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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:13

 

 

Palestine à l'ONU:

quels risques, quels bénéfices?


Par , publié le 29/11/2012 à 07:57, mis à jour à 22:01

 

La reconnaissance du statut d'Etat observateur à l'ONU pour les Palestiniens sera peut-être une victoire symbolique. Mais quels seront les bénéfices concrets et les risques apportés par ce changement? Passage en revue. 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/palestine-a-l-onu-quels-risques-quels-benefices_1192876.html


Palestine à l'ONU: quels risques, quels bénéfices?

A Palestinian demonstrator flashes the V-sign after placing a Palestinian flag atop the controversial Israeli barrier during a protest marking the 20th anniversary of the fall of the Berlin Wall in the West Bank village of Nilin November 6, 2009. REUTERS/Yannis Behrakis (WEST BANK POLITICS CONFLICT)

REUTERS/Yannis Behrakis


Le projet d'admission de la Palestine comme "Etat observateur" soumis ce jeudi à l'Assemblée générale, va aisément recueillir la majorité simple requise. Le chef de l'Autorité palestinienne a choisi de présenter cette demande devant l'Assemblée générale de l'ONU après l'échec, l'automne dernier, d'une précédente initiative pour la reconnaissance d'un Etat membre à part entière devant le Conseil de Sécurité. Mais quels changements réels vont sortir de ce processus pour les Palestiniens? Les bénéfices et les risques ne sont pas forcément là où l'on croit. 

Ramener la cause palestinienne sur le devant de la scène

Les printemps arabes et l'absence de toute avancée des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, alors que la colonisation ne cesse de s'étendre en Cisjordanie, ont fait sortir la question palestinienne des écrans radars de la communauté internationale.
Le vote de l'Assemblée générale en faveur de la Palestine peut être un moyen d'y remédier. Il "marquera la volonté de la communauté des nations de reprendre la main et de ne pas laisser l'occupant et l'occupé dans un face à face déséquilibré et destructeur", plaide l'Association France-Palestine

... Mais ce vote, "en l'absence de souveraineté sur le terrain et de règlement préalable de la question des réfugiés, n'est pour les diplomaties européennes qu'un cache sexe avec lequel elles comptent masquer leur renoncement prolongé à mettre en oeuvre les droits nationaux palestiniens qu'elles ont pourtant formellement reconnus", regrette Jean-François Legrain, spécialiste de la question palestinienne, qui rappelle qu'un récent rapport de la FIDH a fait le constat que l'Union européenne importe quinze fois plus de marchandises provenant des colonies israéliennes -illégales au regard du droit international- que des Territoires palestiniens. 

Replacer le droit international au centre des discussions

Lors de l'adoption du plan de partage de la Palestine en 1947, il était prévu que soient proclamés deux Etats. Un Etat juif et un Etat arabe. Le second n'a jamais vu le jour. Aller devant les Nations unies, permettrait à la Palestine de postuler aux différentes agences de l'ONU comme l'Organisation mondiale de la santé et le Programme alimentaire mondial. La Palestine pourrait en théorie intégrer la Cour pénale internationale et déposer plainte contre des dirigeants israéliens.
... Pourtant, par le passé, les différents gouvernements israéliens ont fait peu de cas des décisions des instances internationales. Ainsi, sans compter les résolutions de l'ONU restées lettre morte, la condamnation du mur de séparation construit en territoire palestinien par la Cour internationale de justice en 2004 est restée sans effet. 

Renforcer le Fatah de Mahmoud Abbas, très affaibli

L'Autorité palestinienne, qui avait parié sur la négociation, souffre d'un discrédit terrible, comme l'a montré le très faible taux de participation aux dernières législatives de Cisjordanie en octobre, et l'élection de dissidents du Fatah dans plusieurs villes. L'intervention militaire israélienne à Gaza l'a encore plus marginalisé au profit d'un Hamas sorti, lui, renforcé de l'épreuve. L'admission de la Palestine à l'ONU serait donc un moyen de sauver quelque peu la face de Mahmoud Abbas.
... Mais "alors qu'il y a un an, la démarche du dirigeant palestinien avait créé un certain enthousiasme au sein de la population palestinienne, il y a cette année beaucoup de scepticisme", observe Alain Gresh, spécialiste du Proche-Orient, auteur du blog Nouvelles d'Orient

Profiter de la dynamique enclenchée par le cessez-le-feu à Gaza

Le renforcement de la stature du Hamas après l'opération "Pilier de défense" est peut-être ce qui explique le changement d'attitude du mouvement islamiste, dont le chef en exil Khaled Mechaal a annoncé lundi le soutien à la démarche de Mahmoud Abbas. "Cette position est une surprise pour tous, observateurs comme acteurs. Jusqu'à présent, le mouvement avait manifesté un simple dédain pour ce qu'il prenait pour l'énième tentative de survie d'un Fatah aux abois", relève Jean-François Legrain, qui ajoute qu'on peut y voir en revanche un effet de la diplomatie égyptienne, 10 jours après l'intervention israélienne à Gaza.
... "Le soutien de Mechaal à la démarche de Mahmoud Abbas serait ainsi une contribution, peu coûteuse pour le Hamas, à une réconciliation avec le Fatah relancée par une Egypte revenue en position de force" dans l'arène régionale, complète le chercheur.  

Le risque pour les Palestiniens de la diaspora

Un Etat de Palestine reconnu sur les territoires occupés en 1967 (bande de Gaza et Cisjordanie dont Jérusalem-Est) laisserait de côté les 5 millions de Palestiniens réfugiés en Jordanie, au Liban, et en Syrie, qui ne seraient plus représentée par ce nouvel État de Palestine, alors qu'ils le sont aujourd'hui par l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Dans la configuration actuelle, leur droit au retour reste à régler dans le cadre d'une négociation. "L'absence de règlement préalable de la question des réfugiés" fait que la démarche à l'ONU "est porteuse de risque tant pour la mise en oeuvre des droits nationaux palestiniens que pour la représentation internationale de l'ensemble du peuple palestinien", constate Jean-François Legrain. 

Le risque de représailles de la part des Etats-Unis et d'Israël

Les Etats-Unis et Israël, farouchement hostiles à la démarche palestinienne, ont menacé les Palestiniens de mesures de rétorsion. Les deux pays menacent de suspendre tout financement d'une organisation internationale qui reconnaitrait la Palestine comme Etat, comme ils l'ont fait il y a un an avec l'Unesco quand cette agence à admis la Palestine en son sein. Tel Aviv a menacé d'abroger les accords d'Oslo, d'accélérer la colonisation et de confisquer les droits de douane palestiniens. Un document d'orientation politique du ministère israélien des Affaires étrangères a même envisagé de renverser Mahmoud Abbas

... Mais, ces mesures punitives ont déjà été infligées aux Palestiniens à de nombreuses reprises. Et le gouvernement Netanyahu prendrait -il le risque de se retrouver à gérer le sort des 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie alors que pour le moment, l'Autorité palestinienne sous-traite cette administration, et se charge même de maintenir la sécurité? Quant au cadre des accords d'Oslo, il est devenu une coquille vide, faute de la moindre avancée dans les négociations. La poursuite de la colonisation qui a fait de la Cisjordanie une peau de chagrin -Plus de 42 % des terres cisjordaniennes ont été confisquées-, rend déjà quasiment impossible une solution à deux Etats.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/palestine-a-l-onu-quels-risques-quels-benefices_1192876.html

 

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Admission de la Palestine à l'ONU

La Palestine devient Etat observateur à l'ONU

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28/11/2012

La Palestine à l’ONU :

les hésitations de Paris et l’incohérence de l’Europe

 

Après avoir beaucoup hésité, la France a voté en faveur de l’admission de la Palestine comme "Etat non membre" à l’ONU. Mais l’Europe continue d’être divisée et d’avoir une attitude incohérente face au conflit israélo-palestinien.

 

Au terme d’un long débat, parfois tendu, entre l’Elysée et le Quai d’Orsay, le gouvernement français a finalement annoncé mardi qu’il voterait "oui" à l’admission de la Palestine comme "Etat observateur non-membre" des Nations unies. Pendant la visite en France de Benjamin Netanyahou, François Hollande avait clairement montré qu’il était réservé, voire hostile à un soutien à la demande palestinienne en déplorant "la tentation pour l’Autorité palestinienne d’aller chercher à l’Assemblée générale de l’ONU ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation".

 

Alignée sur la position constante d’Israël et des Etats-Unis, cette attitude constituait un recul par rapport à celle défendue par Nicolas Sarkozy à New York, en septembre 2011, devant l’Assemblée générale de l’ONU, puis un mois plus tard, lors de l’admission de la Palestine à l’Unesco, obtenue avec le soutien de Paris.

 

Elle était très divergente, voire en contradiction par rapport à la position traditionnelle de la France, favorable à une solution négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur la coexistence pacifique, sur le territoire de l’ancienne Palestine mandataire, de deux Etats - Israël et l’Etat de Palestine. Ce dernier restant à créer, avec Jérusalem-Est comme capitale, dans les frontières définies par la Ligne d’armistice (Ligne verte) de 1949. Elle était aussi en contradiction flagrante avec le 59e des 60 engagements pour la France du candidat François Hollande, qui indiquait : "Je soutiendrai la reconnaissance de l’Etat palestinien".

 

138 pays ont voté le texte palestinien

 

Considérée par certains diplomates comme un retour aux années de la SFIO, lorsque les socialistes français défendaient de manière exclusive le jeune Etat d’Israël, y compris en équipant son armée, cette position de l’Elysée était en rupture avec la politique suivie par les gouvernements successifs depuis des décennies. Elle était jugée indéfendable par les collaborateurs de Laurent Fabius. Surtout au moment où les rapports de force stratégiques sont en train de changer au Moyen-Orient, au point d’inciter les Etats-Unis à envisager une mise à jour de leurs choix dans la région.

 

Même assortie de réserves – sur la saisine de la Cour internationale de justice, par exemple – et d’un appel formel "à la reprise de négociations sans conditions", alors que ces "négociations" n’existent plus, cette prise de position a été saluée par les Palestiniens. A leurs yeux, cet engagement de Paris devait inciter d’autres capitales européennes à franchir le pas et à soutenir leur candidature. Le texte a finalement été adopté par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions, sur les 193 pays membres des Nations Unies.


Les Européens, comme d’habitude, se sont divisés entre partisans du "oui", partisans du "non" et abstentionnistes. Treize membres de l’Union européenne - dont la France, l'Italie, l'Espagne, la Suède, la Belgique, le Danemark, l'Autriche, l'Irlande et la Finlande ont voté oui. L'Allemagne, que les dirigeants israéliens esperaient voir se joindre à la liste des pays votant non, s'est abstenue, comme le Royaume Uni, les Pays Bas, la Pologne ou la Hongrie. Un seul pays de l'UE - la République tchèque - a voté non, en compagnie du Canada, des Etats-Unis, d'Israël, des Iles Marshall, de la Micronésie, de Nauru, de Palau et du Panama.  

 

En d’autres termes, malgré sa générosité dans le soutien financier apporté à l’Autorité palestinienne – qui a reçu 5,4 milliards d’aide européenne depuis 1994 –, l’UE s’avère incapable d’adopter une position et une attitude cohérentes face au conflit israélo-palestinien lorsqu’elle est placée devant l’exigence d’une décision politique concrète.

 

L’Europe a – théoriquement – une politique commune…

 

Ce n’est pas faute, pourtant, de disposer d’un arsenal de textes définissant, depuis plus de 30 ans, la position commune de l’Europe sur ce conflit et sur les moyens d’y mettre un terme. Le premier date du 13 juin 1980. Dans la "Déclaration de Venise", adoptée ce jour-là, 13ans avant les Accords d’Oslo, le Conseil européen estimait que "le peuple palestinien, qui a conscience d’exister en tant que tel, doit être mis en mesure, par un processus approprié défini dans le cadre du règlement global de paix, d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination".

 

Le même document rappelait "la nécessité pour Israël de mettre fin à l’occupation territoriale qu’il maintient depuis le conflit de 1967". "Les Neuf [chefs d’Etat et de gouvernement], poursuivait le texte, sont profondément convaincus que les colonies de peuplement israéliennes représentent un obstacle au processus de paix au Moyen-Orient. Ils considèrent que ces colonies de peuplement ainsi que les modifications démographiques et immobilières dans les Territoires occupés sont illégales au regard du droit international".

 

Cette position commune a-t-elle changé avec l’élargissement de l’Union européenne, passée depuis la Déclaration de Venise de 9 à 27 membres ? Officiellement, non. À de multiples reprises, au cours des trente dernières années et en particulier depuis la signature des Accords d’Oslo, en 1993, l’Union européenne a rappelé son soutien à une solution négociée fondée sur la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, vivant en paix aux côtés de l’Etat d’Israël.

 

De manière tout aussi récurrente les dirigeants européens ont répété que ce processus de paix reposait sur la fin de l’occupation israélienne et sur l’arrêt de la colonisation, jugée illégale, et en contravention avec les Conventions de Genève. Inscrits – parmi d’autres – dans la Feuille de route, parrainée depuis mai 2003 par les Etats-Unis, la Russie, les Nations unies et…l’Union européenne, ces principes ont été rappelés année après année, dans les rapports que les Chefs de mission diplomatique des pays de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah adressent à Bruxelles.

 

L’attitude contradictoire de l’UE

 

Généreuse avec l’Autorité palestinienne, l’Union européenne, en d’autres termes, considère que les colonies ne sont pas seulement "illégales" au regard du droit international, mais qu’elles "constituent un obstacle à l’instauration de la paix, et qu’elles risquent de rendre impossible une solution fondée sur la coexistence de deux Etats".

 

Le problème, c’est que les choix de l’Union européenne, en matière d’échanges économiques notamment, sont en contradiction absolue avec cette position théorique. C’est ce que démontre un rapport très documenté de 35 pages, préparé par 22 organisations non gouvernementales, rendu public le 30 octobre. Selon ce document, préfacé par l’ancien commissaire européen aux relations extérieures Hans van den Broek, la valeur des produits importés chaque année par l’Union européenne  depuis les colonies israéliennes (230 millions d’euros) est 15 fois supérieure à la valeur des produits importés des territoires palestiniens (15 millions d’euros).

 

Ainsi, tout en condamnant la colonisation, en la tenant pour un obstacle à la paix et en appelant à son arrêt, l’Union européenne la renforce en achetant les produits fabriqués dans ces mêmes colonies qu’elle juge "illégales". Difficile de faire plus incohérent. Cette situation, aux yeux des Palestiniens, est d’autant plus incompréhensible que leur économie est très gravement entravée par les restrictions que leur impose l’occupation israélienne : difficultés de circulation, d’accès aux marchés et aux ressources naturelles, problèmes d’approvisionnement et de distribution.

 

L’UE "discrédite son soutien"

 

En revanche, les colonies bénéficient, elles, de subventions multiples et d’accès simplifiés aux marchés, grâce au réseau routier exclusif construit par Israël. Le résultat de cette discrimination tient en quelques chiffres : les exportations palestiniennes qui, dans les années 1980, représentaient plus de la moitié du PIB palestinien, n’atteignent même pas, ces dernières années, 16% du PIB. Ce qui rend l’Autorité palestinienne étroitement dépendante, pour l’établissement de son budget, des aides – souvent fluctuantes et pas toujours désintéressées - venues de l’extérieur.

 

"L’Union européenne dépense des centaines de millions d’euros chaque année dans l’effort de  construction d’un Etat palestinien, constate l’ancienne députée britannique Phyllis Starkey, membre de l’ONG Medical Aid for Palestinians, mais elle discrédite ce soutien en faisant du commerce avec les colonies illégales et par là même, contribue à leur rentabilité et à leur expansion".

 

En avril 1994, Israël et l’OLP ont signé le Protocole de Paris qui organise les relations économiques entre l’Autorité palestinienne et l’Etat d’Israël. En vertu de ce texte, les Palestiniens ont le droit d’exporter leurs produits sans restrictions et doivent bénéficier du même traitement que celui qui est réservé aux  produits d’exportation israéliens. Par ailleurs, l’Union européenne a conclu avec l’OLP, en juillet 1997, un accord commercial qui donne aux produits palestiniens un accès préférentiel au marché européen et les exonère de droits de douane. En 2011, cet accord préférentiel a été étendu aux produits agricoles. Les produits israéliens bénéficient, eux  aussi,  d’un accès privilégie au marché européen.

 

La lettre des anciens dirigeants européens

 

En principe, compte tenu du caractère illégal des colonies – reconnu par l’Union européenne –, les produits qu’elles fabriquent, en bénéficiant d’aides multiples et massives du gouvernement israélien, ne devraient pas être mêlés aux produits fabriqués en territoire israélien proprement dit. Certains pays, comme le Royaume-Uni, par exemple, ont exigé et obtenu que les produits fabriqués dans les Territoires occupés portent un étiquetage spécial. Le Danemark vient d’adopter une législation du même type. En Suisse la chaine de supermarchés Migros a annoncé qu’elle avait l’intention d’introduire en 2013 un étiquetage des produits, agricoles et industriels, en provenance des colonies.

 

Pour l’ancien directeur du ministère israélien des Affaires étrangères, Alon Liel, "l’étiquetage des produits issus des colonies est un acte simple qui nous rappelle que ces colonies sont une atteinte grave au droit international et l’instrument d’un projet dangereux d’annexion de facto".

 

Distinguer clairement, à l’intention des consommateurs (et des importateurs), les marchandises en provenance des colonies, dissuader les entreprises privées européennes de conclure des accords avec les colonies israéliennes, interdire l’importation dans l’Union européenne des produits issus des colonies, exclure les colonies des accords et des instruments de coopération avec Israël, telles sont les pistes que suggèrent aux gouvernements européens les auteurs du rapport des ONG.

 

Leurs conclusions rejoignent les recommandations faites en décembre 2010 par une vingtaine d’anciens dirigeants européens dont Lionel Jospin, Javier Solana, Richard Von Weizsäker, Helmut Schmidt, Romano Prodi et Felipe Gonzales qui écrivaient dans une lettre ouverte au président du Conseil européen : "Nous estimons nécessaire que l’UE mette fin à l’importation de produits issus des colonies, qui sont en contravention avec les normes d’étiquetage européennes, estampillés comme étant en provenance d’Israël".


Aux yeux de nombre de dirigeants palestiniens déçus par la passivité, voire la duplicité de l’attitude des Etats-Unis, l’Union européenne a longtemps représenté – et représente encore parfois – l’espoir d’un nouveau partenariat et d’un soutien moins soumis à l’influence israélienne que celui de Washington. Encore faudrait-il que les Européens, face au conflit israélo-palestinien, mettent enfin en accord leurs positions théoriques et leurs engagements concrets sur le terrain. Et s’accordent, au moins, sur une position commune élémentaire lorsqu’ils doivent se prononcer aux Nations unies. De ce point de vue, le vote d'hier n'était pas très encourageant.    

 

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/11/28/statut-de-la-palestine-a-l-onu-les-hesitations-de-paris-et-l.html
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Palestine: Un strapontin à l'O.N.U...

une sinistre farce !

30/11/2012, 10:26PAR FXAVIER

 

La justice ne se mendie pas elle doit s'imposer, si nécessaire, par la force et la volonhté du peuple de Palestine

Seule une "guerre de libération ntionale" peut faire plier Israël

Les palestiniens en ont les moyens, mais en sont empêches par la bande de COLLABOS qui sévissent depuis 1993. C'est bien pour cette raison que la demande de "reconnaissance" risque bien d'être le dernier acte de la mise en place du Grand Israël, si le peuple de Palestine ne réagit pas avec toute sa volonté.
Arrêtons de pondre des motions de soutien qui font ni chaud ni froid  à Israël, soutenons le Hamas, seule force de résistance palestinienne!

 

A propos la demande de reconnaissance de l'Etat de Palestine

 

La demande de reconnaissance de l'Etat palestinien déposé par le président de l'Autorité palestinienne est un acte politique qui s'inscrit dans la continuité des "Accords d'Oslo" dont la nocivité pour les intérêts du peuple de Palestine est incontestable, pour peu qu'on prenne en considération l'extension des colonies juives souhaitée par Rabin. ne va pas dans le bon sens et risque même comme les "Accords d'Oslo" de confiner la Palestine non seulement dans les frontières acceptées par Arafat qui ne représentent que la moitié des territoires attribués par le Plan de Partage aux Palestiniens mais d'entériner la présence de centaines de milliers de colons juifs qui se sont installés depuis 1993, comme cela était prévu par Rabin, grand architecte des "Accords d'Oslo" auxquels Netanyahu er Ehud Barak (ami politique de Rabin) apportent une dernière touche avant d'engager des négociations qui finaliseront  le Grand Israël

 Le soutien de la France, de François Hollande grand ami d'Israël nous confirme bien dans l'idée que l'initiative de Mahmoud Abbas, président d'une entité palestinienne de collaboration risque bien d'être le dernier acte d'une trahison des intérêts du peuple de PALESTINE commencée il y a vingt ans avec la signature des "Accords d'Oslo" dont la nocivité n'est plus à démontrer, puisque ces "Accords" ont permis à ISRAËL de poursuivre son plan de colonisation inscrit dans le projet sioniste du GRAND ISRAËL dont Rabin et Ehud Barak (hommes de gauche) furent tout comme Shamir, Sharon, Netanyahu (hommes de droite) de zélés promoteurs

 

Comment est-on arrivé à cette situation burlesque?

Après avoir neutralisé en 1993 la première Intifada et offert à Israël les terres palestiniennes volées , conquises entre 47 et 48 Yasser ARAFAT a eu droit à une poignée de mains des deux dirigeants israéliens Rabin et Pérès dans les jardins présidentiels de Washington, au Prix Nobel de la Paix généreusement offert à ce trio pour une paix qui est bien restée dans les limbes, au titre de "Président de la Palestine" qui n'aura été qu'un titre fictif dont il pouvait, dans sa pusillanimité d'homme malade et de "héros légendaire" s'en orgueillir tout en se laissant humilier, sans l'esquisse d'une résistance autre que verbale à la fin de sa vie par Sharon! Cette humiliation acceptée par Arafat a bien rejailli sur le peuple de Palestine et  se  poursuit jusqu'à aujourd'hui sous l'égide de la racaille collaborationniste de l'Autorité Palestinienne qui n'a  pu qu'enregistrer les rapines et les destructions d'Israël dans les territoires occupés

 

Ces derniers temps face à l'émergence de quelques forces de résistance, les caciques collaborationnistes tentent une opération de séduction à l'intention des" belles âmes" ou "imbéciles heureux" comme ce fut le cas pour les "Accords d'Oslo". Ceux-ci tous en chœur

 vont encourager cette "heureuse initiative"  en nous disant :"Mieux vaut un petit quelque chose que rien".  C'est bien ce que toutes ces "belles âmes" nous avaient rétorqué à propos des "Accords d'Oslo" en me traitant d'extrémiste!

 Pour peu qu'on fasse une analyse politique,  Mahmoud Abbas, collaborateur en chef a choisi le bon moment pour faire passer sa demande à l'O.N.U . Comme Israël est sur le point d'avoir acquis ce qu'il fallait pour la mise en place du GRAND ISRAËL, l'Etat hébreu  peut se permettre, et doit même mettre un terme à sa politique agressive trop voyante, l'aubaine d'un accord est  souhaitable dans ses propres intérêts

Après cette première démarche palestinienne, certains dirigeants israéliens feront la moue, comme pour les "Accords d'Oslo". Cette fois-ci, il n'y aura sans doute pas de célébrations officielles, ni  d'embrassades à Washington sous le regard attendri d'Obama, mais pas à pas, les deux partenaires vont se concerter sous les regards attendris des "belles âmes" qui militent depuis si longtemps pour la paix

 Quant aux dirigeants israéliens qui tous s'entendent comme larrons en foire, ils vont bien se résoudre à conclure la "paix des braves", dont l'Autorité palestinienne, comme pour les "Accords d'Oslo" va tirer tous les bénéfices, car tous les gredins  vont pouvoir pousser leurs soupirs de soulagement en nous faisant comprendre que de la maison Palestine ils ont sauvé les meubles et qu'il faudra tout reconstruire et tant pis pour ceux qui resteront à quai ou seront les dindons de cette farce qui se joue depuis presque vingt ans

 

Face aux pressions multiples, il est sûr et certains, les dirigeants israéliens vont, dans des temps proches,  bien signer un "solde pour tout compte" à moins que le Hamas remette le feu aux poudres,  et mette l'Autorité palestinienne hors d'état de nuire, et remette les compteurs à zéro en engageant le peuple de Palestine dans la RESISTANCE

 

Quelques autres remarques

Je  n'ai rien d'autre à dire aux palestiniens que: "Méfiez-vous des traîtres, tout particulièrement de ceux qui vous ont trahi en offrant sur un plateau d'argent la reddition de votre première Intifada à qui Rabin s'était juré de casser les reins" Arafat et sa clique qui sont au pouvoir, dont le très honorable Elias Sanbar (cheville ouvrière des iniques "Accords d'Oslo") , il importe de les réduire au silence et soutenir toute forme de résistance armée

Mais ce qui m'importe le plus, ce que je fais depuis 67, c'est la dénonciation de toute forme de COLLABORATION avec Israël, puissance coloniale qui mène avec constance, quels que soient les dirigeants la finalisation du projet sioniste: le GRAND ISRAËL

 

Ce n'est pas à  cause de la puissance militaire d'Israël qu'on peut imputer l'absence de volonté de résistance mais bien à ARAFAT et sa clique de "collabos," qui en échange d'une reconnaissance bidon par Israël de l'O.L.P comme représentant du peuple palestinien et d'Arafat comme Président d'une entité palestinienne autonome, ont interdit et réprimé toute forme de résistance

 

Les "Accords d'Oslo" autorisent Israël à poursuivre sa colonisation de la Palestine pour assurer sa sécurité, c'est à dire mettre en place le GRAND ISRAËL dont Rabin a toujours été un fervent partisan

 

Arafat ne pouvait pas signer la paix avec Barak parce que dès son retour en Palestine il se serait fait liquider, et en bon opportuniste il a pris le train en marche en soutenant , formellement la deuxième Intifada, dans l'espoir de rééditer sa première démarche en 93 avec Rabin. Mais Sharon n'avait nul besoin de ce "pantin", et c'est avec un certain brio politique qu'il a pu démontrer la lâcheté d'Arafat qui tout en discourant a laissé les mains libres à l'armée israélienne pour réprimer toute résistance et s'est laissé lamentablement humilié pour se faire passer comme "martyr"

 

Je ne comprendrai , sans doute jamais, plutôt je n'accepterai jamais cette veulerie d'Arafat qui dès 1973, avec "Septembre Noir" n'aura été qu'un sinistre COLLABO, en engageant les forces de résistance de l'O.L.P dans des aventures minables, troubles, d'abord en Jordanie et ensuite au Liban  au lieu de les engager dans une "Lutte de Libération Nationale"

 

 

Il n'est pas question que j'aille me battre là bas."La lutte de libération nationale" que je soutiens depuis septembre 1967 est l'affaire des Palestiniens. Ce qui est en cause c'est bien le renoncement à toute forme de résistance armée décrétée par Arafat et sa clique de collaborateurs dont l'éminent Elias Sanbar, architecte des "Accords d'Oslo"

 

Ce qui est en cause c'est le soutien accordé par la quasi totalité des organisations pro palestiniennes à toutes formes de négociations avec Israël qui ne peuvent aboutir qu'à la liquidation du peuple de Palestine, dans l'exacte mesure où dans une négociation entre un vainqueur et un vaincu les dés sont pipés

 

Quand on me rétorque, les Palestiniens ne sont pas soutenus par les pays arabes, c'est faux.

Ceux des Palestiniens comme le Hamas et le Hezbollah qui ont maintenu le cap sur la "lutte de Libération" sont fournis en armes, alors que les "collabos" font leur sale boulot de collaboration, comme cette demande de "reconnaissance" applaudie  par les "belles âmes" ou les "imbéciles heureux" Imaginons un seul instant que le Fatah se fût allié aux différents mouvements de résistance qui ont eu lieu depuis 1994, Israël aurait été dans de beaux draps

 

Tiens, aujourd'hui on parle d'un empoisonnement d'Arafat, et nos "belles âmes" accusent Sharon. C'est complètement stupide, Sharon a fait ce qu'il avait à faire, il a humilié Arafat qui en acceptant cette humiliation  est arrivé à se faire passer pour un martyr et faire oublier sa fonction évidente  de collaborateur, puisqu'à aucun moment il n'a esquissé le moindre geste de résistance face à  la répression sauvage de TSAHAL La résistance écrasée, Arafat, lors d'une sortie autorisée par Sharon a poussé le ridicule en allant sur les décombres de Jénine, à saluer les morts, à appeler les Palestiniens à résister alors qu'il restait calfeutré dans les ruines de Ramallah, et à dire "Ici c'est Jéningrad"

Si quelqu'un a pu empoisonner Arafat, cela ne peut être qu'un  résistant palestinien

 

 

Pour clore je me permettrais quelques rappels utiles en citant Edward Saïd : « On a beau se lamenter, voire même souhaiter se venger, d’une manière ou d’une autre, des vies perdues et de la souffrance infligée à des innocents par la violence palestinienne, je pense que l’on doit dire aussi, malgré tout, qu’aucun autre mouvement nationaliste que celui des palestiniens n’a été si injustement pénalisé, diffamé et soumis à des représailles disproportionnées pour ses crimes. La politique israélienne de contre-attaques punitives (ou terrorisme d’Etat) semble être de tuer de 50 à 100 Arabes pour chaque Juif mort. La dévastation de camps de réfugiés au Liban, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’églises et d’orphelinats, les arrestations arbitraires, les déportations, les destructions de maisons, les mutilations et la torture de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza… tout cela, plus le nombre de morts palestiniens, la dimension des pertes matérielles, les privations physiques, politiques et psychologiques, ont énormément excédé les dommages causés aux Israéliens par les PalestiniensEdward Saïd, "The Question of Palestine

Remarque

Certains peuvent nous objecter que Israël et les U.S.A ont vo et laissent entendre qu'il s'agitté contre, d'autres pays se sont abstenus  et laissent entendre qu'il s'agit d'un pas en avant pour le peuple de Palestine

A y voir de plus près, il faut reconnaître que l'O.N.U sous l'égide des U.S.A s'est permis une manoeuvre assez subtile. Elle affirme une certaine indépendance en faisant semblant de s'opposer aux U.S.A mais se garde bien de voter au 2 tiers de ses membres pour éviter la tentation d'une demande plus conséquente, cele du statut de memebre à part entière, ce qui lui donnerait un certain  pouvoir dans les futures négociations qui ne  tarderont, sans doute pas

Israël en votant contre laisse ententendre son "intransigeance" pour mieux mettre en avant sa "générosité" quand ses dirigeants nouvellement élus, donc représentatifs de la voix du peuple seront confrontés aux dirigeants palestiniens actuels qui comptent bien  bénéficier d'une victoire électorale en faisant miroîter à un peuple fatigué la perspective d'une paix "honorable"

Ce plan subtile risque bien de capoter quand les palestiniens se rendront comte que depuis vingt ans il se sont fait "baiser" par cette bande de "traîtres".

Mais face aux pressions de toutes ces "belles âmes" qui militent pour la "paix des braves", il n'est pas sûr que PALESTINE VAINCRA

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/fxavier/301112/palestine-un-strapontin-lonuune-sinistre-farce

 
http://soutien-palestine.blogspot.co.uk/2012/11/palestine-un-strapontin-lonuune.html#more

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Leila Shahid : notre stratégie non violente face à Israël est un échec

... malheureusement, la stratégie de ma direction, la mienne, celle que je défends maintenant depuis 45 ans, elle a échoué. Dites-moi à quoi ont servi les négociations pendant 20 ans ? Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. On a continué en 1993, on a arrêté la lutte armée, on a voulu montrer qu’on était respectueux du droit international, et Israël nous a donné une claque.

 

 

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