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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 02:11

http://membres.multimania.fr/wotraceafg/nucleaire_iran.jpg

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Nucléaire iranien... Intox ? 


On se souvient que, le 11 janvier dernier, un universitaire, travaillant sur le site nucléaire de Natanz en Iran, a été tué dans une explosion à la voiture piégée, le quatrième depuis janvier 2010. Les autorités iraniennes ont accusé Israël et les USA qui ont démenti toute implication.
Or, on relève sur un site américain (consortiumnews.com du 24/01/2012) qu’un « consensus semble émerger au sein des agences de renseignement et des agences militaires des Etats-Unis – et d’Israël – selon lequel l’Iran n’a PAS décidé de construire une arme nucléaire. Au cours des derniers jours, ce jugement a été exprimé par des personnalités de haut niveau dans les établissements de défense des deux pays : le secrétaire de la défense américain Leon Panetta et le ministre de la défense d’Israël Ehoud Barak. On aurait pu penser qu’on en aurait entendu un peu plus parler, n’est-ce pas ? Les Etats-Unis et Israël sont d’accord pour dire que l’Iran n’est PAS en train de construire une bombe nucléaire. Mais cette appréciation conjointe selon laquelle l’Iran n’a PAS décidé de construire une bombe nucléaire représentait apparemment un trop gros changement par rapport à la version acceptée pour que le Times et le reste de la FCM s’emparent du sujet » (Traduction Polémia). Par ailleurs, on sait qu'aux Etats-Unis, si les militaires sont opposés à la guerre, les politiques en sont farouchement partisans. Et quand l’oligarchie politique veut…

 

 

 

Le : 30 Janvier 2012

L'Inde paie en or le pétrole qu'elle achète à l'Iran pour contourner l'embargo américano-européen : le monde multipolaire est en marche !

     banque or inde chine iran      

Une délégation indienne s’est rendue en Iran pour mettre au point les modalités de paiement du pétrole iranien en fonction de l’embargo imposé à l’Iran par les USA et l’Europe. (L’Inde importe pour $12 milliards de pétrole iranien par an, soit 12% de sa consommation.) Le résultat est le choix de l’or pour ce paiement, selon DEBKAfile du 23 janvier 2012. L’information est reprise par PressTV.com (site iranien) le 24 janvier 2012, ce qui semble apporter la caution implicite de sources iraniennes. La Chine devrait suivre cette voie, tandis que des mécanismes bancaires sont mis en place pour permettre ces transactions, notamment avec des banques turques (*). La Russie doit également mettre en place une structure de cette sorte pour ses transactions avec l’Iran.

«L'Inde est le premier acheteur de pétrole iranien à accepter de payer ses achats en or au lieu du dollar américain selon des sources exclusivement iraniennes et des informations fournies par DEBKAfile. Ces mêmes sources s'attendent à ce que la Chine (*) suive. L'Inde et la Chine importent environ 1 million de barils par jour, ou 40% du total des exportations de l'Iran qui  se chiffrent à 2,5 millions de bpj. L'une et l'autre sont deux superpuissances si l'on considère leurs avoirs en or.


«En négociant en or, New Dehli et Pékin permettront à Téhéran de contourner le gel de ses avoirs à la banque centrale et l'embargo pétrolier sur lequel les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont mis d'accord, le 23 janvier, pour le lui imposer. L'Union européenne achète actuellement environ 20% des exportations de pétrole de l'Iran. Les énormes sommes impliquées dans ces transactions devraient, en outre, entrainer une augmentation du prix de l'or et une baisse de la valeur du dollar sur les marchés mondiaux.

«Deuxième plus important client de l'Iran derrière la Chine, l'Inde achète pour environ 12 milliards de dollars de brut iranien par an, soit environ 12% de sa consommation. Dehli, selon nos sources, doit effectuer ses transactions par l'intermédiaire de deux banques d'Etat : la UCO Bank, basée à Calcutta, dont le conseil d'administration est composé de représentants du gouvernement indien et de la banque centrale de l'Inde et la Halkasie (Banque populaire), septième banque turque en importance (*), détenue par le gouvernement.» (L'Inde paie en or et non plus en dollar le pétrole iranien, le marché est stupéfait - Traduction Polémia.)

D’une façon générale, à mesure que les détails pratiques de ces transactions apparaissent, on commence à prendre conscience qu’il s’agit de la mise en place d’un «bloc» économique et commercial central avec tous ses mécanismes, et dont les acteurs sont des puissances incontestables. Cela implique la création de liens monétaires, bancaires, etc., entre l’Iran, la Turquie, la Russie, la Chine et l’Inde. Sur ces schémas de base tendant à former une structure puissante, d’autres acteurs vont venir se greffer tandis que l’objet des transactions peut évidemment dépasser le pétrole lui-même, qui reste néanmoins le facteur de base «solidifiant» de cette nouvelle structure qui se développe. Cette «structure» elle-même est une puissante force qui se met en place, contre la domination monétaire et commerciale du dollar certes, mais également de l’euro lorsqu’il est perçu comme auxiliaire (notamment politique) du dollar à cet égard, à l’intérieur de la structure dominatrice du bloc BAO (Bloc américaniste-occidentaliste). L’ironie est complète à cet égard, et mesure le chemin parcouru dans le sens de la Chute par le bloc BAO ; par les USA en tant que puissance en cours d’effondrement ; par l’Europe en tant que puissance qui se voulait alternative des USA dans ce domaine (l’euro remplaçant le dollar) et qui s’avère supplétive des USA au moment où les USA s’effondrent (même manœuvre que celle du brillant Sarko rejoignant l’OTAN en 2009, il y a une constante chez les Européens dans la bassesse et l’inversion du jugement). L’Europe suivra donc le mouvement, dans un acte d’abdication non seulement de sa puissance monétaire et commerciale qui va largement nourrir les mouvements de contestation de l’euro et du retour aux monnaies nationales dans nombre de pays européens, mais dans un mouvement d’abdication de sa propre civilisation puisque cette question iranienne doit être perçue comme un symptôme du mal général. On ne regrettera rien puisqu’il s’agit en fait d’une contre-civilisation.

La manœuvre cruelle et lâche de l’embargo, qui est la manière favorite des USA et du bloc BAO, est donc en train de créer une force concurrente d’une très grande puissance, où l’Iran a notamment sa place, mais constitue la dynamique initiale fondamentale. Le rejet du dollar et de l’euro est une chose remarquable, qui va dans le sens décrit plus haut. Mais le choix de l’or est aussi un fait remarquable en lui-même. Il renforce toute une école d’opposition spécifique, au sein du bloc BAO lui-même, qui proclame la nécessité de la fin du monopole du dollar (ou du dollar-euro, dans le cas de la complicité-servitute USA-Europe, dans le cadre du bloc BAO) ; c'est une opposition technique, technico-politique dans certains cas, qui met en cause le principe de la monnaie unique (monopole) qui est l'arme et le symbole du système bancaire en général du Sytème. C’est notamment l’argument de Ron Paul aux USA, qui veut mettre fin au monopole du dollar aux USA même. C’est aussi l’argument d’un Zoelick, directeur de la Banque Mondiale, qui estime discrètement mais fermement, sans mesurer les implications métahistoriques de ce prolcessus, que l’affaiblissement du dollar nécessite l’adoption de l’or comme “monnaie” parallèle de transaction internationale à l’équivalent du dollar.

Politiquement, le résultat est prodigieusement rapide et significatif. L’“isolement” de l’Iran se présente comme son exact contraire, comme un leurre, un piège monté par le bloc BAO contre lui-même, et où le bloc BAO fonce tête baissé. (Processus désormais classique de surpuissance aboutissant à l'autodestruction.) Au lieu de résistances sporadiques et dispersées à l’hégémonie du dollar comme on en enregistrait ces dernières années, c’est une structure puissante de résistance qui est en train de se créer, qui regroupe les plus formidables puissances concurrentes et alternatives du bloc BAO, autour de l’Iran pour le pétrole, qui tendrait alors à devenir leur fournisseur de plus en plus privilégié et institutionnalisé en pétrole, et est ainsi sur la voie d’acquérir un statut politique international équivalent à celui de l’Arabie, mais en beaucoup plus dynamique, beaucoup plus autonome du point de vue politique ; et, bien entendu, une structure qu'on doit qualifier objectivement d'antiSystème. En fait d’isolement, c’est le bloc BAO qui est en train de façonner le sien, avec des USA en cours d’effondrement et une Europe informe, aveugle, servile par impuissance à envisager une politique qui lui soit propre, par intoxication par aveuglement bureaucratique et idéologique.

La crise iranienne, qui se manifeste en mode virtualiste depuis 2005, est enfin en train d'acquérir une véritable substance. Et l’essence de cette substance se distingue dans son apport formidable à l’entreprise métahistorique naturelle du fracassement et de l’effondrement du bloc et de son hégémonie. Nous doutons que cela soit nécessairement une alternative, car le système général du monde reste en substance, dans ses caractères profonds, celui du Système qui inspire et dirige le bloc BAO avec tous ses caractère imprescriptibles de nuisance, et qui lui-même (le Système) s’effondre. Mais c’est sans aucun doute une participation puissance et vertueuse à l’accélération de cet effondrement. Le résultat de la schizophrénie américaniste-occidentaliste dans la crise iranienne, principalement menée par la politique maniaque des USA, d’Israël, soutenue par une Europe qu’il faudrait plutôt nommer absolument «anti-Europe» ou «Europe invertie», commence à prendre forme.

(*) Note de la rédaction : A rapprocher de l'information donnée par Faits & Documents n°329, 1er-15/02/2012 : «En dépit d'une baisse de son prix, l'or ne cesse de renforcer sa part dans les réserves des grandes banques centrales mondiales, au détriment du papier. Très discrètement, la banque centrale turque a annoncé cette évolution. Il en est de même de la banque centrale de Chine, pays où il est impossible d'expliquer par la seule demande privée l'incroyable explosion des importations d'or via Hong-Kong en quelques mois.»


 

 

Un commentaire qui suit l'article

Franck du Faubourg
26/01/2012

On reste interdit devant le choix d'un quasi-suicide économico-financier - et politique ! - que nos soi-disant élites nationales (dans le cas français) et européennes ont décidé pour «notre bien».
Pierre Hillard dans ses nombreux ouvrages devrait pouvoir donner quelques explications...

Le bombardement de la Libye - probablement motivée par la mise en place prévue par Kadhafi d'un dinar-or - n'aura donc indirectement servi qu'à accélérer le mouvement de fuite hors du monde euro-dollar... Pendant que les réseaux pro-Kadhafi commencent discrètement à reprendre le contrôle du pays .


Cruelle ironie.
Antal Fekete, Jim Rickards, et bien d'autres pensent que les pays de la zone euro devraient transformer l'euro en une monnaie commune (et non pas unique) de référence, basée sur l'or (et non pas sur de la dette à intérêts fractionnaires), ce qui permettrait une politique monétaire souveraine ajustée pour chaque Etat membre, et leur permettre de sortir d'une asphyxie inéluctable..

Comme c'est contraire au Dogme, il y a peu de chances que ça arrive..
Sommes-nous donc condamnés à assister à notre tragédie sans rien pouvoir faire?

Dedefensa.org
25/01/2012
Aimablement transmis par un correspondant

Correspondance Polémia - 30/01/2012

Image : raffinerie pétrolière à Assalouyed en Iran.

Dedefensa.org

 

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http://www.polemia.com/article.php?id=4509

 

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Le boycott du pétrole iranien :

échec de l’Occident

Prise avec précipitation, la question du boycott du pétrole iranien s’est transformée, pour son auteur, l’Union Européenne, en un grand problème, surtout, que l’Iran a annoncé qu’il était prêt à fermer les vannes, sur les pays européens. Le 31 décembre 2011, les Etats-Unis ont appliqué de nouvelles sanctions contre l’Iran ; sur les mêmes longueurs d’ondes que Washington, les ministres des Affaires étrangères de l’Union Européenne, lors de leur récente réunion, à Bruxelles, ont adopté de nouvelles sanctions économiques et commerciales contre l’Iran, dont le boycott du pétrole iranien, dès juillet. Depuis, l’administration US remue ciel et terre, pour exercer des pressions sur les principaux clients du pétrole iranien, notamment, en Asie. Malgré cela, le besoin de ces pays en pétrole iranien, en raison de sa qualité, ainsi que l’accès facile et son aspect économique, ont empêché l’application des décisions hâtives des pays occidentaux. Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé que la décision de l’Union européenne concernant le boycott du pétrole iranien n’est pas une approche constructive. Pékin est l’un des principaux clients du pétrole iranien et le volume des échanges des deux pays a dépassé le chiffre de 45 milliards de dollars. Le ministre indien des Finances, qui se trouve à Chicago, a annoncé, pour sa part, que son pays n’avait pris aucune décision, pour arrêter les importations du pétrole iranien. Pranab Mukherji a ajouté que son pays est le 4ème grand importateur de pétrole, dans le monde, et il est décidé à poursuivre les importations de pétrole iranien.
L’Iran fournit 12% des demandes en pétrole de l’Inde. Les Etats-Unis et l’Union européenne ont opté pour la politique des menaces et des sanctions, pour briser la résistance du peuple iranien, qui insiste sur son droit inaliénable de bénéficier de la technologie nucléaire pacifique. Les pays occidentaux se trouvent, apparemment, dans l’embarras, dans leur politique contre l’Iran. Ils ont agi, sans réfléchir à deux fois, sur leurs conditions économiques si fragiles, et sans tenir compte de la place incontournable de l’Iran, dans la région, et, notamment, du point de vue de l’énergie, d’où la situation embarrassante, dans laquelle, ils se sont empêtrés, alors qu’ils visaient à prendre en tenaille le peuple iranien.
Dans ce droit fil, lorsque le ministre iranien du Pétrole a annoncé que l’Iran était prêt à arrêter la vente de son pétrole aux pays européens, l’Allemagne a demandé à l’Iran de faire preuve de retenue, à ce propos. Vu les exportations de 18% du pétrole iranien vers les pays européens, qui n’est pas un volume considérable, pour l’Iran, ce seront les pays européens et, notamment, leurs raffineries qui en pâtiront et qui seront les grands perdants du boycott du pétrole iranien; d'autant plus que les autorités du ministère iranien du Pétrole ont annoncé qu’en raison de la bonne qualité de son brut, l’Iran n’aura aucun problème pour trouver des clients, là où il veut et quand il veut.

 

  http://www.alterinfo.net/Le-boycott-du-petrole-iranien-echec-de-l-Occident_a70483.html

 

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