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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:20
usisrael

 

Obama en visite en Israël :

Disparition définitive de la Palestine originelle

Global Research, mars 24, 2013

«Il y a deux fous dans tout marché: l’un qui ne demande pas assez, et l’autre qui demande trop.»

Proverbe américain

Obama s’est rendu en Israël où il a rencontré les autorités du pays. Pour lui, la cause palestinienne et sa résolution sont de la responsabilité unique d’Israël, des citations en hébreu pour s’assurer les bonnes grâces de Netanyahu:

«Au premier jour de sa visite au Proche-Orient, le président américain a multiplié mercredi les déclarations visant à rassurer une opinion israélienne méfiante. A peine le pied posé sur le sol de Tel-Aviv mercredi, le président américain a lancé en hébreu: ´´C’est bon de revenir en Israël´´. Outre l’effort linguistique, toujours appréciable, il a rappelé que ce n’était pas son premier séjour dans le pays. ´´Notre alliance est éternelle´´, a assuré Obama, ajoutant que les Etats-Unis étaient ´´fiers d’être le plus fort allié d’Israël´´. Barack Obama, qui a appelé à sept reprises Benjamin Netanyahu par son surnom ´´Bibi´´, a annoncé que les Etats-Unis et Israël allaient ´´ouvrir des discussions´´ pour prolonger l’aide militaire américaine au-delà de 2017. Les deux hommes ont ensuite inspecté le système antimissile Iron Dome, financé par les Etats-Unis.» (1)

Lors du discours d’accueil, le Premier ministre Netanyahu a clairement défini les priorités d’Israël, à savoir, l’Iran, la Syrie et la Palestine selon sa vision. Ecoutons-le: «Monsieur le Président, vous avez dit clairement que vous êtes déterminé à empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. (..) Malgré nos efforts conjoints et votre grand succès dans la mobilisation de la communauté internationale, la diplomatie et les sanctions jusqu’à présent n’ont pas arrêté le programme nucléaire iranien. Et comme vous le savez, mon avis est que pour stopper le programme nucléaire iranien, la diplomatie et les sanctions doivent être complétées par une menace claire et crédible d’action militaire. (…) Le peuple juif, seulement il y a deux générations, était un peuple impuissant et sans défense contre ceux qui ont cherché à nous détruire. Aujourd’hui, nous avons le droit et la capacité de nous défendre. Comme vous l’avez dit plus tôt, aujourd’hui, l’essence même de l’Etat d’Israël, l’essence de la renaissance de l’Etat juif, est la réalisation du rêve séculaire du peuple juif: d’être maîtres de notre destin dans notre propre État, et je pense que c’est quelque chose de merveilleux que nous chérissons. C’est l’essence même de cet Etat. (…) J’ai donc hâte de continuer à travailler avec vous pour régler ce qui est une menace existentielle pour Israël, et une grande menace pour la paix et la sécurité dans le monde.»(2)

«Monsieur le Président, nous avons discuté aujourd’hui de la situation en Syrie. Nous partageons l’objectif de voir un pays stable et pacifique en Syrie sortir du carnage auquel nous avons assisté au cours des deux dernières années. Nous partageons également la volonté d’empêcher l’arsenal meurtrier de la Syrie de tomber dans les mains de terroristes. (…) Enfin, Monsieur le Président, votre visite nous a donné l’occasion d’essayer de trouver un moyen de faire progresser la paix entre Israéliens et Palestiniens. (…) Alors, laissez-moi être clair: Israël reste pleinement attaché à la paix et à la solution à deux Etats pour deux peuples. Nous tendons la main dans la paix et l’amitié au peuple palestinien. (…) Asseyons-nous autour de la table de négociation. Mettons de côté toutes les conditions. Laissez-nous travailler ensemble pour réaliser le compromis historique qui mettra fin à notre conflit une fois pour toutes.»(2)

Le discours d’Obama à Jérusalem

Dans son discours, à Jérusalem, la symbolique est importante car il permet de faire référence au discours du Caire -mal perçu en Israël- pour les Arabes, le président américain Barack Obama a appelé jeudi la communauté internationale à déclarer le mouvement chiite libanais Hezbollah une organisation ´´terroriste´´, ´´Chaque pays qui reconnaît la valeur de la justice doit désigner le Hezbollah pour ce qu’il est: une organisation terroriste.» (3)

«Le président américain a déployé à Jérusalem tout son talent d’orateur pour gagner le coeur des Israéliens. (…) Point culminant d’un voyage pensé et conçu comme une opération de charme vers les Israéliens, son discours de Jérusalem était avant tout destiné à rassurer et conforter son auditoire. (…) Le lien «indestructible» entre Israël et les États-Unis, mantra de sa visite, a été longuement développé par le président américain. L’ordre des priorités évoquées par Obama était aussi destiné à rassurer les Israéliens: sécurité, paix, et prospérité.»

«Énumérant toutes les menaces qui pèsent sur Israël, depuis les roquettes du Hamas jusqu’à l’arme nucléaire iranienne, en passant par les missiles du Hezbollah et les armes chimiques syriennes, Obama s’est fait l’écho de la vision sécuritaire israélienne, selon laquelle il n’existe pas de partenaire pour la paix: «Vous vivez dans une région où beaucoup de vos voisins refusent votre droit à l’existence», a dit Obama à son auditoire, «et c’est pourquoi la sécurité du peuple juif en Israël est aussi importante», a-t-il continué, avant de lancer sous les applaudissements: «Israël ne disparaîtra pas!». (…) » (3)

« Vous avez fait des propositions crédibles aux Palestiniens à Annapolis. Vous vous êtes retirés de Gaza et du Sud-Liban, et n’avez obtenu que du terrorisme et des roquettes. Vous avez tendu la main de l’amitié et trop souvent été confrontés à l’hideuse réalité de l’antisémitisme… Vous avez tous les droits d’être sceptiques», a dit Obama. «Il peut être tentant de mettre de côté les frustrations et les sacrifices qui accompagnent la recherche de la paix», a-t-il aussi ajouté, expliquant que lui-même aurait plutôt intérêt à «mettre ce sujet de côté, et soutenir tout ce que décide Israël. C’est à vous de décider dans quel type de démocratie vous voulez vivre», a insisté le président américain, «et rappelez-vous qu’en prenant cette décision, vous définirez l’avenir de vos relations avec les Palestiniens, mais aussi le futur d’Israël. (…) Israël est le pays le plus puissant de la région. Israël a le soutien du pays le plus puissant de la région… C’est à vous d’écrire le nouveau chapitre dans l’histoire de cette grande nation!» Obama semble surtout avoir remis aux Israéliens la responsabilité du processus de paix.»(3)

Obama en «visite touristique» en Israël

Avec son franc-parler coutumier, le rédacteur en Chef du New York Times,Thomas Friedmann explique pourquoi la visite d’Obama est un non-événement au vue de la géopolitique actuelle du Moyen-Orient. Nous lisons: «(…) Sachez que le président Obama se rendra en Israël cette semaine. (…) Sans tambour ni trompette, l’incontournable question du conflit israélo-palestinien s’est vue reléguée au rang de simple hobby pour les diplomates américains. Et comme c’est le cas pour tout hobby -qu’il s’agisse de fabriquer des modèles réduits d’avion ou de tricoter des pulls -, il y a des jours où l’on s’y attelle et d’autres pas. Cela dépend de votre humeur et peu importe quand le pull sera fini. Le conflit israélo-palestinien a occupé le président au début de son premier mandat. Puis, il s’est retrouvé coincé lorsque les deux parties en présence ont rejeté ses propositions, et dès lors, il a décidé d’adopter une attitude -parfaitement rationnelle à mon avis -de négligence désinvolte. Et presque personne n’a rien remarqué.»(4)

Thomas Friedman énumère ensuite les causes de cette désaffection, pour lui, c’est aux Chinois et aux Indiens pauvres en pétrole de se démener pour convaincre Israël et éviter du fait de leur dépendance une guerre au Moyen-Orient: «Si le conflit au Moyen-Orient n’est plus qu’un hobby pour les Américains, c’est essentiellement à cause de changements structurels, notamment la fin de la Guerre froide. Il fut un temps où l’on redoutait vraiment qu’une guerre israélo-arabe ne débouche sur un conflit plus large entre grandes puissances. Ce scénario paraît improbable aujourd’hui. La découverte, en outre, d’immenses réserves pétrolières et gazières aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique a fait de l’Amérique du Nord la nouvelle Arabie Saoudite. Dès lors, pourquoi s’accrocher au vieux royaume pétrolier? Mais même si les Etats-Unis continuent d’importer du pétrole du Moyen-Orient, nous ne risquons plus d’être confrontés à une pénurie aux stations-service suite à un embargo arabe en réaction à un événement dans la région. Pour l’Inde et la Chine, la situation est différente. Pour ces puissances, le Moyen-Orient est un ancien hobby devenu nécessité car elles sont largement dépendantes du gaz et du pétrole de cette région. Si quelqu’un devait aujourd’hui se charger de faire avancer le processus de paix entre Israël et les pays arabes, ce sont les ministres des Affaires étrangères chinois et indiens.»(4)

L’auteur conclut en citant la colonisation qui bloque toute évolution: «Les Etats-Unis n’ont jamais eu aussi peu besoin de faire la paix entre Israéliens et Palestiniens, les obstacles n’ont jamais été aussi nombreux: près de 300.000 colons israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie (…) Barack Obama pourrait être le premier président américain à se rendre en Israël comme simple touriste. Est-ce une bonne nouvelle pour Israël? Non. Le statu quo actuel est peut-être tolérable pour l’Etat hébreu, mais il reste malsain. Son maintien implique en effet la poursuite de la colonisation et l’annexion tacite de la Cisjordanie par Israël ». (4)

Le lent abandon de la cause palestinienne

Barack Obama a lentement abandonné les convictions favorables aux Palestiniens qu’il affichait avant d’entrer à la Maison-Blanche et au début de son premier mandat.

«De fait, estime Jonathan Baker, les Palestiniens n’attendent pas grand-chose de sa visite ce 21 mars. Pour ce qui est d’Israël, le président américain a bien fait savoir que son pays placerait la sécurité israélienne au centre de toutes les discussions qu’il aurait sur le conflit. (…) Il suffit de prendre en considération le temps que le président passera de chaque côté de la barrière de séparation. Une cinquantaine d’heures en Israël, Quatre heures en tout et pour tout en Palestine. En 2007, alors qu’il était encore sénateur, il a déclaré devant un groupe de démocrates de l’Iowa: ´´Personne ne souffre davantage que les Palestiniens.´´ Quand il a été élu pour son premier mandat, il a déclenché la colère d’Israël en réclamant un gel de la colonisation, une proposition qui impliquait que, pour lui, les colonies étaient le principal obstacle à la paix. (…) Puis, lentement, mais sûrement, comme une vieille peinture qui s’écaille, il a abandonné l’une après l’autre ces positions acceptables. Il n’appelle plus à un gel de la colonisation, son pays s’est opposé à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’octroi du statut d’Etat à la Palestine et a rejeté une résolution de l’Assemblée générale sur le même sujet en novembre dernier. Il ne manque jamais d’évoquer le ´´lien spécial´´ des Etats-Unis avec Israël ni leur soutien indéfectible à ce pays.» (5)

Faut-il dissoudre l’Autorité palestinienne? Yossi Beilin en est convaincu. Alain Gresh qui rapporte ses propos le présente: «Il a été l’un des artisans de la négociation de ce qui devait s’appeler les Accords d’Oslo. Yossi Beilin fut aussi le signataire, avec Yasser Abdel Rabbo, des Accords de Genève d’octobre 2003, qui proposaient une solution au conflit. La lettre qu’il vient d’envoyer à Mahmoud Abbas est d’autant plus significative. Il appelle le président palestinien à «end this farce» (Foreign Policy, 4 avril 2012) – mettre un terme à cette farce des négociations.(..) Dissoudre l’Autorité palestinienne et donner le contrôle des affaires quotidiennes à Israël serait une initiative que personne ne pourrait ignorer. (6)

Pour sa part, Ami Ayalon, ancien directeur du Shin Bet, le service de renseignements israélien, donne ses conseils à Obama. Promoteur d’un plan de paix israélo-palestinien il propose qu’Israël se retire des territoires occupés. Il déclare: «(…) Nous comprenons aujourd’hui que le maintien du statu quo risque de nous entraîner dans l’abîme et nous sommes conscients des douloureuses concessions que nous devrons faire pour nous en éloigner. Il faut qu’on nous montre clairement que le chemin sera long et ardu, mais que nous nous préparons un avenir meilleur en l’empruntant. (…)le président américain devrait clairement adhérer aux principes suivants: deux Etats-nations seront établis sur la base des frontières de 1967 pour accueillir les deux peuples; des échanges de territoire équivalents seront organisés pour permettre aux blocs de colonies [en Cisjordanie] de demeurer sous souveraineté israélienne; Jérusalem sera une ville ouverte, capitale des deux Etats; les quartiers arabes seront placés sous souveraineté palestinienne et les quartiers juifs, sous souveraineté israélienne; un régime spécial sera mis en place pour l’administration et la garde des Lieux Saints; l’Etat palestinien sera démilitarisé et la communauté internationale garantira sa sécurité; les réfugiés palestiniens seront autorisés à revenir sur le territoire palestinien ou à émigrer vers des pays tiers et se verront offrir un dédommagement; toutes les parties devront signer une déclaration de fin de conflit. (7)

En appelant ´´les Palestiniens à reconnaître qu’Israël (serait) un Etat juif´´ et les Israéliens qu’´´une Palestine indépendante (devait) être viable´´ Obama va au-devant des espérances des Israëliens. Pour rappel, Obama réinsère ´´Jérusalem capitale d’Israël´´ dans le programme démocrate en septembre 2012. De plus, accepter qu’Isräel soit un Etat juif, c’est à terme reposer le problème des arabes israéliens -chrétiens et musulmans- qui n’auraient plus vocation à vivre dans un Etat aseptisé, un Etat «élu». Nous serons alors en présence d’une autre Nekba pour ces Arabes israéliens. C’est de notre point de vue un discours de prudence qui n’apporte rien au contraire, il conforte Israël dans sa vision du «Grand Israël». Pour rappel encore, la déclaration de Riyadh proposait la reconnaissance d’Israël et posait comme seule condition l’application des résolutions de l’ONU, notamment celles du 22 novembre 1967. Il est vrai que la gabegie règne de l’autre côté palestinien, d’ailleurs, le quotidien israélien Yediot Aharonot a demandé au président américain de ne pas se rendre dans les Territoires palestiniens, dirigés par un autocrate corrompu et où manuels scolaires et émissions de télévision perpétuent les clichés antisémites. Les aides versées par les Etats-Unis et par d’autres pays au gouvernement Abbas, tant qu’il se déclare en faveur de la paix, lui permettent de se maintenir en place artificiellement.

On le voit, le monde occidental laisse la bride sur le cou à Israël qui poursuit son chemin, la disparition inexorable du peuple palestinien en tant que nation. Il restera des confettis de territoires non viables Un siècle de combat se solde par la disparition d’une utopie. Peut-être qu’il faille revenir à la solution à un Etat avec des citoyens juifs chrétiens et musulmans et autres avec une égale dignité.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

1. http://dafina.net/gazette/article/lop%C3% A9ration-s%C3%A9duction-dobama-en-isra%C3%ABl

2. http://jssnews.com/2013/03/21/discours-integral-et-en-francais-de-benyamin-netanyahu-devant-barack-obama-20032013/

3. http://www.lefigaro.fr/international/2013 /03/21/01003-20130321ARTFIG00700-le-plaidoyer-d-obama-pour-la-paix.php

4. Thomas Friedman http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/20/obama-en-visite-touristique-en-israel

5. Jonathan Baker http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/21/avec-obama-les-espoirs-restent-limites

6. Alain Gresh – Le Monde diplomatique. Yossi Beilin: En finir avec «la farce» des négociations de paix Le Monde.fr 16/04/2012

7. Ami Ayalon http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/14/conseils-pour-obama

 

Copyright © 2013 Global Research
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VISITE DE COURTOISIE

EN TERRE PALESTINIENNE OCCUPÉE ?!...

 

robertbieau@hotmail.com

 

27.03.2013

http://les7duquebec.org/7-au-front/visite-de-courtoisie-en-terre-palestinienne-occupee/

 

Debout sur le tarmac de l’aéroport international Ben-Gourion – de triste mémoire – ébaubi sous un soleil ébaudi, le reporter-figurant de Radio-Canada en Orient sourit de toutes ses dents à la vue du distingué invité de Bibi Netanyahu, dit «l’Étrangleur de Gaza». Dans les instants qui suivent, monsieur Chartrand, l’envoyé spécial de la télé d’État, rend compte de ce qu’il qualifie d’une visite de courtoisie que consacre Barak Obama à son nouvel ami le Premier ministre éconduit, puis reconduit, «Bibi» l’homme fort du gouvernement israélien.

 

Évidemment, Chartrand n’est pas un fin limier de la politique internationale, même s’il use ses savates depuis longtemps sur les tarmacs. Le Président de la deuxième puissance économique mondiale en sursis et de la première puissance militaire en péril – menacée à tout instant de défaut de paiement, de banqueroute et de mise aux enchères aux plus offrants – n’a tout simplement pas le temps pour les faux fuyants. Si Obama ne cherchait qu’à gratifier les sionistes d’un sourire, il n’aurait pas fait ce voyage et il serait resté sagement à Washington où son entourage grouille d’hystériques sionistes à qui il pouvait sourire tout son saoul. Non, ce personnage important se déplace là-bas pour un motif autrement plus conséquent, et ce n’est pas non plus pour autoriser les fous de la centrale militaire-nucléaire de Dimona de lancer une attaque contre l’Iran. La Chine, première puissance commerciale mondiale, ne l’accepterait pas.

 

S’il s’agissait – comme le propose le charlatan et autres reporters présents – de réaffirmer l’amour éternel de l’Amérique pour Israël, un appui étatsunien franc et public à la colonisation rampante en Cisjordanie occupée aurait été mieux avisé que ce voyage inopiné. De toute façon, chacun subodore que l’éternité amoureuse entre les deux comparses, ayant débuté en 1967, s’« éternisera » jusqu’au moment de la mise au banc des États-Unis d’Amérique. À quoi servirait un parrain américain sans le sou à un ami israélien gobe-sous ?

 

Il faut chercher ailleurs que dans le panégyrique des médias à la solde – dans les textes glanés auprès de l’État-major du Mossad ou dans les communiqués diffusés par les ateliers de propagande du gouvernement israélien – la cause et les motifs de cette visite diplomatique – sachant que la diplomatie est la poursuite de la guerre de d’autres manières –.

 

À sa descente d’Air Force One, Barak Obama s’attarde longuement devant le nouvel arrivant au gouvernement – le « centriste » Yaïr Lapid – marquant sa préférence outrecuidante pour l’opposant à Bibi, le soupirant. Le Premier étatsunien est venu ici appuyer son désir d’en finir avec la fronde du Likoud ; vérifier si son allié nucléarisé est bien fidélisé ; constater l’étendue des dommages collatéraux que lui inflige la Chine, son adversaire ascendant au Levant.

 

Cette région du Proche-Orient doit être remise en ordre de marche – la Turquie intégriste doit se réconcilier avec son ami sioniste théocratique – avant de pousser plus avant vers l’Iran, le Pakistan, le Turkménistan, le Tadjikistan et tout au bout de cette nouvelle route de l’oléoduc d’Orient – suintant le carburant – la Chine impériale, déjà première puissance industrielle et commerciale mondiale. Voilà l’un des enjeux de ces jeux de coulisse et de cette visite impromptue – la contre-révolution n’est pas un dîner de gala, disait un célèbre penseur chinois.

 

Il y a fort à parier après la nomination de Jim Kerry au Secrétariat d’État et de Chuck Hagel au Secrétariat à la défense nationale – pardon, à l’agression internationale – que la bande des irréductibles à « Bibi » aura intérêt à jeter du lest, ou alors qu'elle se cherche prestement un nouveau commandant ou un nouveau tuteur payant (dollar contre yuan).

 

Prévoyez que sous peu la Cisjordanie déchiquetée puis rapiécée, à peine – genre  réserve indienne canadienne – sera offerte à Abou Mazen du Fatah et que Gaza l’emmurée sera offerte au Hamas en peine. Si ces deux-là acceptent cette trahison sans  tergiversation, le pouvoir sioniste à Jérusalem n’aura plus qu’à contresigner cette paix des adjudants sous les applaudissements de la « communauté internationale » sur les gazons de la Maison Blanche et au suivant… sus à l’Iran en passant par la Syrie qui – malheureusement pour l’OTAN – n’en finit plus d’agoniser et de résister tant et tant aux massacres djihadistes et aux bombes chimiques « humanistes » – grâce au soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine justement. Le Vent d’Est souffle dorénavant vers l’autre continent.

 

Évidemment, cette machination des grands ne pourra avoir raison de la juste résistance du peuple palestinien qu’à la condition que les factions dominantes en Palestine occupée aient raison des factions d’opposition. Déjà, elles s’agitent parmi les fumées du narguilé et ne laisseront certainement pas passer cette occasion de tasser leurs compagnons d’armes. Personnellement, je prendrais le pari que ce complot anti-palestinien ne réussira pas davantage que les précédents.

 

L’État capitaliste monopoliste théocratique israélien doit être abattu pour que naisse de ses cendres et sous la direction du prolétariat un nouvel état laïc, multiethnique, démocratique et socialiste sur l’ensemble des terres libérées du protectorat britannique. L’OLP à l’origine avait raison et aurait dû s’y tenir.

 

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