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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 03:45

Un nouveau modèle industriel pour des milliards d’économie…

3 février 2012

Le contraire de l’obsolescence programmée, reste plus que la mise en œuvre…………

L’économie circulaire, qui consiste à réutiliser au maximum les matières premières et l’énergie pour éviter tout gaspillage, vient de trouver un nouvel apôtre : McKinsey. Selon une étude du cabinet américain commanditée par la fondation Ellen MacArthur, qui l’a présentée hier, cette vision écologique de l’industrie pourrait épargner à court terme plus de 380 milliards de dollars de dépenses annuelles aux entreprises européennes, et presque le double en 2025 s’il touche plus radicalement le design industriel. Les bénéfices sont également écologiques : dans sa configuration maximale, le scénario pourrait générer jusqu’à 40 % d’économies d’énergie et de matières premières. Les experts britanniques évaluent par exemple à presque 300 millions de tonnes de minerai de fer, soit 17 % de la demande mondiale en 2010, les économies potentielles résultant d’un meilleur réemploi des matériaux en fin de vie.
Dès la conception du produit

Rien à voir avec le recyclage tel qu’il est pratiqué aujourd’hui : « L’économie circulaire bouscule radicalement les organisations industrielles linéaires en obligeant les entreprises à penser les flux de matières -biologiques et techniques -dès la conception des produits pour les réemployer totalement dans une nouvelle production », explique l’ancienne navigatrice Ellen MacArthur, aujourd’hui à la tête d’une fondation qui milite pour le développement de l’écoconception. Rebus électroniques, ordures ménagères, plastiques, ferrailles… Au niveau mondial, 4 milliards de tonnes de déchets sont générées chaque année, et ce chiffre devrait progresser de 40 % d’ici à 2020.  « Parce qu’elle rapproche les écosystèmes industriels du fonctionnement cyclique naturel, l’économie circulaire est une des réponses globales les plus crédibles », affirment les experts britanniques. Cette approche a inspiré le courant « cradle to cradle » (du berceau au berceau) qui fête cette année son dixième anniversaire. Ses concepteurs, l’architecte américain William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart, ont créé une certification du même nom (C2C) délivrée par leur société de conseil MBDC pour valoriser ses adeptes.

Le rapport de McKinsey estime que cette approche bénéficierait à de nombreux secteurs : l’automobile, la production d’équipements industriels, l’électricité, l’électronique grand public ou le textile. Mais, à cause de la remise à plat qu’il nécessite, le modèle peine à trouver des disciples. Moins de 200 certifications C2C ont été délivrées dans le monde selon l’agence conseil Integral Vision, qui en fait l’apologie en France. Pour parvenir à organiser un cycle vertueux, il faut en effet que les matières utilisées soient conçues pour être réutilisables. Les alliages de métaux doivent être faciles à séparer. Les plastiques doivent pouvoir être dépolymérisés puis polymérisés pour regagner leurs propriétés initiales, mais sans peser sur l’environnement. Un chimiste britannique de l’université de York, James Clark, vient par exemple de trouver le moyen de transformer en papier ciré pour l’emballage alimentaire les montagnes de peaux d’oranges que génère la fabrication de jus. Confrontées à ces défis techniques, les entreprises qui rejoignent cette croisade verte ont toutes les peines du monde à s’organiser. « Nous n’aurons achevé notre mutation vers le modèle d’économie circulaire qu’en 2020 », explique par exemple Stef Kranenedijk, président de la société Desso, présentée comme un des leaders de l’industrie des dalles de moquette en Hollande (lire encadré ci-contre).

D’autres entreprises rencontrent les mêmes difficultés : le suisse Rohner qui peine à faire migrer toute sa production de tissus d’ameublement vers le synthétique biodégradable Climatex Lifecycle, mis au point par ses ingénieurs (le produit compte pour un tiers de son chiffre d’affaires). Tout comme la marque écolo-chic Rapaniu, qui a dû faire l’impasse sur plusieurs gammes de vêtements pour s’afficher 100 % durable. « Les trois à cinq prochaines années seront transitoires, prédisent les experts de McKinsey : elles serviront à bâtir le socle de compétences de base en produits circulaires et les innovations nécessaires à la mise en oeuvre de ces cycles. » Pendant cette phase, les avantages compétitifs qu’en retireront les pionniers (entre 12 et 14 % d’économie par an) devraient être suffisants pour motiver des filières entières. Avec à la clef la maîtrise des cours des matières premières.

 

Un article de PAUL MOLGA

Source Les Echos via Sauve-La-Terre


http://lesmoutonsenrages.fr/2012/02/03/un-nouveau-modele-industriel-pour-des-milliards-deconomie/#more-20725

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Published by Eva R-sistons - dans Le Futur
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