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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 05:17

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AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

2ème Partie

Aux sources du sionisme

Le grand théâtre de la "démocratie" sioniste

Aline de Diéguez

23 juin 2011

 

Acte I : Deux célèbres acteurs du théâtre sioniste en tournée mondiale  

 

Lors de sa rencontre du 2 février 2011 avec la Chancelière d'Allemagne, M. Shimon Peres, l'actuel Président de la République d'Israël, jouant les pères nobles, a finement déclaré à la Chancelière d'Allemagne, Mme Angela Merkel, qu'un régime démocratique ne se réduit pas à des élections. M. Peres sous-entendait par là que les sous-hommes arabes n'avaient pas atteint le niveau de développement intellectuel qui permettrait à leurs sociétés de comprendre les subtilités du fonctionnement d'une démocratie. Heureusement qu'Israël est là pour représenter la pointe avancée de l'Occident au milieu d'un océan de barbares, semblait-il jubiler en sous-conversation.


 

Shimon Peres à Angela Merkel : "Cadeau de la démocratie ..."

 

Le célèbre chantre de la démocratie sioniste a pris le relais devant son public favori. Œil froid de poisson des grandes profondeurs, le torse bombé, le verbe haut et la lippe dédaigneuse, il s'est planté devant les spectateurs et a entonné avec assurance le grand air de la démocratie sioniste incarnée en sa personne. Le 24 mai 2011, devant un Congrès américain dont l'enthousiasme frisait l'hystérie, l'actuel chef de gouvernement israélien, M. Benjamin Netanyahou a confirmé la haute idée d'eux-mêmes que se font les Israéliens. A cette occasion, il s'est longuement auto-congratulé de ce que son pays "représente ce qui est juste au Moyen Orient"…


Benjamin Netanyahou dans son meilleur rôle


Il a rappelé avec la modestie qu'on lui connaît, combien l'écrivain anglais George Eliot avait vu juste lorsqu'il avait prophétisé, il y a un siècle, qu'une fois établi, "l'État Juif brillera comme une étoile brillante de la liberté au milieu des despotismes de l'Orient". Tel le Dorian Gray du roman d'Oscar Wilde contemplant, pétrifié d'admiration, la splendeur de sa propre personne sur la toile que venait d'achever le peintre Basil Hallward, le rayonnement de la beauté d'Israël irradiait l'orateur et les honorables congressistes américains en furent illuminés comme d'une révélation. Ils ne purent se retenir d'applaudir debout et à cinquante cinq reprises, un discours dont ils saisissaient, dans une clarté fulgurante, la beauté radieuse et la vérité. Quelle belle journée ce fut pour le sionisme international!


Le spectacle avait commencé dans les coulisses, avant la montée sur le podium de l'amphithéâtre qui réunissait les membres de la chambre des représentants et ceux du sénat. Lors de sa progression en direction de la scène, nombreux furent ceux qui firent cercle autour du prophète israélien. Saisis d'une émulation d'obséquiosité, ils se pressaient, se bousculaient, chacun cherchait à le toucher, à humer l'enivrant parfum démocratique qu'exhalait sa personne. S'ils ne s'étaient pas retenus, ils l'auraient plaqué au sol et, comme dans le génial roman de Patrick Suskind, Le Parfum, auraient fini, par amour et "pleins d'une volupté goulue", par planter leurs dents dans sa chair afin de s'approprier "une petite plume, une petite aile" de l'ange de la démocratie sioniste.


Il faut savoir que les dirigeants israéliens bénéficient d'alliés solidement pourvus en arguments sonnants et trébuchants et les honorables parlementaires américains portent tous à la ceinture un sac, toujours grand ouvert, destiné à recueillir une manne miraculeuse de billets verts capable d'effacer des consciences les taches ou même les ombres que les crimes du héros fêté en ce 24 mai de l'an de grâce 2011 auraient pu y imprimer. Cet "effet téflon" est universellement connu et permet aux heureux bénéficiaires de la rosée financière d'oublier que tous les grands assassins, de Staline à Hitler en passant par Mao-Dzedong et tant d'autres, ont suscité un enthousiasme débordant des foules, avant de terminer leur carrière dans les "poubelles de l'histoire" sans que leurs anciens admirateurs éprouvent le plus petit sentiment de honte ou même le moindre trouble de mauvaise conscience de leur tourner le dos du jour au lendemain. Tout juste certains ont-ils l'estomac un peu lourd d'avoir avalé si longtemps une nourriture avariée.


Tout à son triomphe, M. Benjamin Netanyahou ne voit pas que les lourds nuages qui annoncent l'entrée en scène de Némesis s'amoncellent déjà à l'horizon . "Netanyahu nie l'existence d'une crise, mais les Américains sont toujours furieux" titrait le Ha'aretz du 23 mai 2011. Pire que cela, une confidence d'un officiel israélien aurait révélé au journaliste israélien Barak Ravid, que les sentiments de la secrétaire d'État, Hillary Clinton, à l'égard de Netanyahu "allaient de la répugnance à la haine".


On sent que le drame est en train de se nouer, mais comme dans toute grande tragédie classique, les héros, aveuglés par leur propre hubris, ne voient rien venir. Assuré d'avoir envoyé au tapis d'un petit coup de pied vicieux sous la ceinture, un Président Obama, qui s'est réfugié auprès de la reine d'Angleterre, pendant que lui-même et ses acolytes de l'AIPAC se rendaient maîtres de la politique étrangère américaine, notre héros ne touche plus terre. L'auto-satisfaction lui donnant des ailes, il oublie que l'histoire galope plus vite qu'un éventuel Zorro américain sauveur, en attente d'un second mandat libérateur, et qui risque fort d'arriver trop tard. [1]


Acte II : Où l'on découvre qu'un miracle est à l'origine du théâtre sioniste  

 

Comme il est touchant, en effet, le portrait idéal de "la seule démocratie du Moyen Orient" que les Israéliens tentent, depuis un demi-siècle, d'imposer au reste du monde: une "villa dans la jungle", un îlot de civilisés entouré d'une horde de sauvages! Non seulement cet Etat se vit comme un modèle de démocratie, mais il se glorifie d'être un phénomène unique dans l'histoire de l'humanité, un miracle politique.


Or, Israël est bien le fruit d'un miracle, le miracle du déferlement dans l'histoire contemporaine d'un imaginaire religieux demeuré intact depuis la préhistoire, et aussi puissamment clos sur lui-même qu'une casemate en béton armé de la Wehrmacht surgie au milieu des frêles châteaux de sable des idéologies démocratiques contemporaines. Avec l'idéologie sioniste, une fiction qui s'est successivement métamorphosée en théologie, puis en histoire et enfin en politique a brutalement envahi l'espace mental de la réalité mondiale et tel un dinosaure sauropode, écrasant de ses grosses pattes écailleuses toutes les lois internationales, il a débarqué au milieu d'un troupeau de moutons, provoquant la stupeur et la panique au sein d'une masse d'ovins bêlant la délicate mélodie des principes démocratiques, mais bien décidés à ne pas bouger une patte pour les faire respecter sur ce petit morceau de terre.


Un des exemples les plus récents de l'efficacité remarquable du sauropode sioniste est fournie par la manière dont il est capable de réduire en bouillie les vertueuses proclamations morales de la "communauté internationale" représentée par son Vatican sis à New-York. Il suffit, pour cela, d'écouter la dernière déclaration de son pape actuel, un asiatique dénommé Ban Ki-Moon. Il faut savoir que celui-ci lorgnait la prolongation de sa présence à la direction d'une institution qui offre à son chef le généreux pot de miel de trois cent mille dollars par an. Pour jouir de cette savoureuse gelée royale, il suffit à notre butineur de faire semblant de défendre le droit et la liberté dans le monde. Notre papal Coréen, qui vient d'être réélu à son poste pour un nouveau mandat de cinq ans, avait compris quelles sont les forces à ne pas mécontenter afin de continuer de jouir des trésors de la caverne d'Ali Baba onusienne.


M. Ban Ki-Moon: "Je condamne la flottille ou je la soutiens that is the question!"

 

Fort de cette connaissance essentielle pour le confort de son propre avenir, et comme tout pape qui se respecte, Ban Ki-Moon 1er a donc proclamé sa liste personnelle d'interdits .


Primo, il déclare illégale la seconde flottille humanitaire conduite par les volontaires désarmés en provenance du monde entier et qui devait prendre la mer à la fin du mois de juin en direction des assiégés et des affamés de Gaza et afin de rompre un blocus militaire illégal d'une province et d'une population d'un million sept cent mille personnes prises en otage par un état colonisateur. Or, un Etat ne peut imposer un blocus à un autre Etat que s'il existe une déclaration de guerre formelle entre eux ou s'il bénéficie de l'aval de l'ONU. Le blocus de Gaza est d'autant plus illégal en droit international que les territoires palestiniens ne sont pas des Etats, mais sont considérés comme des "territoires occupés". C'est donc en violation de la charte des Nations-Unies dont M. Ban Ki-Moon est, en principe, le gardien, que l'Etat colonisateur a établi un sévère blocus punitif terrestre, naval et aérien contre une population civile.


Secundo, un M. Ban à la mémoire courte et à la morale sélective demande donc aux pays d'où sont originaires les héroïques citoyens contraints de suppléer sa propre défaillance, de les empêcher de prendre la mer.


Tertio: Explicitant sans complexe sa position, notre papal Coréen affirme sans sourciller que les humanitaires désarmés porteurs de nourriture, de matériel médical et de matériaux de construction afin de permettre aux prisonniers du goulag de Gaza de réparer les maisons volontairement détruites par les saints missiles du "peuple élu", sont en réalité une armée agressive menant "une action militaire contre Israël".


En conséquence, le représentant officiel du droit international vient non moins officiellement d'autoriser un Etat baignant en toute quiétude dans l'illégalité depuis sa création et qui traite la centaine de résolutions condamnant sa politique coloniale de chiffons de papier, de poursuivre un blocus criminel. En vertu du bon plaisir du pape de service chargé de veiller à l'application des idéaux de la démocratie, l'Etat sioniste se verrait autorisé à empêcher la flottille d'arriver à Gaza, serait justifié d'arraisonner les bateaux, y compris par la force et même dans les eaux internationales. De plus, il serait excusé s'il assassinait les volontaires désarmés qui aurait pris place sur ces navires, le tout en vertu de l'application d'un "droit de la guerre" qui autorise un Etat "militairement attaqué" à se défendre.


Qu'aurait pensé la vertueuse "communauté internationale" si, lors du blocus de la ville Berlin par l'Union soviétique le pont aérien américain qui avait permis à la ville de continuer de vivre avait été déclaré illégal? Mais ce n'est pas la même chose, me dira-t-on, Berlin et les Berlinois étaient précieux. impossible de les laisser mourir de faim. Aucun dirigeant occidental ne se risquera à proclamer haut et fort que le destin des Palestiniens est aussi important que celui des Berlinois. Et surtout pas une Allemagne confite dans les remords de son passé nazi et qui n'arrête pas d'expier ses crimes sur le dos des Palestiniens. L'Allemagne nazie a été responsable du martyre des juifs, l'Allemagne démocratique, le plus fidèle soutien du régime sioniste, est complice du martyre des Palestiniens.


Mais l'affaire se situe probablement à un étage beaucoup plus secret que celui de humanitaire. M. Ban Ki-Moon n'ignore pas qu'Israël s'active frénétiquement dans les eaux territoriales de Gaza et du Liban afin de mettre la main, avec la complicité des sociétés pétrolières anglo-saxonnes, sur la totalité des immenses gisements d'hydrocarbures et surtout de gaz naturel, dont le plus important appartient en propre au territoire palestinien occupé.

 

Il est vital pour l'occupant d'interdire à tout navire, palestinien ou étranger, de venir rôder autour des forages-pirates auxquels il est en train de procéder et de constater le pillage à grande échelle qui se prépare au détriment des prisonniers de Gaza. En vertu du mécanisme bien connu des poupées russes, les vilenies de l'occupant s'emboîtent les unes dans les autres. Chaque boîte en renferme une nouvelle et la pire se cache dans la dernière boîte. Ce sont ces spoliations en chaîne que les flottilles humanitaires risquent de démasquer et on comprend mieux pourquoi le diplomate coréen qui préside aux destinées des Nations Unies a parlé d' "action militaire contre Israël". On sort, en effet, de l'action strictement humanitaire pour pénétrer sur un terrain familier aux amis de M. Ban Ki-Moon: la guerre secrète que mène l'Etat sioniste afin de s'approprier la totalité des ressources en gaz naturel découvertes au large de la bande de Gaza .


 

J'écrivais déjà le 13 janvier 2009, au moment même où Israël illuminait le ciel de Gaza avec ses bombes au phosphore blanc que "la vérité est le pire ennemi des tyrans. Le monde découvrira enfin que sous les innombrables pelures de mensonges assénés par la propagande sioniste et répercutés tels quels par une presse docile, la guerre israélienne soutenue par les compagnies gazières européennes et par leurs gouvernements est la soeur jumelle de la guerre d'Irak menée par l'empire américain: il s'agit de dépouiller les Palestiniens d'une ressource naturelle très importante: le gaz."

Voir : 14 - L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza...

Et après cela qui osera encore prétendre qu'Israël n'est pas un "miracle politique", alors que tout le monde peut voir comment une poignée de quelques centaines de milliers d'individus est capable de piétiner la conscience et le sens moral de milliards d'hommes et de femmes indignés dans le monde entier, de ridiculiser le représentant officiel du droit international, de prouver urbi et orbi que ce groupe humain jouit du pouvoir de retourner à son profit toute personnalité officielle comme une vieille chaussette, de la mettre à son service et de lui faire déclarer le contraire de ce pour quoi elle est mandatée?


C'est un peu comme si, un dimanche matin, du haut de son balcon, le pape Benoît XVI proclamait que dorénavant, il est interdit aux honnêtes chrétiens d'empêcher les voleurs et les assassins de commettre leurs forfaits, car ce serait entreprendre une "action militaire" contre les malfaiteurs.


Naturellement, le pape chrétien ne proclamera rien de tel. En fait, il ne proclamera pas non plus son soutien aux héroïques volontaires qui embarqueront sur les coquilles de noix de la flottille et feront face, poitrine nue, aux commandos de marine sionistes armés jusqu'aux dents et qu'on a vus à l'oeuvre lors de la tentative de la première flottille de briser le blocus de Gaza. Le christianisme est vieux, très vieux, trop vieux. Il n'a plus la sève qui donne la force de l'insurrection morale portée par une rude et franche parole officielle qui mettrait les corps en mouvement. Il n'est plus capable que de sussurer des platitudes bien-pensantes sous la forme d'homélies gémissantes et chevrotantes qui frôlent les oreilles des auditeurs sans toucher leurs âmes. Néanmoins trois courageux évêques catholiques et l'ancien président de la Fédération protestante de France se sont prononcés en faveur de la flottille. [2] Saluons-les.


Mais ni les héroïques bénévoles décidés à braver la violence et les menaces de l'Etat sioniste, ni les jeunes Palestiniens caressés par les grands vents qui soufflent "sur toutes faces des vivants" ne prêtent plus la moindre attention aux radotages des représentants momifiés d'une "communauté internationale" dépourvue de conscience. "Malgré la prétendue communauté internationale, et contre la colonie sioniste, nous retournerons en Palestine" crient-ils aux frontières de leur patrie. Et c'est avec leur sang, le sang des victimes de la violente répression de la soldatesque sioniste, qu'ils scellent leur serment. [3]


Comme l'écrivait magnifiquement le poète tunisien Abou el Kacem Chebbi (1909- 1934),

Lorsque le peuple un jour veut la vie
Force est au destin de répondre
Aux ténèbres de se dissiper
Aux chaînes de se briser...

Acte III - Où l'on s'aperçoit que l'idéologie sioniste plonge profondément ses racines dans le Talmud  


La théologie - donc l'idéologie - de l'Etat sioniste interprétée dans le sens le plus matériel et le plus grossièrement réaliste demeure donc son ADM, son increvable Arme de Destruction Massive de la Raison. Inentamable et indestructible, ce bouclier, miroir du fonctionnement du cerveau des tenants de cette fiction, est devenu l'alibi religieux d'une politique agressivement coloniale dont la brutalité se nourrit de son impunité depuis un demi siècle. Efficacement étayé par la puissance financière de membres de cette communauté qui occupent des postes-clés dans les instances financières et internationales, le récit fictif auto-justificatif permet au sionisme de donner libre cours à sa volonté de puissance, de se lancer à la conquête du Moyen Orient et de faire fi, avec un mépris non dissimulé, des timides admonestations des Etats dits démocratiques.


Mais la Thora n'est pas la seule source de l'idéologie sioniste. En effet, c'est le Talmud qui est l’objet principal des études dans les nombreuses écoles rabbiniques. C'est lui qui, depuis des siècles, modèle en profondeur la psychologie du groupe et ce d'autant plus efficacement que de nombreux rabbins le considèrent comme un code spirituel supérieur même à la Thora. C'est dans le Talmud commenté par des rabbins fanatiques que les étudiants des nombreuses yeshiva, notamment dans les colonies juives de Cisjordanie, apprennent que seul " le peuple élu est digne de la vie éternelle et que les autres peuples sont semblables aux ânes" ( Comm. du Hos. IV, Fol. 230, col. 4.) ou que "les maisons des goïm sont des maisons d'animaux " ( Sepher Leb Tob, Fol. 46a.).


Les cahiers du Talmud dit de Jérusalem furent édités en un volume vers l'an 230, alors que celui, dit de Babylone fut rédigé par des rabbins restés en Mésopotamie après la déportation des notables judéens par Nabuchodonosor. Il compte quatorze in-folios et ne fut achevé que vers l'an 500. C'est le plus important des deux.

Le Talmud


A partir du Talmud il est enseigné qu' "il est permis de tromper un goy et de pratiquer l'usure à son égard, mais si vous vendez quelque chose à votre prochain (c'est-à-dire à un juif) ou si vous achetez quelque chose de lui, il ne vous est pas permis de le tromper". ( Tract. Baba Mez., Fol. 61a. v. Tosaphoth a. l., et Tract. Bechoroth, Fol. 13b). Et il est expressément précisé qu' "il est permis à un israélite, de faire du tort à un goy" (Tract. Sanhedrin, Fol. 57a.), de le voler ou de faire des faux témoignages. Il est même interdit de "rendre au goy ce qu'il a perdu ", car "celui qui rend au goy ce que celui-ci a perdu, ne trouvera pas grâce auprès de Dieu". (Tract. Sanhedrin, Fol 76b, et Tract. Baba Qamma, Fol. 113b.)


Comment s'étonner que des esprits formés à un apprentissage du mépris et de la haine à l'encontre tout ce qui n'est pas juif, se transforment en prédateurs sans foi ni loi et qu'une soldatesque de plus en plus sensible aux discours des rabbins les plus fanatiques s'amuse à tout détruire dès qu'elle pose un pied dans une maison palestinienne et maltraite même les enfants. Bien souvent, elle y ajoute des souillures nauséabondes. Les pires exactions semblent toutes naturelles aux colons fanatiques, encouragés par leurs rabbins, puisque le Talmud a prévu qu' "envers un animal on ne pratique pas la charité du prochain".(11 - V. Tract. Ab. Zar., Fol. 26b.)


Lorsqu'on lit que "le Messie rendra aux juifs le sceptre royal du monde, que tous les peuples le serviront et que tous les royaumes lui seront soumis" (Tract. Sanhedrin, Fol. 88b et 99a.), ou que "le Messie recevra les dons de tous les peuples et qu'il ne refusera que ceux des chrétiens. Les juifs seront alors immensément riches" (Tract. Pesachim, Fol. 118b.), on se dit qu'un Etat sioniste qui laisse enseigner ce genre de prescription ne pourra jamais vivre en paix avec des voisins. Un autre passage précise que "tous les trésors des peuples passeront dans leurs mains" et que "leur trésorerie sera si grande, qu'on aura besoin de trois cents ânesses pour porter les clefs des portes et des serrures." (Tract. Pesachim, Fol. 119, et Tract. Sanhedrin, Fol. 110b) En conséquence, "tous les peuples se convertiront à la religion judaïque".


Des textes comme ceux du Talmud constituent une véritable spectrographie de l'inconscient d'une société. Tout ce qui est habituellement refoulé dans les groupes humains policés se déverse dans ces commentaires en un noir flot tumultueux, grouillant de fantasmes érotiques, de désirs de mort, de haine, de rêves de puissance, de mesquineries à l'égard d'autres groupes humains. Dans ce magma surnagent parfois quelques pépites qui empêchent de désespérer des hommes.


On ne peut pas comprendre l'attitude de M. Netanyahou lors de son discours au congrès ou son mépris visible pour le Président Obama si l'on ne voit pas qu'ils sont un reflet de préceptes talmudiques. Même les Israéliens qui ne sont pas des lecteurs assidus des textes religieux baignent dès l'enfance dans une atmosphère qui prédétermine une attitude méprisante à l'égard des Palestiniens en l'occurrence, mais également à l'égard de tous les non-juifs, stigmatisés sous le nom générique de goims. C'est pourquoi seule l'étude de l'arrière-monde religieux d'une société ou d'une civilisation permet de saisir à quel point les mythes religieux sont une projection du mode de fonctionnement des cerveaux qui les ont conçus, et comment, en retour, dans une sorte de trajectoire du boomerang, ou de mouvement circulaire, ils influencent les mentalités, donc les comportements sociaux et politiques du groupe humain concerné et en prédéterminent les décisions ou les comportements.[4]

voir Les analyses de " Théopolitique " du philosophe Manuel de Diéguez

On comprend pourquoi, dès les premiers jours qui ont suivi la déclaration d'indépendance du 14 mai 1948, David Grün-Ben-Gourion a déployé une farouche et inlassable énergie afin que la Bible devînt la source unique de l'histoire d'Israël et que la fiction fût définitivement métamorphosée en vérité historique. Les généalogies imaginaires, les récits d'accrochages entre tribus devenant d'homériques batailles de géants, les cajoleries, les admonestations et les "cadeaux" territoriaux de la divinité privée de cette ethnie étaient censés se substituer aux réalités historiques, aux règles internationales, au droit public et privé ainsi qu'à tous les principes moraux universels sur lesquels se sont édifiées les sociétés policées depuis deux millénaires.


Le Talmud et la Thora qui logent dans les méandres les plus secrets des cervelles sont les véritables moteurs de la politique sioniste.

Voir David Grün, alias Ben Gourion, et la naissance de l'"Etat juif"

 

Acte IV : Où l'on découvre que le hasard s'est invité dans le scénario : " C'était un jour imprégné de l'odeur de l'histoire et de l'éternité " (Abdelwahab Elmessiri) 


L'arrogance et le mépris à l'égard des peuples voisins, conséquence logique de la croyance à une "élection divine" particulière, confortée par les commentaires du Talmud, caractérisent si profondément la mentalité israélienne que l'explosion du "printemps arabe" a pétrifié de stupeur tout ce qui détient un milligramme de pouvoir dans un Etat dont la politique étrangère officielle n'est que la partie émergée d'un iceberg composé, sous la ligne de flottaison, d'un empilement de services secrets connus pour espionner la planète entière, pour disposer dans tous les pays du monde de milliers de relais dans la presse et les médias, mobilisés dans la minute en faveur de la patrie de leur cœur, ainsi que d'équipes de tueurs prêts à opérer impunément partout dans le monde. Mme Tzippi Livni, ancienne ministre des affaires étrangères et actuelle responsable d'un parti d'opposition, a commencé sa carrière dans une équipe de ce genre.


De plus, les escadrons de la mort israéliens ont été expressément autorisés à opérer dans des pays "amis" afin d'y assassiner les "ennemis de l'Etat d'Israël". Les lamentations d'Israël sur le "terrorisme palestinien" doivent donc être interprétées comme la forme suprême de la chutzpah ou de l'humour noir. On sait que durant toute la première moitié du XXe siècle, un terrorisme juif d'une efficacité remarquable fut utilisé comme seule stratégie militaire contre les autorités britanniques d'abord qui, à partir de la signature du traité de Sèvres en 1920 et jusqu'en 1947 prirent la place de l'empire ottoman vaincu. Ce n'est pas le lieu de rappeler la liste des crimes terroristes commis par les nombreux groupes terroristes sionistes puissamment armés et entraînés ont semé la terreur dans les villes et les villages palestiniens.

Voir Israël du mythe à l'histoire

Aux dernières nouvelles, la cour suprême israélienne vient d'autoriser officiellement les attentats de Tsahal ou du Mossad - des "assassinats ciblés" - contre les Palestiniens ou les étrangers catalogués "ennemis d'Israël ". [5]


Provoquer la panique et pousser les habitants légitimes à s'enfuir afin d'échapper à la mort était le but recherché, le vide étant immédiatement comblé par les cohortes d'immigrants appâtés par des avantages financiers offerts par les généreux donateurs sis dans les pays anglo-saxons. Pour parfaire le nettoyage ethnique, des villages entiers ont été totalement rasés. Il fallait effacer jusqu'au souvenir de leur existence.


L'exemple du village d'Emmaüs touchera particulièrement le coeur des chrétiens. Selon l'Evangile de Luc (24, 13-35), "le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas."

Aucun pélerin ne fera plus jamais route vers un village appelé Emmaüs

 

Le village d'Emmaüs que les pélerins dont parle l'évangéliste auraient pu reconnaître
(
'Imwas -General view of our beautiful village in 1958 - before destruction
Photo, Pierre Medebielle
)

 

Emmaüs: Intervention sioniste contre la mémoire du christianisme - 1958
( Photo, Pierre Medebielle )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite ici :

 

 7 - Le grand théâtre de la "démocratie" sioniste ,

 

 

 

Sur Israël, lire aussi :

 

Une nouvelle guerre Israël-Hezbollah pour sauver Assad ?

Il y a 11 heures - Reuters

BEYROUTH (Reuters) - Le Hezbollah libanais envisage de se lancer dans un nouvelle confrontation armée avec Israël pour détourner les pressions occidentales en faveur du renversement du président syrien Bachar al Assad, son allié et protecteur, dit-on de source proche du mouvement chiite.

Ses dirigeants, qui disposent d'une milice solide, armée à la fois par Damas et Téhéran, s'inquiètent du soulèvement populaire entamé à la mi-mars en Syrie et sont décidés à tout faire pour empêcher les Etats-Unis et leurs alliés d'encourager la contestation pour obtenir le départ d'Assad.

 

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Rafah: la désillusion s'est installée

22 Juin 2011 - JournalMetro.com


LE CAIRE, Égypte - Près d'un mois après la réouverture du principal point de passage entre la Bande de Gaza et l'Égypte, le soulagement a laissé place à la désillusion dans le petit territoire palestinien, soumis depuis quatre ans à un blocus: même munis des autorisations nécessaires, les habitants ne peuvent sortir qu'au compte-gouttes et 20 000 d'entre ont été placés sur une liste d'attente.

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