pas les électeurs à se déplacer pour voter alors que de nombreux français religieux, habitant à Jérusalem ou dans les territoires, s’estiment peu concernés par un sujet qu’ils ont abandonné au pied de l’avion qui les menait à leur nouvel avenir israélien. La politique française ne les touche plus car ils ont beaucoup à faire avec la réalité politique et économique d’Israël. Ils l’ont affirmé lors de deux réunions de campagne auxquelles j’ai assisté et où la pauvreté du débat dépassait l’entendement.


Avec les arguments qui ont été avancés et les combats fratricides déjà engagés, il est fort probable qu’aucun des quatre candidats ne sera au deuxième tour car il est une constante parmi les francophones israéliens : moi ou le chaos. Ils refusent l’exigence de l’union et n’ont aucune notion d’efficacité électorale. Aux élections locales, trois listes à Netanya et trois autres à Ashdod se disputaient les voix des originaires de France avec un résultat dramatique puisqu’aucun conseiller municipal de ces listes n’a atteint le minimum pour être élu, en raison de l’éparpillement des voix. Les francophones n’avaient plus qu’à s’adresser aux russes pour défendre leurs intérêts.


En 2012, le scénario risque de se renouveler et de porter à l’Assemblée Nationale un représentant italien ou turc chargé de défendre les juifs francophones israéliens. La leçon n’aura pas été entendue.

 

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFplFkVylVHdSzqijz.shtml

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