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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 19:55

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL - Aux sources du sionisme

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE ) 2ème Partie

 


V - La théocratie ethnique dans le chaudron de l'histoire


"Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester mais comprendre". Baruch Spinoza

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http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/chaudrons/chaudron.html http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/chaudrons/chaudron.html

 

 

 

 

1 - Sur les traces de la Dulcinée sioniste
2 - Revue d'effectifs dans le camp palestinien
3 - De l 'histoire rêvée à l'histoire vécue - herem contre Spinoza
4 - "Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre" (Spinoza)
5 - Vent d'Est
6 - La théocratie à Jérusalem après Esdras
7 - Le grand sommeil de la Judée
8 - La montée en puissance de la civilisation grecque
9 - Alexandre le Grand et la Judée
10 - Les Judéens hors des frontières de la Judée
11 - La résistance à l'assimilation face à la civilisation grecque, puis romaine.
12 - Le début des grandes conversions
13 - De la domination grecque à la domination romaine
14 - Le roi Hérode le Grand (-73 à -4) . Il est roi de Judée à partir de -37.
15- Les gigantesques contructions d'Hérode le Grand
16 - Conclusion : d'un désastre à l'autre

 

 

Dans la véritable guerre de cent ans menée par les immigrants sionistes contre la population palestinienne autochtone, les belligérants des deux camps seraient bien inspirés de méditer les principes que le stratège chinois Sun Tzu a énoncés dans son Art de la guerre. Car cette guerre n'est pas née en 1947, ni même à la fin du XIXe siècle. Ses armes psychiques ont été forgées durant les siècles mythologiques de la préhistoire religieuse de populations qui occupaient un petit territoire ingrat, coincé entre deux immenses régions fertiles - la Mésopotamie et la vallée du Nil.

N'ayant pratiquement rien sur la terre qui pût combler leur instinct de puissance, les hommes de cette tribu se sont approprié le ciel.

Ce coup d'Etat cosmique fondateur est la bombe nucléaire mentale qui a donné aux membres de cette tribu la force de demeurer groupés au fil des siècles tout en attirant une limaille d'individus et de peuples qui caressaient l'idée qu'ils étaient, eux aussi, différents des autres hommes. Mais il est également le talon d'Achille d'un groupe trop peu nombreux pour espérer imposer son imaginaire au reste du monde.

En effet, à l'heure où les dieux locaux sont devenus des sortes de mégalithiques qu'on peut situer sur l'échelle de l'archéologie mentale de l'humanité, un dieu archaïque et tribal qui ressortit à l'anthropologie religieuse, se révèle un lourd fardeau. Des dieux sont morts, d'autres sont nés. Aujourd'hui, un gigantesque dieu aussi universel que vaporeux - la DEMOCRATIE - a surgi des entrailles de la jeune Amérique. Il a déjà conquis la terre et impose son règne et ses valeurs à la planète entière.

Or, c'est derrière le panache blanc de leur antique dieu local que les sionistes sont partis, sabre au clair, à la conquête de la Palestine. C'est au nom des principes universels du dieu DEMOCRATIE que les Palestiniens résistent à l'assaut.

Mais ni les uns, ni les autres ne le voient clairement, et tous deux croient qu'il suffit d'appliquer sur le terrain les règles stratégiques et tactiques classiques , connues de tous depuis la nuit des temps - nombre et positions des troupes, qualité et quantité de l'armement, entraînement, choix du terrain et du moment de l'attaque, etc. Or, en génial anthropologue, le général chinois plante la flèche de la lucidité au coeur de la cible. La victoire, écrit-il, exige une connaissance autre que matérielle : "Je dis que si tu connais ton ennemi et si tu te connais, tu n'auras pas à craindre le résultat de cent batailles. Si tu te connais toi-même sans connaître ton ennemi tes chances de victoires et de défaites seront égales. Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même tu perdras toutes les batailles."

La Palestine est aujourd'hui le théâtre d'une guerre des dieux : l'antique dieu local refuse de perdre ses privilèges et de se reconnaître vassal des idéaux du nouveau suzerain, persuadé qu'il est qu'en son fief montagneux, il est inexpugnable.

C'est à ce combat de Titans que nous assistons et c'est de ce combat-là que les Palestiniens sont les enjeux et les victimes.

 

1 - Sur les traces de la Dulcinée sioniste triangle.gif

Dans quelles circonstances historiques et psychiques particulières un groupe humain, dispersé, volontairement pour l'immense majorité de ses membres, dans d'innombrables régions du globe terrestre durant près de deux millénaires et uni par la seule grâce d'un imaginaire religieux commun, s'est-il, à un certain moment, mis en mouvement en direction de la Dulcinée du Toboso qui logeait dans sa cervelle - sa "terre promise"?

Le Dieu national désiré et créé par ce peuple l'aurait, par un de ces retournements mystérieux dont l'histoire a le secret, reconduit sur les lieux dont il se dit issu, refermant ainsi la boucle mythologique ouverte deux millénaires et demi auparavant. "Les peuples se donnent les dieux qu'ils méritent". [1]

D'innombrables études sur le sionisme situent sa naissance en 1897. Ne croirait-on pas que cette idéologie coloniale a surgi, armée et casquée, du génial cerveau de Theodor Herzl, telle Athéna la guerrière du cerveau de Zeus? Le théoricien austro-hongrois, anti-sémite dans sa jeunesse et si virulent que le Fürher allemand n'avait eu qu'à puiser dans ses formules-choc, [2] aurait poussé, dans son non moins génial ouvrage inaugural, Der Judenstaat ("L'État des Juifs"), le célèbre cri de guerre de la déesse jaillissant du crâne de Zeus ouvert d'un coup de hache du dieu forgeron Héphaïstos. C'est ne rien connaître du contexte politique des événements et ne rien comprendre à la psychologie des peuples et à l'évolution des grands mouvements de l'histoire, qui toujours serpentent longuement dans les souterrains des psychismes et du temps avant d'apparaître à la lumière.

L'ouvrage de Herzl est venu au jour dans un environnement politique sur lequel je reviendrai et au moment où un sionisme d'essence principalement religieuse existait déjà puissamment depuis les temps les plus reculés dans certaines couches de la société et dans certaines régions du globe. Mais, entre le sionisme messianique des prophètes et le sionisme politique tardif de Herzl, des personnalités comme le médecin polonais Léon Pinsker (1821-1891) auteur en 1882 de la brochure Auto-émancipation et président des "Amis de Sion" ou le fondateur du sionisme social, Moshe Hess (1812-1885) ainsi que des rabbins influents comme le Prussien Tsvi Hirsh Kalisher (1795-1874) qui prônait un retour à Sion dans une perspective messianique, ou le Serbe Alkalaï Yehouda (1795-1874) ont préparé les esprits et labouré le terrain sur lequel Théodor Herzl a pu semer.

Cependant, celui-ci n'était pas armé pour récolter et sans l'efficace action politique de Chaim Weizman auprès du gouvernement britannique et l'appui décisif des financiers de la City et de Wall Street, notamment de Bernard Baruch, ainsi que celui de l'influente loge maçonnique B'nai B'rith (Les fils de l'Alliance) fondée en 1843 à New-York, réservée aux seuls membres juifs, sur les gouvernements américains successifs depuis la création de la FED, à partir de 1913, l'ouvrage de Theodor Herzl se serait couvert de poussière, oublié sur un obscur rayon de bibliothèque.

voir : Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House
Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale - Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale.

 

2 - Revue d' effectifs dans le camp palestinien triangle.gif

Il est frappant que, depuis un siècle, les Palestiniens combattent un adversaire - le sionisme - dont ils n'ont compris ni la mentalité, ni les objectifs. Pire que cela, ils n'ont même jamais pensé qu'il était indispensable de les étudier, comme le prouvent les sorties de l'obséquieux Mahmoud Abbas devant l'AIPAC aux USA, ainsi que sa gestion des affaires palestiniennes depuis qu'il a logé ses petits pieds dans les bottes d'un Yasser Arafat prestement "refroidi", comme diraient les maffieux. Quant à l'ancien fonctionnaire du FMI, Salam Fayyad, parachuté Premier Ministre par le gouvernement américain, il n'a pas craint de se muer en historien des religions et en exégète pour reconnaître officiellement la "validité du récit biblique"!

Ce contexte permet de mieux appréhender les raisons pour lesquelles les dirigeants du peuple palestinien, et le vieux raïs Yasser Arafat lui-même, se sont définitivement fourvoyés dans la voie sans issue du fameux "processus d'Oslo", qui les a conduits à l'impasse et au mur infranchissable sur lequel le mot DEFAITE s'affiche désormais en gigantesques lettres lumineuses. Mais, même le nez à un millimètre de la muraille que l'adversaire israélien et son acolyte américain continuent de consolider à grand renfort de mirobolantes promesses de pots-de-vin colossaux, baptisés "aide financière", et de livraisons d'instruments de mort de plus en plus performants, ils ne voient toujours pas que jamais ils n'escaladeront cet Everest et que c'est leur propre extermination en tant que peuple qu'ils sont en train de bétonnner. Ils continuent de chanter à tue-tête: "Négociations ! Traité de paix ! Deux Etats pour deux peuples! Echange loyal de territoires! Obama, notre père qui êtes au paradis américain, sauve-nous!" et offrent le spectacle d'une nouvelle version de la scène du Colonel décrit par Céline dans les premières pages du Voyage au bout de la nuit, lequel lit imperturbablement ses dépêches en faisant les cent pas sous la mitraille de l'ennemi. Stupidité héroïque de l'officier pulvérisé par une rafale. Stupidité bornée et traîtrise des Abbas et des Fayyad, les Dupont-Dupont du désastre palestinien, qui continuaient de "négocier" depuis des lustres sous la mitraille d'une colonisation tantôt insolente, tantôt hypocrite, afin d'obtenir au mieux une indépendance de pacotille sur un territoire réduit à une poignée de confettis et qui se retrouvent aujourd'hui "grosjean comme devant".

 

 

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Benjamin Netanyahou, Hillary Clinton, Mahmoud Abbas lors de la "conférence pour la paix", fin novembre 2010

 
"La stupidité bornée, source d'aveuglement, est un facteur qui joue un rôle remarquablement important dans la gouvernance. Elle consiste à évaluer une situation en termes de notions fixes préconçues, tout en ignorant ou en rejetant tous signaux contraires. C'est le fait d'agir selon son souhait tout en s'interdisant de se laisser dévier par les faits.
Cette attitude est résumée dans la déclaration d'un historien au sujet de Philippe II d'Espagne, le plus stupidement borné de tous les souverains : Aucune expérience de l'échec de sa politique ne pouvait ébranler sa foi dans son excellence essentielle." ( Barbara Wertheim Tuchman , historienne américaine. The March of Folly: From Troy to Vietnam", éd. Alfred A. Knopf, New York, 1984).
 
 

Le sage indou Patanjali, père du yoga, reprenant les paroles de Socrate, disait déjà, lui aussi, que "l'ignorance est la cause de tous les maux", car "celui qui ne peut pas voir n'est pas un aveugle, l'aveugle est celui qui ne veut pas voir" .

Mais il existe une troisième catégorie de politiciens bornés, celle des hypocrites, qui font semblant de ne pas voir parce qu'ils ont un intérêt personnel puissant à persévérer dans un aveuglement affiché. Les villas luxueuses et les grosses limousines allemandes aux vitres teintées rendent les neurones de leurs propriétaires particulièrement paresseux. Le cocon de "négociations éternelles" a servi de coussin moelleux à leur lâcheté. Il leur a permis de mener discrètement de rentables petits négoces avec l'occupant en échange d'une "coopération sécuritaire", synonyme de collaboration et feuille de vigne d'une active chasse aux résistants, tout en se lamentant sur la méchanceté d'un Israël qui "préfère la colonisation à la paix" - ouhhh le vilain, quelle surprise! "Nous nous sommes consacrés à des négociations sur vingt années, et voici nous tombons aujourd'hui dans le piège d'un processus qui n'a rien changé à l’occupation", gémit aujourd'hui Saeb Erekat, le principal "négociateur" du Fatah, feignant de découvrir une situation qui crevait les yeux depuis le début. Les câbles de Wikileaks révèlent même que la guerre et les massacres de Gaza ont eté expressément demandés aux services secrets israéliens par les dirigeants du Fatah! De la stupidité à la trahison, le pas a été franchi.

Voir - La métamorphose d'un être humain en vermine

La trahison engendre le mépris du commanditaire lui-même et ses exigences deviennent insatiables. Ainsi, lors de sa participation à la conférence annuelle des ambassadeurs sionistes le 26 décembre dernier, Avigdor Liebermann, a violemment attaqué Mahmoud Abbas lequel, dans un petit sursaut de dignité, avait osé refuser de reprendre les négociations pendant que les colons-termites grignotaient à belles dents la Cisjordanie. « L'Autorité palestinienne est une entité illégale et instable, qui ne possède aucune légitimité juridique ». Enfonçant le clou de la délégitimation, il a ironisé sur l'échec de l'ancien compère qui a « perdu aux dernières élections législatives et refuse d'en organiser de nouvelles par crainte de la victoire du Hamas" et il a conclu en forme de coup de pied de l'âne : "Israël ne peut négocier avec une autorité illégitime pour une solution de paix durable ». Le roi est nu.

La fine équipe de bras cassés qui gravite autour du Président d'une "Autorité palestinienne" dépourvue d'autorité, devrait méditer ce jugement de Machiavel: "Dans les affaires d’Etat, en les prévoyant de loin, ce qui n’appartient qu’à un homme habile, les maux qui pourraient en provenir se guérissent tôt; mais quand, pour ne les avoir pas prévus, on les laisse croître au point que tout le monde les aperçoit, il n’y a plus de remède." (Nicolas Machiavel, Le Prince)

 

3 - De l 'histoire rêvée à l'histoire vécue triangle.gif

Mais il ne suffit pas de décrire les actions des hommes politiques de la fin du XIXe et du XXè siècle pour comprendre, comme nous le conseille le grand philosophe juif, Baruch Spinoza - frappé du herem par les siens et obligé de se protéger d'eux en terre batave - de comprendre, dis-je, comment s'est effectuée la transition entre un sionisme religieux diffus et une idéologie politique qui a conduit à l'émergence de l'Etat sioniste actuel.

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Baruch Spinoza Portrait de 1665 tiré de la Herzog-August-Bibliothek

Pour mesurer le degré d'inculture du personnel politique français actuel, il faut rappeler qu'au cours du discours prononcé lors du Congrès juif européen le 12 décembre 2010, Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes a prononcé les paroles ailées suivantes: "Le destin des Juifs d'Europe a largement contribué à l'identité européenne. Destin des Juifs portugais d'Amsterdam qui, fuyant l'intolérance, apportèrent à l'Europe le génie de SPINOZA."

Or, en matière d'intolérance, celle dont Spinoza a été victime, au point qu'un fanatique juif a tenté de l'assassiner, est venue de l'intérieur même de la communauté des fidèles de la grande synagogue d'Amsterdam, située sur le quai du Houtgracht. En effet, le 27 juillet 1656, le philosophe fut ostracisé et frappé de l'infamie et de la malédiction du herem [Voir le texte du herem en note 3]. Blessé, heureusement superficiellement, il a conservé durant de longues années son manteau troué par le poignard afin de garder sous les yeux les preuves des méfaits de tous les fanatismes, y compris et surtout de celui de ses co-religionnaires. En 1948 Ben Gourion a tenté de faire lever ce "herem", qui maudit le philosophe, y compris post mortem, mais les rabbins de l'Israel actuel s'y opposèrent. Le philosophe Baruch Spinoza demeure donc, aujourd'hui encore, frappé de pestifération par les rabbins juifs et Mme Alliot-Marie ne le sait pas.

 

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Rabbin Haïm Sitruk, Mme Michèle Alliot-Marie, Congrès juif européen, 12 décembre 2010, site du CRIF

J'ai suivi scrupuleusement les étapes de la maturation d'une Dulcinée idéale dans la cervelle des croyants jusqu'à sa métamorphose en la Maritorne coloniale crasseuse et belliqueuse qui s'épanouit aujourd'hui en terre palestinienne. Entre l'apparition de Dulcinée et la découverte que, sous ses habits rutilants se cache une grossière et brutale fille de ferme, une histoire réelle de deux millénaires et demi a déroulé ses péripéties - et le double environ pour ce qui concerne l'histoire rêvée et mythologique qui remplit à ras bords la cervelle des croyants.

C'est pourquoi j'ai décidé de remonter le plus haut possible dans le temps réellement vécu - c'est-à-dire le temps de l'histoire effective et non celui de l'histoire biblique rêvée - du peuple successivement appelé Hébreux, Judéens, Juifs et enfin Palestiniens au gré des découpages administratifs des empires assyrien, babylonien, perse, grec et romain qui prirent le contrôle de ce petit territoire, et ce jusqu'à sa disparition politique complète comme nation en l'an 70 de notre ère, après la destruction de sa ville-capitale et de son temple par les légions romaines de Vespasien et de Titus.

Mon objectif n'est pas de raconter à ma manière une histoire précise de la Judée ou du judaïsme, mais de repérer les jalons particulièrement éclairants qui, dans la courte existence politique de ce peuple ont eu des conséquences telles sur le contenu des cervelles qu'elles devaient inexorablement conduire à la politique actuelle de l'Etat sioniste. C'est pourquoi j'essaie, chaque fois que c'est possible, de montrer les rapports entre les événements ou les prescriptions de l'histoire antique et la politique actuellement menée en Palestine.

Sortir de la déploration, de l'indignation, voire de la haine que cette politique suscite chez certains, afin, comme le conseille le philosophe, de comprendre par quels chemins de traverse, et cependant parfaitement prévisibles, les Judéens du temps d'Esdras ont resurgi d'un néant politique de vingt siècles pour réapparaître avec la même mentalité, le même psychisme, les mêmes mœurs et les mêmes exigences ethniques. Vingt siècles d'histoire mondiale ont glissé sur le contenu des neurones des disciples de la Thora et du Talmud comme l'eau sur la plume d'un canard.

En effet, la recommandation 181 de l'Assemblée générale de l'ONU votée le 29 novembre 1947 interprétée fallacieusement comme légitimant un Etat juif [4],

Voir : De l'inexistence de l'Etat d'Israël en droit international

la pluie des soixante-dix résolutions condamnant leur politique du même ONU, et qu'ils ont superbement et impunément ignorées avec une constance remarquable depuis 1947, sont aux yeux de leurs dirigeants un fatras juridique "rituel" destiné à occuper et à amuser les gentils.

- Ils ont crucifié Marianne... Les nouveaux exploits de Tartuffe en Palestine

Leurs législateurs sont ailleurs. Josias ou Esdras voilà leurs vrais légistes. C'est pourquoi il était capital de remonter aux sources du chaos mondial provoqué par le débarquement fracassant dans la modernité, tant au Moyen Orient que dans l'ensemble de la politique de la planète, d'une préhistoire chargée jusqu'à la gueule de vapeurs mythologiques.

Les quatre étapes précédentes de mon expédition m'ont permis de mettre en lumière quelques-uns des grands mythes qui, jusqu'à la fin du XIXe siècle, voyageaient en vase clos dans les neurones des adeptes du dieu Jahvé. Depuis une vingtaine d'années aucun historien sérieux, aucun archéologue, aucun exégète ne considère plus que les récits bibliques sont historiques au sens scientifique du terme. Ce sont des textes théologiques destinés à l'édification des croyants de la religion du dieu Jahvé. Ils nous renseignent sur la manière dont une petite tribu du Moyen-Orient, parfaitement localisée, a intériorisé ses relations avec le ciel et avec son environnement politique. C'est pourquoi on y trouve à fois des personnages historiques réels comme les souverains des empires voisins auxquels cette tribu a été confrontée; mais on y rencontre également d'innombrables personnages totalement inventés, mais symboliques et d'ailleurs empruntés aux mythologies des Etats voisins, et qui s'expriment à ce titre - Adam, Eve, Noé, Moïse, Josué, Abraham, Agar, etc. D'autres personnages, qui eurent une existence historique modeste, ont été transformés en mythes gigantesques - David, Salomon.

Voir - 1 - La Bible et l'invention de l'histoire d'Israël
- 2 - L'invention du "peuple élu" et de la "Terre Promise"
- 3 - Israël, du mythe à l'histoire

Tous les mammifères marquent physiquement leur territoire. Le mammifère humain marque son territoire symboliquement. C'est pourquoi tous les textes religieux sont des documents historiques à interpréter d'un point de vue anthropologique . C'est ainsi que la Bible fournit des informations précieuses sur la psychologie des habitants de cette petite région, sur la manière dont ils ont construit leurs relations de pouvoir entre eux et avec leurs voisins à travers le dieu-miroir de leur mentalité qu'ils ont conçu. Les textes bibliques sont donc révélateurs de la manière dont la petite tribu des Judéens des temps antiques a découpé le morceau de ciel dans lequel elle souhaitait se lover et les armes qu'elle s'était données afin d'atteindre cet objectif.

A une époque où l'unicité religieuse des cerveaux des peuples était un mantra politique indépassable, le particularisme communautaire créé par ces mythes a été la cause de nombreuses confrontations violentes avec les populations chez lesquelles s'étaient installés de nombreux immigrants porteurs d'une identité d'autant plus inassimilable à celle de leur environnement que les injonctions méprisantes et haineuses à l'égard des non juifs, appelés "gentils", "goys" ou "goyim" concoctées au fil des siècles, confinent chez certains rabbins au délire pathologique et constituent une école du mépris et de haine à l'égard des voisins chez lesquels ils avaient posé leurs pénates depuis les temps les plus reculés, à la recherche de situations lucratives. Ils éclairent certains ressorts profonds de la brutalité de la politique de l'actuel Etat colonial à l'encontre des Palestiniens .

Voici, à titre d'exemples, quelques formulations gracieuses issues du Talmud babylonien, parmi des milliers de recommandations rédigées dans le même esprit :

 
Baba Bathra 10b : "Les actes d'Israël sont vertueux, mais les Gentils ne sont capables que du péché."
Kiddushin 49b : "Les israélites possèdent 90 % de toute la sagesse ,les 10 % restants sont dispersés parmi les Gentils."
Sanhedrin 58b : "Un Gentil qui frappe un Juif mérite la mort. Frapper un Juif est aux yeux de Dieu , l'attaque de la Présence Divine."
Sanhedrin 37a : " Quiconque détruit un seul Israélite, c'est comme s'il avait détruit le monde entier "
Yebamoth 98a : "Tous les enfants de Gentils sont juridiquement des bâtards, puisque les Gentils sont seulement des animaux."
Baba Bathra 54b : "La propriété de Gentils ressemble au désert; quiconque arrive là en premier se l'approprie."
Sanhedrin 57a : "Si un Gentil vole un Juif, il doit le rembourser. Mais si un Juif vole un Gentil, le Juif peut garder le butin."
Et aussi: "Si un Gentil tue un Juif, le Gentil doit être tué. Mais si un Juif tue un Gentil, le Juif doit demeurer libre."
Sanhedrin 11: "Tous les Israélites sont vertueux et hériteront la vie éternelle."
Baba Kamma 38a : "Les gentils sont à l'extérieur de la protection juridique de la Loi de l'Israël."
Sanhedrin 52b : "L'adultère n'est pas défendu … avec la femme d'un Gentil, parce que Moïse défend seulement l'adultère avec la femme d'un 'voisin' et les Gentils ne sont pas des voisins."
etc. etc. ad nauseam
 

 

"Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre", conseille Spinoza. Comprendre que les vols de terres, les brutalités, les tortures dont sont victimes tous les Palestiniens, petits enfants compris, ne sont pas le fait d'individus isolés, particulièrement pervers ou la conséquence d'une brutalité coloniale classique et passagère. Accompagnées d'une bonne conscience inentamable - "increvable", pour employer le mot de l'écrivain polonais émigré en Argentine, Witold Gombrowiz dans son Ferdydurke - ces exactions sont la résultante logique d'un système mental qui imprègne la vie quotidienne des membres les plus actifs de cette tribu religieuse. Il imbibe les cervelles depuis la petite enfance, si bien que les bourreaux n'éprouvent ni honte, ni remords à tuer, à voler, à torturer même des enfants, à les utiliser comme boucliers humains lors d'incessantes opérations de police, à expérimenter leurs nouveaux médicaments sur les prisonniers, à prélever en catimini des organes sur les cadavres provoqués des Palestiniens, à enterrer leurs déchets radioactifs sur des terres agricoles confisquées ou à contraindre les habitants d'une grande ville comme Hébron à vivre sous des grillages qui leur masquent le soleil, parce qu'ils sont recouverts des ordures jetées sur leurs têtes par une poignée de fanatiques qui se sont installés au coeur d'une grande ville palestinienne de plus de cent mille habitants, encouragés et protégés par des phalanges d'autres fanatiques en uniforme.

terroristes-palestiniens.jpg

Cohorte de "terroristes palestiniens" ... le plus dangereux est évidemment le colosse qui se trouve au centre de la photo

Hitzak Rabin : "Brisez-leur les os !" Et les soldats exécutèrent avec discipline l'ordre donné : briser, avec la crosse de leurs armes, les bras et les jambes des Palestiniens.

"Je n'arrive pas à imaginer la raison qui motive un bataillon de soldats sionistes armés jusqu'aux dents lorsqu''ils poursuivent un petit enfant, le jettent à terre, le battent, et l'abandonnent sur le bord de la route" , se lamente le père d'un enfant de sept ans gravement blessé par la soldatesque de l'armée d'occupation. Ce père palestinien n'avait pas lu le Talmud!

On comprend mieux, dans cet environnement psychique, le sens des paroles de l'immigrant moldave et actuel Ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, disant que les Israéliens "obéissent à une autre loi" qu'à celle des lois internationales ou à une morale universelle.

Comprimé depuis deux millénaires dans les souterrains de cervelles remplies à ras bords de ratiocinations talmudiques, de rêves messianiques et d'un amour idéal pour la Dulcinée imaginaire d'une "terre promise" offerte par le "dieu" que des Judéens s'étaient donné dans les temps immémoriaux, le mythe d'un Canaan magique, sorte de paradis sur terre, a d'abord magnétisé une population originaire des steppes de l'Europe orientale. Il a très rapidement fait tache d'huile sur la planète entière et provoqué, en direction de l'Orient, un mouvement migratoire d'une force que l'Occident n'avait plus connue depuis les grandes invasions des IVe et Ve siècle. Non seulement des occupants originaires d'Ukraine, de Russie, de Pologne, du Minnesota, de l'Alaska, du Groenland, d'Europe de l'Ouest, du Kamchatka , de Patagonie, du désert de Gobi et tutti quanti se sentent innocents de piller des biens palestiniens, mais qui plus est, ils se proclament victimes. Ne sont-ils pas contraints de supporter des "intrus" qui ont l'audace de ne pas s'éclipser discrètement et d'offrir de grand cœur leurs maisons et leurs terres à des immigrants auto-proclamés "peuple élu" et "peuple saint"? De quel droit, des indigènes impurs se permettent-ils de polluer une "terre juive", se demandent-ils candidement, en brandissent bien haut le grimoire dans lequel se trouve consigné le récit mythologique de leurs tribulations passées, auquel ils attribuent la fonction d'un cadastre?

C'est ainsi qu'une dame Arlène Kushner, qui se dit "journaliste", dénonce avec violence sur le site de l'alliance française, l'attitude laxiste des gouvernements israéliens successifs qui ont osé "accepter, en théorie, une certaine notion de droit aux arabes palestiniens à vivre sur une partie de notre terre". Cette immigrée française est scandalisée qu'"une certaine notion de droit" - mais pas des droits complets, il ne faut pas exagérer - soit accordée à la population qui vit sur ses propres terres depuis la nuit des temps et qui se trouve expropriée au bénéfice d'immigrés sans titre.[5]

Se glissant habilement dans le puissant mouvement colonial qui, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe avait abouti à la formation des grands empires coloniaux européens, les mythes politico-religieux de la religion issue des réformes d'Esdras sont sortis des boîtes crâniennes et ont explosé sous la forme d'un puissant mouvement nationaliste préparé depuis des lustres, en direction de la conquête de la terre mythique de leur texte théologique. Un sionisme politique encore balbutiant, mais solidement arrimé à des racines religieuses dans lesquelles il puisait sa nourriture et sa justification, s'est installé par la violence sur la terre du peuple autochtone. Armé du fanatisme des zélotes, encouragé et soutenu par la gigantesque puissance financière et politique d'une riche diaspora éparpillée depuis des siècles sur la planète entière - et notamment en Angleterre, puis aux Etats-Unis - il s'est incrusté en Palestine où, au vu et au su du monde entier, il se livre impunément au sociocide et au génocide larvé de la population originaire.

(..)

 

Cette décision se situe également dans la continuation de la manière dont la pléthorique délégation américaine, conduite par le Colonel House, a mené les négociations de paix avec l'Allemagne à Versailles et que j'ai succinctement abordée dans mon étude sur ce dirigeant de l'ombre. J'y reviendrai dans un prochain chapitre.

Voir: Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza - Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House

En effet, les lois raciales de Nuremberg qui mettent en place un système discriminatoire par lequel les juifs sont écartés de la société allemande ne seront promulguées que le 15 septembre 1935, soit deux ans et demi après la déclaration de guerre de la diaspora internationale.
Or, Hitler avait publié en 1925 le premier tome de l'ouvrage - Mein Kampf - férocement antisémite; le second volume a suivi en 1927. Aussi, lorsqu'Adolf Hitler, l'ennemi juré des sionistes, fut, le 30 janvier 1933, nommé Chancelier, la réaction immédiate des "zélotes" de la diaspora internationale, obsédés par leur projet de convaincre les juifs allemands, particulièrement réticents à l'époque, d'émiger en Palestine, fut-elle, deux mois après, le 24 mars 1933, de déclarer la guerre à L'Etat allemand, et surtout de prôner un boycott mondial de tous ses produits. Cette mesure se révéla si efficace et si douloureuse pour l'économie d'un pays qui peinait à se relever, qu'après un mois, les échanges internationaux de l'Allemagne avaient déjà diminué de 10%. Mais tous ces évènements ne sont jamais mis en correspondance.

Même s'ils n'avaient pas prévu dans toute son ampleur la violence de la réaction du dirigeant nazi, son antisémitisme virulent et une réaction d'hostilité aux juifs nationaux ne pouvaient que servir les plans des plus durs parmi les sionistes anglo-saxons.

De même qu'Esdras avait imposé la dissolution des mariages entre des juifs et des femmes étrangères afin de préserver la "valeur du sang" juif - pour reprendre l'expression du poète national israélien, Bialik - et avait fait expulser les femmes ainsi que tous les enfants issus de ces unions, les lois de Nuremberg «pour la protection du sang et de l'honneur allemands » promulguées le 15 septembre 1935, soit deux ans et demi après la déclaration de guerre de la diaspora internationale, stipulèrent dans les mêmes termes que ceux d'Esdras, que "les mariages entre Juifs et citoyens de sang allemand ou assimilé sont interdits. Les mariages qui seraient tout de même célébrés sont déclarés nuls, même s'ils sont contractés à l'étranger pour contourner cette loi."

La machine infernale s'était mise en route en Europe, broyant d'innombrables victimes innocentes. Le projet sioniste a ainsi vu le jour sur les cadavres de la colonie pénitentiaire allemande, avant de se transformer lui-même en une nouvelle colonie pénitentiaire, broyeuse du sang palestinien. Mais les lois de la démographie sont impitoyables et le fait que 5 500 000 Palestiniens subsistent sur les terres de leurs ancêtres, en dépit des conditions infernales qui leur sont réservées depuis soixante quatre ans, signe le véritable échec en profondeur d'un siècle de sionisme guerrier et meurtrier.
VI - La sixième folle initiative des "Zélotes" de l'actuel Israël sera peut-être la guerre qu'ils déclencheront contre le monde musulman - chiite seulement, espèrent-ils - dans laquelle l'Etat israélien actuel entraînera à sa suite au Moyen Orient le sionisme international et tout l'Occident otanisé, à la manière dont les textes ci-dessus prouvent qu'ils ont ardemment travaillé au déclenchement de la seconde guerre mondiale, activement aidés, il est vrai, par la mégalomanie des dirigeants allemands. Mais l'Iran millénaire n'est pas l'Allemagne nazie. Les éléments les plus lucides de cet Etat supplient - mais anonymement par peur des représailles de la part des zélotes d'aujourd'hui - une "communauté internationale" ignorante et aveugle de boycotter Israël afin de le sauver de lui-même et de la course à l'abîme dans laquelle ils le voient courir. [12]
Pour conclure, je redonne la parole à Machiavel : "...Quand, pour ne les avoir pas prévus, on laisse les maux croître au point que tout le monde les aperçoit, il n’y a plus de remède." ( Machiavel, Le Prince)
A suivre

Le prochain chapitre sera consacré à la fin de l'existence politique de la Judée et du judaïsme en Palestine et à l'expansion du judaïsme talmudique en Europe orientale et notamment en Russie et en Pologne dans leurs frontières anciennes.

 

NOTES

[1] Manuel de Diéguez, Benjamin Netanyahou et l'héritage d'Esdras, Qu'est-ce qu'un personnage historique2? triangle.gif
http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/philosopher/personnage_his2%20.htm
[2] Théodore Herzl, Le côté antisémite du sionisme, triangle.gif
http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/12/theodore-herzl-le-cote-antisemite-du.html
[3 ] Note sur le herem prononcé le 27 juillet 1656 à l'encontre de Baruch Spinoza, par le Mahamad d'Amsterdam(l'autorité juridique propre aux juifs hollandais) . Cette condamnation à mort à la fois sociale et religieuse n'a jamais été levée. Spinoza continue donc d'être pestiféré aux yeux du judaïsme mondial contemporain. triangle.gif
Le terme " herem " signifie beaucoup plus qu'une exclusion de la communauté, équivalente à une excommunion dans le christianisme. Il induit la "destruction", l'"anéantissement" du renégat, au point que le philosophe a été réellement frappé d'un coup de poignard.
" Les messieurs du Mahamad vous font savoir qu'ayant eu connaissance depuis quelques temps des mauvaises opinions et de la conduite de Baruch de Spinoza, ils s'efforcèrent par différents moyens et promesses de le détourner de sa mauvaise voie. Ne pouvant porter remède à cela, recevant par contre chaque jour de plus amples informations sur les horribles hérésies qu'il pratiquait et enseignait et sur les actes monstrueux qu'il commettait et ayant de cela de nombreux témoins dignes de foi qui déposèrent et témoignèrent surtout en présence dudit Spinoza qui a été reconnu coupable ; tout cela ayant été examiné en présence de messieurs les Rabbins, les messieurs du Mahamad décidèrent avec l'accord des rabbins que ledit Spinoza serait exclu et retranché de la Nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons maintenant en ces termes:
A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté d'Israël en présence de nos saints livres et des 613 commandements qui y sont enfermés.
Nous formulons ce herem comme Josué le formula à l'encontre de Jéricho. Nous le maudissons comme Elie maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l'on trouve dans la Torah.
Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit, qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille. Qu'il soit maudit à son entrée et qu'il soit maudit à sa sortie.
Que les fièvres et les purulences les plus malignes infestent son corps. Que son âme soit saisie de la plus vive angoisse au moment où elle quittera son corps, et qu'elle soit égarée dans les ténèbres et le néant.
Que Dieu lui ferme à jamais l'entrée de Sa maison. Veuille l'Eternel ne jamais lui pardonner. Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Torah.
Que son NOM soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer pour sa ruine de toutes les tribus d'Israël en l'affligeant de toutes les malédictions que contient la Torah.
Et vous qui restez attachés à l'Eternel , votre Dieu, qu'Il vous conserve en vie.
Ce texte a été affiché dans tous les lieux d'Amsterdam où vivaient des juifs et envoyé dans les principales villes d'Europe où il y avait d'importantes communautés juives.
En 1948 Ben Gourion a tenté de faire lever ce " herem ", mais les rabbins de l'Israel actuel refusèrent.
 


[4] Voir l'excellente démonstration de Jean-Marie Gläntzlen , Analyse de la résolution/recommandation 181 de l'Assemblée générale de l'ONU et quelques autres textes-clé à l'origine de la Nakba triangle.gif
http://www.alterinfo.net/Analyse-de-la-resolution-recommandation-181-de-l-Assemblee-generale-de-l-ONU-et-quelques-autres-textes-cle-a-l-origine_a52109.html
[5] Arlene Kushner , Dans quel pétrin on s'est mis ! Publié le 29 novembre 2010 sur le site alliancefr.com triangle.gif
http://www1.alliancefr.com/arlene-kushner--dans-quel-petrin-on-s-est-mis--news0,31,13507.html http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/12/dans-quel-petrin-on-sest-mis.html triangle.gif

[6] Des rabbins israéliens s'opposent à la vente de maisons à des non-juifs Dépêche de l'AFP triangle.gif
http://www.lemonde.fr/depeches/2010/12/07/des-rabbins-israeliens-s-opposent-a-la-vente-de-maisons-a-des-non-juifs_3208_38_44000311.html

[6b] Gidéon Lévy, Israël, l'années où les masques sont tombés triangle.gif
http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/the-year-of-truth-1.334416#send-friend-popup
[7] Mounadil al Djazaïri, Sionisme, le racisme même après la mort triangle.gif
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3994736,00.html
http://soutien-palestine.blogspot.com/2010/12/sionisme-le-racisme-meme-apres-la-mort.html
On voit que les principes d'Esdras sont toujours vivants dans les têtes des dirigeants de l'Etat sioniste actuel. triangle.gif

[8] Haïm Nahman Bialik, surnommé le poète national est né en Ukraine en 1873 et meurt en 1934 à Vienne. S'est installé en Palestine en 1924. triangle.gif

[9] Zeev Vladimir Jabotinsky , né en Ukraine le 18 octobre 1880 et décédé le 4 août 1940. triangle.gif

[10] Hassan Abdou La nouvelle variable du sionisme 28 mars 2010 triangle.gif
http://www.ism-france.org/archives/article.php?id=13640&fil=%&lesujet=%&lauteur=%&lelieu=%&debut=2010&fin=2010&debutMois=03&finMois=03

[11] Cours d'histoire juive, chap. 27 triangle.gif
http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=22 Cours d'histoire juive, chap. 27 triangle.gif

[12] Anonyme , S'il vous plaît, boycottez mon pays, maintenant, vous êtes notre seul espoir ! triangle.gif
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9867

Annexe: Les exploits d'un Jahvé chef de guerre génocidaire

 

 
Note : Les traductions de la Bible sont toutes édulcorantes. Ainsi, la pestifération des non-juifs, régulièrement invoquée, est bénignement traduite par "voué à l'anathème" - sanction religieuse purement verbale, équivalente de l'excommunication des chrétiens - au lieu de "frappé du herem", lequel induit les notions de destruction et d'anéantissement physique. (voir ci-dessus le texte du herem qui a frappé Baruch Spinoza). J'ai choisi la traduction du chanoine Osty, aidé de Joseph Trinquet, réalisée à partir du texte original et qui m'a semblé moins plate (Ed. du Seuil 1973) que la Bible oecuménique de Jérusalem ou celle, plus ancienne, de Louis Segond. (traduttore, traditore)
Genèse
" Or, le troisième jour, tandis qu'ils étaient souffrants, deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina, prirent chacun son glaive, marchèrent sur la ville en toute sécurité et tuèrent tous les mâles. (...) Les fils de Jacob passèrent les cadavres et pillèrent la ville." Gn, 34,25-27
Exode
"Josué défit Amaleq et son peuple avec le tranchant du glaive." Ex 17,13
" Moi, Jahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, châtiant la faute des pères sur les fils sur la troisième et sur la quatrième génération." Ex 20,5
"Jahvé dit à Moïse: J'aivu ce peuple, et voici: c'est un peuple à la nuque raide . Et maintenant laisse-moi, que ma colère s'enflamme contre eux et que je les extermine." Ex 32,9-10
"Il leur dit: "Ainsi parle Jahvé, le Dieu d'Israël: mettez chacun le glaive à la hanche. Allez et et venez dans le camp, de porte en porte, et tuez, qui son frère, qui son ami, qui son proche. (...) Et du peuple il tomba, ce jour-là, environ trois mille hommes." Ex. 32-27-28
Lévitique
"Vous poursuivrez vos ennemis et ils tomberont devant vous par le glaive. Cinq d'entre vous en poursuivront cent, cent d'entre vous en poursuivront dix mille, et vos ennemis tomberont devant vous par le glaive." Lv 26,7-8
Nombres
"Si tu daignes livrer ce peuple entre mes mains, je vouerai ses villes à l'anathème. Jahvé écouta la voix d'Israël et livra les Cananéens. On les voua à l'anathème, ainsi que leurs villes." Nb 21, 2-3
"Ils firent campagne contre Madian, selon ce qu'avait commandé Jahvé à Moïse, et ils tuèrent tous les mâles. En plus de leurs victimes, ils tuèrentles rois de Mâdian Évi, Réqem, Sour, Hour et Réba, cinq rois de Mâdian; ils tuèrent par le glaiveBalaam, fils de Béor. Les fils d'Israël emmenèrent captives les femmes de Mâdian avec leurs enfants et prirent en butin tout leur bétail, tous leurs troupeaux et toutes leurs richesses. Ils brûlèrent par le feu toutes les villes où ils habitaient et tous leurs campements." Nb 31,7-11
"Maintenant, tuez tout enfant mâle, tuez toute femme ayant partagé la couche d'un homme. Mais toutes les petites filles qui n'ont pas connu la couche d'un homme, laissez-leur la vie pour vous." Nb 31,17-18
Deutéronome
" Lorsque Jahvé , ton Dieu, t'aura fait entrer dans le pays où tu vas entrer pour en prendre possession (...) et qu'il aura délogé devant toi beaucoup de nations (…) et que Jahvé ton Dieu les aura livrées à ta merci et que tu les auras battues, tu les voueras à l'anathème, tu ne traiteras point d'alliance avec elles, tu n'en auras point de pitié. " Dt,7, 1-2
" Tu dévoreras tous les peuples que Jahvé ton Dieu te livre ; ton œil sera pour eux sans merci... " Dt, 7, 16
"Quand Yahvé ton Dieu l'aura livrée (la ville) entre tes mains, tu frapperas toute la population mâle du tranchant de l'épée. C'est seulement les femmes, les enfants et tout le bétail et tout ce qui sera dans la ville que tu prendras pour toi en butin et tu vivras des dépouilles de tes ennemis que t'aura données Jahvé ton Dieu." Dt 20,13-14
" Des villes de ces peuples que Jahvé ton Dieu te donne en héritage, tu ne laisseras rien vivre de ce qui a souffle de vie, car tu devras les vouer à l'anathème." Dt 20,16-17
Cantique de Moïse
" …Quand j'aurai aiguisé mon glaive fulgurant et que ma main saisira le jugement, je retournerai la vengeance contre mes adversaires et je paierai leur dû à ceux qui me haïssent. J'enivrerai mes flèches de sang, et mon glaive dévorera de la chair du sang des tués et des captifs. " Dt, 32, 41-42
Josué
" Le peuple monta à l'assaut de la ville (de Jéricho), chacun droit devant soi et ils s'emparèrent de la ville . Il vouèrent à l'anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, hommes et femmes, enfants, vieillards et jusqu'aux bœufs, au menu bétail et aux ânes, frappant tout du tranchant du glaive. Josué, 6,21
" Lors donc qu'Israël eut achevé de tuer tous les habitants de Aï , dans la campagne, dans le désert où ils les avaient poursuivis et que tous furent tombés sous le tranchant du glaive, (…) le nombre de ceux qui tombèrent en ce jour, tant hommes que femmes, fut en tout de douze mille, tous gens de Aï. Josué ne ramena pas la main qu'il tendait avec le javelot, jusqu'à ce qu'il eût voué à l'anathème tous les habitants de Aï. C'est seulement le bétail et les dépouilles de cette ville que les Israélites prirent pour eux en butin, selon l'ordre qu'avait donné Jahvé à Josué. Josué brûla Aï et en fit un tell à jamais, une désolation à ce jour. Quant au roi de Aï, il le pendit à un arbre et l'y laissé jusqu'au soir. " Josué 8 , 24-29
Jahvé les habitants de Gabaôn mit en déroute devant Israël .(…) Or, tandis qu'ils fuyaient en déroute dans la descente de Bet-Horôn, Yahvé lança du ciel sur eux de grosses pierres jusqu'à Azéqa , et ils moururent. Il en mourut plus par les pierres de grêle que les fils d'Israël n'en tuèrent par le glaive." Josué, 10,10-11
" Quant à Maqqéda, Josué s'en empara ce jour-là, et il la frappa du tranchant de son glaive, ainsi que son
roi. Il les voua à l'anathème ainsi que tous les êtres vivants qui s'y trouvaient ; il ne laissa pas de survivant. " Josué, 10,28
" Josué et tout Israël avec lui passa de Maqqéda à Libna, et il attaqua Libna. Elle aussi Jahvé la livra ainsi que son roi aux mains d'Israël qui la frappa du tranchant de son glaive, ainsi que tous les vivants qui s'y trouvaient ; il n'y laissa pas de survivant."Josué, 10,29
" Josué et tout Israël avec lui passa Libna à Lakich, il campa contre elle et l'attaqua. Jahvé livra Lakich aux mains d'Israël , qui s'en empara et la frappa du tranchant de son glaive, ainsi que tous les vivants qui s'y trouvaient , tout comme il avait fait pour Libna. " Josué 10, 31-32
Idem Eglôn, Josué 10-34-35
Idem Hébron, Josué 10, 36
Idem Debir , Josué 10,38
"Josué battit tout le pays : la montagne de Neguev, le bas-pays et les pentes, ainsi que tous leurs rois ; il ne laissa pas de survivant ; tout ce qui avait souffle de vie, il le voua à l'anathème, selon ce qu'avait commandé Jahvé, Dieu d'Israël." Josué, 10, 40
"Josué les traita selon ce que lui avait dit Jahvé : il coupa les jarrets de leurs chevaux et brula leurs chars par le feu. (…) il s'empara de Haçor et frappa son roi du glaive. (…) On frappa du tranchant du glaive tous les êtres vivants qui s'y trouvaient, les vouant à l'anathème ; rien n'y resta de ce qui avait souffle de vie. Quant à Haçor, il la brûla." Josué 11, 10-11
" Toutes les villes de ces rois et tous leurs rois, Josué s'en empara et les frappa du tranchant du glaive ; il les voua à l'anathème, selon ce qu'avait commandé Moïse, serviteur de Jahvé." Josué, 11,12
" Toutes les dépouilles de ces villes, les fils d'Israël les prirent pour eux en butin. Seulement ils frappèrent tous les hommes du tranchant du glaive ; ils ne laissèrent rien de ce qui avait souffle de vie." Josué, 11,14
Juges
" Les fils de Juda attaquèrent Jérusalem et s'en emparèrent, ils la frappèrent du tranchant du glaive et mirent le feu à la ville." Jg 1,8
" Il leur montra l'accès de la ville. Ils frappèrent la ville du tranchant du glaive." Jg 1,25
" Baraq poursuivit les chars et l'armée jusqu'à Harochèt-hag-Goïm et toute l'armée de Sisera tomba sous le tranchant du glaive; pas un seul ne resta." Jg 4,16
" Son camarade prit la parole et dit: "Ce ne peut être que l'épée de Gédéon, fils de Yoach, l'homme d'Israël. Dieu a livré entre ses mains Madiân et tout le camp." Jg 7,14
" Pendant que les trois cents sonnaient du cor, Yahvé fit que dans tout le camp on tourna le glaive l'un contre l'autre." Jg 7,22
" Ils marchèrent contre Laïch, contre un peuple tranquille et confiant; ils le frappèrent du tranchant du glaive ; ils brûlèrent la ville par le feu." Jg 18,27
" Mais, ce second jour, les Benjaminites sortirent de Gibéa à leur rencontre et il massacrèrent encore dix-huit mille hommes des Israélites." Jg 20,25
" Jahvé battit Benjamin devant Israël et les fils d'Israël firent périr ce jour-là vingt-cinq mille et cent hommes de Benjamin tous ceux-là tirant le glaive."Jg 20,35
"Quant aux fils d'Israël, ils revinrent vers les fils de Benjamin et les frappèrent du tranchant du glaive: population mâle des villes, bétail et tout ce qu'ils rencontraient; ils mirent aussi le feu à toutes les villes qu'ils rencontraient." Jg 20,48,
"Alors la communauté envoya douze mille hommes d'entre les vaillants avec cet ordre: "Allez, et vous frapperez du tranchan du glaive les habitants de Yabech en Galaad, y compris les femmes et les enfants. Voici ce que vous ferez: vous vouerez à l'anathème tout mâle et toute femme ayant connu la couche d'un homme, mais vous laisserez la vie aux vierges." Jg 21, 10-11
1 Samuel
"Il prit vivant Agag, roi d'Amaleq, et il voua tout le peuple à l'anathème, en le frappant du tranchant du glaive. " 1Sam 15,8
"Samuel dit: "De même que ton glaive a privé des femmes de leurs enfants, ainsi entre les femmes, ta mère sera privée de son enfant!" Et Samuel mit en pièces Agag devant Yahvé à Guilgal. " 1 Sam 15,33
"Ainsi David eut raison du Philistin avec la fronde et la pierre ; il abattit le Philistin et le mit à mort; il n'y avait pas de glaive dans la main de David. David courut et debout sur le Philistin; il prit son glaive, le tira du fourreau, le mit à mort et du glaive lui coupa la tête. " 1 Sam 17, 50-51
" Doeg l'Edomite se tourna et frappa lui-même les prêtres. Il mit à mort ce jour-là quatre-vingt cinq hommes qui portaient l'éphod de lin. Quant à Nob, la ville des prêtres, Saül la frappa du tranchant du glaive, hommes et femmes, enfants et nourrissons ; du tranchant du glaive aussi, boeufs, ânes et menu bétail." 1 Sam 22,19
"David dit à ses hommes: "Que chacun ceigne son glaive!" Ils ceignirent chacun son glaive, David aussi ceignit son glaive, et quatre cents hommes montèrent à la suite de David, tandis que deux cents restaient près des bagages." 1Sam 25,13
2 Samuel
Chacun saisit son adversaire par la tête et lui plongea son glaive dans le flanc, de sorte qu'ils tombèrent tous ensemble. On appela ce lieu le Champ des Flancs. Abner le frappa alors au bas-ventre du revers de sa lance et sa lance sortit par derrière. Là il tomba et il mourut sur place. " 2 Sam 2,16
"Abner le frappa alors au bas-ventre du revers de sa lance et sa lance sortit par derrière. Là il tomba et il mourut sur place. " 2 Sam 2,23
"David dit au messager: "Voici ce que tu diras à Joab: "Ne te contrarie pas pour cette affaire! Le glaive dévore tantôt celui-ci, tantôt celui-là. Pousse avec force ton attaque contre la ville et détruis-là." Ainsi tu lui rendras courage". 2 Sam 11,25
"Joab attaqua Rabba des fils d'Ammon et il prit de la ville royale. - Joab envoya alors des messagers à David pour dire : " J'ai attaqué Rabba, même j'ai pris la ville des eaux. Maintenant, réunis le reste de l'armée, dresse ton camp contre la ville et prends-la, pour que ce ne soit pas moi qui prennent la ville et lui donne mon nom. " David réunit toute l'armée, vint à Rabba et la prit. (…) Quant à sa population, il l'emmena et l'affecta à la scie, aux pics de fer et aux haches de fer et il la fit travailler avec le moule à briques. Et ainsi faisait-il pour toutes les villes des fils d'Amon. " 2 Sam 12, 27-31
Note : j'ai inclus la citation ci-dessus dans la liste, bien qu'elle ne contienne pas de récit de massacre. Or de nombreuses traductions anciennes font de cet épisode le symbole d'une cruauté apocalyptique par laquelle un chef de guerre tortionnaire s'y serait pris à trois reprises afin d'exterminer les habitants particulièrement coriaces de la ville qu'il venait de vaincre: en les sciant, puis en écorchant avec des herses ceux, increvables, qui venaient d'être sciés. Toujours pas morts après le passage de la herse, il aurait encore fallu les brûler dans une sorte de four crématoire primitif.
"Il fit sortir les habitants, et il les plaça sous des scies, des herses de fer et des haches de fer, et les fit passer par des fours à briques ; il traita de même toutes les villes des fils d'Ammon. David retourna à Jérusalem avec tout le peuple." 2Samuel 12, 31
Le bon sens élémentaire permet de conclure qu'il s'agit d'une traduction fautive. D'ailleurs tous les massacres cités dans la bible - et ils sont nombreux - ont été commis à l'arme blanche (tantôt traduit par glaive, tantôt par épée) . En l'espèce, le récit veut signifier que les habitants de cette ville ont été réduits en esclavage et furent contraints de travailler durement - avec des scies, des herses et des haches - pour leur vainqueur. Ainsi, de nos jours, les Palestiniens sont placés sous des scies, des herses et des haches, à la fois réellement et métaphoriquement.
Voir: http://bible.cc/2_samuel/12-31.htm
"Amasa ne prit pas garde au glaive qui était dans la main de Joab, et celui-ci l'en frappa au bas-ventre et répandit ses entrailles à terre. Il n'eut pas à y revenir et Amasa mourut. " 2 Sam 20,10
"Lui se dressa et frappa parmi les Philistins, jusqu'à ce que sa main fatiguée collât au glaive. Jahvé opéra une grande victoire en ce jour-là, et l'armée ne revint derrière Eléazar que pour dépouiller les morts. " 2 Sam 23,10
1 Rois
"Achab apprit à Jézabel tout ce qu'Élie avait fait et comment il avait massacré tous les prophètes par le glaive. " 1 Rois 19,1
"Celui qui échappera au glaive de Hazaël, Jéhu le fera mourir, et celui qui échappera au glaive de Jéhu, Élisée le fera mourir. " 1 Rois 19,17
2 Rois
" Lorsque Jéhu eut achevé d'offrir l'holocauste, il ordonna aux gardes et aux écuyers: "Entrez, frappez-les! Que pas un ne sorte!" Les gardes et les écuyers entrèrent, les frappèrent du tranchant du glaive et les jetèrent là. " 2 Rois 10,25
"Mais Yehoyada fit sortir les officiers de centaines, qui commandaient la troupe, et leur dit: "Faites-la sortir entre les rangs, et si quelqu'un la suit, qu'on le mette à mort par le glaive"; car le prêtre avait dit: "Ne la tuez pas dans le Temple de Yahvé." 2 Rois, 11,16
2 Chroniques
Idem 2 Ch 23,14
"Tout le peuple du pays était en joie, mais la ville ne bougea pas. Quant à Athalie, on la fit périr par le glaive. " 2 Ch 23,21
"Yahvé envoya un ange qui extermina tous les vaillants preux, les capitaines et les officiers, dans le camp du roi d'Assyrie; celui-ci s'en retourna, le visage couvert de honte, dans son pays. Comme il entrait dans la maison de son dieu, quelques-uns de ceux qui étaient sortis de ses entrailles l'y firent tomber sous le glaive." 2 Ch 32,21
Ezéchiel
"Passez dans la ville et frappez. Que votre œil soit sans merci, soyez sans compassion : vieillards, jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, vous les tuerez jusqu'à la destruction. Mais quiconque portera la croix au front, ne le touchez pas. Commencez à partir de mon sanctuaire." Ils commencèrent donc par les vieillards qui étaient devant la Maison [de Jahvé, donc le temple]. (…) Remplissez les parvis de victimes, puis sortez et frappez dans la ville. " Ezéchiel 9, 6-7
Jérémie
"Ce jour est au Seigneur Jahvé des armées, jour de vengeance, où il se venge de ses adversaires. Le glaive dévore et se rassasie. Il s'abreuve de leur sang." Jérémie 46,10
" Un dévastateur entrera dans chaque ville et pas une ville n'échappera ; la vallée périra et le plateau sera ravagé (…) Maudit qui refuse le sang à son glaive. " Jérémie, 48, 8-10
Sophonie
" Malheur à la ville rebelle, la souillée (…) J'ai supprimé des nations, leurs tours d'angle ont été dévastées, j'ai ravagé leurs rues, leurs villes sont détruites, sans un homme, sans un habitant .(…) J'ai décrété de réunir les nations… pour répandre sur elles mon courroux, toute l'ardeur de ma colère, quand au feu de ma jalousie sera dévorée toute la terre. " Sophonie 3, 8
 

 

Bibliographie

Professor Abdel-Wahab Elmessiri:
The function of outsiders : http://weekly.ahram.org.eg/1999/435/op2.htm
The kindness of strangers: http://weekly.ahram.org.eg/1999/436/op2.htm
A chosen community, an exceptional burden : http://weekly.ahram.org.eg/1999/437/op5.htm
A people like any other : http://weekly.ahram.org.eg/1999/438/op5.htm
Learning about Zionism: http://weekly.ahram.org.eg/2000/476/eg6.htm

Mario Liverani, La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman,La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, 2001 ,trad. Ed. Bayard 2002

Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible, trad.Ed.Bayard 2006

Ernest Renan, Histoire du peuple d'Israël, 5 tomes, Calmann-Lévy 1887

Douglas Reed , La Controverse de Sion

Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard 2008, coll. Champs Flammarion 2010

Avraham Burg, Vaincre Hitler : Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste , Fayard 2008

Israël Shahak, Le Racisme de l'Etat d'Israël , Guy Authier, 1975

Karl Marx, Sur la question juive

SUN TZU, L'art de la guerre

Jacques Attali: Les Juifs, le monde et l'argent, Histoire économique du peuple juif. Fayard, 2002

3 janvier 2011


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Published by Eva R-sistons - dans Comprendre le monde
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