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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 21:44

 

 

Une nouvelle crise bancaire pointe à l’horizon…

La fin de semaine s’est terminée sur fond de craintes concernant la croissance chinoise et de détérioration de la situation de certains pays de la zone euro. Après les injections massives de la BCE, lesquelles ont momentanément stoppé l’effondrement des bourses européennes et des valeurs bancaires, le scénario annoncé par Trader Noé a repris, n’en déplaise aux optimistes aveugles, venus nous insulter sur ce blog il y a quelques semaines.

Il est vrai que si leur lecture se limite aux discours et aux explications des marionnettes au pouvoir, leur jugement du monde réel ne peut qu’en être altéré. Un certain Nicolas Sarkozy affirmait, il est vrai, cet hiver, que la crise était “derrière nous”. Un peu comme Dame Lagarde qui en 2008 annonçait la reprise ! Pour son extrême compétence en matière économique, elle fut placée au FMI… où elle donne des recommandations aux pays de la zone euro en grande difficulté…

Pourquoi avoir décalé la crise de décembre 2011 à avril 2012 ?

La question importante est : pourquoi avoir imposé une accalmie, sachant pertinemment que rien n’était arrêté ? D’aucuns doivent remarquer que l’injection massive d’euros par la BCE a parfaitement correspondu avec un silence étrange des agences de notation américaines

Étrange, n’est-ce pas ?

On ne peut que relever la coïncidence d’un redémarrage de la crise financière avec l’arrivée des élections présidentielles françaises. Les lecteurs perspicaces trouveront peut-être d’autres coïncidences qui seront les bienvenues pour justifier le timing du jeu de massacre opéré par les banquiers internationaux. Car on imagine bien que les élections présidentielles françaises cachent quelque chose de bien plus important.


En tout cas, dès que certains points clés donnés sur les valeurs bancaires par Trader Noé furent cassés, le plongeon s’est accéléré : depuis une dizaines de jours, les valeurs bancaires plongent brutalement. Le CREDIT AGRICOLE qui avoisinait les 5 € il y a une bonne semaine est désormais sous la barre des 4 € ! De hauts cadres des quatre plus grosses banques françaises, en contact avec notre rédaction, sont écœurés de “l’incompétence et de l’aveuglement” de leur “hiérarchie” (sic).


Attention aux banques espagnoles

Commentaire intelligent de l’économiste J. Sapir : “Les primes des CDS, ces assurances de crédits, montrent une ascension constante depuis deux semaines. L’Espagne a ainsi dépassé son précédent maximum, qui datait de décembre dernier”. “Les banques espagnoles ont d’ailleurs dû emprunter à la BCE pour 316 milliards d’euros en mars, alors qu’elle n’avaient emprunté que 170 milliards en février. La perception de la qualité du crédit, qu’il soit public ou privé, se dégrade rapidement en Espagne.


En ce qui concerne l’Italie, une part croissante des investisseurs pense que ce pays devra restructurer sa dette avant la fin de l’année. Or, l’exemple de la Grèce, où les gouvernements avaient fait pression sur leurs banques pour qu’elles acceptent l’échange de titre à des conditions très défavorables, est encore frais dans toute les mémoires. Les banques sont donc de plus en plus réticentes non seulement à acheter des dettes nouvelles de l’Italie mais même à conserver les titres italiens qu’elles ont acquis dans leur portefeuille.  


À cette situation s’ajoute une fuite des capitaux massive de l’Espagne et de l’Italie, que ce soit vers des pays considérés comme sûrs dans la zone euro (essentiellement l’Allemagne, les Pays-bas et le Luxembourg) ou vers l’extérieur de la zone (la Suisse, les États-Unis et, de plus en plus, les pays asiatiques). Depuis le 1er août 2011, ce ne sont pas moins de 155 milliards d’Euros qui ont quitté l’Espagne pour aller vers les pays sûrs de la zone Euro, dont 65 milliards rien que pour le mois de mars dernier. Cette fuite des capitaux nous indique la mesure de la défiance des investisseurs. Si l’on regarde maintenant la fuite des capitaux hors de la zone Euro, nous avons aussi la mesure de la défiance vis-à-vis de l’euro”.(Source: Marianne)


 

 

La presse du jour exprime les avis des experts économiques. “La crise de la dette souveraine et les difficultés du secteur bancaire reprennent de l’ampleur dans les pays du sud de l’Europe, notamment la situation du bilan des banques espagnoles qui suscite des craintes grandissantes, expliquent les analystes du courtier IG Markets.


Nous publierons demain un article sur BANCO SANTANDER.


Voilà qui annonce de nouvelles grandes manœuvres de la Main anonyme, cette finance anonyme et vagabonde qui cherche à faire sauter ce verrou qu’est la nation, comme le prophétisait le baron de Rothschild en 1970… Quel visionnaire !

 

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LIESI recommande de suivre l’évolution de BANCO SANTANDER …

Il y a trois ans, nous écrivions dans la lettre confidentielle LIESI : « les intérêts des banques espagnoles comme Santander et BBVA seraient le plus exposés à une telle perspective (effondrement de plusieurs pays de l’Union européenne). Il faut en effet savoir que « la Banque Santander est directement associée à la Royal Bank of Scotland, une banque dans l’orbite directe de la Reine d’Angleterre, qui a tissé sa toile dans les interstices du pouvoir politique à travers toute l’Amérique du Sud. Par exemple, bon nombre d’anciens hauts dirigeants de la Banque Santander peuplent les cabinets ministériels du gouvernement Lula au Brésil et sont connus pour leur hostilité virulente à toute idée d’une Banque du Sud… »

Autre extrait : Premièrement, la crise espagnole n’a rien à voir avec la Grèce. Sur les 541 milliards d’euros d’exposition que les banques allemandes ont sur la zone Euro, la part de la Grèce se limite à 8 %. Le plus gros, 44 %, c’est-à-dire 244 milliards d’euros, se trouve en Espagne. Les banques françaises dont l’exposition en Grèce est presque le double de celles de l’Allemagne, sont exposées à hauteur de 191 milliards d’euros en Espagne. Secondement, comme chacun le sait, la bulle espagnole est essentiellement immobilière, ce qui place Banco Santander[1] au centre de la tempête. Les activités de Banco Santander se confondent avec celles de la Royal Bank of Scotland (RBS), récemment nationalisée. Aussi, une attaque monétaire contre l’Espagne et, par ricochet, contre Banco Santander, affecterait nécessairement de grosses opérations de la City de Londres… Plus, cela porterait un coup frontal aux finances de la famille royale britannique ! Pour information, il y a moins d’un mois, la direction financière d’Union des Banques Suisses (UBS) émettait la recommandation vendre à sa clientèle sur les actions Santander[2]

De l’Espagne… au Brésil

Si l’Espagne subit une attaque comme la Grèce, non seulement les difficultés de la Banco Santander rejailliraient sur l’Angleterre, mais également sur l’Amérique latine. En effet, selon Strategic Alert : « Santander est aussi le plus grand groupe bancaire d’Amérique latine. En octobre 2007, suite à des négociations complexes, elle s’est imposée comme une des plus grandes banques du Brésil, le plus grand pays d’Amérique du sud, aussi bien géographiquement que par son poids économique. Santander et son « partenaire stratégique » avaient mis en échec Barclays pour acquérir le géant hollandais ABN Amro. Comme résultat de cette acquisition, Santander a pris le contrôle de Banco Real, une filiale d’ABN Amro, devenant la troisième banque commerciale du pays en gérant 11 % des avoirs bancaires du Brésil ». Voilà sans doute pourquoi, évoquant la contribution d’un million de dollars de Santander à la campagne présidentielle de Lula da Silva[3], en 2002, l’agence Bloomberg titrait : « Construire la République de Santander dans le pays de Lula ».

ANALYSE DU TITRE SANTANDER par Trader Noé

Partant du principe que la chute de cette grosse banque produirait des conséquences importantes pour l’Angleterre, nous avons demandé à Trader Noé d’analyser l’évolution du titre afin de percevoir la période “inquiétante” pour l’Angleterre et l’Amérique latine.
En voici le contenu.

Santander évolue toujours sous la résistance des 6 euros. La Main anonyme a encore frappé !
Le pivot des 5.2 euros va jouer un rôle crucial, tout comme les 3.9 euros du Crédit Agricole et beaucoup d’autres. Les bâtons de dynamite sont désormais posés mais peu s’en préoccupent.

La rupture de ces seuils déclenchera une forte accélération baissière. Pour Santander, les prochains supports seront probablement 4.5-3.8-1.5

Autrement dit, c’est très clair. Que se passera t’il quand le titre sera proche des 1.5 euro ?

Pour Crédit Agricole la rupture des 3.9 déclenchera également une accélération vers les supports inférieurs mentionnés il y a peu.

Pour éviter un tel scénario, il faudrait que Santander repasse dans un premier temps au-dessus des 7 euros, difficile dans le contexte actuel.

Conclusion : reste à suivre l’évolution du cours de BANCO SANTANDER mais on comprend que pour l’heure, étant donné la situation inquiétante du titre, la finance anglaise à tout intérêt à détourner l’action sur d’autres pièces de l’Echiquier européen. On pense tous au même pays…

Bon dimanche à tous.


[1] C’est Santander qui, en Espagne et avec l’anglais Grosvenor Property, a lancé les produits dérivés adossés à des créances immobilières. Or Grosvenor Property, c’est toute une histoire. La société appartient à l’homme le plus riche du Royaume-Uni, Gerald Grosvenor, qui est en même temps, 6e duc de Westminster, cousin de la Reine Elizabeth II et parrain du Prince William, l’héritier de la couronne.

[2] « La croissance phénoménale de Santander ces dernières années reste pour beaucoup un mystère. En termes de capitalisation boursière, Santander vient de dépasser la Hong-Kong and Shangai Banking Corporation (HSBC) ; elle est la neuvième banque du monde et la plus grande de la zone Euro. Très impliquée dans la titrisation de l’immobilier espagnol, la banque profite du guichet spécial de la BCE où l’on peut échanger des actifs toxiques pour des actifs de meilleure qualité » (Source : EIR).

[3] Début 2007, Banco Santander a réussi à placer deux « anciens » managers de la banque, Miguel Jorge et Mario Toros, à de hautes fonctions de l’Etat : respectivement celle de ministre du Commerce et celle de directeur de la politique monétaire à la Banque centrale.

 

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Published by Eva R-sistons - dans La crise
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